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Monastère de la Maison de l'Inspir

Enseignements

31 Janvier 2019 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Merci a Marie Elisabeth pour la photo

Merci a Marie Elisabeth pour la photo

Un autre enseignement profond et merveilleux de la retraite de juin 2014 de notre maitre :

première partie

deuxième partie

Puis un très bon enseignement de srDao Nghiem offert au Village des Pruniers sur le theme de ‘prendre refuge’:

https://www.youtube.com/watch?v=ejH9O1OtQwY

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Programme

19 Janvier 2019 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Programme

Chers amis,

Après le nouvel an solaire, le nouvel an lunaire se rapproche rapidement !

Gâteaux de la Terre et de la Lune

Pour cette occasion, nous allons, selon la tradition, confectionner des gâteaux de la terre et de la lune.  Le dimanche 2 février Il y aura un enseignement à 10h avec une explication de cette belle tradition. L’enseignement sera en Vietnamien. Si vous avez des écouteurs, svp apportez- les pour écouter la traduction en français.

Après l’enseignement, nous allons hisser le drapeau de TET  (le nouvel an Vietnamien)

Nous allons faire cuire les gâteaux pendant tout l’après-midi et nous chanterons des chansons autour du feu.

Jeudi 7 février

L’explication des oracles est traditionnelle pendant le TET au Vietnam. Venez goûter cette tradition le jeudi 7 février à 10h00 à la Maison de l’Inspir. Il y aura un oracle tiré du poème ‘Boi Kieu’ et un oracle ‘ tiré de l’œuvre de Victor Hugo’ . Les explications serons faites en lien avec la pratique de la pleine conscience du Village des Pruniers.

 

Célébration de TET à Verdelot

Le week-end d’après, nous invitons tout le monde à venir au Monastère de la Source Guérissant pour célébrer le Têt,  ensemble avec les frères et sœurs. Le samedi, à 10h00, il y aura l’explication des oracles et l’après-midi, il y aura un enseignement. Le samedi soir sera le moment pour les spectacles. Le dimanche matin, il y aura une nouvelle occasion pour écouter des oracles et l’après-midi, on pourra visiter les chambres des frères.

Pour savoir comment aller à Verdelot, regardez du  monastère de la Source Guérissante. Si vous allez en voiture et  vous avez encore de la place, proposez cette place sur le site de covoiturage du Monastère. 

 

Récitations des 5 et 14 Entraînements à la Pleine Conscience

La Prochaine récitation des Entrainements, aura lieu le 16 février. Si vous avez reçu ces entraînements, c’est une bonne occasion de venir les réciter à la Maison de l’Inspir le matin et d’avoir la chance de partager sur les entrainements l’après-midi. Si vous ne les avez pas reçus, ça pourrait être une occasion pour les découvrir. Pour notre maître, les 5 et 14 Entraînements sont une manière de mettre en pratique profondément les enseignements sur l’amour, la pleine conscience et la concentration dans la vie quotidienne.

Attention : la récitation de février aura lieu le 3ème samedi du mois et non le 2ème samedi.

Au mois de mars, il n’y aura malheureusement pas de récitation, à cause de la retraite monastique et les jours de paresses des frères et sœurs. (Excusez-nous si les dates ont changé; c’est  pour harmoniser avec le programme de nos frères)

La récitation d’avril aura lieu le 13 avril.

 

Fin de la Retraite d’hiver

Le dimanche 17 février, il y aura la Cérémonie de Clôture de la Retraite d’hiver à Verdelot. Nous vous invitons à venir au Monastère de la Source Guérissante. La Maison de l’Inspir sera donc fermée.

 

Fermeture de la Maison de l’Inspir

De 1 mars au 22 mars, les frères et sœurs partiront pour la retraite monastique annuelle au Village des Pruniers. Ensuite, les monastiques profiteront de 10 jours de paresse.

La Maison de l’Inspir réouvrira le 23 mars. Nos amis-familles peuvent déjà réserver cette date pour un après-midi Familles du Cœur. Nos amis qui travaillent dans le domaine de l’Education, svp réservez le 30 mars pour une journée Educ’Inspir.

 

OUF !

Il y aura plein d’activités. Pas besoin de s’ennuyer.

Faisons chaque pas dans la paix et allons ensemble sur le chemin de la compréhension et de l’amour.

 

Vos sœurs de la Maison de l’Inspir

 

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                                           CINQUIEME MESSAGE DE LA RETRAITE D'HIVER

18 Janvier 2019 , Rédigé par Maison de l'Inspir

                                            CINQUIEME MESSAGE DE LA RETRAITE D'HIVER

Chers amis,

nous voici à la fin de la neuvième semaine de la retraite d'hiver, il en reste quatre encore devant nous, "quatre semaines toutes nouvelles devant nous", comme dit le gatha du début de la journée :

en me réveillant le matin je souris

j'ai vingt quatre heures toutes nouvelles devant moi

je fais le vœu de les vivre dans la pleine conscience

et de porter sur le monde qui m'entoure un regard plein d'amour

 

Quatre semaines toutes nouvelles, au début de cette année toute nouvelle aussi, avec les jours qui commencent à rallonger.

Est-ce que nous sourions ? ou est-ce difficile pour nous de sourire, en ce moment ?

est-ce que nous sommes d'accord pour que cette année, ces huit semaines, ces vingt quatre heures, soient nouvelles ?

Vingt quatre heures, c'est-à-dire nuit comprise : notre pratique de la pleine conscience peut très bien être ininterrompue, il n'y a pas des moments précis à lui consacrer, bien concentrés sur nos coussins, et ensuite on s'ébroue comme un jeune chien qui sort de l'eau, et on passe à la vie "normale", en laissant un peu derrière nous sur le dit coussin notre attention, notre concentration, notre vision profonde.

Nous connaissons tous cette expérience, n'est-ce pas ? mais tous aussi dans le secret de notre coeur nous savons bien que ce "concentré de méditation" que nous nous exerçons à vivre sur nos coussins, est là pour nous aider à continuer à laisser s'épanouir la fleur de la pleine conscience dans toutes nos pensées, toutes nos paroles, toutes nos actions. Pour certains d'entre nous d'ailleurs ce n'est pas le temps de la méditation assise qui aide le plus à mettre en mouvement cette belle énergie. Pour certains c'est davantage la marche méditative, pour d'autres la contemplation de la beauté, ou bien une lecture, ou une conversation...rien n'est étranger à la pleine conscience, tout se tient.

 

Dans l'enseignement du 7 juin 2014, qui a été écouté à la Maison de l'inspir le jeudi 10 janvier, nous retiendrons aujourd'hui pour nous aider sur ce chemin de renouvellement, deux thèmes parmi tous ceux que Thay aborde dans cet enseignement si dense de ce jour-là : le thème de l'attention appropriée, qui est celui de la première partie de l'enseignement, et le thème de la nature non duelle du 7ème et du 8ème corps. ( Vous pouvez le trouver en cliquant ici et ici)

 

 

L'attention appropriée, comment "créer de nouveaux chemins neuronaux"

 

Thay commence par évoquer la liste des 51 formations mentales, qu'il nous invite à consulter, non pour les apprendre par coeur mais parce que, dit-il, "c'est très pratique de reconnaître les formations mentales qui se manifestent en nous. Vous pouvez être conscients de ces formations mentales, vous pouvez les reconnaître, et vous pouvez en prendre soin."

Ce n'est pas pour acquérir un savoir que Thay nous invite à regarder cette liste, c'est pour nous aider à voir ce qui se passe en nous, et à prendre soin.

 

Il parle alors en particulier de l'une de ces 51 formations mentales, l'attention, il en parle de façon très pratique.

L'attention cela veut dire : "l'esprit est orienté vers un objet; l'esprit touche un objet, l'esprit est dirigé vers un objet [...] quand l'objet de votre attention amène la paix et le bonheur, alors c'est appelé l'attention appropriée ; lorsque vous prêtez attention à un objet qui amène l'avidité, la colère, la jalousie, c'est appelé l'attention inappropriée."

Dans la pratique quotidienne du Village des Pruniers, explique Thay "nous avons organisé notre environnement de manière à ce que, où que nous allions, nous puissions toucher des objets qui nous mènent à ces bonnes choses - la compréhension, la joie, le bonheur- et nous évitons d'entrer en contact avec des objets qui nous mènent à des choses négatives, comme la colère, la peur, la jalousie, etc..."

                                            CINQUIEME MESSAGE DE LA RETRAITE D'HIVER

Téléchargez les 51 formantions mentales

C'est très simple, n'est-ce pas ? mais quelle pratique magnifique, cette pratique de l'attention appropriée, cette organisation de notre environnement pour la favoriser ! et par cette pratique nous arrosons les graines dont nos formations mentales sont la manifestation.

"Par exemple, si nous sommes face à un arbre et respirons consciemment pendant cinq minutes, nous arrosons pendant cinq minutes nos graines de bonheur et les rendons plus résistantes. Pendant ce temps, les autres graines, celles de la peur ou de la peine par exemple, n'auront pas été arrosées. Telle doit être notre pratique quotidienne. (La Plénitude de l'instant, chapitre III, p. 31, éd. Danglès 1994)

Quand nous sentons que les événements de notre vie, ou du monde autour de nous, nous "prennent la tête", comme on dit, quelle bonne idée de tourner un tout petit peu la tête d'un autre côté, de regarder un objet qui nous apaise.

Quelquefois c'est difficile à faire seul, et nos amis nous y aident, ou nous y aidons nos amis.

 

L'objet avec lequel notre attention entre en contact, la sensation qui se manifeste alors, ces trois formations mentales, l'attention, le contact, la sensation, il s'agit, dit Thay d'en être "toujours conscients" ; et cette conscience va nous permettre de sortir de la répétition de nos réactions. "Vous pouvez changer votre esprit (...), vous pouvez créer de nouveaux chemins neuronaux." Si nous écoutons ces mots de toutes nos oreilles, c'est vraiment une très bonne nouvelle !

Thay prend pour exemple un moment de notre vie que nous expérimentons tous, que nous ne connaissons que trop bien : quelqu'un, par une parole qui nous blesse, réveille en nous la formation mentale de la  colère.

"Il dit une phrase désagréable ; vous êtes en contact avec cette phrase (...) vous portez attention à ce qu'il a dit, cela vous donne une sensation désagréable, et cela vous donne la perception que cette personne a essayé de vous faire souffrir ; et bien sûr l'action-réaction c'est de dire quelque chose en retour, de réagir ; et vous croyez que si vous pouvez vous exprimer, si vous pouvez le faire souffrir, cela va vous soulager."

Thay remarque que tout cet enchaînement se fait très vite.

Et l'escalade de la colère peut se mettre en place.

 

Sauf si...

sauf si nous introduisons un autre ingrédient, et "permettons" à la pleine conscience d'intervenir. C'est-à-dire si nous entrons en contact avec la pleine conscience, et lui permettons de porter attention à ce qui se passe en nous ; alors notre attention se détourne de la rumination de la phrase de l'autre, et se porte sur la colère en nous ; l'objet de notre attention devient notre colère : elle est là (pas la peine de se désespérer, je ne suis pas une personne atroce, elle est en chacun) ; et en ce moment elle se manifeste bruyamment, je suis en colère ! eh oui !

 il s'agit à ce moment-là de ne pas tomber dans le piège de la justification : 'c'est bien normal que je sois en colère, avec ce qu'il vient de me dire...'...là, nous nous perdrions à nouveau. 'Non, pour le moment oublie cette phrase qu'il t'a dite, et calme-toi ; tu sais bien que si tu ne te calmes pas, la situation va empirer'.

 

Eh oui, nous savons bien ! "Vous savez, mais vous prétendez ne pas savoir ; vous comprenez, mais vous prétendez ne pas comprendre".

En disant cela Thay fait appel à ce que nous savons vraiment, non pas d'un savoir livresque ; par exemple quand nous disons 'oui, oui, je sais, je connais cet enseignement'...quand nous disons cela c'est comme si nous cachions notre vrai savoir, car le vrai savoir ce n'est pas ça, le vrai savoir c'est une compréhension qui nous permet d'agir.

Thay fait appel à ce savoir profond, à ces graines de compréhension que nous avons tous ; nous n'avons pas à nous vanter de savoir ou de comprendre : ça, c'est le faux savoir, nous avons seulement à "permettre" à la pleine conscience, à la compréhension, d'être là. Avec douceur, entrer en contact avec elles. "Vous pouvez parler à votre cerveau"

 

Laisser la pleine conscience être là.

"La pleine conscience, ce n'est pas la répression".

Nous ne réprimons pas notre colère, nous ne voulons même pas nous en débarrasser, nous voulons seulement la voir.

La pleine conscience nous permet de reconnaître, sans culpabilité, sans désespoir, la présence de cette colère. Et à mesure que nous nous calmons, nous  reconnaissons une autre sensation que la colère : la souffrance ; eh oui, nous souffrons !

Si nous acceptons de nous voir ainsi, de nous recevoir, avec toutes nos difficultés et toutes nos capacités, alors nous sommes tout prêts à voir l'autre.

Car c'est le même aveuglement qui nous empêche de nous voir et de voir l'autre.

La pleine conscience éclaire les deux en même temps.

 

"Et si vous pratiquez bien, la pleine conscience va vous dire que l'autre personne souffre aussi (...) si elle ne souffrait pas elle n'aurait pas fait quelque chose comme ça, elle n'aurait pas dit quelque chose comme ça"

 

Nous reconnaissant ainsi compagnons de souffrance nous pouvons commencer le processus de nous parler avec amour, de nous écouter profondément, et l'enjeu de la parole n'est plus d'avoir raison... ouf !

 

Le moment de bascule c'est ce moment où la pleine conscience, invitée par nous, permet de voir la souffrance chez nous-même, et chez l'autre.

Si nous pouvons expérimenter ce moment, à la fois extraordinaire et tout simple, nous créons "un nouveau chemin neuronal", "ça demande de l'entraînement" remarque Thay avec humour.

Mais ce qui est merveilleux c'est que plus ce chemin se dégage en le pratiquant, plus il devient facile à prendre - comme dans la campagne, si nous empruntons le même chemin dans les herbes hautes  jour après jour, doucement peu à peu les herbes se couchent et apparaît un chemin bien visible à la rencontre de nos pas.

Et finalement, quand la colère monte à propos d'une parole de l'autre, les mots qui nous viennent presque aussitôt sont 'je suis en colère, je souffre' et 'lui aussi, il souffre'.

Bien sûr nous ne réussissons pas toujours, et parfois nous nous égarons encore dans les broussailles de la colère incomprise.

Mais c'est possible.Thay le décrit très bien, avec une délicatesse de dentellière, et nous pouvons en faire l'expérience, et entendre l'expérience qu'en font les amis que nous rencontrons. Et nous encourager ainsi à vivre de plus en plus sur "des chemins qui emmènent la réconciliation, le pardon et la paix, et l'harmonie."

 

Ce chemin de l'unité, Thay continue de le développer dans la suite de cet enseignement du 7 juin, en reparlant des différents corps (sujet abordé dans l'enseignement précédent), et plus spécialement du 7ème et du 8ème corps.

 

 

"Le cosmos et la vraie nature du cosmos sont la même chose"

"La nature non duelle du 7ème et du 8ème corps, vous devez la voir"

 

Thay commence par évoquer le 1er et le 8ème corps...donc, n'oublions pas le corps humain !  (c'est ce qui est magnifique dans cet enseignement, c'est que nous y trouvons à la fois la description très concrète d'une situation quotidienne, analysée dans tous ses détails, et que dans ce concret nous pouvons découvrir la vraie nature du cosmos.)

 

"Au début, nous voyons les choses comme existant les unes en dehors des autres...

puis nous voyons que toutes les créatures vont ensemble, nous ne pouvons pas enlever un phénomène d'un autre."

Ainsi, celui qui tout à l'heure me disait une parole désagréable, et moi, qui voulais le punir, nous ne sommes pas des créatures séparées :  sa parole désagréable m'a blessée, mais il s'est blessé lui-même en même temps en la disant, et si je m'apprête à le punir, je me punirai moi-même en le faisant.

 Si nous voyons ainsi que tous les deux nous ne sommes pas des créatures séparées, si nous nous comprenons, nous n'aurons pas envie de nous blesser l'un l'autre.

Si nous cherchons à nous blesser, c'est que nous sommes dans l'ignorance de notre non-séparation.

Ainsi la glace du Pôle Nord, l'Océan, la source, le nuage, le thé, la vapeur d'eau pourraient se disputer : 'moi, la même nature d'eau que les autres ? dirait la glace, c'est ridicule...moi qui permets aux ours de marcher sur une surface ferme et solide, moi qui leur permets de vivre, je n'ai rien à voir avec l'eau dangereuse où ils risquent de se noyer, de mourir !' 'moi, dirait l'Océan, je suis si vaste et grandiose, j'abrite tellement de milliers de vies, je porte les bateaux, qu'ai-je à voir avec la source minuscule qui sort à peine de terre ?' 'moi, dirait la source, je connais les profondeurs de la terre, je viens d'un monde inconnu de vous tous, glace et océan, vous qui vous vantez ! je suis si pure, si légère, si fraîche, toi la glace tu es dure, toi l'océan tu es violent et salé, nous n'avons rien de commun !' 'et moi dirait le nuage, je suis tellement au-dessus de vous, comme vous me paraissez petits, comme je suis libre dans le ciel, allant, venant, changeant de forme, je côtoie le soleil !' et la vapeur d'eau pourrait ajouter son refrain 'vous me verriez sourire avec apitoiement si vous pouviez me voir, mais je suis invisible, cela me rend encore plus libre que toi le nuage ; insaisissable ! comme je suis puissante sous ma cape d'invisibilité !'

Seul le thé dans un verre du Village des Pruniers, tout empreint de méditation, s'adresserait aux autres avec courage : 'chère glace tu te désoles de fondre, mais regarde, tu ne meurs pas, tu deviens l'Océan qui nourrit les poissons ; cher Océan la source et toi sont de la même eau, la source est devenue rivière, fleuve et finalement a trouvé refuge en toi, vous ne faites qu'un ; vois-tu chère source que tu es la source de l'Océan, et de la glace quand il fait si froid qu'il devient solide ? et toi le nuage, grâce à toi toutes les eaux de la terre connaissent la joie de monter vers le ciel, de s'y déployer, et de retomber en pluie qui arrosent les champs des hommes ; grâce à la pluie sur les plantations de thé, mon eau dans ce verre a pu se parfumer délicieusement ; et dans ce verre je ne me sens pas à l'étroit,  je me vois encore nuage, vapeur, Océan, source, iceberg...nous sommes l'eau sous toutes ses formes changeantes !'

 

Comme le rappelle Thay dans cet enseignement, l'exemple de l'eau et de la vague nous permet de comprendre facilement l'inséparabilité qui nous constitue ; nous souffrons beaucoup de nos divisions, de nos aveuglements, mais souvenons-nous "la vague n'a pas besoin d'aller chercher l'eau, nous n'avons pas besoin d'aller chercher Dieu", il suffit de voir que l'eau est dans la vague, Dieu en nous, l'ainsité dans le corps cosmique, que le sujet et l'objet ne sont pas extérieurs l'un à l'autre, mais se manifestent ensemble, que l'union que nous recherchons, parfois si désespérément, nous pouvons la constater tout de suite, si nous regardons bien, car nous en sommes faits. "Vous ne pouvez pas retirer l'Ultime de vous-même"."La vague, quand elle sait qu'elle est l'eau, elle est libre".

 

Alors chers amis, dans la liberté de la vague et des bambous violets, bonne continuation  !

                                            CINQUIEME MESSAGE DE LA RETRAITE D'HIVER
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Enseignements

15 Janvier 2019 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Marche Méditative sur le réveillon du Nouvel An

Marche Méditative sur le réveillon du Nouvel An

Chers amis,

Voici le lien de l'enseignement de sr Giac Nghiem du Nouvel An, sur la joie:

Première partie

Deuxième partie

Et que le lien pour la traduction de l'enseignement de Thay de 7 juin 2014:

Première partie

Deuxième partie

 

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Journée Wake Up 26 janvier

12 Janvier 2019 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Journée Wake Up 26 janvier

Le 26 janvier il y aura une Journée Wake Up, pour les jeunes adultes de 18-35 ans.

Le thème sera "Écologie, humanité et bonheur véritable : ce que les peuples premiers nous enseignent"

On propose la projection d'un film sur un peuple primitif datant d'il y a 70 000 ans venu d’Afrique, du berceau de l'humanité, pour migrer vers l’Asie. Ceux sont les ancêtres des bouddhas.

Puis il y aura des méditations, une relaxation totale, des jeux, un partage relié à ce thème.

La journée commencera à 10h00 et finira vers 17h30; accueil dès 9h30. Soyez à l’heure, pour ne pas manquer le film! Et n’oubliez pas d’apporter un plat végétalien pour mettre en commun pour le repas.

 

Bande d'annonce du film "Nous sommes l'humanité" sur les Jarawas :

https://www.youtube.com/watch?v=3Sooz4ZlYIM

 

Les frères et sœurs se réjouissent de partager ce journée avec vous !

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Publié depuis Overblog

11 Janvier 2019 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Chers amis,

Nous avons le plaisir, d’annoncer qu'il restent encore des places pour la journée Taichi Intégral de 19 janvier.

Le Taichi Intégral combine le Tai chi, le Qui Gong et le Yoga. Il favorise l'interaction corps et esprit.

Pendant cette journée, nous nous laissons aller au plaisir de découvrir la souplesse du papillon, l'équilibre de la grue, la concentration du buffle... entre autres animaux.

Les mouvements d'auto-massage et de relaxation nous réconcilient avec le corps souvent malmené et oublié.

Ce stage est ouvert à tous. Il n'est pas nécessaire d'avoir une expérience préalable.

L’animatrice sera Madame Bich Trinh, formée au Taichi Intégral de Maitre Hang Truong

Il y a une participation de 30 euros pour la journée, 20 euros pour étudiants, le repas est compris. Le stage aura lieu le samedi 19 janvier, de 9h30 a 17h00.

Prévoir tenue souple

Bulletin d'inscription au Tai Chi intégral

Nom, prénom.................................................................................................................................

Téléphone.........................................email.................................................................................

Pour vous inscrire, s.v.p. envoyez un email à info@maisondelinspir.org avec votre nom et nr téléphone. le nombre de participants est limité.

IL NE RESTENT PLUS DE PLACES. IL Y A UNE LISTE D'ATTENTE

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QUATRIEME MESSAGE DE LA RETRAITE D'HIVER CHEZ SOI

5 Janvier 2019 , Rédigé par Maison de l'Inspir

QUATRIEME MESSAGE DE LA RETRAITE D'HIVER CHEZ SOI

Chers amis,

Excusez-nous s'il vous plait. A cause d'un problème logistique cette message n'a pas été mis en ligne le dimanche dernier.

Mais le voilà quand-même:

Nous vous souhaitons une très belle année en bonne santé et avec beaucoup de joie dans la pratique!

 

Chers amis,

C'est un moment bien particulier que ce mois de décembre ; avec Noël et les fêtes de fin d'année, moments de retrouvailles pour certains et de grande solitude pour d'autres, avec le froid qui vient, s'en va et revient, et ceux qui sont dehors dans ce froid, avec ces grands mouvements de bouillonnements d'un bout à l'autre de la France, et les bouleversements qui les accompagnent, avec cet attentat à Strasbourg, et la souffrance qu'il provoque...pour ne parler que de cela, pour ne parler que de la France...et nous savons combien partout dans le monde les tempêtes et leurs remous sont palpables. Nous avons la grande chance de connaître une pratique spirituelle qui nous aide au quotidien qui nous permet de prendre soin de toutes ces tempêtes et de nous libérer de l’illusion de notre séparation.

Pratiquer en effet l’arrêt et prendre refuge dans le moment présent nous aide à apaiser notre esprit et à le clarifier ; Nous pratiquons cela afin de pouvoir ensuite aller regarder profondément dans notre propre souffrance pour l’embrasser et la transformer à la racine. Nous arrêter, respirer, cultiver la paix à l’intérieur de nous est une étape nécessaire de la pratique, pour marcher sur le chemin de la libération.

Comment notre retraite d'hiver encourage-t-elle en nous une concentration qui nous aide ? comment encourage-t-elle un sentiment de communauté ouverte et aimante qui nous soutienne ? Comment nous rend-elle attentifs à nourrir un sentiment de joie qui nous rende accueillants à nous-même et à ceux qui nous entourent ? Comment nous rends elle accueillants à notre souffrance et à la leur ? et accueillants à la beauté qui nous entoure et nous habite ?

Dans ce quatrième message, entre les deux fêtes de ce mois, nous allons évoquer, brièvement, contrairement aux fois précédentes, l'enseignement  de juin 2014, qui a été écouté le jeudi 20 décembre et mis en ligne le 22 décembre (c'est un gros travail cette mise en ligne et nous pouvons en être très reconnaissants à nos chères soeurs); peut-être reprendrons-nous cet enseignement dans le prochain message ; dans celui-ci nous allons donner la parole à l'une d'entre nous, pour un témoignage de pratique ; et nous allons aussi partager quelques lignes d'un message de Thay à ses étudiant(e)s et ami(e)s, le 22 décembre 2012, juste avant Noël.

 

TEMOIGNAGE DE PRATIQUE

Cela commence par une question douloureuse :

"Comment gérer la souffrance quand elle est récurrente, envahissante ? quand elle nous interpelle dans différents domaines de notre vie : choix des priorités d'action, choix financiers, grandes difficultés dans la relation avec certaines personnes ; et quand les enseignements de Thay nous paraissent alors, et de manière erronée, insuffisants. Comment ces enseignements de Thay peuvent-ils m'aider directement à soulager ma souffrance ?"

Voici des pratiques de base qui m'aident à répondre à cette question.

Méditer les premières pages du chapitre 3 du livre l'Art de vivre

Voici quelques phrases de Thay extraites de ces pages :

"Pour s'en sortir il faut rentrer chez soi"

"Vous êtes déjà ce que vous voulez devenir, vous êtes une merveille, vous êtes un miracle"

"Lorsque nous abandonnons nos recherches et nos efforts, c'est comme si nous nous reposions en Dieu".

"Tout comme une vague n'a nul besoin d'aller chercher l'eau, nous n'avons pas besoin d'aller à la recherche de l'ultime".

"Vous êtes faits du soleil, de la lune et des étoiles. Vous avez tout en vous"

"Arriver dans le moment présent pour découvrir que le moment présent est le seul et unique moment où vous pouvez découvrir ce que vous cherchez, et comprendre que vous êtes déjà ce que vous aspirez à devenir [...] Si vous vous sentez agité dans le moment présent, ou si vous vous sentez mal à l'aise, vous devez vous poser la question : 'à quoi est-ce que j'aspire ? qu'est-ce que je recherche ? qu'est-ce que j'attends ?' "

"Lorsque nous pouvons nous arrêter de courir, tous nos ancêtres peuvent aussi s'arrêter en même temps [...] L'arrêt ne touche pas qu'un seul 'soi' séparé, mais toute une lignée."

"Si nous continuons de nous accrocher à un rêve de quelque chose dans le futur, nous perdons le moment présent, et si nous perdons le moment présent, nous perdons tout."

"La pleine conscience nous aide à arriver dans le moment présent pour voir et entendre les merveilles de la vie, pour voir et entendre Dieu."

"il y a des merveilles de la vie sur le bord de notre chemin chaque jour, et nous ne les avons pas réellement vues."

Méditer ces lignes m'aide réellement. Si nous voyons réellement, ne pouvons-nous pas, au travers de cette vision profonde, reconsidérer notre souffrance, et ainsi la relativiser ?

Respiration consciente et gatha

Même si je comprends ces enseignements de Thay et qu'ils m'aident, il y a des situations difficiles dans lesquelles je me sens parfois dépourvue.

Dans ces moments-là, de grande difficulté, je constate que la pleine conscience, au travers de la respiration, m’aide à apprécier absolument toutes les petites choses, et les grandes choses aussi : les animaux (petits moineaux, tourterelles…d’autres dont je ne connais pas le nom), le ciel, les arbres, le soleil, la nuit, la lune… la Nature…, et toutes les constructions de l’homme.

Il y a aussi tous ces qualificatifs merveilleux, qui accompagnent le chant associé à la respiration consciente : fraîche, solide, ferme, libre...que nous connaissons tous et qui nous rappellent des moments sans souffrance.

Quand j'inspire, quand j'expire,

Je me sens comme une fleur,

Aussi fraîche que la rosée,

Je suis solide comme une montagne,

Je suis ferme comme la terre,

Je suis libre, je suis libre.

 

La souffrance est tellement variable pour chacun ; ne pouvons-nous pas nous aider de ce qui nous convient le mieux - un chant, un gatha, ou tout autre support - pour reconsidérer notre souffrance, et la transformer ?

Ainsi, comme nous le dit le Bouddha, et riches de ses enseignements : "Soyez votre refuge, votre île, votre refuge."

Pour ma part, il m'est venu l’idée de composer un gatha  pour juguler ma souffrance, prendre distance, lâcher prise…

« Je me sens forte et en capacité de dépasser les inquiétudes et les découragements que telle ou telle personne me fait endurer à son insu »

Et selon mon humeur, je chante en sourdine : « Réjouissons-nous, réjouissons-nous, réjouissons-nous, pour tout, pour tout, pour tout ! »

Cela me fait du bien, je l’ai affiché dans ma cuisine au-dessous de la photo de la Sangha.

Voilà pour moi, à quoi me sert la retraite d’hiver.

Voilà ce que j'ai pu écrire, et qui finalement m'a beaucoup aidée.

 

 

A PROPOS DE L'ENSEIGNEMENT DU 6 JUIN 2014

Quelques remarques brèves donc.

D'abord pour voir combien cet enseignement est encourageant.

La première partie nous encourage à propos de la réconciliation ; une femme et son époux qui s'étaient éloignés l'un de l'autre peuvent se rapprocher ; et dans l'histoire que Thay raconte, ils se rapprochent en arrosant les graines de bonheur du passé. Evoquer un passé heureux ne provoque pas forcément le regret et la nostalgie ; cela peut redonner vie au bonheur et à l'amour ; "il n'y a pas de raison de désespérer ; et c'est le miracle de la pratique : rien n'est perdu. Tout est encore là."

Ce qui est encourageant aussi c'est que la souffrance et le bonheur ne sont pas des états auxquels nous ne pouvons rien : ils sont le fruit d'une nourriture ; il suffit donc de bien se nourrir, il ne s'agit pas de faire de grandes choses difficiles et spectaculaires.

"Rien ne peut survivre sans nourriture. Si vous arrêtez d'alimenter votre souffrance elle va devoir mourir."

Autre chose : la pratique n'est pas toujours une pratique formelle. En lisant les anciennes lettres d'amour l'épouse "ne savait pas que c'était une sorte de pratique". Ni en écrivant sa lettre à son époux.

Peut-être que nous pratiquons plus que nous ne le croyons. Peut-être en regardant de plus près notre façon de vivre nous allons nous apercevoir que beaucoup de nos pensées, de nos paroles, de nos actes sont "des sortes de pratiques".

 

Dans la deuxième partie de cet enseignement, à propos de la non dualité, Thay donne cette merveilleuse image de la vague et de l'eau, que notre amie citait aussi dans son témoignage. "Une vague n'a pas à aller chercher l'eau, puisqu'elle est l'eau, dans l'ici et le maintenant." La vie spirituelle n'est pas une quête de l'impossible, d'un Graal introuvable, elle est la dé-couverte de la réalité, à travers l'observation de l'interêtre. "Entraînons-nous à regarder d'une manière non dualiste, et nous allons être beaucoup plus près de la vérité." Et  "ce type de méditation est libérateur".

Cette libération est le fruit de pratiques simples et d'une vision profonde ; ce qui est tout à fait le fil conducteur du témoignage de notre amie, c'est intéressant de le remarquer.

 

QUELQUES MOTS D'UN MESSAGE DE THAY AVANT NOEL, LE 22 DECEMBRE 2012

Dans ce message, Thay compare le cheminement de Jésus et celui du Bouddha.

"Au moment de sa naissance Jésus était un réfugié sans maison. Quand il devint adulte, cette situation se renouvela. 'les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête" (Matthieu, VIII,20). Siddharta adulte s'est trouvé dans une situation semblable [...] il pouvait avoir tout ce qu'il voulait ; il avait une belle épouse, un fils très mignon, un avenir brillant devant lui, mais il ne se sentait pas à l'aise. C'est pourquoi il dut quitter sa famille, et partir à la recherche de sa véritable demeure, de la paix intérieure. Tous deux, Jésus et Siddharta, cherchaient leur vraie demeure."

"Jésus a finalement trouvé sa vraie demeure en son coeur ; il y a trouvé la lumière. Il a enseigné à ses disciples qu’ eux aussi avaient leur propre lumière, et leur a appris comment faire briller cette lumière pour que les autres puissent la voir. Bouddha Sakyamuni a enseigné que notre véritable demeure peut être trouvée dans le moment présent. Il nous a offert des pratiques très concrètes pour trouver celle-ci, nous rappelant qu'en chacun, chacune de nous, il y a une île du soi, fiable, où nous sommes en sécurité, et à laquelle nous pouvons retourner pour entrer en contact avec tous nos ancêtres génétiques et spirituels, avec toutes les merveilles de la vie. Dans cette île du soi nous trouvons la paix et la plénitude."

La vraie demeure, le voyage intérieur, Thay et nos soeurs nous y invitaient au début de cette retraite.

Les parents de Jésus dans la nuit de Noël, sur les routes depuis plusieurs jours, sans place nulle part pour les accueillir, étaient loin de "chez eux". Mais dans l'histoire qu'on en raconte, ils ont su créer par leur confiance et leur amour, dans un lieu inhospitalier, un "chez soi" tellement intime et accueillant que les bergers dehors ce soir-là ont eu envie de se diriger vers ce foyer, pour s'y réchauffer quelques heures, contempler ce que l'amour et la confiance peuvent créer, quand ils ne sont pas suffisance et repli sur soi.

C'est ce chez soi là que Thay nous invite à découvrir. "Prendre refuge dans son île du soi, dans son île intérieure, est une pratique très importante. Nous avons une chanson au village des Pruniers intitulée 'Retourner dans son île intérieure'. [...] Si nous sentons que nous ne sommes pas rentrés chez nous, que nous cherchons encore notre patrie, ou que nous nous sentons seul, alors cette pratique est pour nous. Cette chanson peut nous aider à nous rappeler cette pratique : prendre refuge dans l'île intérieure. [...]

Il y a quelques jours, Thay pensait au message qu'il souhaitait envoyer à ses ami(e)s et étudiant(e)s pour qu'ils puissent faire comme Jésus ou le Bouddha. Thay a écrit cette calligraphie :

 

Il n'y a pas de chemin à chercher pour aller vers notre vraie demeure

Notre vraie demeure est le chemin

 

C'est le message que Thay veut envoyer à tous ses amis et étudiants durant cette saison de Noël. si vous voulez envoyer des voeux à vos ami(e)s et bien-aimé(e)s vous pouvez envoyer ce message. si vous pouvez le pratiquer véritablement, alors votre envoi aura une signification profonde ; mais si vous ne le pratiquez pas, alors ce message n'aura aucune valeur.

Réjouissons-nous de revenir chez soi en cette saison de fêtes. Soyons véritablement dans notre 'chez soi', et devenons ainsi une maison pour nos bien-aimé(e)s et nos ami(e)s.

Avec confiance et amour,   Thay  "

 

Chères amies, chers amis, celles et ceux d'entre nous qui pratiquent la retraite d'hiver 'chez soi', celles et ceux qui se retrouvent dans les monastères de nos soeurs et de nos frères, celles et ceux qui pensent 'ne pas arriver à pratiquer', quelle aide Thay nous apporte dans ces temps pas toujours calmes. Quelles paroles de paix.

 

Bonne continuation à nous tous !

 

 

Quand j'inspire je retourne

Dans mon île intérieure

Chez moi

Il y a de très beaux arbres

Dans mon île à moi

Des sources d'eau claire

Des oiseaux tout joyeux

Le soleil et l'air pur

Quand j'expire je suis bien

Oh comme j'aime revenir dans mon île

 

 

 

 

 

QUATRIEME MESSAGE DE LA RETRAITE D'HIVER CHEZ SOI
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