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Monastère de la Maison de l'Inspir

Articles avec #inspiration tag

La chanson des cailloux -

Rédigé par Maison de l'Inspir Publié dans #Inspiration

Compositeur: Dennis
Adaptation Française: Christine

Comme une montagne, je me sens libre et solide
Comme une montagne, je n’ai même plus peur du vide

J’ai mis un caillou dans ma poche, peut être même deux ou trois
J’ai mis un caillou dans ma poche et………j’en ai un pour toi.

C’est facile d’être heureux ici et maintenant
C’est facile d’être heureux, laisse-moi te montrer comment

J’ai mis un caillou dans ma poche, peut être même deux ou trois
J’ai mis un caillou dans ma poche et………j’en ai un pour toi.

Pont:
le bonheur dépend de toi et moi / le bonheur ne s’achète pas
Le bonheur c’est inspirer …n’oublie pas d’expirer.

Les fleurs de ton jardin ont les couleurs de demain
Les fleurs de ton jardin parfument les mots sur ton chemin

J’ai mis un caillou dans ma poche, peut être même deux ou trois
J’ai mis un caillou dans ma poche et………j’en ai un pour toi.

Y’a une grenouille dans la mare, je crois que c’est toi qu’elle regarde
Elle n’a ni poche ni caillou, c’est encore une histoire de fou

Elle prend un caillou dans ta poche, peut être même deux ou trois
Elle prend un caillou dans ta poche et …..elle te sourit

Pont:
le bonheur dépend de toi et moi / le bonheur ne s’achète pas
Le bonheur c’est inspirer…n’oublie pas d’expirer.

L’espace entre nous deux n’est pas là pour nous séparer
Nos cœurs sont reliés malgré l’espace entre nous deux

J’ai mis un caillou dans ma poche, peut être même deux ou trois
J’ai mis un caillou dans ma poche et………j’en ai un pour toi.

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Questions du Coeur - Conseils sur la pratique

Rédigé par Maison de l'Inspir Publié dans #Inspiration

Questions du Coeur - Conseils sur la pratique

QUESTIONS DU CŒUR :

*Conseils sur la pratique par le Vénérable Maitre

Thich Nhat Hanh.*

Cette série de questions/réponses a été enregistrée le 7 avril 2013 en Thaïlande, lors du troisième enseignement du dharma de Thầy, à la retraite " Écoles et enseignants" d'avril 2013, en Thaïlande, réservée aux Enseignants.

Il répond ici à des personnes qui cherchent de l'aide non seulement pour leurs problèmes personnels, mais aussi concernant leurs difficultés professionnelles à enseigner. Parmi les sujets généraux traités, il y a comment amener les jeunes à pratiquer la pleine conscience.

** **

Q: Lorsque nous essayons de pratiquer l'écoute profonde et que l’interlocuteur adopte un discours violent et emploie des mots blessants qui font souffrir les autres ainsi qu'elle même, comment pouvons nous maintenir l'écoute profonde ?

R: Le but de l'écoute compatissante est d'aider les personnes à souffrir moins. Si elles sont pleines de souffrance, elles ne pourront pas utiliser la parole aimante. Sans doute, beaucoup d'amertume, de douleur, de violence, de déception et de colère dans leur cœur se manifestent par des paroles et des actions dévastatrices.

Vous devez donc alors vous rappeler d'une chose : cette personne est pleine de souffrance. J'écoute pour l'aider à réduire sa souffrance. Cette action en pleine conscience a deux aspects: d'abord identifier la souffrance à l'intérieur de la personne, et ensuite se rappeler du but de notre écoute profonde. Pendant l'écoute, soyez conscients de cette action, utilisez cette énergie de compassion pour vous protéger de ce discours blessant. Si vous y arrivez, les dommages ne dureront pas. Si vous n' arrivez pas à maintenir cette énergie de compassion , ne vous forcez plus à écouter. vous perdez votre compassion . Attendez un autre moment, lorsque vous serez plein de compassion et de compréhension pour pratiquer l'écoute profonde.

*****

Q: Nous avons embauché une personne, pour la formation, mais elle utilise un langage discriminatoire vis à vis des femmes et des personnes des autres ethnies. Nous trouvons cela très pénible .Notre question est : comment exprimer notre inconfort vis à vis de son comportement et de son langage, de la manière la plus amicale?

R: Je ne pense pas que vous ayez à changer sa manière de parler. Vous devez changer votre manière d'écouter. Si vous arrivez à identifier sa souffrance, et comment elle la manifeste extérieurement, alors tout ce qu'elle dit ne vous irrite plus. Et si vous arriverez à écouter avec compassion, la personne modifiera graduellement sa manière de s’exprimer sans que vous ne deviez lui donner des instructions.

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Q: Nous travaillons avec des villageois d'une tribu de montagne qui doivent tuer des animaux pour se nourrir et détruire la forêt, contribuant ainsi au réchauffement climatique - les moyens d'existence des aînés dépendant ainsi de la destruction de la vie. Comment pouvons nous éduquer leurs enfants à la protection de la vie?

R: Si vous pouvez cuisiner végétarien pour eux, ce serait très bien. Ils pourront ainsi progressivement changer leurs habitudes alimentaires. Vous devez trouver des moyens concrets pour leur montrer la souffrance de toutes créatures vivantes. Peut-être qu'en voyant un film ou un documentaire sur des animaux tués pour être mangés , ils pourront alors ressentir la douleur des mères de ces animaux. C'est plus formateur qu'un discours du dharma ou qu'une recommandation éthique abstraite. Vous pouvez créer un jardin potager, faire pousser des légumes bio et les inviter à cultiver le jardin avec vous. Non seulement un jardin est durable et fournit des légumes à manger, mais il peut également apprendre aux enfants des manières alternatives de vivre . Montrez leur qu'il est possible de manifester notre amour en mangeant de la nourriture biologique, et qu'il n'est pas nécessaire de consommer de la viande. Une personne qui a de la compassion est une personne heureuse. Alors organisez cela et vous allez réussir.

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Q: Nous voulons appliquer vos méthodes dans notre école, mais le directeur ne l'accepte pas. Comment pouvons nous les utiliser sans être renvoyés?

R: Il y a de nombreuses façons d'introduire ces méthodes dans votre école. La meilleure manière est d'intégrer adroitement et habilement l'enseignement de la pleine conscience dans la salle de classe. Si nous invitons les étudiants à commencer la classe avec une respiration en pleine conscience, qui peut nous arrêter ? Vous devrez laisser les gens remarquer les changements dans la classe. Si la classe progresse, les élèves deviennent plus aimables, alors tout le monde le remarquera. Supposons que vous conduisiez une session de relaxation totale, peu importe sa durée, cela aura certainement un impact sur la classe. Vous devrez également trouver le temps d'approcher le principal et les autres professeurs pour discuter de la manière d'améliorer le bien-être des étudiants, et comment concrètement certaines choses devront être faites. Lorsqu’un maître ou une maîtresse d'école pratique la pleine conscience, tout change en ce qui le ou la concerne; les gens le remarqueront et l'interrogeront sur sa stabilité. Lorsque les autres s’en rendront compte, ils ne pourront pas empêcher votre démarche. Si vous ne goûtez pas cette joie de la pleine conscience, vous ne pourrez pas l'introduire dans la salle de classe. Vous pouvez aussi écrire un article sur les bénéfices de la pratique et le partager avec vos collègues et vos supérieurs. Il y a beaucoup d'exemples pour prouver comment la pleine conscience a pu bénéficier aux écoles.

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Q: J’ai de la souffrance, mais quand j'essaye d'échapper à la racine de cette souffrance, mes étudiants viennent me voir pour obtenir de l'aide concernant leurs propres problèmes, et à ce moment là ma mère m'appelle au téléphone pour me dire que mon père veut lui faire du mal. Comment puis-je gérer en même temps ces trois sources de souffrance ?

R: Vous essaierez d'écouter la souffrance de vos étudiants et de votre mère, mais vous ne pouvez résoudre qu'un seul problème ! C'est très clair, vous devez d'abord dire à votre mère que vous parlerez avec elle, réfléchirez au problème et la rappellerez. C’est tout à fait logique. Afin de ne pas être submergé par trop de choses en même temps, nous devons apprendre à nous ménager et à nous nourrir nous-mêmes pour avoir assez de capacité pour gérer de multiples problèmes.

Il y a deux choses: d'abord apprendre à gérer la souffrance et ensuite à cultiver le bonheur. Vous devez apprendre à guérir vos blessures et à fortifier votre corps. Je dois répéter l'exemple du trajet vers l'école: marchez de manière telle que vous puissiez vous nourrir vous même. Pour n'importe quelle activité quotidienne , pratiquez de telle sorte pour que celle-ci devienne une source de nourriture pour nous. Lorsque votre vie quotidienne vous alimentera, vous aurez assez de force pour ne pas être submergé par de multiples problèmes. Si un médecin voit qu'un patient est trop faible pour subir une opération, il différera l'intervention chirurgicale pour permettre d'abord au patient de reprendre des forces . Apprendre à vivre heureux à chaque moment est très important pour réduire la souffrance. En ouvrant le robinet, vous vous sentez heureux. En brossant vos dents, vous vous sentez heureux. Apprendre à apprécier et à savourer toutes ces choses journalières basiques est vital et ce sera la pleine conscience qui vous maintiendra attentif à la souffrance et à ses solutions.

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Q: Quand je pratique, il y a vraiment des transformations mais elles ne durent pas. Par exemple, je suis capable de voir ma colère monter et de la laisser passer, mais je ne l'ai réalisé que quelques fois et je me sens très découragé. Comment puis-je conserver les résultats de ma pratique?

R: Si vous vous forcez à inspirer en pensant que c’est bien, ce n'est pas une pratique sage. Si vous commencez à respirer d'une manière qui vous rende heureux et stable dans les trois ou quatre premières secondes, c'est une pratique sage. Ne vous forcez pas à pratiquer, cela fait souffrir. Le Bouddha a dit que le dharma est merveilleux au début, au milieu et à la fin. Vous devriez vous sentir calme et heureux pendant toute l’inspiration, pas seulement à sa fin. Donc abandonnez la pratique comme moyen, et le bonheur comme résultat . Le bonheur n'est pas une destination mais un chemin. Il n'y a pas un chemin vers la relaxation, la relaxation est le chemin. Vous ne pouvez pas vous forcer à vous relaxer! Une bonne pratique est une pratique durant laquelle vous ne souffrez pas! Si vous souffrez pendant la méditation marchée, ce n'est pas une bonne pratique. Si vous inspirez et expirez au son de la cloche en ressentant de la souffrance, ce n'est pas une bonne pratique. Prenez plaisir à votre pratique et cette question ne se posera plus.

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Q: Certains d'entre-nous vivent dans de grandes villes, alors quand nous avons l'opportunité de pratiquer dans un temple, nous trouvons cela très dur à suivre. Lorsque nous retournons en ville, les enseignements appris sont difficiles à maintenir et à suivre.

R: C'est plus facile de pratiquer en tant que monastique qu'en tant que laïc. En vivant au sein d'une communauté monastique, vous êtes dans un environnement idéal. Donc maintenir les enseignements et les préceptes est plus facile dans une communauté de frères et de sœurs monastiques. Le Bouddha était toujours accompagné de moines parce qu'il comprenait cette réalité. Nous imitons simplement le Bouddha en amenant avec nous des monastiques et des pratiquants laïcs expérimentés. Si vous voulez que la pratique soit facile, devenez moine! Sinon vous devez bâtir une Sangha où que vous soyez. En ville, une Sangha laïque remplace la Sangha monastique des temples. C’est pour cela qu'une retraite telle que celle-ci peut inspirer les gens à continuer leur pratique en bâtissant ou en trouvant une Sangha. En général, ils la trouvent le dernier jour de la retraite, en particulier ceux qui vivent dans une même ville. Beaucoup de Sanghas laïques se sont développées à travers le monde. En Allemagne, il y a plus de quatre vingt Sanghas pratiquant dans la tradition du Village des Pruniers. Au Royaume Uni, il y en a peut être cent. Dans des villes comme Londres et New-York, il peut y en avoir au moins dix.

Alors quand vous rentrez à la maison, demandez autour de vous, réunissez un groupe un fois par semaine pour marcher en pleine conscience, manger en pleine conscience et écouter un enseignement du Dharma ensemble. Je pratique toujours la méditation marchée dans les gares ou les aéroports. Si je vais au supermarché, je fais de même! Si vous y faites de la méditation marchée, vous savez quoi acheter et quoi ne pas acheter! Parfois, je sors du supermarché en n'ayant rien acheté. C'est du Bouddhisme appliqué que vous pouvez pratiquer dans la société.

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Q: Comment les enfants et les petits enfants peuvent-ils se réconcilier avec des parents ou des grands-parents qui les ont blessés ou abusés ? Nous voulons aussi aimer nos aînés, mais nos blessures sont encore trop fortes.

R: Lorsque nos parents souffrent et ne savent pas comment gérer leur souffrance, il nous la transmettent. Donc en regardant dans notre souffrance, nous pouvons voir la souffrance de nos parents. Si nous ne transformons pas cette souffrance, nous la transmettrons aussi à nos enfants. C'est le samsara de la souffrance.

Nous pensons en général que nos parents sont à l'extérieur de nous, qu'ils sont des personnes différentes. Ce n'est pas vrai, ils sont à l'intérieur de nous, entièrement présents dans chacune des cellules de notre corps. Le bonheur et la souffrance de chaque cellule de notre corps est aussi celle de nos parents.

Si nous ne transformons pas la souffrance de nos parents en nous, nous ferons également souffrir les gens que nous aimons le plus. Nous ne devrions pas essayer de changer le père ou la mère à l'extérieur de nous sans changer le père ou la mère à l'intérieur de nous. Nous devons nous souvenir que nous sommes la continuation de nos parents. Nous les emmenons dans le futur. Donc à chaque fois que vous marchez, invitez votre père ou votre mère intérieur (e) à se joindre à vous pour qu'il ou elle puisse goûter les merveilles de la vie et être ainsi transformé en vous.

Savourez une tasse de thé avec eux, de sorte à ce qu'ils puissent être transformés à l'intérieur de vous. C'est plus facile de transformer votre père ou votre mère intérieur (e) avant de vous focaliser sur le père ou la mère à l'extérieur de vous.

Nous pouvons transformer nos parents intérieurs en des personnes aimantes, pleines de joie, compassionnées et mettre fin à leur samsara en nous. Nous serons alors en situation d'aider notre père, notre mère extérieurs à changer. Mais pas avant, car un père intérieur en colère se confrontant à un père extérieur en colère, cela ne peut mener à grand chose! J’ai vu des enfants revenir aider leurs parents. Prendre refuge dans les Trois Joyaux et les cinq entraînements est la voie la plus parfaite pour guérir les blessures et se transformer.

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Question posée à Thay durant une retraite à Deer Park en Californie

Rédigé par Maison de l'Inspir Publié dans #Inspiration

Question posée à Thay durant une retraite à Deer Park en Californie

Question : Après un traumatisme j’ai peur le soir et j'ai des cauchemars la nuit. Y a-t-il une pratique ou quelque chose que je peux faire pour m’aider à rester en pleine conscience même après un cauchemar et pour que je puisse continuer à expérimenter la paix.

Réponse de Thay :

A chaque fois que vous vous réveillez d’un cauchemar vous vous sentez si heureuse.

Ce bonheur ne peut pas être sans le cauchemar.

Si nous savons comment chérir chaque moment de notre vie quotidienne, non seulement nous nous réjouissons de notre vie quotidienne quand nous sommes éveillés mais indirectement nous allons réduire le nombre de cauchemars durant la nuit.

Moi-même j’ai des cauchemars de temps en temps parce que notre conscience porte en elle la conscience collective de la société. Ma génération est passée à travers deux guerres, une avec les français et une avec les américains. Il y a eu beaucoup de morts, de destruction, de désespoir et avec la pratique vous pouvez guérir doucement mais vous ne pouvez pas guérir complètement.

La souffrance peut également jouer un rôle positif. Hier j’étais assis sur la montagne et j’ai vu de jeunes américains également assis en méditation et je me suis senti si heureux. C’est complètement différent du temps où les jeunes américains sont venus au Vietnam, ont tué et ont été tués. Nous sommes capables de faire cela aujourd’hui, des jeunes américains et des jeunes vietnamiens assis ensemble générant la compassion et la joie, c’est très beau. C’est exactement l’opposé de ce que nous avions durant les années soixante. C’est très guérissant mais le processus de guérison continue. Les cauchemars peuvent encore nous aider pour que nous chérissions, nous apprécions ce que nous sommes capables d’avoir aujourd’hui.

Chaque moment peut être un moment de bonheur.

Question posée à Thay durant une retraite à Deer Park en Californie
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Dis-moi Thay : C'est quoi Dieu?

Rédigé par Maison de l'Inspir Publié dans #Inspiration

Dis-moi Thay : C'est quoi Dieu?

Durant la retraite d'été un enfant a posé cette question à Thay et voici sa réponse :

"Question difficile mais je vais essayer de répondre.
Je pense que Dieu est tout. Certainement Dieu n'est pas une idée ou une notion.
Dieu est très réél, tu peux entrer en contact avec Dieu lorsque tu es en pleine conscience, concentré, avec une vision profonde. Quand tu viens au Village des Pruniers en tant que pratiquant de méditation, tu cultives l'énergie de pleine conscience, de concentration et de vision profonde et avec ces trois énergies très certainement tu peux toucher Dieu à la fois au Village des Pruniers ou quand tu rentres chez toi tu continues à toucher Dieu.

Tu sais que lorsque tu t'arrêtes de penser, lorsque tu inspires en pleine conscience et te réjouis d'inspirer tu peux déjà entrer en contact avec Dieu, parce que lorsque tu inspires comme cela tu te réjouis d'inspirer et tu découvres qu'inspirer c'est merveilleux.

Lorsque j'inspire je sais que je suis vivant et être vivant est une chose merveilleuse.
Quand j'inspire je deviens vraiment vivant, je vois que mon corps, que mon esprit sont merveilleux, je peux entrer en contact avec le soleil, avec les collines où poussent les fleurs de tournesol, avec l'eau qui coule du robinet, il y a tant de merveilles dans la vie en moi et autour de moi.

Lorsque je marche en pleine conscience je reconnais que le sentier qui amène au sommet ou dans les bois est plein de merveilles, l'herbe, les petites fleurs, les insectes, le soleil, tout est une merveille. Un caillou, une feuille, un papillon, tout est merveilleux et je peux voir Dieu dans tout. Tu peux voir Dieu dans un caillou, dans un grain de poussière, dans un papillon, dans une fleur de tournesol. Tu peux voir Dieu dans la personne à côté de toi et si tu vois Dieu ainsi tu es une personne heureuse.


Tu ne veux pas te faire du mal et tu ne veux pas faire du mal aux autres, même s'ils sont violents. Ils souffrent parce qu'ils n'ont pas été capables d'entrer en contact avec Dieu. mais s'ils pratiquent la pleine conscience, la concentration et la vision profonde, s'ils sont conscients, concentrés et qu'ils ont de la clarté ils auront la chance de réaliser qu'ils sont dans le royaume de Dieu. Nous sommes rééllement dans le royaume de Dieu et lorsque nous faisons la marche méditative nous marchons dans le royaume de Dieu.

Si tu fais la marche méditative correctement tu sais que tu marches dans le royaume de Dieu et si le royaume est là, Dieu est là aussi. Tu peux entrer en contact avec Dieu dans le royaume de Dieu avec chaque souffle et chaque pas et c'est ce que je fais durant la marche méditative. Se réjouir du royaume de Dieu cela veut dire se réjouir de Dieu.
Pour moi Dieu n'est pas une idée abstraite mais quelque chose très réél que tu peux rencontrer dans chaque moment de ta vie quotidienne. Ton corps appartient au royaume de Dieu, ton esprit aussi.

Cette fleur, ce ruisseau, cet arbre, ils appartiennent tous au royaume de Dieu et c'est dommage si nous nous laissons attraper par notre colère, par notre peur, notre jalousie et que nous ne puissions pas être en contact avec le royaume de Dieu. Si nous ne savons pas comment être en contact avec le royaume de Dieu et avec Dieu alors nous gaspillons notre vie.


Au Village des Pruniers nous apprenons à marcher, à s'asseoir, à manger, à prendre une douche de manière à pouvoir entrer en contact avec les merveilles de la vie qui appartiennent au royaume de Dieu.
Tout appartient au royaume de Dieu, incluant cette fleur de lotus, incluant ce petit garçon.

Continues à apprendre pour pouvoir comprendre cela plus profondément."

Dis-moi Thay : C'est quoi Dieu?
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Transcription d'un enseignement offert par Thay Novembre 2012 sur la Terre Mère

Rédigé par Maison de l'Inspir Publié dans #Inspiration

Transcription d'un enseignement offert par Thay Novembre 2012 sur la Terre Mère

Bonjour, chère Sangha. Nous sommes dans la salle de méditation Assemblée des Etoiles du temple Nectar du Dharma, au Hameau du Bas, pendant notre retraite d’hiver (29 Novembre 2012).

Notre société n’est pas en très bonne santé. Et donc, beaucoup parmi nous sont malades nous avons besoin de guérison et de nourriture. Nous nous sommes intoxiqués avec des poisons. Notre esprit a beaucoup de poisons, tels que l’avidité, la haine, la colère et le désespoir. Notre corps aussi a beaucoup de poisons parce que nous ne savons pas comment consommer.

Notre Mère la Terre a la capacité de se guérir elle-même et elle a la capacité de nous aider à guérir si nous savons comment prendre refuge en elle. Quand le Bouddha enseignait à son fils, Rahula, il parlait de la Terre, douée des qualités de patience et d’équanimité. La patience et l’équanimité sont les deux grandes qualités de la planète Terre. Si c’est nécessaire, notre Mère la terre peut passer un million d’années, voire dix millions, à se guérir elle-même. Elle n’est pas pressée. Elle a le pouvoir de se régénérer. Il faut que nous voyions cela. Si nous étudions l’histoire de la Terre, nous savons qu’elle a eu jusqu’ici beaucoup de patience, et aujourd’hui elle est un astre magnifique.

Quand nous marchons, nous sommes conscients que la terre soutient nos pas. Mais notre Mère la Terre n’est pas simplement sous nos pieds, au-dessous de nous ; notre Mère la Terre est à l’intérieur de nous. Penser que la Terre Mère est seulement l’environnement qui nous entoure, à l’extérieur de nous, n’est pas exact. La Terre Mère est à l’intérieur de nous. Nous n’avons pas besoin de mourir pour retourner à la Terre Mère. Nous sommes déjà en elle. C’est pourquoi il nous faut apprendre comment prendre refuge en elle. C’est la meilleure façon de guérir et de nous nourrir.

La méditation marchée est une des moyens de guérison. La méditation marchée est efficace quand nous savons comment laisser la Terre être en nous et autour de nous. Simplement prendre conscience que nous sommes la Terre. Il n’y a pas grand chose à faire, nous n’avons rien à faire du tout, pour obtenir guérison et nourriture. Tout comme lorsque nous étions dans le ventre de notre mère, nous n’avions pas besoin de respirer, nous n’avions pas besoin de manger, parce que notre mère respirait et mangeait pour nous. Nous n’avions à nous inquiéter de rien. Il est possible, maintenant, de nous conduire de cette façon.

Lorsque vous vous asseyez, laissez la Mère Terre s’asseoir pour vous. Quand vous respirez, laissez la Terre Mère respirer pour vous. Quand vous marchez, laissez la Terre Mère marcher pour vous. Ne faites aucun effort. Laissez-la le faire. Elle sait comment faire.

Lorsque vous êtes assis, laissez l’air pénétrer dans vos poumons. Laissez l’air sortir de vos poumons. Nous n’avons pas à essayer pour inspirer. Nous n’avons pas besoin d’essayer pour expirer. Nous permettons simplement à la nature, à la Terre d’inspirer et d’expirer. Nous nous contentons d’être assis, là, à prendre plaisir dans notre inspir et dans notre expir. Il n’y a pas de « vous » en train d’inspirer et d’expirer. L’inspiration et l’expiration se produisent tout seuls. Faites l’essai.

Nous laissons notre corps se détendre totalement, sans effort de volonté ou d’aucune sorte. Adoptez l’attitude du fœtus dans le ventre de sa mère. Laissez votre mère faire tout pour vous, respirer, manger, boire. Ceci est possible si vous savez comment prendre refuge en votre Mère la Terre. C’est une grande bodhisattva, elle est la mère de tous les bouddhas, de tous les boddhisattvas,de tous les saints. Shakyamuni est son fils. Jésus Christ aussi est son fils. Nous aussi sommes ses fils et ses filles, et nous devons apprendre à prendre refuge en elle et lui permettre de continuer à tout faire pour nous.

La guérison se produit:

Nous n’avons besoin de rien faire du tout. Autorisez-vous seulement à être assis ; laissez la position assise se faire. Si vous asseoir n’est pas le résultat d’un effort, la relaxation arrivera. Et vous savez quoi ? Quand il y a relaxation, le processus de guérison commence. Pas de guérison sans relaxation. La relaxation signifie ne rien faire, pas d’effort.

Ainsi, lorsqu’il y a inspiration, ce n’est pas vous qui inspirez. Et pendant l’expiration, savourez, c’est tout. Dites : « La guérison est en train de se produire, la guérison est en train de se produire. » Laissez votre corps se régénérer, se guérir, se nourrir. C’est la pratique de la non-pratique.

Si nous observons bien, nous voyons que La Terre Mère a le pouvoir, la capacité de se guérir et de nous guérir. Vous croyez en ce pouvoir, qui vient de votre propre observation, de votre propre expérience, pas de quelque chose qu’on vous a dit ou demandé de croire. La Terre Mère peut se régénérer, peut se transformer, peut se guérir, et peut nous guérir. Ceci est un fait. Si nous reconnaissons ce fait, la foi est là, et nous pouvons prendre refuge. Nous nous laissons guérir par notre Mère la Terre. Assis, nous obtenons la guérison.

Marchant, nous obtenons la guérison. Respirant, nous obtenons la guérison. Nous n’avons rien à faire du tout. Abandonnez-vous seulement à la Terre Mère et elle fera tout.

Quand l’inspiration a lieu – je ne veux pas dire quand vous inspirez – vous dites : « Ce qui a lieu, c’est que je suis en train d’être nourri. » Laissez-vous nourrir. Vous êtes nourris par l’air, vous êtes nourri par les rayons du soleil, parce que l’air vous respire, vous pénètre. Et les rayons du soleil aussi pénètrent en vous. Père Soleil et Mère Terre sont sont là vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour nous. Même pendant la nuit, le soleil est présent ; sinon, nous mourrions de froid. Comme la Terre Mère, Père Soleil est également en nous, pas seulement là-haut dans le ciel, à l’extérieur. Quand j’ai écrit « Le Soleil, mon Cœur », j’avais cette intuition, cette vision que le soleil est mon cœur à l’extérieur de moi.

Si nous connaissons la pratique de la non-pratique, nous n’avons pas à nous échiner ou à nous battre pour pratiquer. Peut-être pensez-vous qu’il vous faut beaucoup de médicaments, beaucoup d’exercice, pour guérir. Mais le seul exercice qui peut vous guérir est l’exercice du non-exercice. Laissez-vous vous détendre et relâcher toute tension dans votre corps, toute inquiétude et toute peur dans votre esprit, parce que ces choses-là vous empêchent de guérir. Lâchez prise, relâchez, prenez totalement refuge dans la Terre et le soleil, et laissez-vous guérir. Faites cela dans les quatre positions : assis, allongé, en marchant et en étant debout. Laissez La Terre Mère et Père Soleil pénétrer en vous, agir pour vous de sorte que vous puissiez guérir.

Telle est notre expérience : aucune guérison n’est possible sans relâche, sans détente. Ainsi, quand vous vous asseyez, asseyez-vous de telle façon que vous n’ayez pas d’effort à faire, mais savourez seulement et profondément votre assise. Rien à faire, nulle part où aller. Je savourer simplement le fait d’être assis. Une demi-heure d’assise comme cela, c’est une demi-heure de guérison.

Vous savourez chaque inspir. Ce n’est pas vous qui fabriquez l’inspir et l’expir. Nul besoin de fabriquer une inspiration et une expiration. Ca se produira tout seul.

L’inspiration n’a pas besoin d’un soi pour se produire. Je n’ai pas besoin d’inspirer, l’inspiration se produit toute seule. Je savoure, c’est tout. Si je sais comment savourera la respiration, celle-ci deviendra plus agréable. La qualité de la respiration ira en grandissant, parce que je n’essaierai pas d’interférer et de la forcer.

Par conséquent, l’assise devrait être naturelle, sans effort. Même chose pour la respiration, même chose pour la marche. N’essayez pas de marcher, laissez-vous simplement marcher. La marche se produira sans vous. Soyez là, c’est tout, et savourez, parce que si lâcher prise et détente sont là, chaque pas est guérison, chaque pas est nourriture. Pas de guérison possible sans relaxation et lâcher prise.

Nous devrions pratiquer cette chose toute simple afin de guérir et d’aider notre société et le monde à guérir. Si vous faites cela pendant une heure, c’est pour vous une heure de guérison. C’est possible. Rendez cette pratique agréable, rendez-la guérissante et nourrissante. Quoi que vous fassiez, n’essayez pas, ne soyez pas dans l’effort. Prenez refuge dans la Terre Mère. Elle sait comment faire. Elle continue à le faire pour vous, juste comme à l’époque où vous étiez dans le ventre de votre mère.

Thich Naht Hanh

Hameau du bas, Village des Pruniers

Novembre 29, 2012

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Les Bouddhistes croient-ils en la réincarnation?

Rédigé par Maison de l'Inspir Publié dans #Inspiration

LES BOUDDHISTES CROIENT-ILS EN LA RÉINCARNATION ?

Enseignement donné par le Vénérable Maître Thich Nhat Hanh au Village des Pruniers


Dans le bouddhisme nous pouvons transcender la notion de naissance et de mort et nous utilisons le mot de remanifestation.

Je voudrais savoir combien parmi vous ont vu le film intitulé " Little Buddha " ? Une enquête a permis d’établir en 1983 que 25 pour cent des Européens croient en la réincarnation. Huit ans plus tard, aux Etats-Unis, on a découvert que 23 pour cent des Américains croient à une certaine forme de réincarnation. Il y a donc beaucoup de gens qui sont prêts à croire ou qui sont favorables à l’idée de réincarnation. Parmi ces gens il y a des catholiques, des protestants, etc. Des dirigeants chrétiens disent que les enseignements de la réincarnation ne correspondent pas à ceux du christianisme. Mais comme tant de personnes y croient, ils pensent qu’il est impossible de refuser cette notion.

La notion de réincarnation est populaire pour plusieurs raisons : d’abord il semble que certains individus qui nuisent aux autres par leur comportement ne souffrent pas du tout ; c’est une forme d’injustice, il faudrait donc qu’il y ait une vie future pour que ces gens puissent en quelque sorte payer en échange du mal qu’ils ont commis.

L’autre raison c’est que la durée de la vie terrestre est trop courte pour à elle seule décider de l’éternité. Nous vivons 50, 60 , 70 ans seulement et nous voudrions avoir d’autres possibilités pour réussir à être en harmonie avec Dieu, pour prouver que nous sommes capables de vivre mieux.

Une autre raison c’est la peur du néant. Si ce corps disparaissait, recommencer dans un autre corps plus sain, ce serait comme de changer de vêtement. Il faut donc qu’il y ait d’autres vies pour continuer et ainsi la notion de réincarnation est très réconfortante et elle prend racine en Occident.

A cause du film de Bertolucci les gens pensent de plus en plus à la réincarnation. Une chose amusante est qu’en Asie on n’aime pas tellement l’idée de réincarnation parce qu’on voudrait plutôt que la roue de l’existence cesse et avec elle le cycle des souffrances. Mais en Occident, il semble que l’on aime cette idée. Il y a donc une différence de mentalité entre l’Occident et l’Orient. C’est un fait que l’idée de réincarnation avec la notion de continuation qu’elle implique est actuellement très populaire.

Au cours du troisième siècle après J.C. un théologien catholique du nom de Origen a enseigné la préexistence de l’âme avant son entrée dans le corps. Il s’agit donc d’incarnation et non de réincarnation. Il semble que cette idée soit très proche de l’autre parce que si vous êtes incarné une fois il est possible que vous le soyez une autre fois. En 540 environ Origen a été condamné par le concile de Constantinople à cause de cette idée.


La notion de résurrection est proche de celle de réincarnation. Qu’est-ce qui doit être ressuscité sinon le corps? Donc nous pouvons utiliser la notion de réincarnation. Lorsque le corps est restauré l’âme entrera à nouveau dans le corps. D’après les enseignements du Jugement Dernier chacun doit retrouver son corps ressuscité et c’est bien une réincarnation. Il est difficile de dire qu’il n’y a pas de réincarnation dans le christianisme. Certains théologiens chrétiens disent que pour inclure la notion de réincarnation il faudrait modifier de nombreux enseignements à l’intérieur même du christianisme. Nous ne sommes pas sûr de cela parce que les éléments de réincarnation sont vraiment là dans les enseignements du christianisme.

Nous voulons tous savoir ce qui va arriver après notre mort et nous nous révoltons tous contre l’idée que nous devons mourir. C’est pourquoi l’idée de réincarnation est très importante pour nous. Devons-nous continuer ou pas après la mort ? et où et quand ?

Nous savons que les humains ne peuvent pas être heureux s’ils ne croient pas en quelque chose. La foi est importante, mais la foi c’est quelque chose de vivant, c’est comme l’amour, la haine, le désespoir, c’est une formation mentale. C’est une chose vivante et tout ce qui est vivant change. Votre foi c’est quelque chose de vivant qui doit changer au cours du temps, qui doit grandir comme un arbre. La foi qui était la vôtre quand vous aviez dix ans n’est plus là. Que vous soyez chrétien, musulman, marxiste, bouddhiste ; la foi est quelque chose qui doit changer tout le temps : il faut accepter ce fait. L’avantage de l’étude et de la pratique du bouddhisme, c’est qu’on nous rappelle constamment que tout change y compris notre foi, la foi est une chose vivante.

Alors que vous continuez à vivre, votre foi grandit. C’est la même chose dans toutes les traditions spirituelles et nous ne devons pas craindre l’arrivée d’un changement dans notre façon de croire. En fait, lorsque les choses arrêtent de se développer, la vie devient impossible. D’une part, nous savons que sans foi nous ne pouvons pas vivre, nous ne pouvons pas être heureux. D’autre part, nous savons que la foi est quelque chose qui change. Il y a donc le risque de perdre votre foi et dans ce cas vous devenez une sorte de fantôme affamé.

C’est pourquoi notre attitude vis-à-vis de la foi est très importante. Nous devons prendre soin de notre croyance, de notre foi, d’une façon très sage, de sorte que notre foi se développe dans la direction qui nous apportera plus de paix et de joie.

Il y a plusieurs années vous aviez une idée à propos du Bouddha, cette idée était en rapport avec votre foi dans le bouddhisme. Maintenant après plusieurs années de pratique vos notions à propos du Bouddha ont beaucoup changé et bien sûr votre foi a aussi changé. Donc votre foi dépend de vos notions, de votre perception, de vos études, de votre pratique. Nous devons abandonner nos perceptions, nos notions, de façon à avoir une perception meilleure, une foi meilleure. Nous ne pouvons pas nous associer une seule notion à un objet unique de notre foi.

D’abord il se peut que nous croyions que la réincarnation correspond à l’idée que l’âme entre dans le corps. Nous pouvons dire que l’âme est permanente et le corps impermanent. Lorsque nous nous débarrassons d’un corps nous pouvons entrer à nouveau dans un autre corps. L’immortalité de l’âme et l’impermanence du corps, c’est peut-être une première notion de réincarnation. Il se peut que nous commencions comme cela et que nous nous appelions bouddhistes, c’est accepté pour un débutant. Mais si vous continuez à être un bouddhiste vous devez pratiquer plus et l’idée de l’immortalité de l’âme doit faire place à une autre idée plus proche de la réalité.

Si vous étudiez les soutras, si vous pratiquez l’observation de votre esprit ; vous verrez qu’il n’y a rien de permanent dans l’ensemble des cinq skandas : le corps, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Tout change constamment. Il n’y a pas une seule chose qui reste identique pendant deux moments consécutifs. Vous voyez que non seulement le corps, mais aussi l’âme est impermanente, parce que l’âme est faite d’éléments tels que les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. En dehors de ces éléments il n’y a rien que vous puissiez appeler une âme. L’idée d’immortalité de l’âme doit être remplacée et votre compréhension de la réincarnation sera plus proche de la réalité.

On appelle bouddhisme populaire le bouddhisme des masses. Mais si vous continuez, vous entrez dans un autre bouddhisme : le bouddhisme profond ; et c’est un domaine que nous explorons. A cause de cette exploration nous sommes plus proches de la réalité de nous-même et du Dharma. L’idée de réincarnation est encore là mais notre compréhension est différente.

Ré-in-carnation : "carn", c’est la chair. L’idée consiste en ce qu’il y ait une âme, un corps et l’âme pénètre dans le corps. Dans le bouddhisme on n’utilise pas le mot réincarnation mais le mot renaissance, parce que la notion de réincarnation implique l’existence d’une âme immortelle qui entre et sort du corps et entre à nouveau dans un autre corps. Il n’existe rien de tel que cette âme immortelle qui sort d’un corps pour entrer dans un autre. L’utilisation du mot renaissance est perçue comme quelque chose d’inadéquat parce que le mot naissance représente quelque chose qui n’existe pas vraiment si nous sommes capables de toucher la réalité de la non-naissance et de la non-mort.

Etre né veut dire qu’à partir de rien on devient quelque chose et que de quelque chose on devient rien lorsque l’on meurt. J’existe pendant tant d’années et tout d’un coup je cesse d’exister. C’est la notion habituelle de mort et de naissance. Observant ce qui nous entoure nous voyons que rien ne fonctionne ainsi.


Il y a une fleur et nous pensions que c’est quelque chose qui vient de rien. Mais avant sa naissance la fleur existe sous une autre forme. Dans le bouddhisme nous pouvons transcender la notion de naissance et de mort et nous utilisons le mot de remanifestation. La naissance de la fleur c’est un jour de remanifestation. La fleur était donc déjà là sous une certaine forme mais nous n’étions pas capable de la reconnaître. Vishnapti veut dire se manifester de façon à ce que les gens reconnaissent et perçoivent. L’idée de manifestation implique l’idée d’une manifestation antérieure. Cette chose est toujours là. Si les conditions sont suffisantes cette chose peut à nouveau se manifester. Et, lorsque nous voyons les choses se manifester, nous disons qu’elles sont nées mais en fait elles ne sont pas nées, elles se manifestent. Parce qu’être né c’est à partir de rien. Donc il y a eu quelque chose avant qu’il y ait manifestation.

Les notions de naissance, d’existence, de venir, de paraître sont des notions que nous appliquons à une chose après qu’elle se soit manifestée. Avant la manifestation de cette fleur nous ne la voyons pas. Nous disons : la fleur n’est pas encore née. Lorsqu’elle se manifeste nous disons : la fleur est née, elle est arrivée. Etre né, être arrivé, c’est s’être manifesté et lorsque la fleur à cause d’un manque de conditions nécessaires arrête de se manifester nous disons qu’elle n’est plus. Donc toutes nos notions comme la naissance, la mort, l’être, le non-être , venir, partir, toutes ces notions doivent être transcendées. La réalité est en dehors de ces notions. Lorsque nous étudions le bouddhisme et pratiquons le regard profond nous nous libérons de toutes ces idées. Nous avons toujours une croyance et elle est de plus en plus solide et personne ne peut nous l’enlever, parce que notre croyance n’est pas faite de notions mais de la réalité.

Au début on peut croire à la réincarnation et grâce à cette croyance vous avez l’impression d’être sur un chemin, mais lorsque vous commencez à pratiquer votre idée sur la réincarnation change. Au début vous avez l’idée de cette âme immortelle qui entre dans un corps et qui en sort pour entrer dans un autre. Mais, comme vous observez profondément à l’intérieur et à l’extérieur vous comprenez que cette notion est un peu naïve. Donc vous transcendez cette notion et ainsi votre foi se développe. Comme la croissance de votre foi est basée sur l’observation véritable, vous avez toujours votre croyance et elle continue à vous apporter de la joie, vous savez que même si votre croyance change demain, vous n’aurez pas peur parce que vous approchez de plus en plus la réalité. Il n’y a aucun risque de ne plus avoir de croyance parce que vous avez décidé d’être un avec la réalité. Si vous décidez de vous attacher à un concept vous risquez de douter et alors, vous allez plonger dans la nuit de la non-croyance et c’est un moment très difficile dans une vie.

Au début de votre pratique du bouddhisme vous avez une notion du Bouddha, du Dharma et de la Sangha. Vous exprimez votre désir de prendre refuge dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha. Votre croyance dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha est basée sur votre compréhension des trois joyaux à ce moment. Mais alors que vous pratiquez, vos notions de Bouddha, de Dharma et de Sangha ont changé et c’est une bonne chose. Parce que si dix années passent sans que votre croyance évolue vous risquez de vous réveiller et de ne plus croire en ce que vous croyiez. Il semble que cette notion n’est plus valable et vous êtes plongé dans l’obscurité de la non-croyance. Nous ne devons pas accepter une chose comme la vérité et la garder comme une notion en nous. Nous devons observer cette chose chaque jour nous devons toucher la réalité de notre vie spirituelle chaque jour et c’est une façon très sûre de nous occuper de notre croyance.

Au Village des Pruniers vous avez appris que le Bouddha est une personne éveillée qui a beaucoup de compréhension et de compassion. Vous apprenez que vous aussi vous avez l’éveil et que vous pouvez cultiver la compréhension et la compassion. On vous donne des instructions pour y arriver. On vous explique qu’il y a une semence de Pleine Conscience en vous. Si vous voulez arroser cette semence chaque jour, si vous pratiquez le toucher de cette semence chaque jour, cette semence va se développer et vous procurer l’énergie de la compassion, de la compréhension, de l’amour, de la joie. En pratiquant vous remarquez que l’enseignement est vrai parce que votre compréhension, votre tolérance et votre compassion se développent chaque jour. A cause de cela (l’expérience directe de la pratique) vous croyez dans la pratique de la Pleine Conscience et personne ne peut retirer cette croyance de vous. On vous dit que l’essence de Bouddha c’est I énergie de la Pleine Conscience en lui ou en elle. On vous dit que vous avez cette semence de Pleine Conscience et que vous avez la capacité d’un Bodhisattva. Et comme l’énergie de la Pleine Conscience c’est l’essence d’un Bouddha ou d’un Bodhisattva, vous savez que le Bouddha et le Bodhisattva sont là. Parce que chaque fois que vous êtes soutenu, que vous êtes motivé, que vous êtes éveillé par l’énergie de la Pleine Conscience vous vous sentez bien, joyeux, vivant vous sentez la force en vous et donc l’énergie de la Pleine Conscience est l’objet de votre croyance. Si vous croyez en la Pleine Conscience en vous-même ; votre croyance dans le Bouddha sera identique à cela. Donc vous n’avez pas besoin d’aller en Inde pour rencontrer le Bouddha. Vous n’avez pas besoin de retourner 2600 ans en arrière pour rencontrer le Bouddha. Vous savez que vous pouvez rencontrer le Bouddha dans l’ici et le maintenant chaque fois et où vous -le voulez. L’autre jour, j’ai dit que si j’entends que le Bouddha est maintenant dans l’état de Bihar en Inde au pied de la montagne Gridakuta, que si l’on veut le rencontrer et pratiquer la méditation marchée il faut acheter un ticket d’avion. Je ne suis pas tenté de faire cela parce que je sais que je peux être avec le Bouddha. Je peux le faire tout de suite, je n’ai pas besoin d’aller où que ce soit pour le faire. Et nous tous pouvons le faire parce que le Bouddha n’est pas une image pour nous ce n’est pas plus une notion. C’est quelque chose de plus substantiel que l’on peut toucher à chaque moment et si vous avez ce genre de foi vous êtes réconforté, personne ne peut vous enlever cela et au moment de mourir vous serez fort parce que vous savez qu’il n’y a ni mort ni naissance mais seulement des manifestations et des cessations de manifestation.

Au mois d’avril on ne peut voir aucun tournesol autour du Village des Pruniers et on pourrait dire qu’ils ne sont pas là. Pourtant les graines de tournesol ont déjà été plantées, les fermiers ont tout préparé et ils sont conscients de cela. Lorsqu’ils regardent les collines et les champs vides ils peuvent déjà voir les champs couverts de fleurs. Il se peut que nous ayons l’impression que les tournesols n’existent pas à ce moment là, mais cette notion ne correspond pas à la réalité. Les tournesols sont là mais il manque quelques conditions comme la chaleur des mois de juillet et d’août. C’est la raison pour laquelle nous ne voyons pas de tournesol. Alors qu’il marchait seul, Saint François d’Assise s’est approché d’un amandier, il a regardé profondément cet arbre et lui a demandé : "Parle moi de Dieu". Et tout d’un coup l’amandier s’est couvert de fleurs. Lorsque j’ai lu cette histoire, j’ai eu l’impression de lire une histoire zen, parce que les histoires zen ressemblent à cette histoire.

Si au mois d’Avril, en marchant, vous passez près d’un champs de tournesols, demandez aux collines de vous montrer le Royaume des Cieux, la Terre Pure. Il se peut que le champ se couvre tout d’un coup de tournesols. En fait les fermiers qui ont planté les semences savent qu’elles sont là et ils sont capables de voir les fleurs. Il suffit d’être ici en juillet pour voir tout le champ couvert de tournesols.

Dans le bouddhisme nous parlons en termes de dimension historique et de dimension ultime. Dans la première nous voyons plusieurs signes comme la naissance, la mort, l’être, le non-être, l’aller, le venir.

Dans la dimension historique vous pouvez penser que le Bouddha vivait il y a 2600 ans et qu’il vous faudra peut être attendre de très nombreuses années avant qu’un autre Bouddha apparaisse. Il se peut que vous planifiez votre vie d’après cette opinion, mais si vous choisissez la dimension ultime vous verrez que vous pouvez tenir la main du Bouddha pour partir en méditation marchée immédiatement.

Les deux dimensions sont une. Vous ne pouvez pas imaginer la dimension ultime distincte de la dimension historique. C’est comme les vagues et l’eau. Les vagues vues à la surface de l’océan représentent la dimension historique mais la substance qui crée la vague, c’est l’eau et bien que les vagues semblent avoir un début, une fin, un haut et un bas, l’eau dans les vagues ne peut pas être décrite par ces caractéristiques.

La dimension ultime ne dépend pas des signes, des notions d’existence, de non-existence, de l’aller et du venir. Nous savons que l’eau et les vagues sont unes et nous ne pouvons pas séparer l’une de l’autre. La dimension historique est une avec la dimension ultime. Si vous savez toucher les vagues profondément, vous pouvez toucher l’eau. Si vous savez toucher profondément le monde de la naissance et de la mort, de l’aller et du venir, vous pouvez toucher le monde de la non-naissance et de la non- mort, du non-aller et venir. C’est cela, notre pratique de chaque jour. II faut vivre votre vie de telle façon que vous puissiez toucher la dimension ultime plusieurs fois par jour, sinon tout le temps.

Supposez que vous regardiez ce pot de fleurs. Si vous êtes en Pleine Conscience, et il y a des façons d’être en Pleine conscience comme par exemple respirer, s’incliner profondément devant la fleur. Tout d’un coup la fleur se révèle à vous : la fleur est une manifestation et nous même sommes une manifestation. Les fleurs représentent tout le cosmos, l’infini, dans le temps et dans l’espace et nous aussi.

Si vous continuez à être là, à observer alors vous pouvez toucher la dimension ultime de la fleur et vous touchez votre propre dimension ultime. A ce moment vous pouvez vous établir dans la dimension ultime, libéré des notions de naissance et de mort, d’aller et de venir, d’être et de non être.

Vous ne voyez pas seulement la présence de la fleur comme une chose merveilleuse mais aussi la manifestation de vous-même comme une chose merveilleuse. Selon votre regard profond vous toucherez plus ou moins profondément la dimension ultime de la fleur et de vous-même. Le Bouddha nous offre le genre de pratique qui peut nous aider à toucher la dimension ultime.

L’autre jour je parlais de la pratique de toucher la terre. Chaque soir avant ou après la méditation assise nous faisons trois, cinq ou six prosternations. En joignant les paumes de mains, en vous inclinant vous vous voyez en contact avec tous les ancêtres. Ancêtres spirituels et ancêtres de la famille, vous vous voyez comme la continuation de ces ancêtres, vous voyez qu’ils sont vous-même et vous voyez aussi vos enfants et petits enfants et disciples présents dans ce moment. Dans l’acte de toucher la terre, vous vous rendez à la terre pour être avec le courant d’être que vous êtes vraiment. A ce moment vous êtes vos ancêtres mais aussi les générations futures. Simplement en touchant la terre de cette façon vous touchez la dimension ultime. Restant ainsi pendant quelques minutes :inspirez, expirez et vous vous voyez comme étant chaque personne de la lignée. A ce moment là vous n’êtes plus pris par la notion de moi tel que :" Je suis ce corps ". Le Bouddha a dit :

" Ces yeux ne sont pas moi, je suis plus que ces yeux ". Touchant la terre pour la seconde fois il se peut que vous soyez tout d’un coup un avec la terre, avec les montagnes, avec les pins. Touchant la terre, vous êtes tout : la fleur, la table. Vous êtes libres des notions de moi. A ce moment vous touchez la dimension ultime.

Il se peut que vous fassiez cela par respect pour le Bouddha et les ancêtres. Vous restez vous-même et les ancêtres restent eux-mêmes. Une personne distincte s’incline pour montrer sa gratitude envers les ancêtres. Cette pratique est utile mais en continuant vous allez approfondir et en vous inclinant vous toucherez la dimension ultime.

Si nous pouvons toucher la dimension ultime une transformation se passe en nous. La peur, la douleur commencent à se transformer. La joie, la liberté, la paix vont se développer en nous, nous nous sentons bien en nous-mêmes. Nous sentons que l’amour et la compréhension nous habitent et les gens, les arbres, l’eau et l’air autour de nous vont sentir la même chose.

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Calme

Rédigé par Maison de l'Inspir Publié dans #Inspiration

Calme

Sur le chemin menant à la lune

je me retourne.

Je t'aperçois

et ne cesse de m'émerveiller

sur ta somptueuse beauté,

bulle d'eau

qui flotte sur l'océan de l'espace immense.

Tu es la Terre,

tu es la planète verte

éclatante et superbe,

pourtant si fragile.

Je me découvre en toi,

moi qui marche dans la pleine conscience

sur le chemin de terre

bordé d'herbe fraîche.

Mes pieds font une promesse à la Terre.

Mes yeux embrassent l'heure matinale.

Je m'installe dans la paix de l'instant présent.


Les feuilles d'automne tombent

et recouvrent le chemin

déroulant le tapis de la marche méditative.

Hésitant, l'écureuil se cache

derrière le tronc de l'arbre,

il me considère

de ses yeux teintés d'un peu de surprise,

puis se lance à la cime de l'arbre

pour disparaître derrière une touffe de feuilles.

Je vois le ruisseau limpide

se glisser entre les fentes des rochers blancs.

L'eau rit aux éclats,

les pins sifflent,

ensemble ils célèbrent une matinée de paix.

Je vois aussi les lieux de souffrance

où les conflits entravent l'homme.

Nous nous faisons souffrir les uns les autres

et déversons sur la Terre

la vague déferlante de la discrimination

de la haine,

de l'avidité,

causes implacables

de tant de catastrophes.

Les poussins de la même poule

se teintent de couleurs différentes et se battent.

Les cris déchirants clament l'horreur de la guerre.

La Terre, c'est nous.

Chers frères, chères sœurs,

elle est si belle que j'ai envie de prendre dans les bras toute la planète,

de la serrer tendrement contre ma poitrine.

Respirons ensemble au même rythme

et ramenons le calme dans notre esprit.

Nous, les êtres humains, coopérons.

Acceptons-nous.

Aimons-nous

car nous aimons la Terre,

et nous savons

que notre amour est le tout,

notre amour n'est pas un fragment.

Tous ensemble, nous sommes responsables de la planète.


Mes chers frères et sœurs,

ce matin, transmettons-nous la Vue.

Faisons en sorte

que prenne forme le grand amour.

-Thich Nhat Hanh

Calme
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Un caillou dans votre poche - Méditation guidée

Rédigé par Maison de l'Inspir Publié dans #Inspiration

La très belle méditation guidée des cailloux, offerte par un des nos frères. Elle est en anglais, vous pouvez lire la traduction française ci-dessous.

Méditation des cailloux

J’inspire

Le premier caillou me rappelle d’être frais comme une fleur. Je sais que je suis un être humain et les êtres humains sont aussi des fleurs, les fleurs de cette planète. Nous oublions parfois que nous sommes des fleurs et nous nous desséchons. A cause de cela je veux me souvenir que je suis une fleur. Ce caillou va représenter la fraicheur de la fleur.

J’inspire je me sens frais

J’expire je suis une fleur

Le deuxième caillou me rappelle la solidité et la stabilité que je peux offrir à mes frères et mes sœurs et ma communauté. Nous savons que chacun d’entre nous, avons la capacité d’être solide et ferme comme une montagne, solide dans notre esprit, nos émotions, nos sentiments et dans notre amour. Je veux me souvenir d'être une fondation solide pour mes frères, mes sœurs, mes bien-aimés et ma communauté.

J’inspire je me sens solide

J’expire je suis une montagne

Le troisième caillou représente l’eau, la tranquillité. Je sais que mon esprit peut refléter toutes mes pensées, mes actions, mes anxiétés et lorsque mon esprit est calme, tranquille il va refléter tout ce qui se passe réellement, ce qui se passe à l’intérieur de moi et autour de moi. Comme un lac complètement immobile qui reflète exactement ce qui est autour de lui comme les montagnes, les arbres, les nuages et même le ciel bleu clair. Je souhaite pratiquer comme un lac.

J’inspire eau, tranquillité

J’expire refléter

Le quatrième caillou représente l’espace. L’espace qui est en moi et autour de moi. L’espace que je peux m’offrir à moi-même, à mes amis et à ma famille, tous ceux qui sont proche de moi. Je sais et je suis conscient que tout le monde a besoin d’espace en eux et autour d’eux ; donc je veux offrir à moi-même de l’espace et aussi à mes amis, ma famille, mes bien-aimés cet espace dont ils ont besoin afin qu’ils puissent être libres.


J’inspire je ressens l’espace en moi et autour de moi

J’expire je suis libre

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Poème de Thay

Rédigé par Maison de l'Inspir Publié dans #Inspiration

Poème de Thay

O toi qui tourne en rond,

S'il te plait arrête-toi.

Pourquoi le fais-tu?

"Je ne peux être sans aller, c'est pourquoi je tourne en rond."

O toi qui tourne en rond

s'il te plait arrête-toi.

"Mais si je cesse d'aller, je cesserai d'être."

O mon ami qui tourne en rond,

Tu n'es pas un avec cette histoire folle de tourner en rond.

Tu peux prendre plaisir à aller,

Mais pas à tourner en rond.

"Où puis-je aller?"

Va là où tu peux trouver ton aimé,

Là où tu peux te trouver toi-même.

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Vous cherchez quelque chose?

Rédigé par maisondelinspir Publié dans #Inspiration

Thay :

Ce matin j’ai marché comme d’habitude et pendant la marche je me dis :

« Qu’est ce que tu cherches ? ».

Pendant l’inspiration : « Qu’est–ce que tu cherches ? Qu’est-ce que tu cherches ? ».

Puis Thay regarde l’audience et demande :
« Vous cherchez quelque chose ? » et ce que vous cherchez est déjà là.

C’est cela, c’est  cela, c’est cela et quand vous faîtes une inspiration

vous réalisez que ce que vous cherchez est déjà là en vous et autour de vous,

les merveilles de la vie. Est-ce que vous cherchez le Royaume de Dieu ?

Il est là, il est disponible mais vous n’êtes pas en contact avec le Royaume.

Il faut se mettre en contact, la nature du Bouddha, le Nirvana,

les merveilles de la vie, la Terre Mère, le Père Soleil, tout est là pour vous

et vous n’êtes pas là pour eux.

Donc l’éveil, la concentration, le bonheur est possible à chaque pas, à chaque souffle.

Au Village des Pruniers vous êtes encouragé à être heureux à chaque pas, avec chaque souffle.

C’est une chose possible, le bonheur c’est possible, la paix c’est possible,

la fraternité c’est possible.

Il faut commencer à vivre.

 

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A la Rechercher L’un de l’Autre :

Honoré du Monde, je vous ai cherché depuis mon enfance.

Dès mon premier souffle, j’ai entendu votre appel.

Je suis parti à votre recherche, Bhagavan,

J’ai parcouru tant de chemins périlleux, rencontré tant de dangers.
Dans mes pérégrinations, j’ai enduré désespoir, peur, espoir et souvenirs.
Vers les contrées les plus lointaines, sauvages et immenses, je suis parti,

Sur les étendues d’étranges océans, j’ai navigué,

Sur les plus hauts sommets perdus dans les nuages, j’ai grimpé.marche dans le desert
j’ai plusieurs fois gît mort dans une solitude absolue sur le sable d’anciens déserts,

J’ai tenté de retenir dans mon cœur les nombreuses larmes de pierre,

J’ai rêvé de boire les gouttes de rosée scintillant de l’éclat des galaxies lointaines.
J’ai  laissé des traces de pas sur les montagnes célestes des dieux.
J’ai hurlé du fond de l’enfer Avichi, exténué, éperdu de désespoir.
C’est parce que j’avais faim, j’avais soif.
Au cours de mes dizaines de millions de vies,

J’ai désiré découvrir l’image de Celui qui est parfait,

Bien que je n’en connaisse pas exactement le lieu,

O Béni, je sens du fond de mon cœur la mystérieuse certitude de votre présence.
J’ai le sentiment que depuis des milliers de vies, vous et moi, n’avons été qu’un,

Qu’entre nous il n’y a que l’éclair d’une pensée.
Hier encore, je marchais seul, j’ai vu le chemin ancien couvert de feuilles d’automne.
La lune brillante, accrochée au-dessus du portail, est apparue soudain comme l’image d’un vieil ami.
Alors les étoiles tout excitées ont annoncé que vous étiez là.
La nuit durant, la pluie de la compassion n’a cessé de tomber,

La lumière des éclairs traversait ma fenêtre, un énorme orage s’était levé,

Comme si la Terre et le Ciel s’emportaient dans leur furie.
Enfin, en moi, la pluie s’est arrêtée et les nuages ont disparu.
Par la fenêtre, je vis la lune tardive, paisible et brillante.
Le Ciel et la Terre étaient totalement apaisés.
En me contemplant dans le miroir de la lune, je me suis vu et soudain je vous ai vu, Bhagavan.
Vous étiez souriant.

Comme c’est étrange !

La lune brillante de la liberté  venait juste de me revenir.
En un seul instant, tout ce à quoi j’ai cru, je l’avais perdu.
Dès lors, et à chaque instant qui suivit, je vis que rien ne m’avait quitté,

Et qu’il n’y avait rien à retrouver.
Chaque fleur, chaque caillou et chaque feuille me regarde et me reconnaît.chemin-de-pierre.jpg
Où que se tourne mon regard, je vous vois sourire,

Le sourire de ce qui ne naît ni ne meurt.
Voilà ce que j’ai découvert en regardant dans le miroir de la lune.
Je vous ai vu, Bhagavan,

Vous êtes assis là, aussi solide que le Mont Mérou, aussi calme que mon propre souffle.
Vous êtes assis comme s’il n’y avait jamais eu la violence des tempêtes en ce monde.
Vous êtes assis en paix et libre.
Je vous ai  trouvé Bhagavan, et je me suis trouvé.
Je suis assis, le ciel bleu profond est silencieux,

Les montagnes couvertes de neige sont peintes sur l’horizon, et le soleil chante sa joie.


Vous êtes mon premier amour, Bhagavan,

Vous êtes l’amour toujours présent, immaculé et vierge,

Ainsi  jamais je n’aurai besoin d’un amour dont on dirait qu’il est « le dernier ».
Vous êtes la source, le courant d’une vie spirituelle,

Qui s’écoule depuis des millions de vies dans le samsara, mais qui reste pure comme au début.


Vous êtes ma paix.
Vous êtes ma solidité.
Vous êtes ma liberté intérieure,

Vous êtes le Bouddha,
Vous êtes le Tathagata.
Sans dévier,

Je souhaite  nourrir en moi la solidité et la liberté,

Pour les offrir à tous les êtres.
Aujourd’hui et toujours.


-          Poème Inédit de Thich Nhat Hanh

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