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Monastère de la Maison de l'Inspir

Poème

28 Avril 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Poème

Les rideaux grands ouverts, la lumière inonde le salon.

Peu à peu, sorties de leur assoupissement

Les orchidées s’habillent de rose et de blanc,

Tandis que l’amaryllis décroît lentement.

 

La petite flamme du matin

Est partie jouer à cache-cache,

Et là, sur le balcon, dans un recoin,

De tous ses bourgeons, de tout son panache,

Le camélia se baigne dans le soleil azuré,

Me sourit et me montre tous ses traits.

 

Sa belle fleur rouge, tout en haut,

M’appelle : « cueille-moi ! cueille-moi ! »

La porte du balcon s’entrouvre légèrement

Puis, s’écoule alors dans un frémissement

L’invocation du Grand Compatissant :

« Namo Valokiteshvara », « Namo Valokiteshvara »…

 

La main hésite, se retient… que c’est beau !

La petite flamme est revenue,

Je ne te cueille point !

 

Trois arbres, au fond du jardin,

Sombres et dénudés, encore ce matin,

De chatons verts, timides, se sont parés ;

Reflets de printemps, reflets d’éternité.

La petite cloche chante doucement, sourit,

Et, en un instant, à l’ombre de l’infini,

Touche le cœur des êtres vivants,

Végétaux et minéraux.

 

Les rideaux grands ouverts, la lune inonde le salon,

« Namo Valokiteshvaraya », « Namo Valokiteshvaraya »

 

Chân Linh Từ, JP.R

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Offrir notre présence

26 Avril 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Offrir notre présence

OFFRIR NOTRE PRESENCE

chère Sangha, dans nos vies parfois bien trop remplies, nous oublions souvent de nourrir nos liens familiaux, avec nos enfants, nos grands-parents, nos bien-aimés(es). La vie professionnelle prend une grande partie de notre vie, nous faisant partir tôt le matin et rentrer tard le soir. Puis une fois arrivés(es) à la maison, de multiples occasions se présentent, ou sont déjà là, pour nous distraire de la vie de famille, sans compter sur le travail professionnel à faire à la maison qui est parfois apporté !

 

Il est alors très facile de ne plus vraiment voir l’autre personne qui vit à notre côté car il ou elle se trouve probablement dans la même situation. Nous sommes absorbés par toutes sortes d’activités concernant notre travail, notre vie courante matérielle, par les soucis avec nos enfants ou même nos grands-parents… Tous les jours les gestes quotidiens se répètent inlassablement, et au fil du temps, des années, une certaine indifférence risque de s’installer entre nous, un certain ennui se fait jour dans notre vie. Nous appelons cela la routine de la vie.

 

Comment prendre soin de nos proches, nos conjoints(es), nos enfants, nos grands-parents ?

 

Nous vous proposons cette semaine de rafraîchir nos liens familiaux en utilisant la pratique des mantras que Thầy nous a enseignée, et le premier de ces mantras est celui-ci :

 

« Chéri(e), je suis là pour toi »

 

Quand nous entendons le mot mantra, nous pensons peut-être à une sorte de phrase « magique » que l’on chante ou récite sans forcément en comprendre le sens. Mais Thầy, suivant l’enseignement du Bouddha, nous a proposé des mantras dans notre langue, que nous pouvons saisir d’un seul coup sans passer par le détour d’une traduction et donc d’une petite perte du sens original.

 

Afin de bien pratiquer cette phrase, ce mantra, « Chéri(e), je suis là pour toi », nous devons nous préparer et être pleinement conscients(es) de tout notre être, corps, parole et esprit, pour générer de la sincérité et de la profondeur en nous. Un peu comme dans notre premier message où nous avons joint nos deux mains pour nous saluer. Ce n’est pas un moment banal, c’est un moment plein d’amour. Puis, nous approchant de notre épouse ou époux, de notre enfant ou grand-parent, un beau sourire sur nos lèvres et notre visage, nous lui disons : « Chéri(e), tu sais quoi ? Je suis là pour toi » (nous pouvons remplacer le mot « chéri(e) » par celui qui convient le mieux).

 

Alors, si c’est la toute première fois, il y aura peut-être un peu de surprise bien sûr, mais très vite l’autre personne comprendra en voyant notre visage si rayonnant, et nous prendra dans ses bras, très émue !... car il est possible que ce soit un instant qu’elle attend depuis si longtemps !

 

Nous pouvons dire qu’à ce moment-là nous offrons notre « Vraie Présence », nous sommes vraiment disponibles pour nos proches, très loin des soucis du futur ou de la nostalgie du passé ; mieux encore, nous ne sommes pas non plus prisonniers(ères) d’une certaine « idée ou notion » du moment présent… Offrir notre présence est sans doute le plus beau cadeau que nous puissions faire.

 

RECONNAITRE NOTRE BIEN-AIME(E)

Ensuite il y a un deuxième mantra que nous pouvons prononcer, toujours en étant pleinement présents(es) pour l’autre personne : « Chéri(e), je sais que tu es là, et j’en suis très heureux, heureuse ».

 

Comme le premier mantra, cela ne doit pas être dit d’une façon mécanique ; il faut voir ces mantras comme une pratique à part entière de la pleine conscience et de la vision profonde. Thầy a écrit ceci : « Etre là, c’est le premier pas, reconnaître la présence de l’autre, c’est le deuxième pas »

(un peu comme pour la pratique de la méditation, d’abord pratiquer « l’Arrêt » - samatha  - puis ensuite avoir le regard de la « Vision Profonde » - vipasyana)

C’est-à-dire, après avoir dit à notre bien-aimé(e) que nous sommes vraiment là (premier mantra), nous lui annonçons maintenant que nous reconnaissons « sa présence comme un cadeau précieux » (La Peur – TNH), et c’est pourquoi nous sommes alors très heureux, heureuses.

 

Thầy a comparé ces deux premiers mantras comme une méditation se rapportant aux quatre éléments de l’Amour Véritable : - l’amour, la compassion, la joie, la liberté.

Parce que ces deux pratiques peuvent apporter le bonheur immédiatement au sein d’un couple, d’une famille. Et si jamais nous sommes trop éloignés(es) les uns des autres, nous avons toujours la possibilité de nous écrire et nous parler, et même nous voir, à distance pour pratiquer cet Amour Véritable.

 

Transformer les racines de la peur dans notre esprit :

 

voici les quatre derniers exercices relatifs au soutra sur l’Attention à la Respiration (Ānāpānasati Sutta) traitant de la nature des « objets de l’esprit », c’est-à-dire la façon dont nous percevons les choses. Nous savons que lorsque nous percevons une fleur par exemple, celui ou celle qui perçoit la fleur, et cette fleur elle-même, se manifestent en même temps. Le sujet et l’objet de cette perception se manifestent au même moment. Quand nous sommes conscients(es), nous sommes toujours conscients(es) de quelque chose ; si nous avons de la pleine conscience, c’est toujours la pleine conscience de quelque chose ; si nous pensons, nous pensons toujours à quelque chose.

 

contempler l’impermanence

 

  • J’inspire, j’observe la nature impermanente de tous les dharmas
  • J’expire, j’observe la nature impermanente de tous les dharmas

 

(l’objet de notre observation peut être une fleur, un galet, quelqu’un que nous aimons, ou pas ; cela peut être nous-mêmes, notre chagrin, notre peur ou notre douleur. Nous avons juste besoin de toucher la nature impermanente dans cet objet – les dharmas peuvent être toute chose susceptible d’être objet de perception)

 

lâcher-prise de l’avidité

 

  • J’inspire, j’observe la disparition du désir
  • J’expire, j’observe la disparition du désir

 

(cela a trait à la conscience appelée « manas » qui est toujours à la recherche du plaisir et qui ignore les dangers inhérents à cette recherche ; regarder profondément dans ce que nous désirons et consommons est crucial, car ce que nous apportons à notre corps et notre esprit peut venir nourrir notre avidité, notre peur et notre violence ; quand il n’y a plus de désir nous le savons et l’observons)

 

nirvana

 

  • J’inspire, j’observe la cessation
  • J’expire, j’observe la cessation

 

(le nirvana c’est l’extinction de toutes les notions, les idées, c’est la nature de la réalité telle qu’elle est, c’est notre nature d’inter-être, nous faisons partie du cosmos ; le nirvana c’est ici et maintenant, ce n’est pas un endroit dans le futur, ou quelque part dans une contrée idéale)

 

lâcher-prise

 

  • J’inspire, j’observe le lâcherprise
  • J’expire, j’observe le lâcherprise

 

(cet exercice peut nous aider à porter un regard profond sur le lâcher-prise de notre avidité, de notre haine et de notre peur ; il nous aide aussi à nous libérer  de nos illusions et à entrer en contact avec la vraie nature de la réalité, sans début ni fin, sans naissance ni mort ; quand il y a du lâcher-prise nous en sommes conscients(es), ce n’est pas une pensée, c’est une pratique)

 

Chers Amis(es),  vous pouvez retrouver en détail tous ces exercices dans le livre « La Peur – Conseils de Sagesse pour Traverser la Tempête » de Thầy, sur lequel nous nous appuyons avec beaucoup de bonheur et de reconnaissance.

 

 

 

 

Offrir notre présence

Partage

 

Rester chez soi, pratiquer l'arrêt. Voilà qui depuis le 17 mars s'est révélé une pratique “imposée”. Thay dit que s'arrêter c'est regarder en soi et respirer avec ce qui est.

Et depuis que je me suis vraiment arrêtée, je prends le temps de reconnaitre, accepter et embrasser les pensées agréable (les “lotus” comme on dit au Village), mais aussi le “composte”, les pensées moins agréable.

Il y a la joie d'être en vie, la gratitude d'être en bonne santé. Et il y a aussi l'agitation et la frustration de ne pas pouvoir sortir quand on veut, aller où on veut et de ne pas pouvoir être avec les gens qu'on aime. Il y a aussi la peur que nos proches tombent malade, la peur d'un future incertain (qui l'est toujours dans tous les cas!) et puis reconnaître ces lotus et ce composte comme deux frères à traiter avec autant de tendresse et d'attention.

 

Et puis, reconnaitre que l'on est pas seul. De se demander dans les moments où la joie est plus présente : “Que puis-je faire pour aider?”. Après soi-même, il y a nos proches. Et puis, il y a cette tante âgée qu'on oublie souvent d'appeler car on est “très occupé”. Ce papa qui vit à plusieurs centaines de kilomètres et qui sort quand même, malgré qu'il fasse parti des personnes à “risques élevés”, car il ne supporte pas de rester entre quatre murs. Et notre maman, qui est seule dans un petit appartement dans une grande ville. Alors on téléphone souvent, beaucoup plus souvent. D'abord pour rassurer, avoir des nouvelles, écouter les peurs liées aux médias qui diffusent en boucle les taux de mortalité. On raconte sa dernière marche dans la forêt, ou le dernier petit plat qu'on a préparé. Et puis on appelle, juste pour entendre la voix de ce papa et se dire qu'il est toujours là. À cette tante on lui dit qu'elle n'est pas seule et que ça n'est pas la fin du monde, que les fleurs poussent toujours et que les oiseaux chantent encore. À cette maman, on lui dit qu'on l'aime, beaucoup plus souvent aussi. Et puis, une pratique, toute simple, toute jolie arrive naturellement : “Maman, ma petite maman chérie, qu'elle a été ta joie aujourd'hui? Pour moi, deux oiseaux très bavards, avec des ailes toutes bleus ” . “Mon petit papa, hier soir en voyant les étoiles, je me suis remémorée quand j'étais petite on allait ensemble à la chasse aux étoiles filantes en été, avec un chocolat chaud, tu te souviens?”. Et après quelques jours on reçoit des nouvelles : “Coucou ma fille, j'ai repeint la chaise du balcon aujourd'hui!” ou “J'ai fait les courses pour ma voisines de 85 ans et elle m'a invité à boire le café on a tellement rit!”. Alors vient une joie toute belle, toute simple, cette connexion qu'on avait “oublié” et qui se manifeste à travers la vie qui suit son cours.

 

Thay a dit que le plus grand de tous les dons “dana” qu'on pouvait offrir était la non-peur.

 

Ce matin, j'ai reçu un texto sur mon téléphone avec une photo et c'était une belle rose. Et le message disait : “Une rose pour la plus belle des fleurs”.

 

Alors voilà, c'est cela la joie de ma journée.

 

Aurélie

 

 

Rendez-vous amoureux

 

 

Cela fait maintenant 3 jours que je viens te voir, toi l'arbre .

 

Je t'avais déjà remarqué au centre de ce square : tranquille, majestueux .

Je t'avais regardé, observé mais jamais je ne m'étais vraiment arrêtée.

Il y a 3 jours, ton souvenir m'est revenu à la mémoire et ce fut comme une évidence..

Oui j'irai te voir.

J'irai te voir après mon déjeuner et passer quelques minutes en ta compagnie.

 

Et c'est ce que je fis, ce mercredi 15 avril.

Je me suis approchée de toi, je t'ai salué timidement puis je me suis assise sur ce banc face à toi.

Nous sommes restés l'un en face de l'autre, le temps d'une conversation silencieuse, de plusieurs respirations communes..Inspir.. Expir ..inspir..Expir..

Je ne sais pas quel est ton nom ? Nous ne  nous sommes pas présentés..Mais est-ce si important ?

 

Je te contemple.

Tes feuilles, d'un vert si tendre doucement bercées par le vent, certaines toutes jeunes  d'autres moins ….Elles jouent à cache cache avec le soleil, le ciel,les nuages..

Tes branches tellement longues ! Tellement gracieuses !

Je me sens bien là avec toi ...Je me sens unie à la terre tout entière, je suis comblée, tout est là, rien ne manque !

 

MERCI

 

Je forme une promesse : Oui, je reviendrai te Voir

 

                                                                                                Ton amoureuse

 

Véronique  ​​​​​​​

 

 

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Programme

25 Avril 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Programme

Méditations

 

Nos meditations quotidiennes continueront cette semaine, ensemble avec beaucoup d’amis. Vous pouvez nous retrouvez sur notre chaine Youtube.

Youtube semble un peu occupé. Les méditations ‘live’  sont là , comme d’habitude à l’heure convenue. Par contre, si vous venez 1 heure en retard, vous ne retrouvez pas cette méditation. Youtube prend toute une journée pour préparer le vidéo avant de la mettre en ligne. Donc si vous arrivez tard, vous pouvez suivre la méditation ‘live’ du jour précédent.

Cette semaine, nous avons rencontré un problème avec l’enregistrement le mercredi soir pour la méditation assise et le chant d’Avalokiteshvara . Si vous voulez encore être présent pour cette session, cliquez ici.

 

Partage

Nous voulons voir si nous pouvons organiser des partages sur le dharma ‘online’. Nous nous entraînons sur le plan ‘technique’.  Demain à 15h30 nous organisons une session pour commencer et essayer. Ce sera pour un nombre de personnes limité. Nous demandons aux participants de rester durant la session entière et aussi nous limitons pour les personnes qui ont déjà pratiqué le partage sur le dharma à la Maison de l’Inspir, aux Village des Pruniers ou dans leur sangha qui pratique selon la tradition du Village des Pruniers. L’inscription se fait avec l’aide de Zoom.  Si vous cliquez sur le lien, vous recevez une fiche d’inscription, ensuite, vous recevrez un message vous informant si vous êtes accepté ou non. Ne soyez pas triste si vous ne l'etes  pas cette fois-ci ; il y aura une autre fois. Si vous voulez participer à cette aventure avec nous, cliquez ici pour vous inscrire.

COMPLET

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Avalokiteshvara

21 Avril 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

En Asie, Avalokiteshavara est parfois représenté avec 1000 bras, 1000 yeux, afin de pouvoir soulager les souffrances du monde.

En Asie, Avalokiteshavara est parfois représenté avec 1000 bras, 1000 yeux, afin de pouvoir soulager les souffrances du monde.

Chers amis,

 

Depuis la retraite de printemps, les sœurs pratiquent l’invocation du nom d'Avalokiteshvara tous les mercredis soirs après la méditation assise. Beaucoup de nos amis connaissent déjà cette pratique. À la Maison de l’Inspir de Noisy, nous pratiquions l’invocation du nom d’Avalokiteshvara ensemble après le repas pendant les Journées de Pleines Consciences. Au Village des Pruniers, toutes les grandes retraites commencent par l'invocation de son nom.

Avalokiteshvara représente l'énergie de l’Amour et de la grande Compassion.

 

Lorsque nous invoquons le nom d'Avalokiteshvara, nous nous connectons avec cette énergie qui est déjà. Nous pouvons imaginer un bodhisattva, un saint, avec une compassion illimitée et imaginer cette énergie qui nous pénètre d’abord et ensuite nos proches, puis le monde entier.

Selon notre tradition, nous pouvons penser à Marie ou à Jésus, à Allah, ou, nous pouvons simplement nous connecter avec l'énergie universelle sans forme de l'Amour.

Tout d'abord, nous nous envoyons l'énergie d'amour et de compassion.  Elle embrasse notre anxiété, notre tristesse, notre colère, sans aucun jugement. Elle nous embrasse et nous guérit. Nous deviendrons doux, nos résistances vont fondre. Elle prend soin du petit enfant blessé en nous.

 

Lorsque nous nous sentons plein de l'amour et de la compassion d'Avalokiteshvara, nous pouvons commencer à partager cette énergie avec nos proches. Notre bien-aimé qui est malade, notre ami qui a des difficultés. Laissons l'énergie d'amour et de compassion les embrasser avec la même puissance et douceur qu'elle nous a embrassés, pour que cela puisse les aider à guérir. Nous pouvons penser à beaucoup de gens qui nous sont proches  et leur envoyer cette énergie ; même s'ils ne semblent pas souffrir beaucoup en ce moment. Tout le monde a besoin d'être aimé, d'être compris.

 

Après cela, nous pouvons continuer à envoyer cette énergie à d'autres personnes dans le monde, que nous ne connaissons pas, mais qui souffrent. En ce moment, en particulier, nous pouvons penser aux personnes malades du virus Corona, à celles qui prennent soin des gens affectés, à celles qui ont peur d’être contaminées. Les personnes qui doivent continuer à travailler à l'extérieur et à s'exposer au virus, comme celles qui travaillent dans les supermarchés, livrent le courrier, les policiers. Et ceux qui n'ont pas de place pour s'isoler, comme les personnes sans-abri, les migrants vivant dans des camps et les personnes dans les pays où il n'y a pas de services de santé suffisants. Ainsi qu'aux citoyens des gouvernements du monde entier qui doivent prendre des décisions difficiles. Envoyez-leur l'énergie d'amour et de compassion, pour les aider à maintenir la paix et la fraîcheur, en embrassant leur anxiété, leur tristesse et leur colère.

Il y a beaucoup de souffrance dans le monde. C'est pourquoi, après nous être concentrés sur cette souffrance pendant un certain temps, nous devons revenir à nous-mêmes, nous envoyer cette énergie d'amour et de compassion, nous tenir embrassés, jusqu'à ce que nous en soyons à nouveau pleins et que nous puissions continuer à l'envoyer à nos bien-aimés et au monde entier.

 

La pratique d'invoquer le nom d'Avalokiteshvara est très puissante. Parce que nous sommes tous interconnectés, cela nous guérit et l’énergie arrivera à tous ceux à qui nous l’envoyons.

 

Tous les mercredi soir, après l’assise, les sœurs de la Maison de l’Inspir pratiquent l’invocation du nom d’Avalokiteshvara. Vous pouvez vous joindre à nous, en écoutant ou en chantant avec nous, où que vous soyez, générant ensemble une énergie plus puissante.

 

S'il y a des personnes pour qui vous aimeriez demander à la communauté d'envoyer de l’énergie, vous pouvez nous écrire un email et nous citerons le nom de cette personne avant le chant. Il suffit d'écrire brièvement : le nom de la personne, son age, la raison de l'envoi d'énergie, l'endroit où cette personne vit ou, la sangha avec laquelle elle pratique.  (Envoyer à: info@maisondelinspir.org)

 

Si vous souhaitez écouter le chant du nom d'Avalokiteshvara, vous pouvez également écouter un enregistrement du chant.

Si vous êtes malade, vous aimerez peut-être l'écouter dans votre lit.

 

 

 

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La Source

18 Avril 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

La Source

la Source

Eau vive

au plus profond de moi

dans la grotte du coeur,

dans ce lieu unique encore inexploré.

Elle s'offre en abondance,

elle attend sans attendre

toujours disponible

rayonnante et sereine.

 

Eau vive ,

celle qui désaltère à jamais

Source de vie et d'amour

dont l'eau guérit toute souffrance,

peurs et attachements.

Celle qui ouvre l'esprit à la vision profonde

et le coeur à la compassion

 

Eau vive

qui ouvre au Royaume,

à la Terre Pure.

Celle qui réveille notre âme d'enfant

à l'émerveillement, à la créativité,

à la joie , à la tendresse

à la communion avec tout ce qui est.

 

Eau vive,

eau de métamorphose

qui réunit en nous

ce qui était divisé:

ombres et lumière,

corps, coeur et esprit

le fleuve, la Source et l'Océan.

 

Eau vive

qui illumine la non naissance , la non mort

et nous ouvre à la non peur.

Celle qui embrasse toute la création

et le cosmos

dans un immense chant d'amour

de lumière et de paix.

Chân Thâm Hanh –Vraie action Profonde

 

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Quelques goutes de Pleine Conscience

18 Avril 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Quelques goutes de Pleine Conscience

Chères Amies, chers Amis,

la période de confinement va encore durer quelques semaines et nous restons disponibles pour vous soutenir dans votre pratique de la pleine conscience à la maison. Nous espérons que vous gardez beaucoup de fraîcheur en vous-mêmes et dans vos familles, et que vous avez aussi bien du succès dans votre vie spirituelle.

 

Quel est le meilleur moment pour continuer notre pratique de la méditation ?

Avec quelles personnes partager cette pratique de la méditation ?

Quel est la pratique la plus importante à faire ?

 

Chères Amies, Amis, vous connaissez pour la plupart d’entre vous ces trois questions que vous pouvez retrouver dans le livre « Le Miracle de la Pleine Conscience » où Thầy nous rapporte l’histoire de Tolstoï à propos des trois questions de l’empereur qui demande à ses sujets quelle est la meilleure chose à faire, à quel moment et avec quelles personnes. Nous allons essayer de répondre brièvement à ces trois questions.

 

Le meilleur moment pour continuer notre pratique de la méditation, c’est maintenant, ici et maintenant. Nous n’avons que l’instant présent qui soit réellement disponible pour que nous puissions être vraiment là pour nous-mêmes et pour les autres. Le passé n’est plus là, et le futur n’est pas encore arrivé ; si nous pensons au passé en nourrissant des regrets ou des remords, par exemple, alors nous ne sommes plus vraiment présents(es), ou au contraire si nous pensons au futur avec inquiétude et souci pour notre santé ou celle de nos proches, nos moyens matériels et financiers, etc… alors nous sommes là aussi partis et absents(es) du moment présent. Nous pouvons dire que nous sommes perdus dans le passé ou dans le futur.

 

Les personnes les plus importantes pour partager notre pratique sont celles qui sont là avec nous juste au moment où nous voulons pratiquer la pleine conscience. Nul besoin d’aller ailleurs pour chercher quelqu’un d’autre. Donc, actuellement les personnes les plus importantes sont nos proches à la maison, enfants, compagnons et compagnes, grands-parents, etc… Mais que dire alors si ces personnes proches de nous à cet instant ne savent pas ou ne veulent pas pratiquer la méditation ? Alors bien sûr il ne s’agit pas ici de forcer quiconque, et il ne faut pas penser qu’une personne qui ne pratique pas le même chemin spirituel que nous, n’est pas importante pour nous. Au contraire, c’est une chance. Simplement en quelques mots, c’est à nous, par notre manière d’être, joyeux(ses), calmes, heureux(ses), plutôt que par des paroles pour essayer de convaincre, d’apporter à nos familles, à nos proches, de la joie et de la légèreté par exemple, ou du bien-être. Si nous sommes capables de générer le calme, la paix, alors nous serons ce calme et cette paix, et cela se diffusera à toute la maisonnée. De même pour la joie, le bonheur de vivre.

 

La pratique la plus importante à faire reste la pratique de la pleine conscience quelle que soit notre position et ce que nous faisons. Si pour une raison familiale nous ne pouvons pas faire facilement la méditation assise, parce que cela gêne les autres, alors nous pouvons très bien continuer ainsi : - lorsque je marche du salon à la chambre, ou à la cuisine, je fais un pas et j’inspire, puis un autre pas et j’expire ; lorsque je fais la vaisselle, je prends mon temps et avec précaution je nettoie chaque assiette, chaque verre ; lorsque je repasse du linge c’est pareil, je le fais légèrement et tranquillement, concentré sur mon « travail » et sur mon souffle ; ou encore lorsque j’épluche les légume pour faire la cuisine, je peux voir tout l’univers qui se déroule là sous mes yeux… mais sans aller aussi loin, je peux voir la pluie, le soleil, la terre, le paysan, le vendeur de légumes ; tout cela dans une seule carotte !

 

Thầy a déjà écrit ceci : « une seule personne qui pratique la pleine conscience dans une maison, et toute la maison sera en paix ». Nous ne devons pas attendre que les autres nous suivent dans notre démarche, mais plutôt qu’ils nous suivent dans notre façon d’être, paisibles, avec joie et patience. Nous pouvons très bien continuer dans ce cas notre pratique sous forme de « non-pratique », ou encore sous la forme de « gouttes de pleine conscience » tout au long de la journée à l’occasion de tout acte de la vie courante.

 

Transformer les racines de la peur dans notre esprit 

 

Le royaume de l’esprit – reconnaître notre état d’esprit

 

  • J’inspire, je suis conscient de mon esprit
  • J’expire, je suis conscient de mon esprit

 

(l’esprit est comme une rivière dont chaque pensée est une goutte d’eau ; nous sommes assis sur la rive et nous observons l’apparition et la disparition de chacune de nos pensées, sans essayer de les saisir, de les combattre ou de les rejeter)

 

rendre l’esprit heureux

 

  • J’inspire, je rends mon esprit heureux
  • J’expire, je rends mon esprit heureux

 

(la pratique de l’arrosage sélectif permet de nourrir son esprit. Laisser dormir les graines négatives non manifestées dans la conscience du tréfonds, et lorsqu’une graine négative se manifeste, l’aider à retourner le plus vite possible dans la conscience du tréfonds (alaya)

Aider les formations mentales bénéfiques à se manifester dans la conscience mentale, et essayer de conserver celles-ci le plus longtemps possible dans la conscience mentale)

« Nos vies devraient être organisées pour toucher et arroser le plus souvent possible nos formations mentales bénéfiques plusieurs fois par jour » TNH

 

amener l’esprit à la concentration

 

  • J’inspire, je concentre mon esprit
  • J’expire, je concentre mon esprit

 

(« la concentration a le pourvoir de consumer les afflictions » ; la concentration sur la peur, la colère, l’illusion, le désespoir, permet de faire disparaître ces formations mentales négatives en laissant la place à la vision profonde. Par exemple, la colère n’a pas d’identité propre, elle n’est faite que d’éléments qui ne sont pas la colère, et de fait la colère n’existe plus en tant que telle. Si nous regardons une table en bois, il y a nombre d’éléments dans cette table qui ne sont pas la table ; c’est la pratique de la vision profonde, la concentration sur la vacuité de la table, ou de la colère. Thầy recommande d’avoir cette concentration le plus possible, ce n’est pas une simple idée ou juste pour une fois, c’est une pratique à laquelle nous nous entraînons)

 

libérer l’esprit des afflictions et des notions

 

  • J’inspire, je libère mon esprit
  • J’expire, je libère mon esprit

 

(la peur, la colère, la tristesse ou la discrimination, sont des afflictions desquelles nous pouvons être prisonniers. Même si la peur ou la douleur en nous, a été embrassée par la pleine conscience, nous avons besoin de la concentration sur l’impermanence pour voir profondément que ces formations mentales dont nous sommes prisonniers n’ont pas d’identité propre, mais en plus elles ne peuvent pas rester ainsi pour toujours. A chaque instant elles changent. Tout comme nous changeons aussi de même. C’est la vision profonde de l’impermanence)

 

Chères Amies, chers Amis, ces exercices peuvent paraître difficiles au premier abord, mais en fait ils sont assez simples à mettre en œuvre en prenant des exemples très simples et concrets de la vie courante. Ici nous les présentons brièvement, mais comme un rappel, vous pourrez les retrouver en détail dans le livre « La Peur » qui est un très beau manuel de pratique que Thầy nous a offert. Nous profitons de cette belle retraite dans nos « Sanghas Familiales » pour approfondir un peu notre capacité à nous transformer, et surtout à prendre soin de nos proches et de nous-mêmes.

Quelques goutes de Pleine Conscience

 

Partage

 

Nous sommes revenus en France le 17 mars avec mon épouse après avoir passé deux mois chez notre fille avec nos petits-enfants. Nous sommes confinés depuis dans notre appartement en ville par la force des choses. Nous avons lâché prise de tous nos projets pour le printemps, sans trop de regrets, conscients de la gravité de la situation et de chance que nous avons déjà (logés ; chauffés ; nourris ; en sécurité ; reliés par vidéo à notre famille, à nos amis, à notre communauté et… aux média !) . L’atmosphère en ville est étrange. Le silence règne, pesant. Mais on entend gazouiller les oiseaux au lever du soleil, c’est merveilleux. Et puis le soir à 20 h, quand on applaudit fenêtres ouvertes pour manifester notre gratitude et notre soutien aux soignants, on s’entend et on se voit avec les voisins ; c’est exceptionnel, c’est chaleureux. Il y même eu des soirs ou la planète Venus est danser avec la lune dans le ciel à ce moment-là.

Etant matinal, j’ai le bonheur de commencer la journée par une méditation assise avec la sangha : merci d’être là mes sœurs, mes frères, mes amis, pour que ces 24 heures toutes nouvelles qui me sont offertes, je puisse du mieux possible les vivre en pleine conscience et avec compréhension et amour pour ceux avec qui je suis et serais en relation.  24 heures où je reste confiné avec mon épouse, depuis 24 jours, ne sortant qu’une fois chacun par semaine pour les courses et ça va durer encore un moment. J’expérimente, nous expérimentons, que les tensions, les quiproquos, les chamailleries se font plus rares. Nous sommes mieux connectés, nous sommes plus attentifs l’un à l’autre et il y a davantage de prévenance.

J’ai envie de parler de consommation des quatre nourritures, mais je le ferai peut-être une autre fois car je ne veux pas être trop long. Je me limiterai donc au thème de la présence. Notre inquiétude pour le futur, légitime, peut nous dévorer et faire souffrir les autres, si nous ne parvenons pas à stabiliser notre esprit dans le présent, dans notre corps, dans notre respiration, à tout moment de la journée, en dehors du coussin…

Quel bonheur partagé que de faire un travail méditatif inhabituel (faire la poussière par exemple, mais aussi de la cuisine avec amour, ingrédient essentiel), ou d’apprendre à jouer d’un instrument de musique sans ambitions. Je m’entraine aussi à ressentir mon impulsion à porter ma main au visage, à observer ce qui la provoque (une démangeaison), à ne pas faire le geste et à voir ce qui se passe, afin de ne pas favoriser l’accès du Corona Vénus (c’est ainsi que l’appelle mon petit-fils) à mes voies respiratoires. Les résultats sont mitigés pour l’instant, mais sont encourageants, tout comme pour les cours de guitare que je prends maintenant via internet !

Je vous espère en bonne santé et vous dit à bientôt.

 

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Programme

17 Avril 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

le sentier qui monte du village à la Maison de l'Inspir

le sentier qui monte du village à la Maison de l'Inspir

Programme

Chers amis,

Demain il y aura une session de questions-réponses avec sr Giac Nghiem et deux frères du Village des Pruniers à 15h30 . Vous pouvez vous  connecter en cliquant ici

Les méditations continueront et ci-dessous vous trouverez le programme exact.

Les sœurs se sont réunies pour parler sur la réouverture de la Maison. Même si le confinement est allégé, nous avons décidé d’attendre encore pour la réouverture. Nous vivons très près les unes des autres dans notre maison ; c’est difficile de s’isoler si nécessaire et nous avons des sœurs âgées parmi nous. Donc, pour protéger votre santé ainsi que celle des sœurs, notre maison restera fermée jusqu’à fin juin minimum.

Dans la semaine qui vient, nous allons regarder comment vous proposer plus d’activités on-line ; comme des enseignements, ateliers, partages. Les retraites et ateliers qui étaient déjà programmés, seront annulés pour le moment.  Par contre, la retraite avec sr Giac Nghiem  du 4 au 7 juin aura lieu et sera ‘online’ ; plus d’informations suivront.

 

Vendredi 17 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Vietnamien

 

Samedi 18 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

15h30 Questions-Réponses avec sœur Giac Nghiem et des frères du Village des Pruniers

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Français

 

Dimanche 19 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min.

 

Mardi  21 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 45 min

20h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

 

Mercredi 22 avril

6h00 Récitation des 14 Entrainements en Vietnamien

20h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par invocations des noms des bodhisattvas pour envoyer de l'énergie à tous ceux qui soufrent

 

Jeudi 23 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

 

Vendredi 24 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Vietnamien

 

 

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La pleine conscience est la source du bonheur

10 Avril 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

La pleine conscience est la source du bonheur

Chère Communauté,

nous espérons que vous vous portez toujours bien et que vous pouvez prendre soin de vous et de vos proches. Puissiez-vous vous sentir heureux malgré le confinement et profiter de votre maison sereinement.

Nous le savons, de nombreuses personnes travaillent à notre bien-être et à notre santé, aussi faut-il voir cette période comme un temps de retraite que nous essayons de mettre à profit pour nous retrouver en nous-mêmes, et nous enrichir de silences, de méditations, de détente, afin d’aider au mieux les personnes qui sont là pour nous, en ne prenant pas le risque d’être nous aussi confrontés(es) à la maladie.

 

Lorsque nous parlons de pleine conscience, nous parlons toujours de la pleine conscience de quelque chose. Si nous prenons, par exemple, la posture assise sur un coussin, assis paisiblement, nous sommes pleinement conscients(es) de notre posture, et nous savons si notre dos est bien détendu et libre, si nos jambes sont croisées avec aisance, les genoux reposant au sol. Nous essayons d’être vraiment présents(es) à notre corps. Puis le souffle s’établit calmement et nous pouvons noter son rythme, lent et profond, ou alors plus court et rapide. Nous sommes alors en mesure de savoir tout ce qui se passe dans notre corps à cet instant. Notre attention se porte sur tout notre corps et au souffle en même temps. Le corps et le souffle ne font plus qu’un.

 

Puis tout à coup, voilà que quelques pensées viennent nous distraire en nous emmenant en voyage dans un monde de rêveries, peut-être parce que nous nous sentons trop bien dans cette position assise… c’est alors que le corps commence à se courber légèrement et la tête à s’incliner dans une position de somnolence. Nous avons tous, toutes, déjà eu cela n’est-ce pas ?

En plus du corps et du souffle, « les inséparables », la pleine conscience s’applique aussi aux pensées, qu’elles soient agréables ou désagréables. Lorsqu’une pensée arrive nous avons simplement besoin d’être là vigilants(es) pour l’accueillir et lui dire mentalement « je sais que tu es là, je te vois », puis nous la laissons repartir librement sans la suivre. Cela peut être une pensée agréable du genre « ce soir je vais revoir un ami ou une amie très chère » ou moins agréable « j’ai du souci pour ma santé ». Ce genre de pensée peut arriver très facilement et nous emmener très loin hors de notre corps et notre souffle. Nous ne sommes plus vraiment là, et il est possible que la méditation commence à nous apporter de l’ennui, de la lassitude, voire de la souffrance. Du moins c’est ce que nous croyons parce que nous ne savons pas encore générer suffisamment d’énergie de pleine conscience ou de présence.

 

La pleine conscience peut nous apporter de la joie et du bonheur dans notre vie, par le seul fait de s’assoir ou de marcher en étant vraiment présents(es) à notre corps et notre souffle dans l’acte de s’assoir ou de marcher. S’assoir juste pour s’assoir, marcher juste pour marcher. C’est aussi simple que cela. Si nous avons eu une grande souffrance par le passé, nous avons peut-être expérimenté la marche lente dans un lieu agréable, dans la nature, et au début nous avons marché dans notre souffrance, c’est sûr, mais peu à peu au fil des pas, quelque chose de plus calme s’est installé en nous avec notre façon de marcher plus lente, plus légère, le souffle accompagnant chacun de nos pas, et très naturellement nous avons porté notre attention à ce qui se passe dans l’instant présent : - nos pas et notre souffle. Certes notre souffrance est encore là à nous tirailler, mais nous pouvons déjà noter le changement que cette manière de marcher nous a apporté, nous sommes moins emportés par cette douleur, nous sommes plus paisibles et retrouvons doucement le lien avec la vie. Puis nous aurons à nouveau envie de marcher ainsi, surtout si nous vivons dans un milieu très urbanisé, nous aurons envie de reprendre contact avec cette paix et ce calme de la marche lente, dans un parc, près d’une rivière, au milieu des bois ou des champs.

 

Le Bouddha nous a enseigné que nous ne devons pas faire de choses trop difficiles, au-delà de nos limites. Donc si marcher est une pratique simple pour nous, faisons-la, ou si nous préférons nous assoir près de nos plantes d’intérieur, alors asseyons-nous… « nos plantes d’intérieur » pouvant être aussi nos enfants, nos bien-aimés(es), nos amis(es), nos frères et sœurs dans la pratique.

« La méditation ce n’est pas difficile, respirer c’est naturel ! » TNH

 

La méditation n’est pas un art martial, un exercice physique très dur ou encore une technique militaire ! C’est plutôt prendre la vie telle qu’elle est, sans rien rejeter de nous-mêmes, car c’est notre terreau pour faire germer de nouvelles graines qui apportent de la transformation. Ce n’est pas fait non plus pour nourrir notre douleur ou notre souffrance.

 

Peut-être souffrions-nous beaucoup lorsque nous sommes arrivés au centre de pratique pour la première fois, et avions-nous cette énergie d’habitude de « tourner en rond » dans notre souffrance, alimentant sans cesse celle-ci. Mais nous avons appris comment nous assoir, marcher, nous relaxer, ou encore jouer ensembles, générant une vie plus saine, exempte du désir, de l’avidité ou autres besoins de consommations toxiques. Nous avons appris à être détendus, joyeux, et à savoir ressentir le bonheur de vivre en mangeant simplement, en étant présents(es) les uns/les unes pour les autres, en ouvrant nos cœurs à la beauté qui nous entoure, en l’ouvrant aux expériences des autres, en reconnaissant qu’il y a des conditions de joie et de bonheur dans notre vie, même si nous avons encore de la tristesse ou du désespoir, de la colère ou de la haine. Même si la peur est présente en nous, la peur de mourir ou la peur de vivre…

 

Thầy nous avait déjà demandé de noter toutes les conditions de bonheur présentes en nous et dans notre vie. Et sans doute avions-nous pensé que nous n’en avions pas assez pour remplir une feuille. En réalité, si nous prenons le temps, et actuellement nous en avons, nous pourrions faire ce petit exercice et regarder profondément en nous pour voir toutes ces conditions de bonheur qui sont les nôtres, et les écrire sur une feuille. Certainement, comme Thầy nous l’avait dit, une feuille ne suffirait pas pour cela !

 

Même dans de grands moments difficiles, nous pouvons sûrement trouver au moins de petits instants joyeux ou heureux, des « ilots de lumière », des personnes qui se sont manifestées pour nous consoler, ou peut-être un animal qui était là près de nous, ou un arbre…

 

Et bien sûr nous ne parlons pas des conditions matérielles d’aujourd’hui !

Il y a cinquante ou soixante ans seulement, bien des foyers n’avaient pas encore l’eau courante et les toilettes à l’intérieur, ni de douche, ni de baignoire. Il n’y avait pas non plus de chauffage ou d’électricité. Que dire alors de la télévision et du téléphone, de la voiture ? Et beaucoup de gens devaient travailler très dur pour avoir assez à manger.

 

Pour sourire, au Village des Pruniers lui-même, le Village des premières années, nous n’avions qu’un équipement très rudimentaire, composé des anciennes bâtisses, sans cuisine, sans cuisinier ni cuisinière, chacun devant préparer sa nourriture avec les moyens du bord ou collectivement, et nos lits dans l’ancien séchoir à tabac, actuel bâtiment des Sœurs au Hameau du Bas, n’étaient faits que de planches posées sur des briques avec un petit matelas. Nous étions alors très heureux !

 

Le royaume des émotions :

 

- reconnaître la joie

  • j’inspire, je ressens de la joie
  • j’expire, je sais que la joie est là

 

reconnaître le bonheur

  • j’inspire, je me sens heureux
  • j’expire, je sais que le bonheur est là

 

reconnaître et embrasser la douleur ou toute sensation désagréable

  • j’inspire, je sais qu’une sensation douloureuse est là
  • j’expire, je calme cette sensation douloureuse

 

soulager la peur – calmer et relâcher la tension dans les sensations douloureuses

  • j’inspire, je calme mes formations mentales
  • j’expire, je calme mes formations mentales

 

(sous forme de méditation guidée, enregistrée ou lue par une autre personne – prendre le temps nécessaire entre chaque exercice, au moins dix respirations)

 

« Nous avons besoin de joie et de bonheur pour nous donner la force de transformer la souffrance » TNH

 

Partage :

 

« Méditation matinale « confinée » - ce dimanche matin je me suis assis face à la baie vitrée du balcon face au jardin de ma résidence ; tout était très silencieux et l’aube naissante annonçait un ciel bleu en devenir pour toute la journée. Et bien que le ciel fût encore blafard et un peu jaunâtre de pollution, je me sentais bien et paisible. Il était tôt et c’est vrai que j’aurais pu suivre une méditation en ligne sur l’ordinateur. Mais je ne préfère plus allumer d’ordinateur aussi tôt le matin, car mon travail dans l’informatique m’avait demandé de faire cela pendant plus de trente et une années, où nous devions nous assoir devant de multiples écrans et au milieu de dizaines de machines électroniques, dans un air parfois glacial car climatisé, dès six heures du matin, ou parfois toute la nuit. Aujourd’hui j’aime à m’assoir face à la fenêtre, ou face à l’autel du Bouddha et des Ancêtres, avec les orchidées en fleurs, les ficus, le cactus, ou encore à l’extérieur sur le balcon, avec le camélia, les bambous… Je ne me sentais pas seul, bien au contraire, je pouvais ressentir la présence de toutes ces plantes à l’intérieur, mais aussi des bouleaux et du grand sapin dans le jardin. Je pouvais ressentir la présence des amis et amies de pratique, ou la présence des Frères et des Sœurs, celle de mes parents et des Ancêtres ; je pouvais ressentir la présence de Thầy.

A un moment donné, j’ai vu qu’un jour prochain ou plus tard dans quelques années, je serai appelé à jouer à « cache-cache » avec les nuages, et je me suis dit : - pourquoi ne pas admirer ce ciel qui sera bleu dans quelques instants, ne pas profiter de ces fleurs éclatantes tout de suite, de ces arbres printaniers, alors que je suis là assis, les jambes croisées, le corps détendu, le souffle léger ? Qu’ai-je à faire d’autre de si urgent, sinon risquer de me détourner d’une telle beauté ?

C’est alors qu’un petit groupe d’oiseaux vola au loin au-dessus des immeubles… tout est là. »

 

 

 

 

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Programme

9 Avril 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Programme

Chers amis,

Encore merci de vous joindre à nous pour les méditations. Ainsi que pour vos donations, qui nous permettent de continuer la Maison de l’Inspir.

Nous ne sommes pas encore des professionnels de l’informatique, c’est pourquoi parfois l’enregistrement ne marche pas bien. Donc, s’il n’y a pas de méditation online, le problème ne vient probablement pas de votre ordinateur, mais plutôt de notre habilité technique limitée. Merci pour votre compassion et votre patience et dans ce cas, vous pouvez nous rejoindre soit avec un enregistrement antérieur soit sur facebook  (‘hoi tho nhe’). Nous faisons de notre mieux pour améliorer !

Ce week-end, il y aura de nouveau une session de questions-réponses avec les frères et sœurs du Village des Pruniers samedi à 15h30, ainsi qu’un enseignement de sœur Dao Nghiem  dimanche à 9h30. Cliquez ici pour plus d’infos.

Demain, il y aura un nouveau message de pratique sur le blog.

Il y a des amis qui nous témoignent de leur pratique pendant cette période particulière et cela est inspirant d’entendre les petits ou grands succès des autres. Si vous aussi avez un témoignage que vous aimeriez partager, n’hésitez pas à nous l’envoyer, pour que nous puissions le publier sur le blog (sans ou avec votre nom)

Voici le programme pour les méditations de cette semaine (à suivre sur notre chaine Youtube)

Vendredi 11 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Vietnamien

 

Samedi 12 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Français

 

Dimanche 13 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min.

 

Mardi  15 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 45 min

20h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

 

Mercredi 16 avril

20h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par invocations des noms des bodhisattvas pour envoyer de l'énergie à tous ceux qui soufrent

 

Jeudi 17 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

 

Vendredi 18 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Vietnamien

Chers amis,

Encore merci de vous joindre à nous pour les méditations. Ainsi que pour vos donations, qui nous permettent de continuer la Maison de l’Inspir.

Nous ne sommes pas encore des professionnels de l’informatique, c’est pourquoi parfois l’enregistrement ne marche pas bien. Donc, s’il n’y a pas de méditation online, le problème ne vient probablement pas de votre ordinateur, mais plutôt de notre habilité technique limitée. Merci pour votre compassion et votre patience et dans ce cas, vous pouvez nous rejoindre soit avec un enregistrement antérieur soit sur facebook  (‘hoi tho nhe’). Nous faisons de notre mieux pour améliorer !

Ce week-end, il y aura de nouveau une session de questions-réponses avec les frères et sœurs du Village des Pruniers samedi à 15h30, ainsi qu’un enseignement de sœur Dao Nghiem  dimanche à 9h30. Cliquez ici pour plus d’infos.

Demain, il y aura un nouveau message de pratique sur le blog.

Il y a des amis qui nous témoignent de leur pratique pendant cette période particulière et cela est inspirant d’entendre les petits ou grands succès des autres. Si vous aussi avez un témoignage que vous aimeriez partager, n’hésitez pas à nous l’envoyer, pour que nous puissions le publier sur le blog (sans ou avec votre nom)

Voici le programme pour les méditations de cette semaine (à suivre sur notre chaine Youtube)

 

Vendredi 11 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Vietnamien

 

Samedi 12 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Français

 

Dimanche 13 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min.

 

Mardi  15 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 45 min

20h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

 

Mercredi 16 avril

20h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par invocations des noms des bodhisattvas pour envoyer de l'énergie à tous ceux qui soufrent

 

Jeudi 17 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

 

Vendredi 18 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Vietnamien

 

Programme
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Programme

2 Avril 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Programme

Ce Week-end

Ce week-end, le Village des Pruniers offrira 2 sessions en français on-line :

Le samedi, il y aura une session de questions-réponses. Pour cette session, il faut s’inscrire.

Le dimanche, il y aura un enseignement en français par sœur Dao Nghiem.

 

Enseignements sur YouTube

Il existe, dès maintenant une chaine YouTube avec que des enseignements en français ou sous-titré en français. Sur le moment, il y a déjà quelques vidéos, par la suite, beaucoup d’autres vidéos seront mises en ligne.

 

Messages sur le blog

Dans le passé, beaucoup d’entre vous avez suivi ‘la retraite d’hiver chez soi’ sur notre blog.

Pendant ce temps de confinement, il y aura régulièrement des messages sur le blog pour vous inspirer ; à commencer dès demain.

 

Méditations Assises

Merci de votre présence pendant nos méditations assises matin et soir. Ci-dessous le programme pour la semaine prochaine. Le programme est le même chaque semaine ; sauf le mercredi matin, où il y a une récitation des entraînements ; alternativement les entraînements monastiques (pas enregistrés) et les 14 Entraînements à la Pleine Conscience. Ces dernières sont récitées à tour de rôle en français et en vietnamien. Cette semaine, ce sera en français.

Pour les assises on-line, allez sur la chaine Youtube de la Maison de l’Inspir

 

Vendredi 4 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Vietnamien

 

Samedi 5 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Français

 

Dimanche 6 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min.

 

Mardi  8 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 45 min

20h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

 

Mercredi 9 avril

6h00 Récitation des 14 Entrainements en français

20h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par invocations des noms des bodhisattvas pour envoyer de l'énergie à tous ceux qui soufrent

 

Jeudi 10 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

 

Vendredi 11 avril

6h00 Méditation Assise silencieuse, de 30 min, suivi par des Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise silencieuse de 30 min, suivi par récitation des soutras en Vietnamien

 

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