Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
ENGLISH
Picture of Thich Nhat Hanh smiling joyfully

3.1 Ateliers spéciaux : Educ'Inspir - Wake-up schools France!

"Le but de l'éducation est de remplacer un esprit vide par un esprit ouvert." Malcolm Forbes

Garder nos corps en bonne santé, c’est exprimer notre gratitude et notre loyauté envers le cosmos tout entier et envers nos ancêtres et les générations futures.

-Thich Nhat Hanh (Extrait de « Ce monde est tout ce que nous avons »)

Compte-rendu de la journée Educ'inspir du 24 novembre 2018, sur le thème de: la Respiration

Compte-rendu de la journée Educ'inspir du 19 mai 2018, sur le thème de: Transformation de l’esprit et guérison, selon l’enseignement du Maître zen vietnamien Thich Nhat Hanh. Première partie

Compte-rendu de la journée Educ'inspir du 20 janvier 2018, sur le thème de 'Demeurer en paix, quelles que soient les circonstances, même dans un environnement violent, selon l’enseignement du Maître zen vietnamien Thich Nhat Hanh. '

Compte-rendu de la journée Educ'inspir du 7 octobre 2017, sur le thème de la communication

Compte-rendu de la journée Educ'Inspir du 20 mai 2017, sur le thème de l'autorité

Compte-rendu de la journée Educ'Inspir du 25 mars 2017, sur le thème de la Liberté

Compte-rendu de la journée Educ'Inspir du 21 janvier 2017, sur le thème de la Joie et du Bonheur

Educ’Inspir- Wake Up Schools France

Quatorzième atelier pour les éducateurs: journée du samedi 1er octobre 2016.

« Les enseignants heureux changent le monde » Thich Nhat Hanh

Les enfants heureux aussi changent le monde.

Thème :La Pleine Conscience…

A partir du livre de Thich Nhat Hanh : « Le miracle de la Pleine Conscience, »

Toutes les citations sont de Thây.

Matin :

             1 –Pleine Conscience de la respiration.

                 « S'asseoir »

A 10h la matinée a débuté par une  méditation assise guidée de 15 minutes

 

Méditation du caillou : au centre de la salle, 3 cailloux sont posés sur le sol pour nous inspirer.

« Cela peut aider de méditer sur l'image du caillou jeté dans une rivière. Comment utiliser cette image ? Asseyez-vous dans la position qui vous convient le mieux, lotus ou demi-lotus, le dos bien droit, le demi-sourire sur le visage. Respirez doucement et profondément, en suivant chaque respiration, en devenant un avec le souffle. Puis détachez-vous de tout le reste. Imaginez que vous êtes un caillou qui a été jeté dans la rivière. Ce caillou s’enfonce dans l’eau sans effort. Détaché de tout, il coule par le chemin le plus direct, pour finalement atteindre le fond, point de repos parfait. Vous êtes vous-même un caillou qui se laisse tomber au fond, en total abandon. Au centre de votre être se trouve votre respiration. Vous n’avez nul besoin de savoir le temps  qu’il vous faudra pour arriver à cet endroit de repos complet, le sable fin du lit de la rivière. Lorsque vous vous sentez telle la pierre posée sur le fond, vous commencez alors à faire l’expérience de ce repos.

Vous n’êtes plus poussé ou tiraillé par quoi que ce soit. »

« Assis, immobile et respirant doucement, imaginez que vous êtes un caillou tombant dans l’eau claire d’une rivière.

Alors que vous coulez, aucune intention ne guide vos mouvements. Coulez  jusqu’à ce que vous atteigniez cet endroit de repos total, le doux lit de sable de la rivière. Continuez à méditer sur le caillou jusqu’à ce que votre corps et votre esprit soient en repos complet : un caillou posé sur le sable.

Maintenez cette paix et cette joie …….tout en observant votre respiration. Aucune pensée du passé ou du futur ne peut vous arracher à cette paix et cette joie du présent. L’univers existe dans ce moment présent. Aucun désir ne peut vous détourner de cette paix présente, même celui de devenir un Bouddha ou de sauver tous les êtres. Sachez que devenir un Bouddha ou sauver tous les êtres n’est réalisable que sur la fondation de la pure paix du moment présent. »

Cher Thây, chères sœurs, cher amis, c’est déjà notre 14e atelier Educ'Inspir. Tout d'abord j'aimerais exprimer ma reconnaissance pour Thây, le Village des Pruniers et pour les sœurs de la Maison de l’Inspir, car, sans toutes ces personnes, nous ne serions pas là aujourd’hui !

A ce propos, une participation financière, même modeste, dans les boîtes de donation, serait très utile et appréciée par la MDI.

Les sœurs vous remercient, car elles ne vivent que de nos dons.

« Pour maintenir la Pleine Conscience et prévenir la dispersion, nous nous servons d’un outil naturel extrêmement efficace : la respiration. La respiration est le pont qui relie la vie et la conscience, qui unit le corps et le mental. Chaque fois que votre esprit se dissipe, utilisez la respiration comme moyen de le ramener ici et maintenant. »

« La facilité avec laquelle vous vous asseyez dépend de l’importance de votre Pleine Conscience dans la vie quotidienne  et de la régularité de votre pratique de méditation assise. »

Nous avons fait ensuite un tour de connexion, où chacun(e) s'est présenté(e), en disant son lien avec l’éducation ou sa motivation pour participer à cet atelier, et a exprimé sa météo intérieure (comment il (elle) se sent ici et maintenant)

Une trentaine de personnes a participé joyeusement à cette journée.

Brève présentation de la journée :

Le thème de cette session était  « La Pleine Conscience dans l'éducation. »

A partir du livre de Thây : « Le miracle de la Pleine Conscience. »

La Pleine Conscience est un entraînement.

« Le meilleur moment pour pratiquer est…..maintenant. » Thich Nhat Hanh.

Thây, dans son livre,  nous présente la Pleine Conscience :

« Nous nous trouvons constamment aspirés par le futur, totalement incapables de réellement vivre la moindre minute de notre vie. Le miracle, c’est de vivre profondément le moment présent. »

« La Pleine Conscience est  à la fois le moyen et la fin, la graine et le fruit. Lorsque nous la pratiquons en vue de développer notre concentration, elle est une graine. Mais la Pleine Conscience  est elle-même la vie de la conscience : sa présence implique la présence de la vie ; par conséquent, c’est aussi un fruit. La Pleine Conscience nous libère de la négligence et de la dispersion et nous permet de vivre pleinement chaque minute de notre vie. »

« La Pleine Conscience est semblable à cela : c’est le miracle qui, en un éclair, ramène notre esprit dispersé et le rétablit dans son intégralité, pour que nous vivions dans chaque minute de notre vie. »

              2 –Pleine Conscience du corps.

« La position et les mouvements du corps. »

« Lorsqu’il marche, le pratiquant doit être conscient qu’il marche. Lorsqu’il est assis, le pratiquant doit être conscient qu’il est assis. Lorsqu’il est allongé, le pratiquant doit être conscient qu’il est allongé. Quelle que soit la position de son corps, le pratiquant doit être conscient de celle-ci. C’est ainsi que le  pratiquant vit en étant constamment et directement conscient de son corps. »

             a) Pleine Conscience des positions du corps.

Prenez conscience de votre position maintenant sans la modifier.

Comment vous sentez-vous ?

Y a-t-il des zones de tension dans certaines parties de votre corps ? Si oui, lesquelles ?

Changez de position et observez ce qui se passe.

Lorsque vous vous asseyez, plusieurs fois par jour, prenez conscience de votre position et observez….

              b) Pleine Conscience du geste.

 Exercice:on se passe un verre presque plein d'eau sans en renverser !

Est-ce facile ou difficile ?

 La Pleine Conscience nous est très utile dans la vie quotidienne….     

                 c) Pleine Conscience du mouvement.

Nous avons effectué quelques mouvements en Pleine Conscience de manière très lente, sans objectif particulier,  afin de vraiment goûter chaque mouvement.

Et cela nous a apporté beaucoup de détente, de sérénité et de calme

                   d) La Pratique de l 'arrêt.

Un son de cloche et nous respirons tous  ensemble trois fois….

Cela ramène notre esprit vers notre corps, dans l'ici et le maintenant…

Comment vous sentez-vous ? Posez-vous cette question intérieurement.

 

Dans la vie quotidienne, nous pouvons utiliser de nombreux éléments pour pratiquer l'arrêt, de nombreuses cloches de Pleine Conscience (sonnerie de téléphone, feux rouges, file d'attente dans un magasin, klaxon etc...)

La pratique de l'arrêt est un peu comme la fonction retardateur d'un appareil photographique : cela nous laisse du temps pour observer ce qui se passe à l'instant même, et  cela va nous permettre ensuite d'agir consciemment, plutôt que de réagir à des stimuli.

Cela nous aide aussi à prendre des décisions conscientes, et non pas automatiques.

                   e) La pratique du sourire.

Asseyons-nous confortablement, fermons les yeux, inspirons…., expirons, inspirons…. Expirons...3 fois et commençons à envisager un demi-sourire, d’abord intérieur, puis extérieur, sur nos lèvres….

C'est comme si tout notre corps, tout notre être, souriait.

Sourions, à nous-mêmes, à nos parents, à nos enfants, à nos enseignants, à nos élèves….

Remarquons comme cela introduit de la détente dans notre corps.

Observons que cela nous apaise et nous réconforte.

Puis nous nous tournons vers nos voisin(e)s et nous leur sourions, et leur sourions encore.

Nous pouvons envoyer,par les fenêtres, des sourires à tous les êtres….

« Le demi-sourire le matin au réveil »

« Accrochez une branche, un signe, ou même le mot « sourire » au mur ou au plafond, de façon à ce que vous le voyiez dès que vous ouvrez les yeux. Ce signe vous aidera à vous le rappeler. Utilisez les secondes précédant votre lever pour prendre contact avec votre respiration. Inspirez et expirez trois fois en douceur en amenant le demi-sourire. Suivez votre respiration. »

« Le demi-sourire quand on est inoccupé. »

« Où que vous soyez, inoccupé (salle d'attente, autobus, file d'attente au supermarché, etc.), laissez fleurir le demi-sourire. Regardez un enfant, une feuille d'arbre, une peinture accrochée au mur, ou tout ce qui est relativement tranquille, et souriez. Inspirez et expirez doucement trois fois. Maintenez le demi-sourire et considérez l'objet  de votre attention comme votre nature profonde. » »

« Le demi-sourire en écoutant de la musique. »

« Le demi-sourire quand on est irrité. »

Un peu plus difficile…. :-)

 Retours sur ces exercices :

-En passant le verre d'eau nous avons pu observer nos gestes, la transparence du verre, le mouvement de l'eau à l'intérieur et son niveau….

-On peut sourire même lorsqu'on n'est pas joyeux, car comme le dit Thây, c'est une pratique de la bouche.

Le sourire entraîne la joie.

C'est aussi un symbole de paix.

Le moins facile est parfois de se sourire à soi-même.

               3 –  Pleine Conscience de la marche.

« Le miracle c'est de marcher sur la terre »

Nous avons fait une marche méditative au bord de la Marne.

« Vous pouvez pratiquer la Pleine Conscience lorsque vous vous promenez dans la campagne. Marchant sur un chemin de terre entouré d’herbe verte, vous faites l’expérience, grâce à cette pratique, de ce chemin qui vous mène au village. Il suffit d’éveiller cette pensée dans votre esprit : « je marche sur ce sentier qui mène au village ». Qu’il fasse soleil ou qu’il pleuve, que le sol soit sec ou humide, vous maintenez cette unique pensée, mais sans toutefois la répéter machinalement comme un perroquet. La pensée machinale, automatique est à l’opposé de la Pleine Conscience. Si nous sommes véritablement  attentifs en marchant, alors, chaque pas que nous faisons devient infiniment merveilleux, et la joie s’épanouit dans notre cœur comme une fleur, nous permettant de pénétrer dans le monde de la réalité. »

« Quand je suis en train de marcher sur cette planète magnifique, à chaque pas, c’est en Pleine Conscience que je pose mon pied sur la terre. En de tels instants, l’existence est une réalité mystérieuse et miraculeuse. »

« Habituellement, les gens pensent que marcher sur l’eau ou dans les airs relève du miracle. Mais, personnellement, je crois que marcher sur terre est le véritable miracle. Chaque jour que nous vivons, nous sommes au milieu d’un prodige que nous n’apercevons même pas : le ciel bleu, les nuages blancs, les feuilles vertes, les yeux noirs et curieux d’un enfant, nos propres yeux….tout est miracle. »

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons partagé un repas pique-nique, puis nous avons lavé notre vaisselle, en Pleine Conscience

« Laver la vaisselle pour laver la vaisselle »

« Lorsque nous lavons les assiettes, lavons les assiettes. C’est tout. Cela signifie que nous devons être complètement conscients du fait que nous sommes en train de laver des assiettes. A première vue, cela paraît un peu idiot. Pourquoi accorder autant d’importance à une chose aussi évidente ? Mais tout est précisément là, ainsi qu’il est expliqué dans le Satipatthana Sutta, le soutra de l’établissement de la conscience. »

« Le fait même que je sois assis là, debout près de l’évier, à laver ces assiettes est tout simplement merveilleux. Je suis entièrement moi-même, en harmonie avec ma respiration, conscient de mon corps, de mes pensées et de mes gestes. Je suis fermement présent et non pas distrait, dispersé, semblable à une bouteille ballottée à la crête des vagues sur une mer agitée. »

« Il y a deux manières de laver la vaisselle : la première, c’est laver la vaisselle pour avoir des assiettes propres ; la seconde, c’est laver la vaisselle pour laver la vaisselle. »

Une magnifique relaxation totale nous a été offerte.

«Détente et relaxation »

« Lâcher prise en position allongée. »

Après midi :     

          4– Pleine Conscience de la parole.

          Écoute profonde et parole aimante.

       a)  Exercice guidé d’écoute profonde 2 par 2 .

Nous avons échangé avec notre voisin (e), sur un sujet libre concernant nos enseignants, nos  élèves, nos enfants ou nos parents….

1- Une personne s'exprime (3 minutes) pendant que l'autre pratique l'écoute profonde et compatissante en silence.

Celle qui s’exprime  essaie de partager de manière authentique, ses ressentis / ses sentiments/ ses émotions dans la situation…... Elle peut regarder profondément ses joies ou ses difficultés/ses souffrances et essayer de comprendre dans cette situation les besoins qui sont / ne sont pas satisfaits, comme le besoin d’affection / d’amour, de considération, de sécurité, de compréhension, de confiance, de respect….  par exemple. (3 minutes)

2- celle qui a écouté reformule (sans jugement ni interprétation, ni conseils) ce qu'elle a entendu, compris,  ou cru comprendre et apporte son soutien, son réconfort. Si elle croit avoir identifié des sentiments et/ou des besoins, elle peut en faire part à l’autre (3 minutes)

3- on inverse les rôles (3 minutes et 3 minutes)

4- chacun exprime à l'autre s'il s'est senti écouté, compris, soutenu....(1 minute et

1 minute)

     b) Retours des participants en grand groupe sur cet exercice d’écoute profonde.

Comment  était-ce de se sentir ainsi écouté avec bienveillance, sans jugement ni conseils ?

Cet exercice d’écoute profonde peut être pratiqué, de façon bénéfique,  en famille et  à l’école.

L'écoute profonde 2 par 2, en toute confidentialité, et sans jugement est généralement très appréciée, et considérée comme quasiment « magique », voire « fascinante », même par des personnes qui l'ont déjà pratiquée à  plusieurs reprises  lors des ateliers.

Impression de tomber à chaque fois sur la « bonne » personne, qui a les mêmes aspirations et/ou les mêmes difficultés que nous.

Il est si rare d'être ainsi écouté(e) ou de prendre le temps d'écouter quelqu'un de cette façon dans la vie quotidienne.             

5 –« Pleine Conscience des sensations dans les sensations. »

« La Pleine Conscience des sensations dans les sensations est la Pleine Conscience directe des sensations : alors même que l'on fait l'expérience de celles-ci. Ce n'est certainement pas la contemplation d'une image de sensation que l'on crée pour donner à la sensation une existence propre séparée et objective à l'extérieur de soi-même. »

La vie est un ensemble d'impressions sensorielles, qui nous arrivent à chaque instant.

Entendre, voir, toucher, sentir, goûter sont des  sens qui nous permettent de toucher la vie en nous et autour de nous….

      a) L'ouïe.

Nous sommes très souvent envahis par une multitude de sons, mais auxquels sommes-nous vraiment attentifs ?

Nous avons écouté le son de la cloche en Pleine Conscience, en inspirant et en expirant:

« J'écoute, j'écoute,

Ce son merveilleux me ramène à ma vraie demeure. »

Prêtons l'oreille aux sons qui nous entourent, même s'ils sont peu nombreux….

Qu'entendons nous en nous et autour de nous ?

Nous avons chanté une chanson du Village : « Appelez-moi par mes vrais noms »

           b) La vue.

Observons en Pleine Conscience un petit espace de ce que nous voyons  autour de nous….Regardons-le intensément, comme si nous le voyions pour la première fois et comme si nous devions décrire cet espace ensuite avec précision dans les moindres détails.

Soyons attentifs aux formes, aux matières, aux couleurs…

            c) Le toucher.

C'est un sens qui nous permet de nous connecter assez facilement au monde, grâce à notre peau, qui est l'organe de notre corps le plus étendu.

Touchons notre environnement immédiat.

Que ressentons-nous ?

Lorsque nous caressons un objet, il nous caresse aussi.

Touchons un objet qui se trouve près de nous : cahier, stylo, coussin, chaise etc.

Prenons conscience du sol sous nos pieds, du dossier contre notre dos, du coussin en dessous de nous.

Sentons le contact de nos vêtements sur notre peau, de l'air sur notre visage…

             d) L 'odorat.

C'est un sens très puissant, que nous utilisons assez peu.

Pour nous, une odeur est soit agréable, soit désagréable et nous manquons vite de vocabulaire pour la nommer précisément….

Respirons de l'huile essentielle  de menthe poivrée sur un mouchoir….

Comment pourrions-nous qualifier cette odeur ?

            e) Le goût.

Exercice ; mangeons en Pleine Conscience une noix de cajou.

Prenez une noix de cajou et posez-la sur la paume de votre main.

Sentez son poids et sa structure sur votre main. Prenez conscience de sa température.

Regardez-la attentivement. Utilisez vos yeux pour explorer chaque partie de ce fruit oléagineux, sa forme, ses creux et ses bosses, ses couleurs et la façon dont la lumière l'éclaire.

Touchez-la, explorez sa texture avec vos doigts, en fermant les yeux. Prenez-le doucement avec l’autre main, afin de sentir sa forme, son poids.

Placez-la sous votre nez, inspirez et sentez-la, soyez conscient de son arôme et de toutes les sensations que cette graine  pourrait produire dans votre bouche.

Portez la noix de cajou  à votre bouche, en remarquant les mouvements  de votre main et de votre bras. Mettez-la dans votre bouche et, sans la mâcher, explorez les sensations dans votre bouche et sur votre langue.

Doucement mordez dedans et commencez à la mâcher lentement. Observez la texture du fruit et la façon dont sa saveur est libérée. Notez que les goûts changent avec chaque bouchée.  Mâchez, continuez à mâcher lentement, au moins trente fois ou jusqu’à ce qu'il n'y ait plus rien à mâcher.

Soyez conscient du désir de vouloir avaler, puis avalez vraiment.

Sentez-vous la sensation de la noix de cajou qui glisse dans votre gorge et dans votre tube digestif jusqu’à votre estomac ?

Demandez-vous comment votre corps se sent maintenant que vous avez fini de manger ce fruit.

Avez-vous fait de découvertes en mangeant cette noix de cajou en Pleine Conscience ?

Remarque :Tous nos sens sont concernés par cette expérience, et non pas seulement le goût.

Commentaires sur ces exercices liés à nos sens.

-Nous avons écouté le son de la cloche avec tout notre être, et ressenti ses vibrations dans tout notre corps, en les suivant du début à la fin.

-En regardant avec attention un petit espace autour de nous, nous avons découvert des formes, parfois géométriques ou évoquant des visages, et des couleurs, que nous n'avions pas initialement remarquées.

-Nous avons réussi à qualifier la senteur de l'huile essentielle de menthe:rafraîchissante, piquante, dynamisante, sucrée….

-On a pu s'apercevoir que, même si habituellement on est un grand amateur de noix de cajou, et qu'on peut en manger beaucoup, cette fois, une seule noix de cajou consommée en Pleine Conscience, pouvait satisfaire notre gourmandise.

Nous avons pratiqué un jeu de lâcher prise en Pleine Conscience.

Le lâcher prise se produit lorsque nous arrêtons de lutter contre tout ce que nous ne pouvons pas changer.

Exercice : la marche guidée « Un, deux, trois, Soleil. »

Marchons dans la  salle, les yeux fermés, en nous laissant guider  par une personne de ce groupe.

Nous avons lâché prise et fait confiance à la personne qui nous guidait de ses gestes.

En nous connectant à nos sens, nous avons apprécié le moment en Pleine Conscience.

Et nous avons observé nos sensations, nos émotions, nos tensions, nos découvertes, nos craintes,  nos joies…..

« Un, deux, trois, Soleil. »

Au mot « soleil », la personne qui nous guide nous aide à nous arrêter. Nous nous immobilisons et ouvrons alors les yeux pour regarder  autour de nous, avec attention et prendre une photo virtuelle de ce qui se trouve alors dans notre champ visuel.

Puis nous inversons les rôles.

Retours sur ce jeu :

Il est intéressant de constater la délicatesse avec laquelle on est guidé(e) par une autre personne, qui utilise des gestes ou des paroles, qui nous décrit à l'avance les «pièges » sur le sol, ou au contraire  qui nous les laisse découvrir.

Nous pouvons être attentifs à notre degré de confiance dans cette situation, et imaginer comment nous réagirions si cette expérience avait lieu sur un sol inégal dans la nature ou en ville avec le bruit des voitures et l'inquiétude que cela peut générer.

                6 – « Pleine Conscience de l'esprit dans l'esprit. »

« Il est évident que pour maîtriser notre esprit et calmer nos pensées, nous devons pratiquer la Pleine Conscience de nos sentiments et de nos perceptions. Pour contrôler le mental, il faut pratiquer la Pleine Conscience du mental, observer et reconnaître la présence de chaque sensation, chaque émotion, chaque sentiment ou de chaque pensée se manifestant en nous.

« Pendant la méditation, différentes sensations, émotions,  différents sentiments et pensées peuvent apparaître. Si vous ne pratiquez pas la respiration consciente, ces pensées vous emmèneront rapidement très loin de la Pleine Conscience. Cependant, la respiration n’est pas uniquement un moyen de chasser les pensées et les sentiments. Le souffle demeure le véhicule qui unit le corps et l’esprit et qui ouvre les portes de la sagesse. »

« Lorsqu’une émotion ou une pensée apparaît, n’essayez pas de la chasser, même si en continuant à vous concentrer sur le souffle, celle-ci disparaît naturellement de votre esprit. »

« Que devez-vous faire exactement  avec ces émotions et ces pensées ? Simplement reconnaître leur présence. »

« Le point essentiel est de ne pas laisser se manifester la moindre pensée ou émotion sans en prendre note, tel un garde aux portes d’un palais, attentif au visage de toutes les personnes qui se présentent. »

« Lorsque vous serez en mesure de calmer votre esprit, lorsque vos pensées et vos sensations ne vous dérangeront plus, alors l’esprit commencera à demeurer dans l’esprit. Votre esprit saisira l’esprit d’une manière directe et merveilleuse, sans plus faire de distinction entre sujet et objet. »

« Quand vous êtes contrarié ou agité et qu’il vous est difficile de pratiquer la Pleine Conscience, revenez à votre respiration. La respiration est un outil merveilleux pour être en contact avec notre conscience. En fait, être avec sa respiration est en soi-même Pleine Conscience. »

            a) Exercice :

J'inspire et je sais que j'inspire

J'expire et je sais que j'expire (3 fois)

J'inspire et je suis mon inspiration sur toute sa durée,

J'expire et je suis mon expiration sur toute sa durée (3 fois)

Observons, nommons sans jugement, mais avec bienveillance,  nos pensées, nos émotions, pratiquons la reconnaissance simple de ces émotions, sentiments, pensées, qui nous traversent  ici et maintenant, et notons-les sur une feuille de papier.

Continuons notre exploration, et observons notre expérience telle qu'elle est, en étant attentifs à tout ce qui peut arriver à notre esprit, en restant ouverts et bienveillants

Ces émotions, sentiments sont-ils agréables, désagréables ou neutres ?

Quelle est leur intensité ?

Par quels signes physiques notre corps exprime-t-il ces émotions ?

(Tension, modification de la respiration, raideur dans certaines parties du corps, froid, chaleur etc...)

Qu'éprouvez-vous de particulier ?

Identifiez ce que vous ressentez ici et maintenant et donnez-lui un nom.

Vivez pleinement cette émotion  et retournez à votre respiration.

Remarquez le début et la fin de chaque pensée.

Est-ce que ce sont des pensées récurrentes ? Sont-elles liées au passé/au futur ?

Reconnaissez ces pensées pour ce qu'elles sont ; simplement des pensées, et non pas la réalité.

Regardez profondément l'une de vos émotions ou l'une de vos pensées.

Soyez avec cette émotion/cette pensée.

Pourquoi revient-elle si souvent ? Qu'est-ce que cela signifie ?

Si cette émotion ou pensée pouvait parler, que vous dirait-elle ?

Notez tout cela….

Remarque : nous pouvons aussi encourager nos enfants/nos élèves à faire cet exercice.

            b) Partages en groupe sur ce que nous avons expérimenté.

Cette exploration peut parfois faire s'élever des émotions difficiles, que nous allons embrasser en Pleine Conscience.

Des prises de conscience ont eu lieu lors de cet exercice : par exemple, à propos du début et de  la fin d'une émotion ou d'une pensée.

                  7–  Célébrations et projets.

         a) Célébrations de nos pratiques de Pleine Conscience en famille / à l’école.

« Si, au sein d’une famille, quelqu’un pratique la Pleine Conscience, la famille toute entière sera plus consciente. La présence d’une personne vivant en Pleine Conscience est une incitation pour les autres à vivre de la même manière. Dans une classe, une élève pleinement conscient influence toute une classe. »      

« Servir la paix. Servir ceux qui sont dans le besoin. Le verbe servir est si vaste. Revenons d’abord à un échelon plus modeste : nos familles, nos camarades de classes, nos amis, notre propre communauté. Nous devons vivre pour eux, car si nous ne pouvons le faire, pour qui d’autre pensons-nous vivre alors ? »

« Comment pouvons-nous vivre l’instant présent, vivre ici et maintenant avec les personnes qui nous entourent, en contribuant à diminuer leur souffrance et à leur apporter du bonheur ? Comment ? En pratiquant la Pleine Conscience. »

-Avez-vous créé un environnement familial et/ou professionnel qui offre des occasions de pratiquer la Pleine Conscience ?

-En quoi la Pleine  Conscience est-elle utile à votre guérison et à la guérison de vos relations avec vos proches (enfants, parents), vos élèves ou vos collègues ?

Des  réconciliations durables  entre mères et fils , grâce à la pratique de la Pleine Conscience, ont été partagées, pour le plus grand bonheur de tous les participants.

Des ami(e)s ont échangé à propos des pratiques qu'ils(elles) avaient déjà mises en place dans leur école :cloche,méditation, météo du coeur, rencontres entre enseignants, ateliers sur la Pleine Conscience, ateliers sur l'enfant intérieur, chants du Village des Pruniers avec des enfants de tous âges et avec les parents…..La suppression des devoirs à la maison a aussi été demandée dans une école.

Des professeurs des écoles qui n'osaient pas forcément prendre la parole initialement, pensant ne pas avoir assez de choses à célébrer ont enfin témoigné. Et cela a vraiment nourri notre joie.

Certains enseignants éprouvent parfois des doutes et du découragement et ont besoin de soutien, ce que nous avons essayé de leur apporter, individuellement et collectivement.

Il arrive que des directeurs reprochent aux professeurs, par exemple, de trop sourire aux élèves !

Et pourtant des témoignages d'enseignants montrent au contraire à quel point le fait de sourire à chacun de ses élèves en arrivant en classe a une influence positive sur les relations enseignants-enseignés et aussi sur les apprentissages.

           b) Projets de ce que nous souhaitons mettre en place à partir de maintenant, en famille / à l’école

Le premier jour du reste de ta vie.

C'est le titre d'une chanson et aussi d'un film.

-Comment comprenez-vous cette phrase, et qu'évoque-t-elle pour vous ?

-Comment aimeriez-vous la concrétiser aujourd'hui ou prochainement ?

-Qu'est-ce qui vous empêche de le faire ?

-Qu'allez-vous mettre en place tout de suite ou très prochainement ?

-Dans quelles circonstances de votre vie, professionnelles ou personnelles pourriez-vous appliquer le processus de Pleine conscience ?

-Comment pourriez-vous développer un environnement qui vous soutienne dans la pratique de la Pleine Conscience ?

-Avez-vous des propositions pour vivre la Pleine Conscience au quotidien dans votre métier d'enseignants ?

-Comment présenter le processus de Pleine Conscience à vos élèves, à vos collègues ?

Certains enseignants se posent la question de la laïcité pour introduire les enseignements de Thay dans leur établissement.

Or la Pleine Conscience, utile à toute personne,dans sa vie quotidienne,  n'est pas une pratique religieuse.

Nous avons ensuite pratiqué un jeu en Pleine Conscience : l'arbre.

 « Conseils de sagesse pour traverser la tempête. » (c'est le titre d'un livre de Thay : « La peur »)

Debout, nous sommes un arbre enraciné dans la terre.

Nos bras sont ses branches qui cherchent la lumière et qui s'étirent vers le ciel.

Notre tronc est bien droit, vertical. Et nous sommes conscient de tous les autres « arbres » autour de nous.

Le vent commence à souffler, souffler de plus en plus fort….

Nos branches s'agitent de plus en plus, puis vient la tempête. Alors nos branches s'entrechoquent et crissent les unes contre les autres.

Mais l'arbre reste stable et se sent solide avec ses racines enfoncées dans le sol.

La tempête ne lui fait pas peur, car il peut se relier à ses racines elles-mêmes reliées à  la terre.

Nous aussi nous pouvons imaginer des racines qui poussent sous la plante de nos pieds.

De même lorsque des émotions tempétueuses nous traversent, ne restons pas en haut dans notre mental, mais relions-nous à notre corps bien stable sur le sol

Nous nous sentirons alors solides en toutes circonstances.

Les difficultés font  partie de la vie.

Et être heureux ne signifie pas nier les émotions désagréables et fuir la souffrance.

Il nous appartient au contraire de prendre soin de nos émotions perturbatrices, avec bienveillance et compassion. d'embrasser notre souffrance avec notre énergie de Pleine Conscience.

Ayons également conscience que les autres êtres, en particulier nos enfants et/ou nos élèves, éprouvent  aussi des difficultés et des souffrances.

Et nourrissons notre compassion pour eux.

L'exercice de l'arbre peut réveiller des souffrances anciennes que nous avons traversées.

Nous les revivons alors et les embrassons avec notre énergie de Pleine Conscience.

                8  – Gratitude.

Expérience scientifique : Dire merci nous fait du bien.

http://www.lepoint.fr/art-de-vivre/dire-merci-nous-fait-du-bien-19-09-2016-2069596_4.php#xtmc=gratitude&xtnp=1&xtcr=1

La gratitude fait bien sûr plaisir aux autres, mais elle arrose aussi nos graines de joie et nous rend heureux.

            a) Exprimons notre gratitude par écrit.

A qui, à quoi pourrions-nous dire « MERCI » maintenant, alors que nous négligeons souvent de le faire ? Et pourquoi ne le faisons-nous pas ?

En fait rien ne nous est dû. Chaque chose est un cadeau.

L’impermanence nous aide à apprécier dans l’instant présent,  ce qui ne dure pas.

Pratique : invitons dans notre esprit un moment de bonheur que nous avons vécu aujourd'hui ou un autre jour….

Revivons cette  expérience précisément, comme si nous allions la décrire (circonstances, pensées et émotions associées) et remercions pour ce moment, pratiquons la gratitude.

Soyons présents, reconnaissants  et savourons les petits moments simples du quotidien.

Tous ces petits riens, si nous y sommes attentifs, contribuent à notre bonheur.

Attention à l'adaptation hédonique !

Cet exercice, comme beaucoup d'autres,  peut se pratiquer en famille et à l'école.

      b) Partages en groupe sur cette pratique.

 Des ami(e)s ont exprimé leur gratitude pour leurs enfants, même (et surtout) s'ils sont difficiles, car ces enfants les ont aidé à évoluer.

Certain(e)s ont manifesté leur gratitude pour tous les participants, pour les sœurs de la Maison de l'Inspir et pour l'organisation de l'atelier.

Les travaux à faire à la maison sont remplacés par des « PEM » (« Propositions d'Entraînement à la Maison »)

 1e)  Développez votre engagement personnel pour vivre davantage en Pleine Conscience.

Trouvez un espace-temps de calme chaque jour et pratiquez la respiration consciente.

Arrêtez-vous régulièrement et regardez votre comportement d'instant en instant, sans jugement comme si vous étiez un observateur extérieur, attentif et  bienveillant.

  2e) Pratiquez la Pleine Conscience dans chacune de vos activités quotidiennes (se lever le matin, prendre une douche, prendre son petit déjeuner, se rendre au travail, préparer les repas, faire le ménage, faire du sport, communiquer avec ses enfants, ses parents, ses élèves  etc....)

  3e) Continuez à remplir votre cahier de gratitude chaque soir.

Certain(e)s l'ont, commencé il y a plusieurs mois…..

Livres pour nous inspirer :

+ « Vivre en Pleine Conscience. Manger. » Thich Nhat Hanh.

+« Vivre en Pleine Conscience. S'asseoir. » Thich Nhat Hanh.

+ « Pleine Conscience ; vivre dans l'instant » Jerry Braza.

+ »Petit cahier d'exercices de pleine conscience. » Ilios Kotsou.

               9  – Arroser les fleurs.

 Pratique d’arrosage des fleurs en duo (chuchoté à l'oreille)

1- La première personne dit ce qu’elle apprécie chez son (sa) partenaire. Il  s’agit d’exprimer avec sincérité les qualités qu’on perçoit chez l’autre. (2 min)

2- on inverse les rôles (2 min)

3- chacun (e) dit à l’autre comment il (elle) se sent après avoir reçu ces compliments ! (1min et 1 min)

              10  – Méditation de l'étreinte..

Pratiquons la méditation de l’étreinte avec notre voisin (e).

Nouveau tour de connexion. Retours sur les différents exercices.

Comment chacun (e) se sent à la fin de cette journée ?

Les participants ont exprimé leur joie d’avoir vécu cette journée de Pleine Conscience, qui les a nourris et enrichis.

Nous nous sommes quittés, heureux et reconnaissants les uns vis-à-vis des autres, pleins d'énergie et de gratitude pour tous les êtres.

Conclusion :

« Notre respiration est le pont qui relie notre corps à notre esprit ; elle est l’élément qui les réconcilie et qui rend possible l’unité corps-esprit. La respiration est en relation étroite avec le corps et avec l’esprit et elle seule permet de les unir, de leur apporter toute la lumière ainsi que le calme et la paix. »

« Lorsque nous pratiquons la Pleine Conscience de la respiration, la respiration est l’objet de notre esprit, elle fait partie de notre esprit. Lorsque nous pratiquons la Pleine Conscience du corps, le corps est l’objet de notre esprit, il fait partie de notre esprit. Lorsque nous pratiquons la Pleine Conscience des objets extérieurs à nous-mêmes, ces objets sont l’objet de notre esprit, ils sont également notre  esprit. Par conséquent, la contemplation de la nature d’interdépendance de tout objet est aussi contemplation de l’esprit. »

« Ce n’est qu’en pratiquant la Pleine Conscience que l’on ne se perd pas et que l’on obtient une joie éclatante et la paix. Ce n’est qu’en pratiquant la Pleine Conscience que l’on est capable de regarder les autres avec un esprit ouvert et des yeux d’amour. »

« Rappelez-vous qu’il n’existe qu’un seul moment important et c’est maintenant. Cet instant présent est le seul moment sur lequel nous pouvons exercer notre maîtrise. La plus importante personne est toujours la personne avec qui vous êtes, qui est en face de vous, car qui sait si vous aurez affaire à quelqu’un d’autre dans le futur ? La tâche la plus importante est de rendre heureuse la personne qui est à vos côtés, car cela seul est la recherche de la vie. »

« Lorsque votre esprit est libéré, votre cœur est submergé de compassion : compassion pour vous-même, pour les souffrances innombrables que vous avez éprouvées, faute d’avoir su vous délester des idées fausses, de la colère, de l’ignorance et de la haine ; compassion pour les autres qui ne voient pas encore et restent ainsi prisonniers de leurs fausses perceptions, de leur haine et de leur ignorance, continuant à créer de la souffrance pour les autres et pour eux-mêmes. »

« Peu importe où nous sommes, peu importe où nous allons, souvenons-nous de cet appel sacré : « Regarder tous les êtres vivants avec les yeux de la compassion » ».

« Soyez bourgeon posé calmement sur la haie,

Soyez sourire, faisant partie de cette merveilleuse existence,

Tenez-vous là. Nul besoin de partir.

Ce pays est aussi magnifique que le pays de notre enfance.

Ne lui faites pas de mal, s’il vous plaît, et continuez à chanter

(Papillon au-dessus du champ doré de fleurs de moutarde) »

Avant de nous quitter, nous avons chanté cette chanson :

« Moi je suis unique,

Je suis magnifique,

il n'y a que moi comme moi.

Toi tu es unique,

Tu es magnifique,

Il n'y a que toi comme toi

……………………………... »

Educ’Inspir- Wake Up Schools France

Treizième atelier pour les éducateurs: journée du samedi 30 avril 2016.

« Les enseignants heureux changent le monde » Thich Nhat Hanh

Thème : Prendre soin de son enfant intérieur, afin de prendre soin de ses enfants et de ses élèves.

A partir du livre de Thay : « Prendre soin de l’enfant intérieur- Faire la paix avec soi. » et aussi du livre de Sœur Giac Nghiem : « 4 contes pour retrouver l’enfant intérieur. »

Toutes les citations sont de Thay.

Matin :

A 10h la matinée a débuté par une méditation assise guidée de 15 minutes sur : l’enfant de cinq ans, extraite du livre « Un lotus s’épanouit. » de Thich Nhat Hanh

Regarder profondément, guérir

1. Me voyant comme un enfant de cinq ans, j’inspire.

Souriant à l’enfant de cinq ans, j’expire.

Moi-même enfant de cinq ans

Sourire

2. Voyant la fragilité et la vulnérabilité de l’enfant de cinq ans, j’inspire.

Souriant avec amour à l’enfant de cinq ans en moi, j’expire.

Fragilité de l’enfant de cinq ans

Sourire avec amour

3. Voyant mon père comme un enfant de cinq ans, j’inspire.

Souriant à mon père, un enfant de cinq ans, j’expire.

Mon père à cinq ans

Sourire

4. Voyant mon père comme un enfant de cinq ans fragile et vulnérable, j’inspire.

Souriant avec amour et compréhension à mon père, enfant de cinq ans, j’expire.

Mon père fragile et vulnérable

Sourire avec amour et compréhension

5. Voyant ma mère comme une enfant de cinq ans, j’inspire.

Souriant à ma mère, une enfant de cinq ans, j’expire.

Ma mère à cinq ans

Sourire

6. Voyant ma mère comme une enfant de cinq ans fragile et vulnérable, j’inspire.

Souriant avec amour et compréhension à ma mère, enfant de cinq ans, j’expire.

Ma mère fragile et vulnérable

Sourire avec amour et compréhension

7 .Voyant mon père souffrir étant enfant, j’inspire.

Voyant ma mère souffrir étant enfant, j’expire.

Mon père souffrir étant enfant

Ma mère souffrir étant enfant

8. Voyant mon père en moi, j’inspire.

Souriant à mon père en moi, j’expire.

Mon père en moi

Sourire

9. Voyant ma mère en moi, j’inspire.

Souriant à ma mère en moi, j’expire.

Ma mère en moi

Sourire

10. Voyant les problèmes de mon père en moi, j’inspire.

Déterminé(e) à travailler pour notre libération, à mon père et à moi, j’expire.

Problèmes de mon père en moi

Nous libérer, moi et mon père

11.Voyant les problèmes de ma mère en moi, j’inspire.

Déterminé(e) à travailler pour notre libération, à ma mère et à moi, j’expire.

Problèmes de ma mère en moi

Nous libérer, moi et ma mère

« L’enfant de cinq ans qui se trouve en chacun de nous a besoin de beaucoup de compassion et de toute notre attention. Si, chaque jour, nous trouvions quelques minutes pour nous asseoir avec lui, avec elle, et pratiquer cette méditation, nous pourrions lui apporter réconfort et guérison. Cet(te) enfant de cinq ans est toujours vivant(e) en nous et a besoin que nous prenions soin de lui, d’elle. Si nous reconnaissons sa présence et prenons le temps d’entrer en réelle communication, nous pourrons entendre ses réponses et, peu à peu, notre enfant se sentira nettement mieux. Nous bénéficierons tout naturellement nous aussi de son mieux-être ; nous nous sentirons de mieux en mieux, de plus en plus libérés. »

« La pratique de la méditation consiste précisément à porter sur la réalité un regard tel qu’il n’existe plus de frontière entre sujet et objet. Nous devons supprimer cette barrière qui sépare celui qui observe et l’objet de son observation. Si nous voulons comprendre quelqu’un, nous devons nous mette dans sa peau. Pour que des amis ou des proches puissent parvenir à une compréhension mutuelle authentique, ils doivent pouvoir endosser le personnage l’un de l’autre. La seule manière de comprendre complétement est de devenir l’objet de notre compréhension. Elle sera réelle et profonde lorsque nous aurons pu abolir la frontière en nous-mêmes et l’objet de notre compréhension. »

« Nous ne devrions pas souffrir à cause de la méditation ; ce n’est pas un travail pénible. Au contraire, la méditation devrait nous apporter de la joie et du bonheur comme nourriture. Avec cette joie et ce bonheur dans notre vie, nous serons alors suffisamment forts pour prendre soin des blocs de souffrance de tristesse, voire de désespoir qui sont en nous. »

Une trentaine de personnes. a participé à ce treizième atelier.

Après une brève présentation de la journée :

« En chacun de nous se trouve un enfant qui souffre. Nous avons tous connu des périodes difficiles et beaucoup d’entre nous ont été fortement perturbés durant l’enfance. Et pour nous protéger de toute cette souffrance, la seule solution que nous ayons trouvée a été d’oublier ces épisodes douloureux. Chaque fois que la douleur se réveille, cette sensation nous est si insupportable que nous refoulons nos sentiments et nos souvenirs au plus profond de notre inconscient. A tel point que nous pouvons passer des années à négliger cet enfant blessé. »

nous avons fait un tour de connexion, où chacun(e) s’est présenté(e), en disant son lien avec l’éducation ou sa motivation pour participer à cet atelier, et a exprimé sa météo intérieure (comment il (elle) se sent ici et maintenant)

Puis nous avons commencé à nous relier à nos parents / à nos ancêtres, afin de regarder en profondeur leurs qualités et leurs énergies d’habitude, que peut-être nous pouvons observer parfois aussi en nous.

Il se peut également que nous en ayons transmis certaines à nos enfants, voire à nos élèves.

1 –« Nous sommes nos ancêtres et nos descendants. »

« Avec la pratique de la méditation, nous pouvons encore percevoir le cordon ombilical qui nous relie à notre maman. Nous voyons qu’elle n’est pas seulement à l’extérieur mais aussi en nous. Grâce à la vision profonde, nous pouvons voir les cordons ombilicaux qui nous relient aux autres choses, aux autres personnes. »

« En grandissant, nous pourrions facilement penser que nous sommes une personne et notre maman une autre, deux entités bien distinctes. Or, ce n’est pas vraiment le cas. Nous sommes le prolongement de notre mère, et c’est à tort que nous pensons être une personne différente d’elle. En réalité, nous sommes la continuation de notre mère et de notre père, tout comme celle de nos ancêtres. »

« Mon père et moi sommes pareils, nous ne sommes pas deux entités séparées, je suis sa continuation et il est donc en moi. Si je peux aider le petit garçon de cinq ans qui est mon père en moi, nous nous guérirons tous les deux en même temps. En prenant soin de la petite fille de cinq qui était ma mère et qui est toujours en moi, je l’aide à se transformer et à se libérer. Je suis son prolongement. Cette petite fille blessée qui a tant souffert est toujours vivante en moi. Ainsi, si je suis capable de transformer et de soigner ma mère et mon père en moi, je serai aussi capable de les aider à l’extérieur de moi. Cette méditation va engendrer de la compassion et de la compréhension pour nous-mêmes mais également envers nos parents, enfants de cinq ans. »

  1. Les qualités de nos ancêtres.

Exercice individuel : sur une feuille de papier, notons les qualités (et seulement elles) de notre mère et de notre père, ou des figures parentales qui nous ont élevé(e).

Regardons en profondeur ces qualités qui nous ont été transmises et qui sont actuellement aussi en nous, et que nous transmettons à nos enfants, si nous en avons.

b) L’énergie d’habitude.

« Parfois nous agissons sans intention particulière ; c’est l’énergie d’habitude qui nous entraîne et nous pousse à faire certaines choses, sans que nous nous en rendions compte. Il nous arrive d’agir sans conscience de ce que nous faisons ou de poser des actes que nous voulions pourtant éviter. Qui parmi nous ne s’est surpris à dire :’Je ne voulais pas le faire, mais c’était plus fort que moi, j’ai été emporté (e).’ ? C’est ce que nous appelons une graine, une énergie d’habitude, dont l’origine est probablement à rechercher parmi les nombreuses générations passées. »

« Nous avons hérité de nombreuses graines. Et, grâce à la Pleine Conscience, nous pouvons identifier les énergies d’habitude qui nous ont été transmises. Nous verrons par exemple que nos parents ou grands-parents présentaient les mêmes faiblesses que nous, et, sans porter de jugement, nous comprendront que nos habitudes négatives proviennent de ces racines ancestrales. Nous pouvons alors simplement sourire à nos défauts et à nos habitudes d’énergie. Avec lucidité, nous pouvons choisir d’agir différemment et, ainsi, mettre immédiatement fin au cycle de la souffrance. »

Exercice : regardons en profondeur les énergies d’habitude de nos parents, que nous pouvons retrouver aussi en nous et chez nos enfants.

c) Retours sur ces exercices.

« En examinant une cellule de notre corps ou en notre conscience, nous pouvons reconnaître la présence de toutes les générations d’ancêtres en nous. »

Nous avons ensuite partagé en Sangha à propos des qualités de nos ancêtres et/ou des énergies d’habitude, qu’ils nous ont transmises, et que nous transmettons éventuellement à nos enfants.

Les belles qualités entendues au cours de ce partage ont arrosé nos graines de joie et de gratirude.

Et cela nous a ensuite permis d’observer avec indulgence et sans jugements les énergies d’habitude transmises.de génération en génération.

d) La Pratique du sourire.

« Un seul sourire peut déjà produire des miracles. En effet, notre visage compte des centaines de muscles qui, sous l’effet de la colère ou de la peur, se contractent, accumulent et gardent de nombreuses tensions. Au contraire, si nous savons comment respirer en étant pleinement conscients de ces muscles tendus, puis expirer en leur souriant, nous les aiderons à se détendre complètement. »

Asseyons-nous confortablement, fermons les yeux, inspirons…., expirons, et commençons à envisager un sourire, d’abord intérieur, puis extérieur, sur nos lèvres….

Remarquons comme cela introduit de la détente dans notre corps.. Sourions à nos parents, aux qualités et aussi aux énergies d’habitude qu’ils nous ont transmises….

Nous leur sourions encore et encore, et leur disons « Je sais que vous êtes là, en moi.»

Observons comme cela nous apaise et nous réconforte.

Puis nous nous tournons vers nos voisin(e)s et nous leur sourions, et nous sourions aussi à leurs parents, à leurs ancêtres.

2 – « L’énergie de Pleine Conscience.»

« Respirer, marcher, lâcher prise. »

La matinée s’est terminée avec une marche méditative au bord de la Marne.

« Si la souffrance est présente dans chacune des cellules de notre corps, les graines de compréhension profonde et de bonheur véritable héritées de nos ancêtres le sont également. La lampe de la pleine conscience est en nous, et nous pouvons décider de l’allumer à tout moment. Notre respiration, nos pas, notre sourire paisible en sont l’huile. Notre pratique consiste donc à allumer cette lampe pour que brille sa lumière et que se dissipent les ténèbres. »

« Pour produire cette énergie, les pratiques de la marche, de l’assise et de la respiration en pleine conscience sont nos fondements. Grâce à elles, nous revenons à la sagesse éveillée présente dans chacune des cellules de notre corps. Cette énergie va nous accueillir et nous soigner et, ce faisant, elle guérira notre enfant blessé. »

« Avec la marche en pleine conscience, nos pas ne se limitent plus à un simple moyen d’arriver à un endroit précis. » -

« Chacun de nos pas devient alors le but en soi. Il n’existe plus de distinction entre la fin et les moyens. Il n’y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin.. Il n’existe pas de chemin vers l’éveil, l’éveil est le chemin. »

« Nous avons perdu notre sourire.

Nous pourrons retrouver ce sourire si chacun de nos pas est profondément en contact avec la vie et ses merveilles. Chaque pas est alors une véritable célébration de la vie. Marchant ainsi, nous marchons en liberté – je suis libre de la souffrance, de la peur, du désespoir. Cette liberté est le fondement de notre bonheur. Avec chaque pas, nous marchons comme une personne libre. Libérés, nous pouvons être en contact avec les merveilles de la vie qui nourrissent et guérissent. »

« La Paix, la Joie et la Liberté de chacun de nos pas pénétreront chaque génération de nos ancêtres et descendants. Nous marchons avec l’énergie de la pleine conscience et, à chacun de nos pas, nous voyons d’innombrables générations d’ancêtres et descendants marchant à nos côtés. »

Nous avons marché pour nos ancêtres. Nous les avons pris par la main et nous avons marché avec eux, pour eux.

Nous avons pratiqué aussi :

« Laissons respirer le Bouddha, laissons marcher le Bouddha. »

« Je laisse respirer le Bouddha.

Je laisse marcher le Bouddha.

Je n’ai pas à respirer,

Je n’ai pas à marcher.

Le Bouddha respire.

Le Bouddha marche.

Je savoure la respiration,

Je savoure la marche.

Bouddha est la respiration,

Bouddha est la marche.

Je suis la respiration,

Je suis la marche.

Il n’y a que la respiration,

Il n’y a que la marche.

Il n’y a personne qui respire,

Il n’y a personne qui marche.

Paix en respirant,

Paix en marchant.

La paix est la respiration,

La paix est la marche. »

Thich Nhat Hanh

Puis nous avons partagé un repas pique-nique en pleine conscience tous ensemble.

« Quand nous prenons un repas, nous devrions manger de manière à ce que la joie, la détente et le bonheur soient disponibles, car partager un repas à plusieurs est une véritable pratique profonde. Tout comme nous le faisons avec la respiration, l’assise, la marche et le travail, nous mangeons de telle sorte que nos ancêtres puissent manger avec nous. Notre père mange avec nous, notre grand-père et notre grand-mère mangent à nos côtés. »

« Nous devrions simplement demeurer dans l’instant présent pour être profondément en contact avec la nourriture et avec nos bien-aimés qui nous entourent ; Nous devions toujours manger de façon à être heureux, à l’aise, et en paix, afin que chacun de nos ancêtres et de nos descendants puisse en profiter également. »

Une très belle relaxation totale nous a été offerte, avec de magnifiques chants.

« Il est toujours très bénéfique de « re-connaître » notre propre corps et de lui sourire. Si nous disposons de dix ou quinze minutes, nous pouvons essayer la pratique de la relaxation profonde, qui nous aide vraiment à guérir. Pour ce faire, nous cherchons à être dans une position confortable idéalement, allongée, et nous revenons à notre souffle. »

« La relaxation totale est une pratique d’amour emplie d’attention pour notre corps. Nous devons simplement nous allonger, respirer et apprécier la présence de notre corps, lui offrant ainsi l’occasion d’être là simplement, sans rien devoir faire. »

3– « Prendre soin de l’enfant intérieur. »

« L’enfant blessé a besoin de soins et d’amour mais nous les lui refusons. La douleur et le chagrin qui nous habitent semblent insurmontables, et effrayés par toute cette souffrance, nous la fuyons. Même si nous avons le temps, nous ne revenons pas en nous-mêmes par peur de la confronter. Nous nous perdons dans une quête permanente de divertissements (télévision, cinéma, activités mondaines, alcool, drogues) parce que nous ne voulons plus faire l’expérience de toute cette souffrance. »

a) Exercice guidé d’écoute profonde 2 par 2 .

Nous avons partagé avec notre voisin (e), un souvenir de notre enfance, qui nous a profondément marqué (e). Cela peut être une expérience de peur, une colère non exprimée ou qui n’a pas été comprise par notre famille, un chagrin retenu, une blessure enfouie, voire un traumatisme de notre enfance, qui est encore bien présent (e) en nous, et que nous avons du mal à accueillir, à embrasser, à transformer.

1- Une personne s'exprime (3 minutes) pendant que l'autre pratique l'écoute profonde et compatissante en silence.

Celle qui s’exprime pratique l’acceptation de ses difficultés, essaie de partager de manière authentique, ses ressentis / ses sentiments/ ses émotions, comme la tristesse, la colère, la peur, la frustration…... Elle peut regarder profondément ses souffrances </strong>et essayer de comprendre les besoins qui n’étaient / ne sont pas satisfaits, comme le besoin d’affection / d’amour, de considération, de sécurité, de compréhension, de confiance, de respect…. par exemple. (3 minutes)

2- celle qui a écouté reformule (sans jugement ni interprétation, ni conseils) ce qu'elle a entendu, compris, ou cru comprendre et apporte son soutien, son réconfort, grâce à la parole aimante.

Si elle croit avoir identifié des sentiments et/ou des besoins non satisfaits, qui n’ont pas été exprimés, elle peut en faire part à l’autre (3 minutes)

3- on inverse les rôles (3 minutes et 3 minutes)

4- chacun exprime à l'autre s'il s'est senti écouté, compris, soutenu....(1 minute et

1 minute)

b) Retours des participants en grand groupe sur cet exercice d’écoute profonde.

Cet exercice d’écoute profonde, en toute confidentialité, et sans jugement est généralement très apprécié, et considéré comme quasiment « magique », même par des personnes qui le pratiquent régulièrement.

Des échanges pleins de bienveillance, avec la parole aimante, sont sources de guérison et de transformation. C’est le miracle de la Pleine Conscience et de l’inter-être.

L’écoute profonde peut être pratiquée, de façon très bénéfique, en famille et à l’école.

c) Sourire à notre enfant intérieur, pour ensuite sourire à nos enfants, à nos élèves. Prendre notre enfant intérieur dans nos bras.

Fermons les yeux, inspirons…expirons…..mettons notre main sur notre coeur et sourions à notre enfant intérieur. Connectons-nous à notre part d’enfance, et prenons dans nos bras, le petit être fragile qui vit encore en nous, pour lui apporter notre réconfort, s’il est triste, ou en colère, par exemple.

«Quand nous avons reconnu notre enfant intérieur, la deuxième fonction de la pleine conscience est de l’entourer de toute notre tendresse. C’est une pratique très agréable. Au lieu de combattre nos émotions, nous prenons bien soin d’elles. Nous avons d’ailleurs une grande alliée que nous offre la pleine conscience : la concentration. Si nous reconnaissons, étreignons avec douceur l’enfant, le prenant tendrement dans les bras, quelques minutes suffiront à apporter de l’apaisement. Les émotions difficiles seront encore là, mais nous ne souffrions plus autant. »

Nous lui sourions encore et encore, et lui disons « Je suis là pour toi ».

Observons comme cela apaise et réconforte la petite fille ou le petit garçon qui est toujours présent en nous, comme si on appliquait un baume bienfaisant sur nos blessures.

De la même façon cela pourra réconforter nos enfants et/ou nos élèves.

Educ’Inspir- Wake Up Schools France
Douzième atelier pour les éducateurs: journée du samedi 16 janvier 2016.


« Les enseignants heureux changent le monde » Thich Nhat Hanh


Thème : la Terre Mère.

A partir du livre de Thich Nhat Hanh: « Ce monde est tout ce que nous avons »
Toutes les citations seront extraites de ce livre de Thay.

Matin :

La matinée a commencé à 10h  par une méditation assise guidée d’une dizaine de minutes, afin de nous aider à arriver à la Maison de l’Inspir.

« Méditer n’est pas fuir. C’est l’acte courageux de regarder profondément la réalité avec Pleine Conscience et concentration. Méditer est essentiel à notre survie, à la paix et à notre protection commune. En fait, notre souffrance vient de nos perceptions erronées et de nos vues fausses. Rectifier ces vues fausses est la chose la plus importante, la plus urgente qui soit. Notre monde a besoin de sagesse et de vue juste, ou de vision profonde. Que vous soyez enseignant, parent, journaliste, cinéaste, ou autre, vous pouvez partager vos réalisations profondes pour éveiller votre pays et vos concitoyens. Si les citoyens s’éveillent, leur gouvernement devra agir en fonction de leur vue juste. Si nous pratiquons, nous pouvons nourrir en nous la dimension de non-peur et de fraternité. »

Nous étions une quarantaine de participants, et avons fait un tour de connexion, où chacun(e) s’est présenté (e), en disant son lien avec l’éducation ou sa motivation pour participer à cet atelier, et a exprimé sa météo intérieure (comment il (elle) se sent ici et maintenant)

Lors d’une brève présentation de la journée, nous avons commencé par dire notre gratitude, notre reconnaissance pour Thay, le Village des Pruniers et pour les sœurs de la Maison de l’Inspir, car, sans toutes ces personnes, nous n’aurions pas été présent(e)s ce jour-là..
Sœur Dao Nghiem, depuis le Village,  était avec nous par la pensée et par le cœur.

Nous avons ensuite exprimé notre :

                 1 –Gratitude pour la Terre par des Touchers de la Terre.

Lors du neuvième atelier Educ’Inspir sur l’Amour Véritable, nous avons pratiqué les Trois Touchers de la Terre.
Nous pouvons aussi pratiquer les Cinq Touchers de la Terre pour offrir notre gratitude à nos ancêtres génétiques, à nos ancêtres spirituels, à ceux qui ont bâti notre pays, à toutes les personnes que nous aimons et même aux personnes qui nous ont fait souffrir.
Lors de ce douzième atelier, nous avons touché trois fois la Terre, en gratitude, après la lecture d’extraits de la prière du nouvel an 2015-2016 de la Maison de l’Inspir.
a)    A la Terre Mère et à tous nos ancêtres (Extraits)
   « Bien aimé Thay,
Bien aimés Ancêtres,
Bien aimée Terre Mère,
Nous nous sommes rassemblés en tant que quadruple Sangha, en ce moment solennel du nouvel an, pour exprimer notre gratitude et notre grande aspiration en tant que famille spirituelle, ainsi que pour prendre ensemble un nouveau départ. Nous savons que vous, nos ancêtres, êtes présents dans chacune des cellules de notre corps et que vous êtes toujours disponibles pour nous, afin que nous puissions prendre refuge en vous. Nous savons également que vous, cher Thay, êtes aussi présent en nous en ce moment-même. Ce soir, en touchant la terre, nous entrons aussi en profond contact avec toi notre Mère la Terre : en effet, nous-mêmes comme tous nos ancêtres sommes tes enfants. Terre Mère, tu es notre belle et merveilleuse planète bleue, le Grand Bodhisattva de la Terre Rafraîchissante, parfumée et bienveillante; malgré nos nombreuses erreurs, à chaque fois que nous retournons à toi, tu nous accueilles pour nous embrasser tel que nous sommes……
Chère Terre Mère, en tant que famille humaine nous avons permis à l'avidité et à la consommation à outrance de prévaloir. Nous avons couru après un statut, des richesses, du pouvoir et du confort émotionnel, oubliant que cela ne pourrait jamais nous apporter liberté et bonheur véritables. Nous avons été trop occupés, tentant désespérément de combler notre vide intérieur, et nous n'avons ni pris le temps ni eu l'espace de nous demander ce que nous étions vraiment en train de faire et de questionner la direction que nous étions en train d'emprunter. Ce faisant, nous t'avons causé de grands dommages, à toi notre Terre Mère, détruisant ta beauté, tes richesses et ton équilibre naturel.
Conscient de cela, nous sommes déterminés à simplifier notre vie, à cesser de courir ainsi qu'à nous souvenir qu'en ce moment présent nous avons déjà bien assez pour être heureux. Avec l'énergie de pleine conscience et l'énergie de compassion, nous pouvons vivre dans le contentement et la plénitude. Durant l'année à venir, nous sommes déterminés à consommer moins et à maintenir un équilibre de vie durable pour nous même comme pour toi, notre Terre Mère……
En touchant la terre, nous souhaitons exprimer notre gratitude à Thay, à nos ancêtres et à notre Mère la Terre. Nous avons trouvé un chemin de pratique et une famille spirituelle en laquelle nous prenons refuge. Nous avons goûté la liberté en lâchant-prise de nos idées et de nos notions. Nous avons vécu la joie, la paix et l'expérience de la transformation, nous avons ressenti la force et la chaleur de la fraternité et ainsi nous savons qu'ensemble nous pouvons faire face à nos défis et réaliser nos plus grandes aspirations.
Nous faisons le voeu, en cet instant solennel, de continuer à construire notre communauté ainsi qu'à ouvrir et maintenir un chemin de pratique pour nous-mêmes et pour nos descendants. »

            b)  Gratitude pour les fruits de la Terre.

+++ Méditation de la cranberry ou canneberge :

Prenez une cranberry et posez-la sur la paume de votre main.
Sentez son poids et sa structure sur votre main. Prenez conscience de sa température.
Regardez-la attentivement. Utilisez vos yeux pour explorer chaque partie de ce fruit, sa forme, ses creux et ses bosses, ses couleurs et la façon dont la lumière l'éclaire.
Touchez-la, explorez sa texture avec vos doigts, en fermant les yeux. Prenez-la doucement avec l’autre main, afin de sentir sa forme, son poids.
Placez-la sous votre nez, inspirez et sentez-la, soyez conscient de son arôme et de toutes les sensations que ce fruit  pourrait produire dans votre bouche.
Portez la canneberge à votre bouche, en remarquant les mouvements  de votre main et de votre bras. Mettez-la dans votre bouche et, sans la mâcher, explorez les sensations dans votre bouche et sur votre langue.
Doucement mordez dedans et commencez à la mâcher lentement. Observez la texture du fruit et la façon dont sa saveur est libérée. Notez que les goûts changent avec chaque bouchée.  Mâchez, continuez à mâcher lentement, au moins trente fois ou jusqu’à ce qu'il n'y ait plus rien à mâcher.
Soyez conscient du désir de vouloir avaler, puis avalez vraiment.
Sentez-vous la sensation de la cranberry qui glisse dans votre gorge et dans votre tube digestif jusqu’à votre estomac ?
Demandez-vous comment votre corps se sent maintenant que vous avez terminé l’exercice.
+++ : Retours sur cet exercice.
Pouvez-vous décrire votre expérience ?
Nous avons découvert des choses que nous n’avions jamais remarquées ni même peut-être imaginées, en mangeant une canneberge.
Certaines personnes ont partagé qu’elles avaient expérimenté de délicieuses explosions de saveurs, qui continuaient à se propager dans leur bouche après l’exercice. Et cela leur a donné l’idée de continuer à déguster ainsi du chocolat par exemple, et à manger de plus en plus en pleine conscience.

           c)  Gratitude pour la nourriture. Repas en Pleine Conscience.

« Lorsque nous mangeons consciemment, nous sommes en contact étroit avec la nourriture. Cette nourriture nous vient de la nature, des êtres vivants et du cosmos tout entier. Recevons-la en pleine conscience pour exprimer notre gratitude. Manger en pleine conscience peut apporter beaucoup de joie.
Nous prenons un morceau avec notre fourchette et nous le contemplons pendant un instant avant de le mettre en bouche, puis nous le mâchons avec attention et concentration, au moins trente fois. En pratiquant ainsi, nous sommes en lien avec le cosmos tout entier. »

« Par la nourriture que nous ingérons, nous pouvons découvrir que tout, dans l’univers, s’interpénètre : la Terre, les êtres vivants et nous-mêmes. Chaque bouchée de légumes, chaque goutte de sauce soja, chaque morceau de tofu, contient le ciel et la Terre, les êtres vivants et nous-mêmes. Nous pouvons voir et savourer l’univers entier dans une tranche de pain ! C’est tout le sens et la valeur de la vie que nous pouvons découvrir dans chaque précieuse bouchée de nourriture. »
 
En fin de matinée, nous avons pratiqué une marche méditative au bord de la Marne.
Cette marche était dédiée à la Terre Mère.

Petit poème ou Garha :

« Marcher sur la Terre
  Est un miracle !
  Chaque pas fait en pleine conscience
  Révèle les merveilles du Dharmakaya »


 
 Pendant la marche, nous avons offert une étreinte à un ou des arbres, afin de leur envoyer notre énergie d’amour et de compassion.

« Nous ne pourrons nous réveiller qu’en apprenant à marcher sur notre mère, la Terre, de façon consciente. L’avenir de toute vie, dont la nôtre, dépend de l’attention que nous porterons à nos pas. Ecoutons les cloches de la Pleine Conscience qui sonnent tout autour de la planète ! Nous devons apprendre à vivre de façon à garantir l’avenir de nos enfants et nos petits-enfants. »

Chacune de nos cellules contient toutes les données et les informations sur le cosmos. Une seule cellule peut nous renseigner sur nos ancêtres ; non seulement nos ancêtres humains, mais aussi nos ancêtres animaux, végétaux et minéraux. Chaque fois que nous faisons un pas pendant la marche méditative, c’est un organisme qui marche, mais c’est aussi tout le cosmos, et tous nos ancêtres marchent et avancent avec nous. Nos enfants et leurs propres enfants marchent aussi avec nous. L’un contient le tout.
Quand nous faisons un pas dans la paix et la joie, tous nos ancêtres et nos descendants font le même pas au même instant. »

« Chaque pas que nous faisons sur la Terre a le pouvoir de guérir et de transformer. Par nos pas, nous pouvons nous guérir et guérir la Terre et notre environnement. »

Puis nous avons partagé un repas en pleine conscience tous ensemble, après avoir lu les Cinq Contemplations :

(à lire avant le repas de midi)
(1 son de cloche, arrêt)
Le Bouddha, et nos ancêtres spirituels, nous invitent à manger dans la Pleine Conscience, conscients de la nourriture, et de la communauté de pratique qui nous entoure ; ne nous laissons pas entraîner par des pensées concernant le futur ou le passé pendant le repas. On mange en telle sorte que la joie, la paix et la liberté soient possibles tout au long du repas.

Cher(e)s ami(e)s, au prochain son de cloche, pratiquons ensemble les 5 contemplations.
(1 son de cloche- arrêt)

1- Cette nourriture, fruit du ciel, de la terre, de beaucoup de travail et d’amour, est un don de l’univers tout entier.
2- Mangeons-la en Pleine Conscience, et gratitude, afin d’en être dignes.
3- Observons et transformons les états mentaux négatifs, surtout l’avidité, qui nous poussent à manger sans modération, et apprenons à manger avec modération.
4- Puissions-nous maintenir notre compassion éveillée en mangeant de façon à réduire la souffrance des êtres vivants, à cesser de contribuer au changement climatique, et à guérir et protéger notre précieuse planète. 
5- Nous acceptons cette nourriture avec gratitude afin de pratiquer et de réaliser le chemin de la compréhension et de l’amour, de développer notre fraternité, de construire notre communauté et de nourrir notre idéal de servir tous les êtres vivants.
(1 son de cloche)
Voici une petite variante des Cinq Contemplations pour les enfants (à pratiquer en famille ou à l’école)

1- Cette nourriture est le cadeau de tout l’univers : de la terre, du ciel, de la pluie, et du soleil.
2- Nous remercions tout ceux qui ont fait cette nourriture. En particulier les fermiers, les marchands, et les cuisiniers.
3- Nous mâchons la nourriture lentement afin de la savourer.
4- Cette nourriture nous donne de l’énergie afin de pratiquer pour avoir plus d’amour et plus de compréhension.
5- Nous mangeons cette nourriture afin d’être sain et heureux, et de nous aimer comme une famille.
Après-midi :

Une très belle relaxation totale nous a été offerte, ainsi que des chants du Village des Pruniers.

                 2 – « Prendre soin de l’écologiste. » Parole aimante et écoute profonde.

Thay nous recommande de guérir notre propre souffrance, avant de vouloir guérir celle de la Terre.

« Sans paix ni bonheur, comment pourrions-nous prendre soin de nous-mêmes, des autres espèces ou de la planète ? C’est pourquoi le meilleur moyen de s’occuper d’écologie, c’est de s’occuper d’abord de nous, l’écologiste. »

 « Des trois plans à transformer (individu, société, nature), c’est par le plan individuel que le changement doit commencer. Mais pour pouvoir se transformer, l’individu doit avoir son corps et son esprit en unité, et trouver un environnement favorable à son mieux-être. Il doit donc chercher un style de vie qui ne le détruise pas. Notre propre transformation et celle de notre environnement sont toutes les deux nécessaires, mais l’une ne peut aboutir sans l’autre. Nous savons combien il est difficile de changer l’environnement si les individus n’ont pas de stabilité intérieure. Pour notre équilibre psychique, nous devons d’abord consacrer nos efforts à retrouver l’humanité en nous. »

« Beaucoup de personnes ont conscience que notre monde souffre et leur cœur est rempli de compassion. Sachant ce qu’il faut faire pour remédier à ces souffrances,  ils s’engagent en politique, dans le social ou dans l’écologie.  Mais au bout d’un certain temps d’intense contribution, ils sont souvent pris de découragement, car ils n’ont pas la force d’âme nécessaire pour continuer à se battre toute leur vie.  Une prise de conscience intellectuelle n’est pas suffisante pour soutenir toute une vie d’actions compatissantes.
Si nous voulons influencer efficacement le futur du monde,  il nous faut quelque chose de plus. La vraie force ne peut venir ni du pouvoir, ni de l’argent, ni des armes, mais seulement d’une véritable et profonde paix intérieure. »

« ….nous devons nous guérir nous-mêmes, avant de vouloir guérir la planète.
Si nous ne reconnaissons pas la peur qui est en nous, cette énergie va continuer à dicter notre comportement. »

« Si nous décidons de nous engager et de prendre part à une mission écologique, il est crucial de trouver le moyen de continuer nos pratiques de la respiration consciente, de la marche méditative et de la parole aimante. »

« Notre pratique de la parole aimante est authentique lorsque nous sommes capables de gérer nos émotions. Chaque fois qu’un sentiment de colère, de frustration ou de tristesse remonte en nous, entraînons-nous à en prendre soin,  Il ne s’agit ni de la combattre, ni de le supprimer, ni de le fuir. La colère et la frustration font partie de nous et il ne sert à rien de lutter contre ou de chercher à les anéantir. Si nous les réprimons, nous nous faisons violence à nous-mêmes. En revanche, si nous savons revenir tranquillement à notre respiration  pour restaurer notre vraie présence, corps et esprit réunis, et notre capacité à reconnaître ce qui est là, tel que c’est, nous pourrons accueillir notre tristesse, notre colère ou notre frustration et les embrasser de notre amour. »

a)    Exercice guidé d’écoute profonde 2 par 2


Nous avons partagé en toute authenticité et confidentialité, une de nos souffrances ou de nos difficultés, passée ou actuelle, liée à l’éducation (la nôtre ou celle de nos enfants / de nos élèves), avec notre voisin(e)

1- Une personne s'exprime (3 minutes) pendant que l'autre pratique l'écoute profonde et compatissante en silence.

Celle qui s’exprime pratique l’acceptation de ses difficultés, essaie de partager de manière authentique, ses ressentis / ses sentiments/ ses émotions, comme la tristesse, la colère, la peur, la frustration…... Elle peut regarder profondément ses souffrances et essayer de comprendre les besoins qui n’étaient / ne sont pas satisfaits, comme le besoin d’affection / d’amour, de considération, de sécurité, de compréhension, de confiance, de respect….  par exemple. (3 minutes)

2- celle qui a écouté reformule (sans jugement, ni interprétation, ni conseils) ce qu'elle a entendu, compris,  ou cru comprendre et apporte son soutien, son réconfort.
Si elle croit avoir identifié des sentiments et/ou des besoins non satisfaits, elle peut en faire part à l’autre (3 minutes)

3- on inverse les rôles (3 minutes et 3 minutes)

4- chacun exprime à l'autre s'il s'est senti écouté, compris, soutenu....(1 minute et
1 minute)

            b) Retours des participants en grand groupe sur cet exercice d’écoute profonde.

Cet exercice d’écoute profonde, que nous pratiquons à chaque atelier,  est en général très apprécié. Les personnes ressentent souvent que, sans le savoir, elles se retrouvent avec la « bonne personne », comme si elles s’étaient « trouvées », afin de résoudre des difficultés communes, grâce à l’effet miroir.

                  3 –« Une éthique globale. »
a)    Les Entraînements à la Pleine Conscience.
Thay et le Village des Pruniers nous offrent les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience et les Quatorze entraînements à la Pleine conscience, comme éthique globale et chemin de transformation et de guérison..
« Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience sont le chemin que nous devrions suivre en cette époque de crise générale parce qu’ils sont une pratique de fraternité, de compréhension et d’amour qui nous protège, nous et notre planète. Ils sont des applications concrètes de la conscience éveillée. »

« Leur nature est universelle. Il n’est nullement nécessaire de se dire bouddhiste pour les pratiquer. »

« Avec le cinquième Entraînement, nous prenons la détermination de manger et de consommer en pleine conscience. C’est par ce cinquième Entraînement que nous pourrons sortir de la situation critique dans laquelle le monde se trouve aujourd’hui. Lorsque nous pratiquons cet entraînement, nous choisissons avec précision ce que nous voulons consommer et ce que nous refusons, pour la bonne santé et le bien-être de notre corps, de notre esprit et de la Terre elle-même. »
Cinquième entraînement (des 5 EPC) : Transformation et guérison
Conscient(e) de la souffrance provoquée par une consommation irréfléchie, je suis déterminé(e) à apprendre à nourrir sainement et à transformer mon corps et mon esprit, en entretenant une bonne santé physique et mentale par ma pratique de la pleine conscience lorsque je mange, bois ou consomme. Afin de ne pas m’intoxiquer, je m’entraînerai à observer profondément ma consommation des quatre sortes de nourritures : les aliments comestibles, les impressions sensorielles, la volition et la conscience. Je m’engage à ne pas faire usage d’alcool, ni d’aucune forme de drogue et à ne consommer aucun produit contenant des toxines comme certains sites Internet, jeux, films, émissions de télévision, livres, magazines, ou encore certaines conversations. Je m’entraînerai régulièrement à revenir au moment présent pour rester en contact avec les éléments nourrissants et porteurs de guérison qui sont en moi et autour de moi, et à ne pas me laisser emporter par des regrets et des peines quant au passé, ou par des soucis et des peurs concernant le futur. Je suis déterminé(e) à ne pas utiliser la consommation comme un moyen de fuir la souffrance, la solitude et l’anxiété. Je m’entraînerai à regarder profondément dans la nature de l’interdépendance de toute chose, afin de consommer de manière à nourrir la joie et la paix, tant dans mon corps et ma conscience, que dans le corps et la conscience collective de la société et de la planète.

« Nous sommes ce que nous consommons. En regardant profondément la quantité et la nature de ce que nous consommons chaque jour, nous aurons une vue très claire de qui nous sommes. Nous avons besoin de manger, de boire et de consommer, mais si nous le faisons sans conscience, nous risquons de nous détruire, corps et esprit, oubliant notre dû envers nos ancêtres, nos parents et les générations futures. »

« Parfois,  nous ouvrons le réfrigérateur et nous y prenons un aliment dont nous savons pertinemment qu’il est mauvais pour notre santé. Mais nous le mangeons quand même, emportés par un mal-être intérieur qui nous pousse à consommer pour oublier nos soucis et nos angoisses. »

« Sans la pratique, nous ne disposons pas d’une énergie de Pleine Conscience suffisante pour embrasser notre peur ou notre colère et nous cherchons à réprimer ces énergies négatives par l’énergie qu’apporte la consommation. »
« Certains plaisirs ont le pouvoir de nous nourrir, de guérir nos blessures ; ils nous procurent calme, bien-être, paix et fraîcheur. Notre esprit devient plus clair et plus lucide. C’est de ces joies là dont nous avons besoin. Mais il y a aussi des plaisirs qui peuvent se transformer en souffrance plus tard, comme manger des aliments malsains, boire de l’alcool, se gaver de sucreries ou s’intoxiquer par des produits nocifs. Nous devons bien faire la différence entre ces deux sortes de plaisirs car les uns nous nourrissent et nous guérissent, alors que les autres nous détruisent. »
Onzième Entraînement (des 14 EPC) : Moyens d’Existence justes
Conscients que notre environnement et notre société sont détériorés par la violence et les nombreuses injustices, nous nous engageons à ne pas utiliser de moyens d’existence nuisibles aux humains et à la nature. Nous ferons tout notre possible pour choisir des moyens d’existence qui contribuent au bien-être de toutes les espèces sur terre et nous permettent de réaliser notre idéal de compréhension et de compassion. Conscients de la réalité mondiale de l’économie, de la politique et de la société, ainsi que de notre interrelation avec l’écosystème, nous sommes déterminés à nous comporter de façon responsable en tant que consommateurs et citoyens. Nous n’investirons pas et ne commercerons pas avec les sociétés qui contribuent au tarissement des ressources naturelles, qui nuisent à la terre et privent les autres de leur chance de vie.

« Une civilisation dans laquelle nous devons tuer et exploiter les autres pour vivre n’est pas saine. Dans une civilisation saine, tous doivent avoir accès à l’éducation, au travail, à la nourriture, au logement, à la citoyenneté mondiale, à  l’air et à l’eau purs,. Les gens doivent pouvoir circuler librement et s’installer dans n’importe quel lieu du monde. Les systèmes politiques ou économiques qui interdisent  ces droits aux personnes font du tort à la famille humaine tout entière. Une prise de conscience de ce qui est en train de se produire est vitale pour réparer les dommages déjà infligés à la famille humaine. »

« Tant que le reste de l’humanité souffre et meurt de faim, profiter d’une fausse sécurité et de ses propres richesses est illusoire. »

« Si nous voulons vivre, il faut que les autres puissent vivre aussi. Soit nous existons tous ensemble, soit nous mourrons tous ensemble. »

                   b) « Poèmes pour la Terre. »

A chaque instant, prenons soin des ressources de la Terre, grâce à de petits poèmes.

 Exemples de petits poèmes ou Gathas :
 En ouvrant le robinet :
« L’eau descend du haut des montagnes
Et sourd des profondeurs de la Terre.
L’eau coule miraculeusement jusqu’à nous.
Ma gratitude envers elle est infinie. »

En me lavant les mains :
« L’eau coule sur mes mains.
Je l’utilise à bon escient
Pour préserver notre précieuse planète. »
En regardant mon assiette vide :

«Mon assiette est vide,
Je sais qu’elle sera bientôt remplie.
Chaque jour, des êtres meurent de faim sur Terre.
J’apprécie la grande chance que j’ai
D’avoir suffisamment à manger. »

En me servant à manger :
« Dans cette nourriture,
La présence de tout l’univers
Contribue à ma subsistance. »
Remarque : ces gathas ont aussi été écrits en vers par une amie et sont affichés à la Maison de l’Inspir.

Nous avons ensuite fait un jeu, afin de nourrir notre joie, et de prendre soin de notre corps.

                   4–  Nous sommes les Gardiens de la Terre.

          a) « L’engagement des Gardiens de la Terre. »

« Les cloches de la Pleine Conscience sonnent, nous appelant à nous éveiller et à regarder profondément l’impact que nous avons sur la planète. »



« Nos habitudes alimentaires et nos modes de production font souvent violence aux autres espèces, à nos propres corps et à la Terre. La Terre, notre mère à tous, souffre énormément du fait de nos choix alimentaires.  Le bétail élevé pour la viande est la plus grande source de pollution des eaux potables ; les résidus des fermes d’élevage et des abattoirs s’infiltrent dans nos rivières, nos fleuves et nos nappes phréatiques. »

« Si vous prenez un morceau de viande et le regardez en profondeur, vous verrez qu’une énorme quantité de céréales et d’eau a été nécessaire pour produire ce simple morceau.  Une quantité considérable de céréales et d’eau  est également utilisée pour produire de l’alcool. Des dizaines de milliers d’enfants meurent de faim et de malnutrition ; ces céréales pourraient les nourrir. »

« Si nous prenons l’engagement de devenir végétariens, au moins partiellement, cette décision nous procurera aussitôt un sentiment de bien-être, de paix, de joie et de bonheur. Notre éveil collectif peut amener un changement au niveau mondial. »

« Pratiquer le Pleine Conscience et regarder profondément amènent à découvrir la vraie nature des choses, leur nature d’interpénétration. Nous y trouvons la paix et la force nécessaires pour être en lien avec toute chose. Grâce à cette vision profonde, nous pouvons aisément nous engager à aimer et à prendre soin de la Terre et de chacun de nous, pour très longtemps. »

« Détruire les animaux, l’air, les arbres, c’est nous détruire nous-mêmes.  Nous devons développer un amour inconditionnel pour tous les êtres, de sorte que les animaux, l’air, les plantes et les minéraux,  puissent continuer à être ce qu’ils sont. »

« Quand on voit que les êtres humains n’ont pas de soi séparé,  on comprend que prendre soin de l’environnement (les éléments non-soi), c’est prendre soin de toute l’humanité.  Nous devons respecter et protéger les autres espèces afin d’avoir une chance de survivre.  Le meilleur moyen d’apporter vraiment la santé et le bonheur  aux êtres humains est de prendre soin des autres êtres vivants et de notre environnement. »

Nous avons lu le document «  les engagements des Gardiens de la Terre » :

http://data.over-blog-kiwi.com/0/55/36/67/20151204/ob_50c69d_earth-commitment-french-egagement-de.pdf

 Ensuite nous avons pu regarder en profondeur ce que nous faisons déjà et ce que nous pouvons faire à partir de maintenant,  pour la Terre et pour tous les êtres.
Il n’y a pas de jugement de la part des autres. Ne nous jugeons pas non plus, restons bienveillants avec nous-mêmes. Si nous rencontrons nos limites, acceptons-les, et ne nous laissons pas entraîner par le découragement ou le désespoir.

Chacun (e) fait de son mieux, fait ce qu’il (elle) peut. Nous n’avons pas besoin d’être parfaits pour commencer à suivre quelques engagements des Gardiens de la Terre…..

La légende du colibri :

Il y eut un immense incendie dans la forêt. Les animaux étaient  terrifiés : certains avaient fui et d’autres assistaient impuissants au désastre. Seul un petit Colibri  s'activait, allant chercher à chaque fois une goutte d’eau, qu’il prenait dans son bec pour la jeter sur le feu.
Les animaux incrédules lui demandèrent : « Tu ne t’imagines tout de même pas éteindre un pareil incendie avec une minuscule goutte d’eau ? »
Et le colibri répondit : « Je ne m’imagine rien, je fais ma part. »

Nous aussi, nous avons l’opportunité de faire notre part, d’emprunter la voie du colibri.

        b) Partages sur cet exercice de vision profonde. 

Cet exercice est apparu parfois un peu difficile. Et nous avons été vigilant (e) de ne pas nourrir notre désespoir.
Notre vision profonde a entraîné des prises de conscience, des partages et des questionnements, en particulier sur la consommation de viande.

                   5–  « Notre action est notre message »

Célébrations et projets d’éducation pour aider à protéger la nature et les êtres vivants.

  « Nous devons pratiquer une consommation en Pleine Conscience pour nous protéger, nous, nos familles, la société et la planète. Adopter une consommation consciente est une décision qui nous concerne tous : enfants, enseignants ou parents. Si les dirigeants d’organisations ou de communautés se mettent à pratiquer une consommation raisonnable, ils entraîneront les autres à suivre leur exemple. »

« Quand nous rencontrons des personnes attentives, souriantes et bienveillantes, nous reprenons espoir dans le futur. Nous-mêmes, nous pouvons devenir des éléments positifs de la société et redonner confiance à tout notre entourage si nous savons être attentifs et souriants et pratiquer l’arrêt, la marche et la travail en pleine conscience. Alors, le désespoir ne pourra plus nous submerger. Par ces moyens, nous pouvons aider les jeunes générations à ne pas perdre espoir. Il est très important que notre façon de vivre puisse convaincre les jeunes qu’un avenir est possible pour eux. »



« Chaque individu, chaque famille, chaque communauté ou collectivité et chaque pays peut faire quelque chose pour stopper le réchauffement planétaire. Les enseignants peuvent parler à leurs élèves. En général, les enfants et les adolescents sont très réceptifs aux difficultés et à la souffrance, et ils sont tout à fait au courant du danger que court la Terre aujourd’hui. Les enfants ont souvent de bonnes idées et le désir de les partager. Quelquefois le regard des jeunes sur une situation est plus perspicace que celui de leurs aînés. De plus, si les jeunes ont la possibilité d’exprimer leurs idées, ils se sentent utiles à la communauté ou à la collectivité et, en conséquence, ne se laissent pas si facilement entraîner ou marginaliser. Il est important que les parents et les enseignants écoutent attentivement la jeune génération et l’encouragent à s’exprimer. »

  « Nous avons le pouvoir de décider du destin de notre planète. Si chacun prend pleinement conscience de la véritable situation, il se produira un changement dans la conscience collective. Faisons quelque chose pour éveiller le monde. »

« …vous pouvez offrir votre aide en montrant au monde un chemin qui permettra d’arrêter la destruction  des écosystèmes et qui pourra diminuer la masse de violence et de désespoir. »

« Un jour un étudiant m’a demandé : ‘Il y a tant de problèmes urgents à régler, par lequel dois-je commencer ?’ Je lui ai répondu : ‘Choisis une chose et accomplis-là en profondeur et avec grand soin et tu auras accompli toutes les choses’. »

         a) Célébrations de ce que nous faisons déjà en famille / à l’école, pour aider  nos enfants / nos élèves à protéger la planète et ses habitants.

Des ami(e)s enseignant(e)s ont partagé leurs pratiques de Pleine Conscience en classe, et cela nous a tous beaucoup  inspirés.
Des témoignages sont demandés par Wake Up Schools, afin de publier un livre, qui sera un guide pour les éducateurs.

        b) Projets de ce que nous souhaitons mettre en place à partir de maintenant, en famille / à l’école. 

L’engagement des Gardiens de la Terre peut être une source d’inspiration pour nos projets à la maison ou dans les établissements scolaires.

                 6– Arroser les fleurs.

            Exercice d’arrosage des fleurs en duo :

1- La première personne dit ce qu’elle apprécie chez son (sa) partenaire. Il  s’agit d’exprimer avec sincérité les qualités qu’on perçoit chez l’autre. (2 min)

2-    on inverse les rôles (2 min)


3-    chacun (e) dit à l’autre comment il (elle) se sent après avoir reçu ces compliments ! (1min et 1 min)
      
       4-  Nous pouvons ensuite continuer à arroser nos propres fleurs silencieusement

 
                 7– «  Une belle continuation ». De la graine à la plante.

« Quand nous regardons la plante, nous ne voyons pas la graine et nous pensons qu’elle est morte. Mais la graine n’est pas morte ; elle est devenue la plante. »

« Vous ne faites pas de séparation entre la plante et la graine. Vous voyez qu’elles inter-sont, qu’elles sont une seule et même chose. Vous ne pouvez pas enlever la graine de la plante et vous ne pouvez pas enlever la plante de la graine. En examinant avec attention le jeune plant de maïs, vous pouvez  voir la graine de maïs toujours vivante, mais sous sa nouvelle apparence. La plante est la continuation de la graine. »

« La pratique de la méditation nous aide à percevoir ce que les autres ne voient pas. En examinant très attentivement le père et le fils, le père et la fille, la mère et le fils, la mère et la fille, la graine de maïs et la tige de maïs, nous constatons qu’il y a entre eux une relation très étroite. C’est pourquoi il nous faut pratiquer, pour nous éveiller à la vérité, à la réalité de l’inter-être. La souffrance de l’un est la souffrance de l’autre. »

« Qui dit impermanence dit aussi interdépendance. Il n’y a aucun phénomène qui soit indépendant car tout change continuellement. Une fleur reçoit sans arrêt des éléments non-fleur tels que l’eau, l’air le soleil, et elle renvoie en retour sans arrêt quelque chose à son environnement. Une fleur est une rivière de changements. Une personne aussi est une rivière de changements. A chaque instant, nous recevons et nous rendons quelque chose en retour. Une fleur est continuellement en train de naître et mourir, constamment reliée à son environnement. Les éléments de l’univers n’existent que l’un par l’autre. »

« Nous avons envie d’offrir nos pensées les plus belles, nos paroles les plus inspirées et nos actions les meilleures, parce qu’elles sont notre continuation dans le futur, que nous le voulions ou non. Passons notre temps avec sagesse. Inspirons autrui par notre énergie d’amour et de compréhension, notre capacité à pardonner, nos paroles aimantes et nos actions qui protègent et qui aident les autres sur la planète Terre. De cette façon notre continuation sera belle. »

Nous disposions de pois chiches bio séchés dans les sacs en coton bio.
Chaque personne a pu prendre un ou deux pois chiches pour faire ses propres expériences de germination et de plantation…..
Nous pouvions voir des pois chiches germés en quelques jours (après trempage), dans un germoir en verre.
On a la possibilité de planter ensuite ces graines germées, afin d’obtenir une plante.
Nous avons observé et dégusté aussi des clémentines avec des pépins et des feuilles. Chaque pépin une fois planté peut donner un arbre, qui aura des feuilles, puis des  fleurs odorantes et enfin des fruits, comme ces clémentines. C’est sa continuation.
Nous aussi nous souhaitons avoir une belle continuation, par nos pensées, nos paroles et nos actes.

 Exercices à faire à la maison :


 1e) Faire germer et planter les pois chiches.

 Réaliser d’autres germinations, plantations….

Comme pour « les Incroyables Comestibles » chacun peut faire un bac de plantation devant chez soi et partager les produits de ses cultures avec les autres Voir la charte des Incroyables Comestibles (IC)

  2 e) Etudier et pratiquer le Cinquième  Entraînement  à la Pleine Conscience.

  3 e)  Continuer son cahier de gratitudes.

Livres pour nous inspirer :

-Zéro déchet
-Petit cahier d’exercices de tendresse pour la Terre et l’Humain
-Atlas de la planète positive
-« Manifeste pour la Terre et l’humanisme » de Pierre Rabhi.

Films pour nous inspirer :

-« Demain »
-« En quête de sens. »
-« Mon Maître d’école » d’Emilie Thérond
-« Sur le chemin de l’école »

17h25 : Nouveau tour de connexion. Retours sur les différents exercices.

Les ami (e) s ont exprimé leur joie d’’avoir participé à cet atelier, qui les a nourri(e)s et grâce auquel ils (elles) ont beaucoup appris, et aussi leur gratitude vis-à-vis de toutes les personnes présentes et de celles et ceux qui ont offert des partages si profonds et si inspirants.
Les participant(e) s qui étaient arrivé(e)s fatigué(e) s, avec leurs soucis, sont  reparti(e)s  paisibles et plein(e) s d’énergie.
Nous avions cependant du mal à nous quitter, tant nous étions heureux (ses) ensemble.


Conclusion :

« Cette pratique de la Pleine Conscience nous permet d’avoir un regard perspicace sur les évènements. Aussitôt que nous serons capables de voir profondément la nature de la souffrance et de reconnaître ses causes, notre motivation à agir et à pratiquer se renforcera. L’énergie dont nous avons besoin n’est pas celle de la peur ou de la colère, mais celle de la compréhension et de la compassion. Cessons de blâmer ou de condamner ceux qui sont en train de  détruire la société, la planète et eux-mêmes, car ils n’ont pas conscience de ce qu’ils font. Ils sont submergés par la souffrance et la solitude, et ils cherchent à y échapper. Ils ont besoin d’être aidés, pas d’être punis. Seules la compréhension et la compassion, pratiquées collectivement, pourront nous libérer. »

« Prenez les décisions nécessaires et appliquez-les, pour la survie de notre planète. Changer votre manière de vivre vous procurera immédiatement beaucoup de joie et dés votre première respiration en pleine conscience, vous commencerez à vous sentir beaucoup plus libres. »
« Il nous faut vraiment prendre soin les uns des autres et prendre soin de notre environnement. C’est possible, si nous nous sentons reliés, comme les membres d’une même famille. Un changement dans la conscience individuelle amènera  un changement dans la conscience collective. Notre priorité doit être de protéger la planète. J’espère que vous prendrez le temps de discuter de ces questions avec vos amis ou votre famille. »


 

3 –« S’établir heureux dans le moment présent. »

Cela nous aidera également à cultiver la joie avec nos propres enfants et/ou nos élèves.

a) Cultiver la joie avec notre enfant intérieur : faisons un jeu, tous ensemble.

« Une autre manière de veiller à ce que le petit enfant en nous se sente en sécurité est de l’inviter à nous accompagner pour jouer « dans la cour du moment présent ». Lorsque nous escaladons une montagne magnifique, invitons le petit enfant à grimper avec nous. Quand nous contemplons un magnifique coucher de soleil, invitons-le à le savourer ensemble Là encore, en poursuivant cette pratique quelques semaines ou quelques mois, l’enfant pourra guérir ses blessures. »

b) Lire un conte du livre de Sœur Giac Nghiem : « 4 contes pour retrouver l’enfant intérieur. »

Sœur Giac Nghiem nous a fait un merveilleux cadeau en écrivant ce livre de contes.

Et nous en avons lu un extrait avec une joie profonde.

Cela devrait nous inspirer à écrire, nous aussi un conte, pour retrouver notre enfant intérieur (exercice à faire à la maison)

c) Les Entraînements à la Pleine Conscience.

Thay et le Village des Pruniers nous offrent les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience et les Quatorze entraînements à la Pleine conscience, comme éthique globale et chemin de transformation et de guérison.

Septième entraînement (des 14 EPC) : S’établir heureux dans le moment présent

Conscients que la vie n’est accessible que dans le moment présent, nous nous engageons à nous entraîner à vivre pleinement chaque instant de notre vie quotidienne. Nous essaierons de ne pas nous perdre dans la dispersion, de ne pas nous laisser emporter par les regrets du passé, les soucis du futur ou l’avidité, la colère et la jalousie du présent. Nous pratiquerons la respiration consciente pour être attentifs à ce qui se passe dans l’ici et le maintenant. Nous sommes déterminés à apprendre l’art de vivre en pleine conscience en touchant les éléments merveilleux, rafraîchissants et porteurs de guérison qui sont en nous et autour de nous, quelle que soit la situation. Ainsi, nous pourrons cultiver les semences de joie, de paix, d’amour et de compréhension en nous-mêmes, afin de faciliter le travail de transformation et de guérison dans notre conscience profonde. Nous sommes conscients que le bonheur dépend principalement de notre attitude mentale et non des conditions extérieures. Nous pouvons vivre heureux dans le moment présent simplement en reconnaissant que nos conditions de bonheur sont déjà plus que suffisantes.

d) Nos conditions de bonheur dans l’instant présent.

« Notre pratique est de revenir au moment présent, et à l’Ici et Maintenant, car c’est là que nous pouvons être profondément en contact avec la vie. Par la respiration consciente, nous pouvons toujours revenir à l’Ici et Maintenant mais, si nous l’oublions, nous perdons aussi le moment présent. La véritable pratique consiste donc à apprendre à vivre pleinement chaque moment de notre quotidien. »

« Rester totalement ancré dans le moment présent, ici et maintenant, est une réelle pratique, c’est un entraînement. Tant que je suis totalement établi dans l’instant présente, je ne souffre pas des traumatismes du passé, et je prends ainsi pleinement conscience de toutes les merveilles disponibles pour moi, de toutes les conditions favorables qui sont à ma disposition, ici et maintenant. La véritable pratique consiste dès lors à prendre la main de l’enfant et à jouer avec lui, pour rentrer plus profondément en relation avec toutes ces merveilles du présent. »

«Reconnaissant que nous avons assez de conditions pour être heureux, ici et maintenant, nous n’avons pas besoin d’obtenir davantage. Quand nous prenons refuge dans l’instant présent, nous identifions toutes les conditions de bonheur dont nous disposons et nous voyons qu’elles sont largement suffisantes pour être heureux dès à présent. Cessons de convoiter tant de choses, et reconnaissons que même si nous obtenons l’objet de notre désir, nous n’en serons pas plus heureux, et que nous développerons même d’autres désirs. »

Exercice : nous avons écrit sur une feuille, les conditions de bonheur que nous avons déjà ici et maintenant en tant qu’éducateurs (parents ou enseignants) ou dans notre vie de tous les jours.

Dans son enseignement, lors de la retraite pour les éducateurs en octobre 2014, Thây nous dit qu’une page ne suffira pas, que deux pages ne suffiront pas, que tris pages ne suffiront pas etc…...

De même nous pourrons aider nos enfants et nos élèves à lister les conditions de bonheur qui sont déjà là pour eux.

e) « Lâcher prise. »

« Un jour où le Bouddha était assis dans la forêt, entouré de plusieurs moines, un paysan s’approcha. Ses vaches s’étaient enfuies et il demanda aux moines s’ils les avaient vues passer. Le Bouddha répondit : « Non, nous n’avons pas vu passer vos vaches par ici, vous devriez peut-être les chercher dans une autre direction. » Puis quand le fermier fut parti, le Bouddha se tourna vers ses moines, sourit, et dit : « Chers amis, vous deviez être très heureux. Vous n’avez aucune vache à perdre. »

Une pratique que chacun de nous peut faire consiste à prendre une feuille de papier et à y inscrire les noms de nos vaches. Ensuite, nous pourrons examiner notre situation en profondeur afin de sentir si nous nous sentons capables d’en lâcher quelques-unes. Peut-être nous sommes-nous persuadés que ces choses étaient cruciales pour notre bien-être, mais, si nous prenons la peine de regarder en profondeur, nous constaterons que certaines d’entre elles sont un obstacle à notre joie et à notre bonheur véritables.

A ce propos, je me souviens d’un homme d’affaires qui était venu à une retraite en Allemagne et qui, entendant l’histoire des vaches échappées, avait éclaté de rire. Je l’invitai alors à poursuivre la retraite mais il m’expliqua qu’il avait trop à faire C’était un businessman, il devait aller en Italie pour ses affaires, et il avait beaucoup de choses à régler, alors il nous dit au revoir. Mais le jour suivant, quelle ne fut pas ma surprise de le revoir assis parmi les autres retraitants. Il m’expliqua alors qu’il était à mi-chemin vers l’Italie quand il avait fait demi-tour. Il avait été capable de relâcher une vache à laquelle il pensait devoir d’agripper et il en était particulièrement heureux. »

Exercice :: Identifions quelques-unes de nos « vaches »..

Pouvons-nous les lâcher, les laisser aller facilement ou non?

f) Retours sur ces exercices

Nous avons partagé à propos de nos conditions actuelles de bonheur, qui sont très nombreuses, comme le miracle d’être encore vivants ici et maintenant, le fait de voir

« un paradis de formes et de couleurs », de pouvoir marcher, d’entendre le chant des oiseaux, de n’avoir pas mal aux dents…. et aussi à propos des « vaches » que nous sommes prêt(e)s ou non à lâcher.

I

4 – « Guérir l’enfant intérieur. »

« C’est grâce à notre souffrance, en la comprenant, en la touchant de tout près que nous avons la possibilité de développer et de laisser croître compréhension et compassion dans notre vie.

Je ne voudrais pas envoyer mes amis ni mes enfants dans un endroit préservé de toute souffrance car, dans un tel lieu, ils n’auraient pas l’opportunité d’apprendre à cultiver la compréhension et la compassion. »

« Si, au lieu de fuir notre souffrance, nous acceptons de la reconnaître, de l’étreindre avec grande douceur et de l’examiner attentivement, elle pourra se transformer peu à peu, ouvrant alors la voie à la libération et à l’éveil. »

a) « Dialoguer avec l’enfant intérieur. », afin de dialoguer avec nos enfants/ nos élèves.

+« Parler à l’enfant intérieur. »

Imaginons que notre enfant intérieur est en face de nous. Pour cela nous pouvons poser un autre coussin devant nous, ou un objet qui symbolise notre enfant intérieur.

« Quand nous parlons de l’écoute compatissante, nous pensons généralement qu’il s’agit d’écouter quelqu’un d’autre. Mais nous devons aussi nous écouter nous-mêmes, écouter l’enfant blessé en nous. Parfois, il émerge des profondeurs de notre conscience et sollicite toute notre attention. Si vous êtes en pleine conscience, vous entendrez sa voix appeler à l’aide. Alors, au lieu de faire attention à ce qui vous entoure, retournez à vous-même et prêtez-lui toute votre attention et votre tendresse. Vous pouvez lui parler avec amour :

« Dans le passé, je t’ai laissé seul. Je me suis détourné de toi, j’en suis sincèrement désolé (e). Je vais t’entourer de toute ma tendresse à présent. »

Vous pouvez lui dire aussi « Mon chéri, je suis là pour toi. Je vais bien prendre soin de toi. Je sais que tu as beaucoup souffert. J’ai été tellement occupé (e). Je t’ai négligé, mais, à présent, j’ai appris comment revenir à toi. »

« Il est essentiel d’être conscient que l’enfant intérieur est toujours là, prisonnier du passé, et qu’il nous appartient de lui venir en aide. Assis de manière stable, établis dans le moment présent, parlons lui : « Cher petit frère, chère petite sœur, je tiens à ce que tu saches que nous avons grandi. Aujourd’hui, nous sommes tous deux parfaitement capables de nous protéger et nous défendre par nous-mêmes. »

« Mon petit frère chéri, ma chère petite sœur, je sais que tu souffres. Tu es mon enfant intérieur et je suis donc également toi. Aujourd’hui nous avons grandi ; alors, n’aie plus peur, nous sommes en sécurité. Nous avons les moyens de nous protéger. Viens avec moi et vivons ce que nous offre le présent. Ne laisse plus le passé nous emprisonner. »

« Il est important que vous vous tourniez vers lui plusieurs fois par jour. Ce n’est qu’ainsi que la guérison pourra intervenir. Rassurez-le en l’enveloppant de votre tendresse, faites-lui sentir que jamais plus vous ne l’abandonnerez, que jamais plus vous ne le laisserez sans soins. Il est resté seul pendant si longtemps…Il est donc essentiel de commencer cette pratique dès à présent. Si vous ne le faites pas maintenant, quand le ferez-vous ?

Revenez à lui, écoutez-le avec attention chaque jour cinq ou dix minutes. »

« Quand nous accueillons avec bienveillance notre enfant intérieur, nous accueillons donc aussi ceux des générations qui nous ont précédés. Cette pratique n’est pas une pratique pour nous seuls, mais pour d’innombrables générations d’ancêtres et de descendants. »

« Pour bien prendre soin de nous-mêmes, il est important que nous revenions à l’enfant blessé qui vit encore en nous, afin de veiller attentivement sur lui. Cette pratique du retour à l’enfant blessé doit être quotidienne. Nous revenons à lui et l’accueillons tendrement dans nos bras, comme un grand frère ou une grande sœur.

Nous devons l’écouter. Il est en nous, ici et maintenant, et nous pouvons le guérir dès à présent. « Mon cher petit enfant blessé, je suis là pour toi, prêt(e) à t’écouter. Je t’en prie, fais-moi part de toute ta souffrance, de toute ta douleur, je suis là pour toi, je t’écoute vraiment.» Nous devons étreindre cet enfant et, si nécessaire, nous pouvons pleurer avec lui, même durant notre médiation assise. »

« Mon enfant chéri, je sais que tu es là, en moi. Tu es blessé, je le sais. Tu as traversé tant de souffrances, je sais que c’est vrai parce que j’ai été toi. Mais maintenant, je te parle comme ta part adulte, et je veux te dire que la vie est merveilleuse, qu’elle regorge d’éléments qui apportent fraîcheur et apaisement. Ne nous laissons plus engloutir par le passé, ressassant et revivant sans cesse tout ce qui nous a tant fait souffrir. Aujourd’hui, je suis là pour toi, si tu as quelque chose à me dire, je t’écoute, tu peux me le dire simplement ».

+« Ecouter l’enfant intérieur »

Ecoutons ce que notre enfant intérieur a à exprimer. …

On peut lui poser des questions : « Comment te sens-tu ? As-tu des choses à me dire ? Qu’aimerais-tu que je fasse pour toi ? »

Puis on se tait, on inspire, on expire, et on laisse arriver à notre conscience, ce qui vient, sans penser, sans juger.

b) Ecrire une lettre A notre enfant intérieur, ou écrire une lettre DE notre enfant intérieur à l adulte que nous sommes devenu ( e )

« Une autre approche est d’écrire au petit enfant ; rédigez une, deux, trois pages ou plus, pour lui montrer que vous savez qu’il est là en vous et que vous ferez tout ce qui vous pouvez pour soigner ses blessures. Après lui avoir écrit plusieurs lettres, vous pourrez remarquer que lui aussi a peut-être quelque chose à vous écrire en réponse ! »

c) Partages sur cet exercice de vison profonde.

Il se peut que cela ne soit pas facile de contacter notre enfant intérieur, de lui parler et d’entendre ce qu’il a à nous dire.

Mais cet exercice nous permet de prendre davantage conscience de son existence, de ses manques, de ses besoins ou de ses joies profondes.

Cela nous permet peut-être aussi d’envisager plus sereinement de dialoguer avec nos enfants / nos élèves, ainsi que d’imaginer ou d’être capables d’entendre ce que nos enfants ou nos élèves auraient à nous dire.

5– Célébrations et projets.

a) Célébrations de ce que nous faisons déjà en famille / à l’école, pour prendre soin de nos enfants / nos élèves.

« Ne sachant pas comment prendre soin de leur enfant blessé, nos ancêtres nous l’ont transmis. Notre pratique a pour but d’interrompre ce cycle d’ignorance. Si nous parvenons à guérir notre enfant intérieur, nous pourrons non seulement nous libérer nous-mêmes, mais nous libérerons aussi ceux qui nous ont blessés ou qui ont abusé de nous. Car ceux qui ont abusé de nous ont certainement été victimes d’abus auparavant. Les personnes qui ont suivi cette pratique ont pu soulager leur souffrance et expérimenter de réelles transformations. La relation avec leur famille et leurs proches en est devenue plus facile, plus fluide. »

« Nous avons tous, parents et enfants, la possibilité de pratiquer ensemble et de guérir l’enfant blessé qui vit encore en nous et en nos enfants. Il n‘y a pas de temps à perdre, c’est une sorte d’urgence car, si nous parvenons à faire cette pratique, la communication avec nos familles sera rétablie et la compréhension mutuelle deviendra possible. »

« En réalité nous sommes nos enfants. Nous leur avons légué notre être tout entier. Nos fils, nos filles sont notre continuation, ils sont nous-mêmes ; ils nous emporteront avec eux loin dans le futur. En prenant le temps d’aimer nos enfants avec compassion et compréhension, nous leur donnons tous les moyens d’en bénéficier pleinement pour que, à leur tour, ils puissent contribuer à un meilleur avenir pour eux-mêmes, leurs enfants, et les générations futures. »

Des parents et des enseignants ont partagé leurs pratiques très inspirantes à la maison et en classe.

Certains ont déjà écrit des témoignages.

b) Projets de ce que nous souhaitons mettre en place à partir de maintenant, en famille / à l’école.

6– Arroser les fleurs.

Exercice d’arrosage des fleurs en duo :

1- La première personne dit ce qu’elle apprécie chez son (sa) partenaire. Il s’agit d’exprimer avec sincérité les qualités qu’on perçoit chez l’autre. (2 min)

  1. on inverse les rôles (2 min)
  1. chacun (e) dit à l’autre comment il (elle) se sent après avoir reçu ces compliments ! (1min et 1 min)

4- Nous pouvons ensuite continuer à arroser les fleurs de notre enfant intérieur silencieusement

Exercices à faire à la maison :

1e) Ecrire un conte pour retrouver son enfant intérieur

Inspiré (e)s par la lecture du livre de Sœur Giac Nghiem, nous allons essayer d’écrire aussi un conte pour retrouver notre enfant intérieur.

2e) Chaque jour donner RV à son enfant intérieur quelques minutes (lui sourire, le prendre dans ses bras)

Chaque soir s’endormir en revoyant une belle image de son enfance.

Noter ses rêves.

« A présent, nous avons la possibilité de revenir à nous et de parler à notre petit enfant intérieur ; nous pouvons l’écouter et lui répondre directement. »

« Le petit que nous avons été est toujours là, en nous, il est peut-être profondément blessé Nous l’avons négligé pendant si longtemps qu’il nous appartient aujourd’hui de revenir à lui, de le réconforter, l’aimer et lui donner toute notre attention. »

« Nous devons réellement parler à l’enfant qui vit en nous, même à voix haute – non seulement y penser, mais le faire vraiment. Si nous prenons l’habitude de dialoguer avec notre enfant intérieur chaque jour, la guérison interviendra. A son tour, il nous rejoindra dans notre vie, aujourd’hui. Parlons à l’enfant, prenons sa main, et ramenons-le au présent pour qu’il savoure la vie, ici et maintenant. Si nous pouvons dialoguer ainsi quinze minutes tous les jours avec le petit enfant vulnérable, nous pourrons faire face à nos vieilles angoisses. »

Livres pour nous inspirer :

+ « Prendre soin de l’enfant intérieur- Faire la paix avec soi. » Thich Nhat Hanh.

+ « 4 contes pour retrouver l’enfant intérieur. » Chan Giac Nghiem. Editions Eyrolles.

Film pour nous inspirer :

« Tout s’accélère » de Gilles Vernet.

Ancien trader, devenu professeur des écoles, Gilles Vernet interroge ses élèves de CM2 sur l’accélération de notre monde et le désir insatiable de croissance.. Du temps pour quoi faire ?

Réflexions pleines de fraîcheur et de sagesse des enfants, complétées par des commentaires passionnants de spécialistes.

Nouveau tour de connexion. Retours sur les différents exercices.

Comment chacun (e) se sent à la fin de cette journée ?

Les participants ont exprimé leur joie d’avoir vécu cette journée de Pleine Conscience, qui les a nourris et enrichis.

L’arrosage des fleurs a été apprécié, même si, au début, ce n’est pas un exercice facile.

Conclusion :

« Nous devons étreindre notre souffrance et l’examiner en profondeur car nous avons beaucoup à apprendre d’elle. Lorsque la graine de peur, logée au plus profond de notre tréfonds, émerge au niveau de notre conscience mentale, notre pratique consiste à inviter la graine de pleine conscience à se manifester à son tour. Car c’est grâce à elle que nous pouvons être totalement présents et ainsi reconnaître et accueillir tendrement notre souffrance, et non plus la fuir. »

« Chaque fois que nous avons besoin de l’énergie de pleine conscience, il nous suffit d’en toucher la graine avec notre respiration attentive, notre marche consciente et notre sourire. C’est ainsi que sera disponible l’énergie nécessaire au travail de reconnaissance et d’étreinte, puis de vision profonde et de transformation. Quoi que nous fassions, qu’il s’agisse de cuisiner, de balayer, de faire la lessive, de marcher ou de respirer, nous pouvons continuer à générer l’énergie de la pleine conscience ; ainsi, sa graine pourra se renforcer en nous. Et si nous parvenons à la développer toujours plus, la graine de concentration pourra émerger à son tour. C’est grâce à ces deux énergies que nous pourrons nous libérer des afflictions. »

« Revenez à vous et prenez bien soin de vous. Votre corps, vos sensations, vos perceptions ont besoin de vous. L’enfant blessé a besoin de vous. Votre souffrance a besoin que vous la reconnaissiez. Revenez en vous et soyez là pour eux. Pratiquez la marche et la respiration en pleine conscience. Faites chaque activité en pleine conscience de façon à être vraiment là, et à pouvoir véritablement aimer. »

« L’illumination n’est en rien différente de la vaisselle ou de la culture des salades. La réelle pratique consiste à vivre intensément chaque moment de notre quotidien avec pleine conscience et concentration. C’et précisément durant ces moments de vie quotidienne que la conceptualisation et la création d’une œuvre d’art prennent naissance. »

« Nous avons tous tendance à fuir notre souffrance, à l’éviter et à privilégier la recherche du plaisir. Or, il est essentiel d’apprendre à notre mental que la souffrance peut parfois être très bénéfique. Nous pouvons même parler des bénéfices de la souffrance car c’est elle qui nous montre comment approfondir notre compréhension ; celle-là même qui permettra à l’acceptation et à l’amour de s’épanouir tout naturellement. A l’inverse, sans compréhension, sans amour il ne peut y avoir de véritable bonheur. Nous voyons ainsi que la souffrance est étroitement liée au bonheur et que nous ne devrions pas la craindre. Au contraire, chacun devrait être capable de contenir sa souffrance et l’examiner en profondeur, l’entourer de tendresse et écouter ce qu’elle peut enseigner. Nous pouvons apprendre beaucoup de notre souffrance, son apport est bien réel puisque, sans elle, il n’y aurait pas de bonheur. Sans boue, il ne peut pas y avoir de fleur de lotus. Ainsi, si vous savez comment souffrir, la souffrance ne sera plus du tout un problème puisqu’en adoptant cette attitude d’accueil véritable vous la sentirez nettement moins. Et c’est du cœur même de cette souffrance que pourra éclore la belle fleur du bonheur. »

Educ’Inspir- Wake Up Schools France

Douzième atelier pour les éducateurs: journée du samedi 16 janvier 2016.

« Les enseignants heureux changent le monde » Thich Nhat Hanh

Thème : la Terre Mère.

A partir du livre de Thich Nhat Hanh: « Ce monde est tout ce que nous avons »

Toutes les citations seront extraites de ce livre de Thay.

Matin :

La matinée a commencé à 10h par une méditation assise guidée d’une dizaine de minutes, afin de nous aider à arriver à la Maison de l’Inspir.

« Méditer n’est pas fuir. C’est l’acte courageux de regarder profondément la réalité avec Pleine Conscience et concentration. Méditer est essentiel à notre survie, à la paix et à notre protection commune. En fait, notre souffrance vient de nos perceptions erronées et de nos vues fausses. Rectifier ces vues fausses est la chose la plus importante, la plus urgente qui soit. Notre monde a besoin de sagesse et de vue juste, ou de vision profonde. Que vous soyez enseignant, parent, journaliste, cinéaste, ou autre, vous pouvez partager vos réalisations profondes pour éveiller votre pays et vos concitoyens. Si les citoyens s’éveillent, leur gouvernement devra agir en fonction de leur vue juste. Si nous pratiquons, nous pouvons nourrir en nous la dimension de non-peur et de fraternité. »

Nous étions une quarantaine de participants, et avons fait un tour de connexion, où chacun(e) s’est présenté (e), en disant son lien avec l’éducation ou sa motivation pour participer à cet atelier, et a exprimé sa météo intérieure (comment il (elle) se sent ici et maintenant)

Lors d’une brève présentation de la journée, nous avons commencé par dire notre gratitude, notre reconnaissance pour Thay, le Village des Pruniers et pour les sœurs de la Maison de l’Inspir, car, sans toutes ces personnes, nous n’aurions pas été présent(e)s ce jour-là..

Sœur Dao Nghiem, depuis le Village, était avec nous par la pensée et par le cœur.

Nous avons ensuite exprimé notre :

1 –Gratitude pour la Terre par des Touchers de la Terre.

Lors du neuvième atelier Educ’Inspir sur l’Amour Véritable, nous avons pratiqué les Trois Touchers de la Terre.

Nous pouvons aussi pratiquer les Cinq Touchers de la Terre pour offrir notre gratitude à nos ancêtres génétiques, à nos ancêtres spirituels, à ceux qui ont bâti notre pays, à toutes les personnes que nous aimons et même aux personnes qui nous ont fait souffrir.

Lors de ce douzième atelier, nous avons touché trois fois la Terre, en gratitude, après la lecture d’extraits de la prière du nouvel an 2015-2016 de la Maison de l’Inspir.

  1. A la Terre Mère et à tous nos ancêtres (Extraits)

« Bien aimé Thay,

Bien aimés Ancêtres,

Bien aimée Terre Mère,

Nous nous sommes rassemblés en tant que quadruple Sangha, en ce moment solennel du nouvel an, pour exprimer notre gratitude et notre grande aspiration en tant que famille spirituelle, ainsi que pour prendre ensemble un nouveau départ. Nous savons que vous, nos ancêtres, êtes présents dans chacune des cellules de notre corps et que vous êtes toujours disponibles pour nous, afin que nous puissions prendre refuge en vous. Nous savons également que vous, cher Thay, êtes aussi présent en nous en ce moment-même. Ce soir, en touchant la terre, nous entrons aussi en profond contact avec toi notre Mère la Terre : en effet, nous-mêmes comme tous nos ancêtres sommes tes enfants. Terre Mère, tu es notre belle et merveilleuse planète bleue, le Grand Bodhisattva de la Terre Rafraîchissante, parfumée et bienveillante; malgré nos nombreuses erreurs, à chaque fois que nous retournons à toi, tu nous accueilles pour nous embrasser tel que nous sommes……

Chère Terre Mère, en tant que famille humaine nous avons permis à l'avidité et à la consommation à outrance de prévaloir. Nous avons couru après un statut, des richesses, du pouvoir et du confort émotionnel, oubliant que cela ne pourrait jamais nous apporter liberté et bonheur véritables. Nous avons été trop occupés, tentant désespérément de combler notre vide intérieur, et nous n'avons ni pris le temps ni eu l'espace de nous demander ce que nous étions vraiment en train de faire et de questionner la direction que nous étions en train d'emprunter. Ce faisant, nous t'avons causé de grands dommages, à toi notre Terre Mère, détruisant ta beauté, tes richesses et ton équilibre naturel.

Conscient de cela, nous sommes déterminés à simplifier notre vie, à cesser de courir ainsi qu'à nous souvenir qu'en ce moment présent nous avons déjà bien assez pour être heureux. Avec l'énergie de pleine conscience et l'énergie de compassion, nous pouvons vivre dans le contentement et la plénitude. Durant l'année à venir, nous sommes déterminés à consommer moins et à maintenir un équilibre de vie durable pour nous même comme pour toi, notre Terre Mère……

En touchant la terre, nous souhaitons exprimer notre gratitude à Thay, à nos ancêtres et à notre Mère la Terre. Nous avons trouvé un chemin de pratique et une famille spirituelle en laquelle nous prenons refuge. Nous avons goûté la liberté en lâchant-prise de nos idées et de nos notions. Nous avons vécu la joie, la paix et l'expérience de la transformation, nous avons ressenti la force et la chaleur de la fraternité et ainsi nous savons qu'ensemble nous pouvons faire face à nos défis et réaliser nos plus grandes aspirations.

Nous faisons le voeu, en cet instant solennel, de continuer à construire notre communauté ainsi qu'à ouvrir et maintenir un chemin de pratique pour nous-mêmes et pour nos descendants. »

b) Gratitude pour les fruits de la Terre.

+++ Méditation de la cranberry ou canneberge :

Prenez une cranberry et posez-la sur la paume de votre main.

Sentez son poids et sa structure sur votre main. Prenez conscience de sa température.

Regardez-la attentivement. Utilisez vos yeux pour explorer chaque partie de ce fruit, sa forme, ses creux et ses bosses, ses couleurs et la façon dont la lumière l'éclaire.

Touchez-la, explorez sa texture avec vos doigts, en fermant les yeux. Prenez-la doucement avec l’autre main, afin de sentir sa forme, son poids.

Placez-la sous votre nez, inspirez et sentez-la, soyez conscient de son arôme et de toutes les sensations que ce fruit pourrait produire dans votre bouche.

Portez la canneberge à votre bouche, en remarquant les mouvements de votre main et de votre bras. Mettez-la dans votre bouche et, sans la mâcher, explorez les sensations dans votre bouche et sur votre langue.

Doucement mordez dedans et commencez à la mâcher lentement. Observez la texture du fruit et la façon dont sa saveur est libérée. Notez que les goûts changent avec chaque bouchée. Mâchez, continuez à mâcher lentement, au moins trente fois ou jusqu’à ce qu'il n'y ait plus rien à mâcher.

Soyez conscient du désir de vouloir avaler, puis avalez vraiment.

Sentez-vous la sensation de la cranberry qui glisse dans votre gorge et dans votre tube digestif jusqu’à votre estomac ?

Demandez-vous comment votre corps se sent maintenant que vous avez terminé l’exercice.

+++ : Retours sur cet exercice.

Pouvez-vous décrire votre expérience ?

Nous avons découvert des choses que nous n’avions jamais remarquées ni même peut-être imaginées, en mangeant une canneberge.

Certaines personnes ont partagé qu’elles avaient expérimenté de délicieuses explosions de saveurs, qui continuaient à se propager dans leur bouche après l’exercice. Et cela leur a donné l’idée de continuer à déguster ainsi du chocolat par exemple, et à manger de plus en plus en pleine conscience.

c) Gratitude pour la nourriture. Repas en Pleine Conscience.

« Lorsque nous mangeons consciemment, nous sommes en contact étroit avec la nourriture. Cette nourriture nous vient de la nature, des êtres vivants et du cosmos tout entier. Recevons-la en pleine conscience pour exprimer notre gratitude. Manger en pleine conscience peut apporter beaucoup de joie.

Nous prenons un morceau avec notre fourchette et nous le contemplons pendant un instant avant de le mettre en bouche, puis nous le mâchons avec attention et concentration, au moins trente fois. En pratiquant ainsi, nous sommes en lien avec le cosmos tout entier. »

« Par la nourriture que nous ingérons, nous pouvons découvrir que tout, dans l’univers, s’interpénètre : la Terre, les êtres vivants et nous-mêmes. Chaque bouchée de légumes, chaque goutte de sauce soja, chaque morceau de tofu, contient le ciel et la Terre, les êtres vivants et nous-mêmes. Nous pouvons voir et savourer l’univers entier dans une tranche de pain ! C’est tout le sens et la valeur de la vie que nous pouvons découvrir dans chaque précieuse bouchée de nourriture. »

En fin de matinée, nous avons pratiqué une marche méditative au bord de la Marne.

Cette marche était dédiée à la Terre Mère.

Petit poème ou Garha :

« Marcher sur la Terre

Est un miracle !

Chaque pas fait en pleine conscience

Révèle les merveilles du Dharmakaya »

Pendant la marche, nous avons offert une étreinte à un ou des arbres, afin de leur envoyer notre énergie d’amour et de compassion.

« Nous ne pourrons nous réveiller qu’en apprenant à marcher sur notre mère, la Terre, de façon consciente. L’avenir de toute vie, dont la nôtre, dépend de l’attention que nous porterons à nos pas. Ecoutons les cloches de la Pleine Conscience qui sonnent tout autour de la planète ! Nous devons apprendre à vivre de façon à garantir l’avenir de nos enfants et nos petits-enfants. »

Chacune de nos cellules contient toutes les données et les informations sur le cosmos. Une seule cellule peut nous renseigner sur nos ancêtres ; non seulement nos ancêtres humains, mais aussi nos ancêtres animaux, végétaux et minéraux. Chaque fois que nous faisons un pas pendant la marche méditative, c’est un organisme qui marche, mais c’est aussi tout le cosmos, et tous nos ancêtres marchent et avancent avec nous. Nos enfants et leurs propres enfants marchent aussi avec nous. L’un contient le tout.

Quand nous faisons un pas dans la paix et la joie, tous nos ancêtres et nos descendants font le même pas au même instant. »

« Chaque pas que nous faisons sur la Terre a le pouvoir de guérir et de transformer. Par nos pas, nous pouvons nous guérir et guérir la Terre et notre environnement. »

Puis nous avons partagé un repas en pleine conscience tous ensemble, après avoir lu les Cinq Contemplations :

(à lire avant le repas de midi) (1 son de cloche, arrêt) Le Bouddha, et nos ancêtres spirituels, nous invitent à manger dans la Pleine Conscience, conscients de la nourriture, et de la communauté de pratique qui nous entoure ; ne nous laissons pas entraîner par des pensées concernant le futur ou le passé pendant le repas. On mange en telle sorte que la joie, la paix et la liberté soient possibles tout au long du repas.

Cher(e)s ami(e)s, au prochain son de cloche, pratiquons ensemble les 5 contemplations. (1 son de cloche- arrêt) 1- Cette nourriture, fruit du ciel, de la terre, de beaucoup de travail et d’amour, est un don de l’univers tout entier. 2- Mangeons-la en Pleine Conscience, et gratitude, afin d’en être dignes. 3- Observons et transformons les états mentaux négatifs, surtout l’avidité, qui nous poussent à manger sans modération, et apprenons à manger avec modération. 4- Puissions-nous maintenir notre compassion éveillée en mangeant de façon à réduire la souffrance des êtres vivants, à cesser de contribuer au changement climatique, et à guérir et protéger notre précieuse planète. 5- Nous acceptons cette nourriture avec gratitude afin de pratiquer et de réaliser le chemin de la compréhension et de l’amour, de développer notre fraternité, de construire notre communauté et de nourrir notre idéal de servir tous les êtres vivants. (1 son de cloche)

Voici une petite variante des Cinq Contemplations pour les enfants (à pratiquer en famille ou à l’école) 1- Cette nourriture est le cadeau de tout l’univers : de la terre, du ciel, de la pluie, et du soleil. 2- Nous remercions tout ceux qui ont fait cette nourriture. En particulier les fermiers, les marchands, et les cuisiniers. 3- Nous mâchons la nourriture lentement afin de la savourer. 4- Cette nourriture nous donne de l’énergie afin de pratiquer pour avoir plus d’amour et plus de compréhension. 5- Nous mangeons cette nourriture afin d’être sain et heureux, et de nous aimer comme une famille.

Après-midi :

Une très belle relaxation totale nous a été offerte, ainsi que des chants du Village des Pruniers.

2 – « Prendre soin de l’écologiste. » Parole aimante et écoute profonde.

Thay nous recommande de guérir notre propre souffrance, avant de vouloir guérir celle de la Terre.

« Sans paix ni bonheur, comment pourrions-nous prendre soin de nous-mêmes, des autres espèces ou de la planète ? C’est pourquoi le meilleur moyen de s’occuper d’écologie, c’est de s’occuper d’abord de nous, l’écologiste. »

« Des trois plans à transformer (individu, société, nature), c’est par le plan individuel que le changement doit commencer. Mais pour pouvoir se transformer, l’individu doit avoir son corps et son esprit en unité, et trouver un environnement favorable à son mieux-être. Il doit donc chercher un style de vie qui ne le détruise pas. Notre propre transformation et celle de notre environnement sont toutes les deux nécessaires, mais l’une ne peut aboutir sans l’autre. Nous savons combien il est difficile de changer l’environnement si les individus n’ont pas de stabilité intérieure. Pour notre équilibre psychique, nous devons d’abord consacrer nos efforts à retrouver l’humanité en nous. »

« Beaucoup de personnes ont conscience que notre monde souffre et leur cœur est rempli de compassion. Sachant ce qu’il faut faire pour remédier à ces souffrances, ils s’engagent en politique, dans le social ou dans l’écologie. Mais au bout d’un certain temps d’intense contribution, ils sont souvent pris de découragement, car ils n’ont pas la force d’âme nécessaire pour continuer à se battre toute leur vie. Une prise de conscience intellectuelle n’est pas suffisante pour soutenir toute une vie d’actions compatissantes.

Si nous voulons influencer efficacement le futur du monde, il nous faut quelque chose de plus. La vraie force ne peut venir ni du pouvoir, ni de l’argent, ni des armes, mais seulement d’une véritable et profonde paix intérieure. »

« ….nous devons nous guérir nous-mêmes, avant de vouloir guérir la planète.

Si nous ne reconnaissons pas la peur qui est en nous, cette énergie va continuer à dicter notre comportement. »

« Si nous décidons de nous engager et de prendre part à une mission écologique, il est crucial de trouver le moyen de continuer nos pratiques de la respiration consciente, de la marche méditative et de la parole aimante. »

« Notre pratique de la parole aimante est authentique lorsque nous sommes capables de gérer nos émotions. Chaque fois qu’un sentiment de colère, de frustration ou de tristesse remonte en nous, entraînons-nous à en prendre soin, Il ne s’agit ni de la combattre, ni de le supprimer, ni de le fuir. La colère et la frustration font partie de nous et il ne sert à rien de lutter contre ou de chercher à les anéantir. Si nous les réprimons, nous nous faisons violence à nous-mêmes. En revanche, si nous savons revenir tranquillement à notre respiration pour restaurer notre vraie présence, corps et esprit réunis, et notre capacité à reconnaître ce qui est là, tel que c’est, nous pourrons accueillir notre tristesse, notre colère ou notre frustration et les embrasser de notre amour. »

  1. Exercice guidé d’écoute profonde 2 par 2

Nous avons partagé en toute authenticité et confidentialité, une de nos souffrances ou de nos difficultés, passée ou actuelle, liée à l’éducation (la nôtre ou celle de nos enfants / de nos élèves), avec notre voisin(e)

1- Une personne s'exprime (3 minutes) pendant que l'autre pratique l'écoute profonde et compatissante en silence.

Celle qui s’exprime pratique l’acceptation de ses difficultés, essaie de partager de manière authentique, ses ressentis / ses sentiments/ ses émotions, comme la tristesse, la colère, la peur, la frustration…... Elle peut regarder profondément ses souffrances </strong>et essayer de comprendre les besoins qui n’étaient / ne sont pas satisfaits, comme le besoin d’affection / d’amour, de considération, de sécurité, de compréhension, de confiance, de respect…. par exemple. (3 minutes)

2- celle qui a écouté reformule (sans jugement, ni interprétation, ni conseils) ce qu'elle a entendu, compris, ou cru comprendre et apporte son soutien, son réconfort.

Si elle croit avoir identifié des sentiments et/ou des besoins non satisfaits, elle peut en faire part à l’autre (3 minutes)

3- on inverse les rôles (3 minutes et 3 minutes)

4- chacun exprime à l'autre s'il s'est senti écouté, compris, soutenu....(1 minute et

1 minute)

b) Retours des participants en grand groupe sur cet exercice d’écoute profonde.

Cet exercice d’écoute profonde, que nous pratiquons à chaque atelier, est en général très apprécié. Les personnes ressentent souvent que, sans le savoir, elles se retrouvent avec la « bonne personne », comme si elles s’étaient « trouvées », afin de résoudre des difficultés communes, grâce à l’effet miroir.

3 –« Une éthique globale. »

  1. Les Entraînements à la Pleine Conscience.

Thay et le Village des Pruniers nous offrent les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience et les Quatorze entraînements à la Pleine conscience, comme éthique globale et chemin de transformation et de guérison..

« Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience sont le chemin que nous devrions suivre en cette époque de crise générale parce qu’ils sont une pratique de fraternité, de compréhension et d’amour qui nous protège, nous et notre planète. Ils sont des applications concrètes de la conscience éveillée. »

« Leur nature est universelle. Il n’est nullement nécessaire de se dire bouddhiste pour les pratiquer. »

« Avec le cinquième Entraînement, nous prenons la détermination de manger et de consommer en pleine conscience. C’est par ce cinquième Entraînement que nous pourrons sortir de la situation critique dans laquelle le monde se trouve aujourd’hui. Lorsque nous pratiquons cet entraînement, nous choisissons avec précision ce que nous voulons consommer et ce que nous refusons, pour la bonne santé et le bien-être de notre corps, de notre esprit et de la Terre elle-même. »

Cinquième entraînement (des 5 EPC) : Transformation et guérison

Conscient(e) de la souffrance provoquée par une consommation irréfléchie, je suis déterminé(e) à apprendre à nourrir sainement et à transformer mon corps et mon esprit, en entretenant une bonne santé physique et mentale par ma pratique de la pleine conscience lorsque je mange, bois ou consomme. Afin de ne pas m’intoxiquer, je m’entraînerai à observer profondément ma consommation des quatre sortes de nourritures : les aliments comestibles, les impressions sensorielles, la volition et la conscience. Je m’engage à ne pas faire usage d’alcool, ni d’aucune forme de drogue et à ne consommer aucun produit contenant des toxines comme certains sites Internet, jeux, films, émissions de télévision, livres, magazines, ou encore certaines conversations. Je m’entraînerai régulièrement à revenir au moment présent pour rester en contact avec les éléments nourrissants et porteurs de guérison qui sont en moi et autour de moi, et à ne pas me laisser emporter par des regrets et des peines quant au passé, ou par des soucis et des peurs concernant le futur. Je suis déterminé(e) à ne pas utiliser la consommation comme un moyen de fuir la souffrance, la solitude et l’anxiété. Je m’entraînerai à regarder profondément dans la nature de l’interdépendance de toute chose, afin de consommer de manière à nourrir la joie et la paix, tant dans mon corps et ma conscience, que dans le corps et la conscience collective de la société et de la planète.

« Nous sommes ce que nous consommons. En regardant profondément la quantité et la nature de ce que nous consommons chaque jour, nous aurons une vue très claire de qui nous sommes. Nous avons besoin de manger, de boire et de consommer, mais si nous le faisons sans conscience, nous risquons de nous détruire, corps et esprit, oubliant notre dû envers nos ancêtres, nos parents et les générations futures. »

« Parfois, nous ouvrons le réfrigérateur et nous y prenons un aliment dont nous savons pertinemment qu’il est mauvais pour notre santé. Mais nous le mangeons quand même, emportés par un mal-être intérieur qui nous pousse à consommer pour oublier nos soucis et nos angoisses. »

« Sans la pratique, nous ne disposons pas d’une énergie de Pleine Conscience suffisante pour embrasser notre peur ou notre colère et nous cherchons à réprimer ces énergies négatives par l’énergie qu’apporte la consommation. »

« Certains plaisirs ont le pouvoir de nous nourrir, de guérir nos blessures ; ils nous procurent calme, bien-être, paix et fraîcheur. Notre esprit devient plus clair et plus lucide. C’est de ces joies là dont nous avons besoin. Mais il y a aussi des plaisirs qui peuvent se transformer en souffrance plus tard, comme manger des aliments malsains, boire de l’alcool, se gaver de sucreries ou s’intoxiquer par des produits nocifs. Nous devons bien faire la différence entre ces deux sortes de plaisirs car les uns nous nourrissent et nous guérissent, alors que les autres nous détruisent. »

Onzième Entraînement (des 14 EPC) : Moyens d’Existence justes

Conscients que notre environnement et notre société sont détériorés par la violence et les nombreuses injustices, nous nous engageons à ne pas utiliser de moyens d’existence nuisibles aux humains et à la nature. Nous ferons tout notre possible pour choisir des moyens d’existence qui contribuent au bien-être de toutes les espèces sur terre et nous permettent de réaliser notre idéal de compréhension et de compassion. Conscients de la réalité mondiale de l’économie, de la politique et de la société, ainsi que de notre interrelation avec l’écosystème, nous sommes déterminés à nous comporter de façon responsable en tant que consommateurs et citoyens. Nous n’investirons pas et ne commercerons pas avec les sociétés qui contribuent au tarissement des ressources naturelles, qui nuisent à la terre et privent les autres de leur chance de vie.

« Une civilisation dans laquelle nous devons tuer et exploiter les autres pour vivre n’est pas saine. Dans une civilisation saine, tous doivent avoir accès à l’éducation, au travail, à la nourriture, au logement, à la citoyenneté mondiale, à l’air et à l’eau purs,. Les gens doivent pouvoir circuler librement et s’installer dans n’importe quel lieu du monde. Les systèmes politiques ou économiques qui interdisent ces droits aux personnes font du tort à la famille humaine tout entière. Une prise de conscience de ce qui est en train de se produire est vitale pour réparer les dommages déjà infligés à la famille humaine. »

« Tant que le reste de l’humanité souffre et meurt de faim, profiter d’une fausse sécurité et de ses propres richesses est illusoire. »

« Si nous voulons vivre, il faut que les autres puissent vivre aussi. Soit nous existons tous ensemble, soit nous mourrons tous ensemble. »

b) « Poèmes pour la Terre. »

A chaque instant, prenons soin des ressources de la Terre, grâce à de petits poèmes.

Exemples de petits poèmes ou Gathas :

En ouvrant le robinet :

« L’eau descend du haut des montagnes

Et sourd des profondeurs de la Terre.

L’eau coule miraculeusement jusqu’à nous.

Ma gratitude envers elle est infinie. »

En me lavant les mains :

« L’eau coule sur mes mains.

Je l’utilise à bon escient

Pour préserver notre précieuse planète. »

En regardant mon assiette vide :

«Mon assiette est vide,

Je sais qu’elle sera bientôt remplie.

Chaque jour, des êtres meurent de faim sur Terre.

J’apprécie la grande chance que j’ai

D’avoir suffisamment à manger. »

En me servant à manger :

« Dans cette nourriture,

La présence de tout l’univers

Contribue à ma subsistance. »

Remarque : ces gathas ont aussi été écrits en vers par une amie et sont affichés à la Maison de l’Inspir.

Nous avons ensuite fait un jeu, afin de nourrir notre joie, et de prendre soin de notre corps.

4– Nous sommes les Gardiens de la Terre.

a) « L’engagement des Gardiens de la Terre. »

« Les cloches de la Pleine Conscience sonnent, nous appelant à nous éveiller et à regarder profondément l’impact que nous avons sur la planète. »

« Nos habitudes alimentaires et nos modes de production font souvent violence aux autres espèces, à nos propres corps et à la Terre. La Terre, notre mère à tous, souffre énormément du fait de nos choix alimentaires. Le bétail élevé pour la viande est la plus grande source de pollution des eaux potables ; les résidus des fermes d’élevage et des abattoirs s’infiltrent dans nos rivières, nos fleuves et nos nappes phréatiques. »

« Si vous prenez un morceau de viande et le regardez en profondeur, vous verrez qu’une énorme quantité de céréales et d’eau a été nécessaire pour produire ce simple morceau. Une quantité considérable de céréales et d’eau est également utilisée pour produire de l’alcool. Des dizaines de milliers d’enfants meurent de faim et de malnutrition ; ces céréales pourraient les nourrir. »

« Si nous prenons l’engagement de devenir végétariens, au moins partiellement, cette décision nous procurera aussitôt un sentiment de bien-être, de paix, de joie et de bonheur. Notre éveil collectif peut amener un changement au niveau mondial. »

« Pratiquer le Pleine Conscience et regarder profondément amènent à découvrir la vraie nature des choses, leur nature d’interpénétration. Nous y trouvons la paix et la force nécessaires pour être en lien avec toute chose. Grâce à cette vision profonde, nous pouvons aisément nous engager à aimer et à prendre soin de la Terre et de chacun de nous, pour très longtemps. »

« Détruire les animaux, l’air, les arbres, c’est nous détruire nous-mêmes. Nous devons développer un amour inconditionnel pour tous les êtres, de sorte que les animaux, l’air, les plantes et les minéraux, puissent continuer à être ce qu’ils sont. »

« Quand on voit que les êtres humains n’ont pas de soi séparé, on comprend que prendre soin de l’environnement (les éléments non-soi), c’est prendre soin de toute l’humanité. Nous devons respecter et protéger les autres espèces afin d’avoir une chance de survivre. Le meilleur moyen d’apporter vraiment la santé et le bonheur aux êtres humains est de prendre soin des autres êtres vivants et de notre environnement. »

Nous avons lu le document « les engagements des Gardiens de la Terre » :

http://data.over-blog-kiwi.com/0/55/36/67/20151204/ob_50c69d_earth-commitment-french-egagement-de.pdf

Ensuite nous avons pu regarder en profondeur ce que nous faisons déjà et ce que nous pouvons faire à partir de maintenant, pour la Terre et pour tous les êtres.

Il n’y a pas de jugement de la part des autres. Ne nous jugeons pas non plus, restons bienveillants avec nous-mêmes. Si nous rencontrons nos limites, acceptons-les, et ne nous laissons pas entraîner par le découragement ou le désespoir.

Chacun (e) fait de son mieux, fait ce qu’il (elle) peut. Nous n’avons pas besoin d’être parfaits pour commencer à suivre quelques engagements des Gardiens de la Terre…..

La légende du colibri :

Il y eut un immense incendie dans la forêt. Les animaux étaient terrifiés : certains avaient fui et d’autres assistaient impuissants au désastre. Seul un petit Colibri s'activait, allant chercher à chaque fois une goutte d’eau, qu’il prenait dans son bec pour la jeter sur le feu.

Les animaux incrédules lui demandèrent : « Tu ne t’imagines tout de même pas éteindre un pareil incendie avec une minuscule goutte d’eau ? »

Et le colibri répondit : « Je ne m’imagine rien, je fais ma part. »

Nous aussi, nous avons l’opportunité de faire notre part, d’emprunter la voie du colibri.

b) Partages sur cet exercice de vision profonde.

Cet exercice est apparu parfois un peu difficile. Et nous avons été vigilant (e) de ne pas nourrir notre désespoir.

Notre vision profonde a entraîné des prises de conscience, des partages et des questionnements, en particulier sur la consommation de viande.

5– « Notre action est notre message »

Célébrations et projets d’éducation pour aider à protéger la nature et les êtres vivants.

« Nous devons pratiquer une consommation en Pleine Conscience pour nous protéger, nous, nos familles, la société et la planète. Adopter une consommation consciente est une décision qui nous concerne tous : enfants, enseignants ou parents. Si les dirigeants d’organisations ou de communautés se mettent à pratiquer une consommation raisonnable, ils entraîneront les autres à suivre leur exemple. »

« Quand nous rencontrons des personnes attentives, souriantes et bienveillantes, nous reprenons espoir dans le futur. Nous-mêmes, nous pouvons devenir des éléments positifs de la société et redonner confiance à tout notre entourage si nous savons être attentifs et souriants et pratiquer l’arrêt, la marche et la travail en pleine conscience. Alors, le désespoir ne pourra plus nous submerger. Par ces moyens, nous pouvons aider les jeunes générations à ne pas perdre espoir. Il est très important que notre façon de vivre puisse convaincre les jeunes qu’un avenir est possible pour eux. »

« Chaque individu, chaque famille, chaque communauté ou collectivité et chaque pays peut faire quelque chose pour stopper le réchauffement planétaire. Les enseignants peuvent parler à leurs élèves. En général, les enfants et les adolescents sont très réceptifs aux difficultés et à la souffrance, et ils sont tout à fait au courant du danger que court la Terre aujourd’hui. Les enfants ont souvent de bonnes idées et le désir de les partager. Quelquefois le regard des jeunes sur une situation est plus perspicace que celui de leurs aînés. De plus, si les jeunes ont la possibilité d’exprimer leurs idées, ils se sentent utiles à la communauté ou à la collectivité et, en conséquence, ne se laissent pas si facilement entraîner ou marginaliser. Il est important que les parents et les enseignants écoutent attentivement la jeune génération et l’encouragent à s’exprimer. »

« Nous avons le pouvoir de décider du destin de notre planète. Si chacun prend pleinement conscience de la véritable situation, il se produira un changement dans la conscience collective. Faisons quelque chose pour éveiller le monde. »

« …vous pouvez offrir votre aide en montrant au monde un chemin qui permettra d’arrêter la destruction des écosystèmes et qui pourra diminuer la masse de violence et de désespoir. »

« Un jour un étudiant m’a demandé : ‘Il y a tant de problèmes urgents à régler, par lequel dois-je commencer ?’ Je lui ai répondu : ‘Choisis une chose et accomplis-là en profondeur et avec grand soin et tu auras accompli toutes les choses’. »

a) Célébrations de ce que nous faisons déjà en famille / à l’école, pour aider nos enfants / nos élèves à protéger la planète et ses habitants.

Des ami(e)s enseignant(e)s ont partagé leurs pratiques de Pleine Conscience en classe, et cela nous a tous beaucoup inspirés.

Des témoignages sont demandés par Wake Up Schools, afin de publier un livre, qui sera un guide pour les éducateurs.

b) Projets de ce que nous souhaitons mettre en place à partir de maintenant, en famille / à l’école.

L’engagement des Gardiens de la Terre peut être une source d’inspiration pour nos projets à la maison ou dans les établissements scolaires.

6– Arroser les fleurs.

Exercice d’arrosage des fleurs en duo :

1- La première personne dit ce qu’elle apprécie chez son (sa) partenaire. Il s’agit d’exprimer avec sincérité les qualités qu’on perçoit chez l’autre. (2 min)

  1. on inverse les rôles (2 min)
  1. chacun (e) dit à l’autre comment il (elle) se sent après avoir reçu ces compliments ! (1min et 1 min)

4- Nous pouvons ensuite continuer à arroser nos propres fleurs silencieusement

7– « Une belle continuation ». De la graine à la plante.

« Quand nous regardons la plante, nous ne voyons pas la graine et nous pensons qu’elle est morte. Mais la graine n’est pas morte ; elle est devenue la plante. »

« Vous ne faites pas de séparation entre la plante et la graine. Vous voyez qu’elles inter-sont, qu’elles sont une seule et même chose. Vous ne pouvez pas enlever la graine de la plante et vous ne pouvez pas enlever la plante de la graine. En examinant avec attention le jeune plant de maïs, vous pouvez voir la graine de maïs toujours vivante, mais sous sa nouvelle apparence. La plante est la continuation de la graine. »

« La pratique de la méditation nous aide à percevoir ce que les autres ne voient pas. En examinant très attentivement le père et le fils, le père et la fille, la mère et le fils, la mère et la fille, la graine de maïs et la tige de maïs, nous constatons qu’il y a entre eux une relation très étroite. C’est pourquoi il nous faut pratiquer, pour nous éveiller à la vérité, à la réalité de l’inter-être. La souffrance de l’un est la souffrance de l’autre. »

« Qui dit impermanence dit aussi interdépendance. Il n’y a aucun phénomène qui soit indépendant car tout change continuellement. Une fleur reçoit sans arrêt des éléments non-fleur tels que l’eau, l’air le soleil, et elle renvoie en retour sans arrêt quelque chose à son environnement. Une fleur est une rivière de changements. Une personne aussi est une rivière de changements. A chaque instant, nous recevons et nous rendons quelque chose en retour. Une fleur est continuellement en train de naître et mourir, constamment reliée à son environnement. Les éléments de l’univers n’existent que l’un par l’autre. »

« Nous avons envie d’offrir nos pensées les plus belles, nos paroles les plus inspirées et nos actions les meilleures, parce qu’elles sont notre continuation dans le futur, que nous le voulions ou non. Passons notre temps avec sagesse. Inspirons autrui par notre énergie d’amour et de compréhension, notre capacité à pardonner, nos paroles aimantes et nos actions qui protègent et qui aident les autres sur la planète Terre. De cette façon notre continuation sera belle. »

Nous disposions de pois chiches bio séchés dans les sacs en coton bio.

Chaque personne a pu prendre un ou deux pois chiches pour faire ses propres expériences de germination et de plantation…..

Nous pouvions voir des pois chiches germés en quelques jours (après trempage), dans un germoir en verre.

On a la possibilité de planter ensuite ces graines germées, afin d’obtenir une plante.

Nous avons observé et dégusté aussi des clémentines avec des pépins et des feuilles. Chaque pépin une fois planté peut donner un arbre, qui aura des feuilles, puis des fleurs odorantes et enfin des fruits, comme ces clémentines. C’est sa continuation.

Nous aussi nous souhaitons avoir une belle continuation, par nos pensées, nos paroles et nos actes.

Exercices à faire à la maison :

1e) Faire germer et planter les pois chiches.

Réaliser d’autres germinations, plantations….

Comme pour « les Incroyables Comestibles » chacun peut faire un bac de plantation devant chez soi et partager les produits de ses cultures avec les autres Voir la charte des Incroyables Comestibles (IC)

2 e) Etudier et pratiquer le Cinquième Entraînement à la Pleine Conscience.

3 e) Continuer son cahier de gratitudes.

Livres pour nous inspirer :

-Zéro déchet

-Petit cahier d’exercices de tendresse pour la Terre et l’Humain

-Atlas de la planète positive

-« Manifeste pour la Terre et l’humanisme » de Pierre Rabhi.

Films pour nous inspirer :

-« Demain »

-« En quête de sens. »

-« Mon Maître d’école » d’Emilie Thérond

-« Sur le chemin de l’école »

17h25 : Nouveau tour de connexion. Retours sur les différents exercices.

Les ami (e) s ont exprimé leur joie d’’avoir participé à cet atelier, qui les a nourri(e)s et grâce auquel ils (elles) ont beaucoup appris, et aussi leur gratitude vis-à-vis de toutes les personnes présentes et de celles et ceux qui ont offert des partages si profonds et si inspirants.

Les participant(e) s qui étaient arrivé(e)s fatigué(e) s, avec leurs soucis, sont reparti(e)s paisibles et plein(e) s d’énergie.

Nous avions cependant du mal à nous quitter, tant nous étions heureux (ses) ensemble.

Conclusion :

« Cette pratique de la Pleine Conscience nous permet d’avoir un regard perspicace sur les évènements. Aussitôt que nous serons capables de voir profondément la nature de la souffrance et de reconnaître ses causes, notre motivation à agir et à pratiquer se renforcera. L’énergie dont nous avons besoin n’est pas celle de la peur ou de la colère, mais celle de la compréhension et de la compassion. Cessons de blâmer ou de condamner ceux qui sont en train de détruire la société, la planète et eux-mêmes, car ils n’ont pas conscience de ce qu’ils font. Ils sont submergés par la souffrance et la solitude, et ils cherchent à y échapper. Ils ont besoin d’être aidés, pas d’être punis. Seules la compréhension et la compassion, pratiquées collectivement, pourront nous libérer. »

« Prenez les décisions nécessaires et appliquez-les, pour la survie de notre planète. Changer votre manière de vivre vous procurera immédiatement beaucoup de joie et dés votre première respiration en pleine conscience, vous commencerez à vous sentir beaucoup plus libres. »

« Il nous faut vraiment prendre soin les uns des autres et prendre soin de notre environnement. C’est possible, si nous nous sentons reliés, comme les membres d’une même famille. Un changement dans la conscience individuelle amènera un changement dans la conscience collective. Notre priorité doit être de protéger la planète. J’espère que vous prendrez le temps de discuter de ces questions avec vos amis ou votre famille. »

Le douzième Atelier Educ'Inspir aura lieu le Samedi 16 janvier à la Maison de l'Inspir. Il sera sur le thème de la Terre Mère.

La journée débutera à 10h et se terminera vers 17h. Merci d'apporter un plat végétalien pour 4 ou 5 personnes que nous partagerons pendant le repas de midi et de bien vouloir vous inscrire en envoyant un email à l'adresse suivante :

maisondelinspir@yahoo.fr

Educ’Inspir­ Wake Up Schools France

Résumé du Onzième atelier pour les éducateurs: journée du samedi 14 novembre 2015.

« Les enseignants heureux changent le monde » Thich Nhat Hanh

Thème : la gratitude

La matinée a commencé à 10h par une méditation assise d’une dizaine de minutes. Nous étions environ vint­cinq et avons fait un tour de connexion, où chacun(e) s’est présenté (e), en disant son lien avec l’éducation ou sa motivation pour participer à cet atelier, et a exprimé sa météo intérieure (comment il (elle) se sent ici et maintenant)

En début de matinée, nous étions sous le choc des attentats du 13 novembre à Paris, empreints de tristesse et de compassion, et parfois inquiets...... Nous sommes venus à la Maison de l’Inspir, à la fois pour offrir notre paix, notre solidité, notre confiance en la Vie, et pour trouver refuge auprès de nos amis et nous soutenir mutuellement, en nous réchauffant le cœur, dans cette situation difficile. Lors d’une brève présentation de la journée, nous avons commencé par exprimer notre gratitude, notre reconnaissance pour Thây, le Village des Pruniers et pour les sœurs de la Maison de l’Inspir, car, sans toutes ces personnes, nous n’aurions pas été présent(e)s ce jour­là.. Et nous avons dit : Merci à la Vie. a) Gatha au réveil (site du Village des Pruniers) « Me réveillant ce matin, je souris. Je sais qm>ue j'ai vingt­quatre heures toutes nouvelles devant moi. Je fais le vœu de les vivre pleinement En posant sur le monde les yeux de l'amour. » b) Nous sommes vivant(e)s et c’est un miracle. « C’est merveilleux d’être nés et de reconnaître que nous sommes vivants. C’est le début du processus de paix. » Thich Nhat Hanh (Extrait de « La paix, un art, une « La vie est précieuse. Lorsqu’on est conscient de son prix, on offre paix et protection aux autres êm>tres vivants, et on trouve soi­même paix et protection, » Thich Nhat Hanh (Extrait de « Esprit d’amour, esprit de paix ») « Garder nos corps en bonne santé, c’est exprimer notre gratitude et notre loyauté envers le cosmos tout entier et envers nos ancêtres et les générations futures. » Thich Nhat Hanh (Extrait de « Ce monde est tout ce que nous avons ») Des personnes qui ont eu une maladie grave, ont confié à quel point elles trouvaient que la vie est précieuse. Puis nous avons exprimé notre : Gratitude pour la nourriture, en pratiquant un repas en Pleine « Lorsque nous mangeons consciemment, nous sommes en contact étroit avec la nourriture. Cette nourriture nous vient de la nature, des êtres vivants et du cosmos tout entier. Recevons­la en pleine conscience pour exprimer notre gratitude. Manger en pleine conscience peut apporter beaucoup de joie. » Thich Nhat Hanh (Extrait de « Ce monde est tout ce que nous avons ») « En récitant les Cinq Contemplations, on prolonge la pleine conscience et le sentiment de gratitude et de cohésion familiale durant tout le repas. C’est une excellente pratique pour nourrir la paix dans la famille. » Thich Nhat Hanh (Extrait de « Esprit d’amour, esprit de paix ») Avant le repas du midi nous avons lu et pratiqué ensemble les Cinq Contemplations a) Méditation du grain de raisin : Prenez un grain de raisin et posez­le sur la paume de votre main. Sentez son poids et sa structure sur votre main. Prenez conscience de sa température. Regardez­le attentivement comme si vous n’en aviez jamais vu auparavant. Utilisez vos yeux pour explorer chaque partie de ce fruit, sa forme, ses creux et ses bosses, ses couleurs et la façon dont la lumière l'éclaire. Touchez­le, explorez sa texture avec vos doigts, en fermant les yeux. Prenez­le doucement avec l’autre main, afin de sentir sa forme, son poids. Placez­le sous votre nez, inspirez et sentez­le, soyez conscient de son arôme et de toutes les sensations que ce fruit pourrait produire dans votre bouche. Portez le grain de raisin à votre bouche, en remarquant les mouvements de votre main et de votre bras. Mettez­le dans votre bouche et, sans le mâcher, explorez les sensations dans votre bouche et sur votre langue. Doucement mordez dedans et commencez à le mâcher lentement. Observez la texture du fruit et la façon dont sa saveur est libérée. Notez que les goûts changent avec chaque bouchée. Continuez à mâcher lentement, jusqu’à ce qu'il n'y ait plus rien à mâcher. Soyez conscient du désir de vouloir avaler, puis avalez vraiment. Sentez­vous la sensation du grain de raisin qui glisse dans votre gorge et dans votre tube digestif jusqu’à votre estomac ? Demandez­vous comment votre corps se sent maintenant que vous avez terminé b) Retour sur cet exercice. Cette expérience inhabituelle nous a parfois surpris(e)s. Nous avons été touché(e)s à différents niveaux : visuel, sensitif, gustatif....Cette exploration très apaisante a aiguisé nos sens et notre Pleine Conscience, et nous a permis de regarder profondément nos énergies d’habitude. Nous étions aussi, au cours de cette journée, pleins de : Gratitude pour la Terre Mère. a) Livre de Thây qui exprime cette gratitude : « Ce monde est tout ce que b) Sur le blog de la Maison de l’Inspir : +++ Pour nous inspirer : « Cheminons pour une éthique globale sur notre Terre. » « Conversation intime avec la Terre Mère. » « Prières à la Terre. » Extrait d’une prière de la nouvelle année à notre mère la Terre, pour l’année 2013 « Chère Terre Mère, en inspirant, nous voyons que nous­mêmes et tous nos ancêtres sommes tes propres enfants. Avec ta patience, ta stabilité ton endurance et ta créativité tu nous as élevés et guidés sans fatigue à travers de nombreuse vies. Tu nous as donné naissance tout comme à une infinité de Grands Etres, de Bouddhas, de Saints et de Boddhisattvas. Tu es la Grande Terre, tu es Terra, tu es Gaia, tu es cette magnifique planète bleue. Tu es la Boddhisattva de la Terre Rafraichissante, parfumée, bienveillante et fraiche. Nous voyons que malgré le fait que nos ancêtres comme nous­mêmes ayons commis de nombreuses erreurs tu nous as toujours pardonné. A chaque fois que nous retournons à toi tu es prête à ouvrir tes bras pour nous embrasser. » c) Remercions notre planète Terre en prenant soin de ses ressources tout au long de la journée. Exemples de Gathas : En ouvrant le robinet : « L’eau descend des hauteurs de la montagne. L’eau monte des profondeurs de la Terre. L’eau coule miraculeusement jusqu’à nous. Ma gratitude envers elle est débordante. » En lavant la vaisselle : « Laver la vaisselle, C’est comme donner un bain A un bébé Bouddha. Le profane est le sacré. L’esprit de tous les jours est l’esprit du Bouddha. » En se lavant les mains : « L’eau coule sur mes mains. Je m’en servirai avec habileté Pour préserver notre précieuse planète. » Remarque : ces gathas ont aussi été écrits en vers par une amie et sont affichés à la Maison de l’Inspir. En prenant le thé : « Cette tasse de thé entre mes deux mains Est remplie de ma pleine conscience. Mon corps et mon esprit s’établissent Dans l’ici et maintenant. » En fin de matinée, nous avons pratiqué tous ensemble, une marche méditative au bord de la Marne, pour la Terre Mère. « Que chaque pas soit pour la Terre un baiser de ton pied, que chaque pas soit pour elle une caresse, » (Extrait d’un poème de Thây : « Etre solide comme la Terre ») Ce fut ensuite le moment de la méditation du repas. Introduction De temps en temps, vous voudrez peut­être apprécier de prendre un repas en silence à la maison avec votre famille ou vos amis. Manger en silence nous permet de prendre conscience de la valeur de la nourriture et de la présence de nos amis, et aussi de notre rapport étroit avec la terre et toutes les espèces. Chaque légume, chaque goutte d’eau, chaque morceau de pain, contient en lui la vie de toute notre planète et du soleil. Chaque bouchée nous permet de goutter le sens et la valeur de notre vie. Nous pouvons méditer sur les plantes et les animaux, sur le travail du fermier et sur les milliers d’enfants qui meurent chaque jour par manque de nourriture. Assis en silence à table avec les autres, nous avons aussi l’occasion de les voir clairement et profondément, et de leur sourire pour leur communiquer un amour et une amitié réels. La première fois que vous mangez en silence, cela peut vous sembler étrange, mais ensuite vous allez vous y habituer ; les repas silencieux peuvent apporter beaucoup de paix, de joie et de vision profonde. Ces gathas pour les repas en silence vont nous aider à regarder en profondeur dans la nature de tout ce qui est. Les Cinq Contemplations (à lire avant le repas de midi) (1 son de cloche, arrêt) Le Bouddha, et nos ancêtres spirituels, nous invitent à manger dans la Pleine Conscience, conscients de la nourriture, et de la communauté de pratique qui nous entoure ; ne nous laissons pas entraîner par des pensées concernant le futur ou le passé pendant le repas. On mange en telle sorte que la joie, la paix et la liberté soient possibles tout au long du repas. Cher(e)s ami(e)s, au prochain son de cloche, pratiquons ensemble les 5 contemplations. (1 son de cloche­ arrêt) 1­ Cette nourriture, fruit du ciel, de la terre, de beaucoup de travail et d’amour, est un don de l’univers tout entier. 2­ Mangeons­la en Pleine Conscience, et gratitude, afin d’en être dignes. 3­ Observons et transformons les états mentaux négatifs, surtout l’avidité, qui nous poussent à manger sans modération, et apprenons à manger avec modération. 4­ Puissions­nous maintenir notre compassion éveillée en mangeant de façon à réduire la souffrance des êtres vivants, à cesser de contribuer au changement climatique, et à guérir et protéger notre précieuse planète. 5­ Nous acceptons cette nourriture avec gratitude afin de pratiquer et de réaliser le chemin de la compréhension et de l’amour, de développer notre fraternité, de construire notre communauté et de nourrir notre idéal de servir tous les êtres vivants. (1 son de cloche) Voici une petite variante des Cinq Contemplations pour les enfants 1­ Cette nourriture est le cadeau de tout l’univers : de la terre, du ciel, de la pluie, et du soleil. 2­ Nous remercions tout ceux qui ont fait cette nourriture. En particulier les fermiers, les marchands, et les cuisiniers. 3­ Nous mâchons la nourriture lentement afin de la savourer. 4­ Cette nourriture nous donne de l’énergie afin de pratiquer pour avoir plus d’amour et plus de compréhension. 5­ Nous mangeons cette nourriture afin d’être sain et heureux, et de nous aimer comme une famille. A la fin du repas, nous avons chanté le chant d’Avalokiteshvara, pour manifester notre compassion envers tous les êtres qui souffrent. L’après midi a commencé par une relaxation totale, qui est une façon de manifester notre : Gratitude pour notre corps. « La relaxation profonde est vitale. On devrait la pratiquer partout. Si vous êtes enseignant, vous pouvez apprendre ces techniques et inviter vos élèves à pratiquer avant un cours ou au milieu d’un cours, en position assise ou allongée. Cela aide les professeurs comme les élèves à être moins stressés. » « Vous avez besoin, vous et vos enfants, d’un moyen de surmonter le stress de la vie moderne. L’école peut être très stressante. Vos enfants doivent apprendre à se relaxer. Vous pouvez les initier à la relaxation et leur proposer une séance quotidienne, avant le diner ou avant d’aller au lit. » +++ « Etre solide comme la Terre­ Poème de Thây. » « Le chemin silencieux t'accueille, mon enfant. Le chemin aux senteurs d'herbe et de fleurs, le chemin au milieu des prairies parfumées, où subsistent les traces de ton enfance, et celles de la main de ta maman. Poses­y des pas calmes et légers, des pas détendus et paisibles. Touche fermement la Terre avec tes pieds et ne laisse pas tes pensées t'emporter dans le ciel, mon enfant. Reviens sans cesse sur ce chemin, il est ton ami. Il te transmettra sa paix, sa force. Soutenant ta respiration consciente, tu maintiens ce contact avec la Terre. Que chaque pas soit pour la Terre un baiser de ton pied, que chaque pas soit pour elle une caresse, que sa trace, comme le sceau de l'empereur donne l'ordre au maintenant de revenir régner sur l'ici. Ainsi la vie sera là, la vitalité s'exprimera pleinement, les merveilles se manifesteront, les visages prendront des couleurs, les souffrances se transformeront et le corps et l'esprit seront en paix. Parfois tu échoues, mon enfant. Tu marches sur ce chemin silencieux mais en réalité tu flottes dans les airs, habitué que tu es à errer dans le cercle du samsara et à faire naufrage dans l'océan des illusions. Mais le chemin, lui, est patient et constant. Il t'attend. Ce chemin familier, fidèle, il sait bien que tôt ou tard tu y reviendras. Et il accueillera les pas de ton retour. Tout aussi frais que la première rencontre, l'amour ne dit jamais que c'est la dernière fois. Ce chemin, c'est un vieil ami. Il t'attend avec une infinie patience, qu'il soit recouvert de poussières rouges, enfoui sous un tapis de feuilles d'automne, rendu boueux par la pluie, ou pris sous une couche de neige glacée. Reviens, mon enfant, reviens sur ce chemin et tu verras. Comme cet arbre là­bas, les fleurs et les feuilles de ton âme seront luxuriantes une fois que tu sauras entrer en contact avec la Terre. » Thich Nhat Hanh Nous avons ensuite eu à cœur de manifester, par l’écoute profonde et la parole aimante, notre : Gratitude pour les autres. « Notre façon de parler et d’écouter peut offrir de la joie, du bonheur, de la confiance en soi, de l’espoir, de la confiance et de l’éveil à nos semblables. » a) Exercice guidé d’écoute profonde 2 par 2 Exprimer sa gratitude, dire merci, rend heureux celui qui l’entend. Cela satisfait son besoin de reconnaissance et favorise l’estime de soi.. Et cela rend aussi heureux celui qui pratique la gratitude. Lors de notre propre éducation, avec nos parents, notre famille en général ou nos enseignants, avons­nous l’impression d’avoir manqué de reconnaissance de leur part? Peut­être ne nous ont­ils pas exprimé souvent leur gratitude ? Notre estime de nous­mêmes en a­t­elle été affectée ? Nos graines de joie n’ont peut­être pas été assez arrosées ? Nous manquons peut­être aussi nous­mêmes de gratitude à notre égard. ou alors nous avons du mal à exprimer notre gratitude envers les autres, en particulier nos enfants / nos élèves et / ou à recevoir des expressions de gratitude,des remerciements de leur part? Remarque : nous pouvons nous interroger sur les raisons qui font que la gratitude n’est pas exprimée. Cela arrive­t­il lorsqu’on considère ce qui est offert ou ce qui nous arrive, comme un dû ? 1­ Une personne s'exprime (3 minutes) pendant que l'autre pratique l'écoute profonde et compatissante en silence. Celle qui s’exprime pratique l’acceptation de ses difficultés, essaie de partager de manière authentique, ses ressentis / ses sentiments/ ses émotions lorsqu’elle a éprouvé ce manque d’expression de gratitude de la part des autres, ou qu’elle ne parvient pas souvent à exprimer sa gratitude. Elle peut regarder profondément ses souffrances et essayer de comprendre les besoins qui n’étaient / ne sont pas satisfaits, comme le besoin de reconnaissance ou d’estime de soi, par exemple. 2­ celle qui a écouté reformule (sans jugement ni interprétation, ni conseils) ce qu'elle a entendu, compris, ou cru comprendre et apporte son soutien, son réconfort. Si elle croit avoir identifié des sentiments et/ou des besoins non satisfaits, elle peut en faire part à l’autre (3 minutes) 3­ on inverse les rôles (3 minutes et 3 minutes) 4­ chacun exprime à l'autre s'il s'est senti écouté, compris, soutenu....(1 minute et 1 minute) b) Retours des participants en grand groupe sur cet exercice d’écoute profonde. Cet exercice d’écoute profonde, où chacun(e) est vraiment là pour l’autre, avec bienveillance, sans jugement ni conseils, s’avère très précieux. Il nous permet de développer notre confiance et notre gratitude. Il existe encore tant d’occasions de dire « MERCI ». Par exemple : Gratitude pour les merveilles de la vie. « La vie est pleine de souffrance, mais elle est aussi remplie de merveilles, comme le ciel bleu, le soleil, les yeux d'un bébé. Souffrir n'est pas tout : nous devons aussi être en contact avec les merveilles de la vie. Elles sont tout autour de nous, partout, à chaque instant. » Thich Nhat Hanh (Extrait de « La paix, un art, une pratique ») « En revenant dans l’instant présent, nous touchons les merveilles de la vie qui sont en nous­mêmes et autour de nous. Nous les apprécions tout simplement – nous n’avons pas besoin d’attendre demain pour connaître la paix et la joie. » Thich Nhat Hanh (Extrait de « La paix en soi, la paix en marche ») « A partir d’un certain âge, lorsqu’ils comprennent ce qui se passe dans le monde, la plupart des enfants mesurent leur chance. Ils sont pleins de gratitude pour ce qu’ils ont, et pour la vie paisible qu’ils mènent. » Thich Nhat Hanh (Extrait de « Esprit d’amour, esprit de paix. ») a) Notre cahier de gratitudes. Chaque soir nous pouvons remplir notre cahier de gratitudes. A qui, à quoi pourrions­nous dire « MERCI » chaque jour, alors que nous négligeons souvent de le faire ? Et pourquoi ne le faisons­nous pas ? En fait rien ne nous est dû. Chaque chose est un cadeau. L’impermanence nous aide à apprécier dans l’instant présent, ce qui ne dure pas. b) Nos conditions de bonheur dans l’instant présent. Second entraînement : Bonheur véritable Conscient(e) de la souffrance provoquée par le vol, l’oppression, l’exploitation et l’injustice sociale, je suis déterminé(e) à pratiquer la générosité dans mes pensées, dans mes paroles et dans mes actions de la vie quotidienne. Je partagerai mon temps, mon énergie et mes ressources matérielles avec ceux qui en ont besoin. Je m’engage à ne rien m’approprier qui ne m’appartienne. Je m’entraînerai à regarder profondément afin de voir que le bonheur et la souffrance d’autrui sont étroitement liés à mon propre bonheur et à ma propre souffrance. Je comprends que le bonheur véritable est impossible sans compréhension et amour, et que la recherche du bonheur dans l’argent, la renommée, le pouvoir ou le plaisir sensuel génère beaucoup de souffrance et de désespoir. J’approfondirai ma compréhension du bonheur véritable qui dépend plus de ma façon de penser que de conditions extérieures. Je peux vivre heureux(se) ici et maintenant lorsque je suis capable de m’établir dans le moment présent, en me contentant de peu, et en reconnaissant les nombreuses conditions de bonheur déjà disponibles en moi et autour de moi. Conscient de cela, je suis déterminé(e) à choisir des moyens d’existence justes afin de réduire la souffrance et de contribuer au bien­être de toutes les espèces sur Terre, notamment en agissant pour inverser le processus du réchauffement planétaire. Exercice : Ecrire sur une feuille les conditions de bonheur que nous avons déjà ici et maintenant en tant qu’éducateurs (parents ou enseignants) ou dans notre vie de tous les jours. Dans son enseignement, lors de la retraite pour les éducateurs en octobre 2014, Thây nous dit qu’une page ne suffira pas, que deux pages ne suffiront pas etc.... Afin d’être joyeusement ensemble, nous avons fait un jeu. Merci d’être là. « ‘Je sais que tu es là et j’en suis très heureux’ est un deuxième mantra. » « Etre vraiment présent et savoir que l’autre est là aussi est un miracle. Chaque fois que vous êtes vraiment là, vous êtes capable de reconnaître et d’apprécier la présence de l’autre – la pleine lune, l’étoile du matin, les magnolias en fleur, votre bien­aimé. » Thich Nhat Hanh (Extrait de « Enseignements sur l’amour. » « La mère est une source intarissable d’amour, un trésor inépuisable. Mais malheureusement, nous l’oublions parfois. Une mère est le plus beau cadeau que la vie nous offre. » Thich Nhat Hanh (Extrait de « Enseignements sur l’amour « ) a) Lettre de gratitude. Exercice : (15 min) Ecrivons une lettre de gratitude à nos ancêtres, à nos parents, ou à nos enseignants, ou enseignants spirituels comme Thây, à nos amis.... Les lettres de gratitude à Thây pourraient lui être envoyées.

On peut écrire plusieurs lettres de gratitude à plusieurs personnes. b) Retour sur cet exercice. Des personnes ont partagé, que cet exercice leur avait permis d’écrire enfin une lettre de gratitude, qu’elles portaient en elles depuis longtemps déjà. Et cela les a encouragées à en écrire d’autres. Après avoir fait une telle lettre, nous nous sentons souvent très heureux (ses) Notre gratitude est une source de bonheur non seulement pour les autres, mais aussi pour nous­mêmes. Elle nous fait du bien et n’a aucun effet secondaire négatif. Autre façon d’offrir sa gratitude : Les Touchers de la Terre. Lors du neuvième atelier Educ’Inspir sur l’Amour Véritable, nous avons pratiqué les Trois Touchers de la Terre. Nous pouvons aussi pratiquer les Cinq Touchers de la Terre pour exprimer notre gratitude à nos ancêtres génétiques, à nos ancêtres spirituels, à ceux qui ont bâti notre pays, à toutes les personnes que nous aimons et aussi aux personnes qui nous ont fait souffrir. Célébrations. a) Partage de notre gratitude pour nos enfants / nos élèves, nous­mêmes, pour la vie, la Terre mère etc.... b) Célébrons la présence de nos voisin(e)s, qui ont été là pour nous au cours de la journée. Exercice en duo : 1­ Une personne dit « MERCI » à son (sa) voisin (e) pour sa présence, son sourire, son partage, son soutien.... (2 min) 2­ On inverse les rôles 3­ Chacun (e) dit à l’autre comment il (elle) se sent en recevant ce « MERCI » (1 min et 1 min) Exercices à faire à la maison : 1) Continuer ou commencer son cahier de gratitudes. 2) Etudier et pratiquer le Deuxième des cinq Entraînements à la Pleine Conscience. 3) Commencer un cahier ou un journal de contentement, dans lequel on note les actions accomplies, même modestes, dont on peut être content ou fier. Cela peut nous aider à être moins critique vis­à­vis de nous­mêmes, à développer notre indulgence, et à améliorer notre confiance et notre estime de nous­mêmes. 4) Noter sur un calepin le nombre de fois où l’on dit « Merci » chaque jour, pendant une semaine, ou deux ou trois.... Nouveau tour de connexion. A la fin de cette journée, nos énergies étaient complètement changées, nos émotions s’étaient transformées : nous nous sentions apaisé (e)s, heureux (ses) d’être ensemble, stables, solides et plein (e)s d’espoir. Conclusion : Gatha de clôture : « Pratiquer le partage, pratiquer la voie de la Pleine Conscience, fait s’élever des bénéfices sans limites. Nous en offrons les fruits à tous les êtres. Nous rendons hommage aux parents, enseignants, amis, et à tous les êtres innombrables, qui nous guident et nous soutiennent sur le chemin de la réalisation. »

Si nous sommes en paix, si nous sommes heureux, nous pouvons sourire et nous épanouir telle une fleur, et chacun dans notre famille, dans notre société tout entière, profitera de notre paix. »
-Thich Nhat Hanh (Extrait de « La paix, un art, une pratique)

Vivre la paix, la faire vivre en soi, c'est cultiver activement la compréhension, l'amour et la compassion, jusque dans la confusion et le conflit. La pratique de la paix, et singulièrement en temps de guerre, est un acte de courage"
-Thich Nhat Hanh (Extrait de "Esprit d'amour, esprit de paix)

Educ’Inspir­ Wake Up Schools France

Dixième atelier pour les éducateurs: journée du samedi 26 septembre 2015. Le prochain atelier aura lieu le samedi 14 novembre sur le thème de la gratitude.

« Les enseignants heureux changent le monde » Thich Nhat Hanh
« Paix en soi, paix dans le monde. » Thich Nhat Hanh
Thème : la paix

A partir des livres du Maître zen Thich Nhat Hanh :
« La paix, un art, une pratique », « Esprit d’amour, esprit de paix » et « La paix en soi, la paix en marche »
Toutes les citations seront issues de ces trois livres de Thich Nhat Hanh.
Nous étions environ soixante, lors de ce dixième atelier : des enseignants, dans des classes de tous niveaux, de la maternelle à l’université, en activité ou en retraite, des parents, et des personnes intéressées par le thème de la paix..

Certains amis sont venus de Lille, de Dijon, de Bretagne....

La matinée a commencé à 10h par une méditation assise, suivie d’un tour de
connexion, où chacun(e) s‘est présenté(e), en disant son lien avec l’éducation ou sa motivation pour participer à cet atelier, et a exprimé sa météo intérieure (comment il(elle) se sent ici et maintenant.
Après une brève présentation de la journée, nous avons commencé à lire des citations de Thay à deux voix.

« Je n’ai aucunement l’intention de donner des idées à qui que ce soit au sujet de la paix ; vous avez déjà plein d’idées. Le but est d’être en paix dans l’ici et maintenant»

« Vivre la paix, la faire vivre en soi, c'est cultiver activement la compréhension,l'amour et la compassion, jusque dans la confusion et le conflit. La pratique de la paix, et singulièrement en temps de guerre, est un acte de courage. »

« Les bonnes paroles et les belles pensées que l'on ne met pas en pratique sous
forme d'actions et d'entraide sont autant de jolies fleurs dénuées de tout parfum.Pratiquer la pleine conscience, c'est déjà un acte de paix. Cette pratique a le pouvoir d'influer sur le monde entier et de le transformer. Nous devons cultiver la paix, individuellement comme dans nos relations. Nous en avons besoin pour mieux vivre avec notre conjoint, nos enfants, nos amis, nos voisins et la société tout entière. Seule cette pratique peut permettre à la paix de s'enraciner solidement dans nos familles, dans nos communautés et dans le monde entier. »

« S’il y a suffisamment de paix dans notre corps, dans nos émotions et dans nos
perceptions, nous pourrons aider les autres à trouver la paix. Mais il faut
commencer par soi-­même. Vous ne pouvez pas être un instrument de paix, s’il n’
y a pas de paix en vous-­même. »

Commençons donc par nous-­mêmes avec les pratiques offertes par Thay et par le Village des Pruniers
1– Paix en soi ­ « La paix commence avec nous » : la marche méditative, le repas en pleine conscience et la relaxation totale.
« ...la respiration, le sourire, la relaxation profonde...vous aideront à reprendre contact avec vous­même et à pratiquer la paix. En vous exerçant, écoutez votre corps et votre conscience. Lorsque nous prenons le temps de nous reconnecter à nous-­mêmes, d’écouter notre corps et notre conscience, et de recevoir les enseignements, nous comprenons quelles sont les choses à faire ou à éviter.
Nous donnons à notre corps et à notre conscience les moyens de guérir, de se
transformer et de s’apaiser. Faire la paix en nous, c’est la première condition pour pouvoir faire la paix avec les autres. »

a) Pratique du sourire.
« Sourire est très important. Si nous ne sommes pas capables de sourire, alors le
monde ne sera pas en paix. Ce n’est pas en descendant dans la rue pour
manifester contre les missiles nucléaires que nous pouvons instaurer la paix.
C’est par notre aptitude à sourire, à respirer, et à ETRE PAIX que nous pouvons amener la paix.
« Nous avons besoin de personnes qui peuvent s’asseoir calmement, qui sont
capables de sourire et de marcher paisiblement ; nous avons besoin de tels êtres

pour nous sauver. »
« Chaque fois que vous chassez d’un sourire une bouffée de mauvaise humeur ou
de colère, c’est une grande victoire, non seulement pour vous, mais pour le monde
entier. Ce sourire, votre sourire, est celui du Bouddha lorsqu’il a vaincu Mara.
« Si nous sommes en paix, si nous sommes heureux, nous pouvons sourire et
nous épanouir telle une fleur, et chacun dans notre famille, dans notre société toute entière, profitera de
notre paix. »
Exercice du sourire : Asseyons-­nous confortablement, fermons les yeux, inspirons....,expirons, et commençons à envisager un sourire, d’abord intérieur, puis extérieur, sur nos lèvres.
Remarquons comme cela introduit de la détente dans notre corps, sourions, sourions encore...
Puis nous nous tournons vers nos voisin(e)s et nous leur sourions alternativement.Ne sommes-­nous pas déjà en paix ?


b) Marche méditative. « La paix en marche. »
« La paix n’est accessible que dans l‘instant présent. Faire un pas et prendre
refuge dans ce pas signifie cesser de couri
r. »
« La respiration et la marche conscientes sont des moyens concrets de pratiquer la paix au quotidien. Elles vous aideront à désamorcer vos émotions négatives, tout en calmant et en canalisant votre esprit. Elles vous ramèneront au moment présent, où vous pouvez vraiment savourer la vie. »
« Il y a des graines de paix et de joie en nous. Si nous savons comment prendre
refuge dans notre inspiration, dans nos pas, alors nous pourrons toucher les
graines de paix et de joie et les laisser se manifester pour notre bo
nheur. »
« Si nous pouvons faire un pas en étant en paix, nous pouvons faire deux, trois,
quatre puis cinq pas pour la paix et le bonheur de l’human
ité. »
Exercice : Pendant la marche méditative, nous pouvons pratiquer, et prendre soin de nous-­mêmes, afin d’être « en paix, heureux et légers de corps et d’esprit. »
C’est la pratique de Metta ou Méditation de l’Amour.

« J’inspire, je prends refuge dans ma respiration, je suis entièrement dans mon
inspiration et avec mon inspiration, je deviens paix. J’expire, je prends refuge dans mon expiration, je deviens mon expiration. Je fais confiance à mon expiration et deviens paix avec mon expirati
on. »
Chants avant la marche.
« L’esprit se perd en mille et une pensées,
Mais je marche en paix sur ce beau chemin.
A chaque pas, souffle un vent léger.
A chaque pas, une fleur éclot. »
« Quand je marche sur ce chemin,
Mon cœur est en paix,
Mes pieds embrassent la Terre
Et mes ye
ux embrassent le Ciel.»


Nous avons fait « une marche pour la paix. » au bord de la Marne.


« Si vous voulez marcher pour la paix, faites de votre marche elle-­même une
pratique de paix. C’est le meilleur moyen de toucher le cœur des gens. L’essentiel n’est pas le nombre de kilomètres que vous parcourez, mais la qualité de chacun de vos pas. La paix commence toujours avec vous. Si vous marchez en pleine conscience, les gens le sentiront et en seront touchés. Si vous rejoignez un rassemblement ou une manifestation pour la paix, je vous invite à l’organiser et à y participer de façon à faire de l’évènement lui­-même une déclaration de p
aix. »

c) Repas en Pleine Conscience

« Votre premier repas en silence pourra vous sembler quelque peu bizarre mais, quand vous y serez habitué, vous vous rendrez compte que le fait de manger en silence peut apporter beaucoup de paix et de bonheur. »

« L’une des pratiques les plus efficaces pour ramener la paix dans une maisonnée, en dehors de toute considération de religion ou de culture, c’est de partager un repas en pleine conscience. »

«Chaque repas est une pratique profonde de paix – ne cherchez pas la paix et
l’ultime en deh
ors. »
Nous nous sommes entraînés à manger en Pleine Conscience, pendant notre délicieux
repas pique-­nique très coloré.


d) Relaxation totale
« La relaxation profonde est vitale. On devrait la pratiquer partout. Si vous êtes enseignant, vous pouvez apprendre ces techniques et inviter vos élèves à pratiquer avant un cours ou au milieu d’un cours, en position assise ou allongée. Cela aide les professeurs comme les élèves à être moins stressés. »
« Vous avez besoin, vous et vos enfants, d’un moyen de surmonter le stress de la
vie moderne. L’école peut être très stressante. Vos enfants doivent apprendre à se relaxer. Vous pouvez les initier à la relaxation et leur proposer une séa
nce quotidienne, avant le diner ou avant d’aller au lit. »

Une relaxation profonde à deux voix, très agréable, nous a été offerte avec de
merveilleux chants du Vietnam et du Portugal.
Nous avons commencé l’après midi en pratiquant l’écoute profonde et la parole aimante


2- ­ Ecoute profonde et parole aimante.
« Notre façon de parler et d’écouter peut offrir de la joie, du bonheur, de la
confiance en soi, de l’espoir, de la confiance et de l’éveil à nos semblables.
« L’écoute profonde et la parole bienveillante sont de merveilleux instruments : ils nous permettent d’accéder au niveau de compréhension qui nous est
indispensable pour trouver l’action appropriée. L’écoute profonde a pour seul but
de permettre à l’autre personne d’exprimer ce qu’elle a sur le cœur. C’est le
premier pas vers la cessation de la souffrance. Mettre fin à une souffrance, même
infime, es
t un acte de paix. »

« Ecouter autrui et l’aider à guérir ses souffrances, c’est la vraie pratique de la paix, la pratique de l’amour. Nous n’avons rien de plus important à faire que d’aimer.
Bien sûr, nous sommes tous très occupés – mais le sommes­nous au point de
n’avoir plus le temps d’aimer ?Nous trouvons pourtant le temps de lire des livres
ou des magazines, de regarder la télé, de répondre au téléphone, mais nous
n’avons plus de temps à consacrer aux autres. Réservez une partie de votre temp
s à l'écoute.»
« L’écoute profonde, fondée sur la compassion, est une condition essentielle pour
rétablir la paix – au niveau individuel, interpersonnel, communautaire, national ou international. Cette pratique consiste à écouter la personne qui souffre en lui accordant votre pleine attention, pour pouvoir lui donner une chance de s’exprimer. Même si ses paroles sont empreintes d’amertume et de rancune, vous l’écoutez sans l’interrompre, parce que vous savez qu’ainsi, vous lui donnez l’occasion de faire un pas en direction de la pa
ix. »

« Aidez votre enfant, dès son plus jeune âge, à cultiver l’art de l’écoute profonde et de la parole bienveillante. S’il apprend à parler calmement à ses maîtres, à ses camarades et à toute autre personne, il sera capable de s’exprimer avec un maximum de clarté, quelle que soit la situation. Dans les familles où les parents et les enfants cultivent la parole d’amour et l’écoute profonde, l’éducation devient un véritable apprentissage de la paix. »


1-­ Une personne s'exprime (3 minutes) pendant que l'autre pratique l'écoute
profonde et compatissante en silence.
Celle qui s’exprime pratique la reconnaissance et l’acceptation de ses difficultés, essaie de partager de manière authentique, ses ressentis/ ses sentiments/ ses émotions lorsqu’elle éprouve ce manque de compréhension et de compassion, ou lorsqu’elle évoque éventuellement les violences qu’elle a subies.
Elle peut regarder profondément ses souffrances et essayer de comprendre les besoins qui n’étaient alors pas satisfaits

2­- celle qui a écouté reformule (sans jugements ni interprétation, ni conseils) ce qu'elle a entendu, compris, ou cru comprendre et apporte son soutien, son réconfort.
Si elle croit avoir identifié des sentiments et/ou des besoins non satisfaits, elle peut en faire part à l’autre (3 minutes)
3­- on inverse les rôles (3 minutes et 3 minutes)
4­- chacun exprime à l'autre s'il s'est senti écouté, compris, soutenu....(1 minute et 1 minute)
b) Retours des participants en grand groupe sur cet exercice d’écoute
Cet exercice fut très apprécié, tant par les personnes qui le pratiquent régulièrement aux ateliers Educ’Inspir, que par celles qui l’ont découvert cette fois-­ci.
Des synchronicités se sont produites : certains binômes ont eu l‘impression de s’être « trouvés », les deux partenaires vivant des situations très proches.
Etre ainsi écouté profondément est très précieux et guérisseur.
L’effet miroir de la reformulation, sans jugements ni conseils, permet des compréhensions et des visions profondes que l’on ne soupçonnait pas.
3 ­ Dessine-­moi la paix.
Exercice : sur du papier, dessinez, avec des crayons de couleurs ou des feutres, votre représentation de la paix. Cela peut aussi être une calligraphie. Cet exercice pourra être poursuivi à la maison.........

4 – Réconciliation : « Transformer les flèches en fleurs. »

« Quand nous aurons calmé nos émotions, nous pourrons pratiquer l’écoute profonde pour comprendre la souffrance de l’autre. L’écoute profonde va de pair avec la pratique de la parole aimante. Nous essayons de parler de notre souffrance sans blâmer l’autre. Nous parlons sans amertume, sans reproches et sans colère, pour aider l’autre à comprendre notre situation et notre souffrance. Avec l’écoute profonde et la parole aimante, la communication devient possible. Et si la communication est possible, la paix en sera le fruit. »

« Nous pensons être les seuls à souffrir, nous pensons que les autres nous font souffrir et qu’ils ne souffrent pas du tout, eux. C’est un exemple de perception erronée. Si nous prenons le temps d’inspirer et d’expirer en étant en paix avec nous­mêmes, nous verrons que les autres souffrent beaucoup eux aussi et qu’ils ont besoin d’être aidés et non punis. C’est pourquoi la paix ne sera pas possible tant que nous ne serons pas débarrassés des éléments de perception erronée. » « Nous comprenons aussi que le manque de compassion pour autrui est source de souffrance. Dès lors que nous faisons preuve de compréhension et decompassion, nous retrouvons la paix et le bonheur. »

« La haine ne peut arrêter la haine. La violence ne peut répondre à la violence. Laseule façon d'échapper au cycle de la violence et du conflit, c'est de faire de la paix notre pratique quotidienne, de penser et d'agir avec compassion, amour et compréhension. »

« Réconcilier, c’est comprendre les deux camps, Aller de chaque côté et décrire lessouffrances du côté opposé. Une telle action ferait beaucoup pour la paix. »

« La paix est à trouver dans notre cœur. Le véritable processus de paix doit venir de nous, de notre groupe et de notre peuple. Cessons de reprocher à l’autre de ne pas pratiquer la paix. Nous devons pratiquer la paix afin d’aider l’autre à faire la paix.»

a) Le Renouveau. (voir quatrième atelier du 22 mars 2014)
Les étapes du Renouveau::
1-­ arrosage des fleurs (marquer au moins 3 qualités de cette personne)
Selon le temps dont on dispose :
2-­ exprimer ses regrets à la personne (nous avons nous aussi eu parfois des
paroles qui ont pu blesser l’autre, nous n’avons pas toujours contribué à apaiser le conflit.
3-­ dire ses difficultés, ses souffrances à la personne.
Remarque : Actuellement on conseille de pratiquer le Renouveau à partir des deux
premières parties seulement (arrosage des fleurs et expression des regrets)
Chaque personne en conflit avec quelqu’un, est invitée à entrevoir dans son cœur une possibilité de réconciliation, qu’elle pourra mettre en œuvre, avec les étapes du Renouveau (voir exercices à faire à la maison).
Exercice : un entraînement à « l’arrosage sélectif » : arrosage des fleurs 2 par 2- (avec une personne connue ou inconnue)
1­- un(e) participant(e) fait au moins 3 compliments (5 c’est encore mieux !) à son (sa) partenaire. Il s’agit d’exprimer avec sincérité les qualités qu’on perçoit chez l'autre (2 min)

2­- on inverse les rôles (2 min)

3­- chacun(e) exprime à l’autre comment il (elle) se sent après avoir reçu ces
compliments ! (1min et 1 min)
Retours des participants en grand groupe sur cet exercice d’arrosage des fleurs en duo.Cet exercice peut nous remplir de joie et nous faire entrevoir aussi la joie que nous avons (ou aurons) l’opportunité d’offrir à d’autres personnes, en le pratiquant avec elles Cela a parfois été difficile d’accepter avec son cœur, les compliments entendus par son esprit, comme si on ne s’y autorisait pas ou si on ne se sentait pas légitime.


b) Le traité de paix. (voir le huitième atelier du 28 mars 2015)
« Tant que nous serons motivés par le désir de punir l’autre, il n’y aura pas de fin aux hostilités et il n’y aura pas de bonheur en moi, en vous, entre nous. Un
véritable traité de paix repose sur la communicatio
n. »
« Vous devez être paix et réconciliation – et agir dans l’ici et maintenant. Si vous réussissez à signer un traité de paix entre vous et votre fils, votre fille ou votre compagne, et si vous vivez en respectant ce traité de paix, alors la paix est une réalité. Si vous pouvez faire la même chose en tant que groupe, votre pouvoir sera énorme. Vous serez en mesure de toucher et d’ouvrir le cœur de beaucoup de gens

« Si vous êtes en guerre avec vous­même, vous pouvez signer ce traité de paix
avec vous­-même. A moins que vous ne soyez en guerre contre votre corps. Vous
ne savez pas comment prendre soin de votre corps et vous l’avez fait beaucoup
souffrir. Vous avez détruit votre corps avec l’alcool, les drogues et d’autres
substances. Maintenant, vous devez signer un traité avec votre corps, vos
sensations et vos
émotions. »
5- ­ Un corps en paix : détente.
Nous avons pratiqué, en deux groupes, quelques mouvements de Pleine Conscience,
afin de détendre notre corps et de nous recentrer.
6 – Les causes / Les racines de la violence ­ Les quatre sortes de nourritures.
« Reconnaître la violence qui s’est enracinée en nous, dans nos pensées, nos
paroles et nos actions quotidiennes, peut nous permettre de nous éveiller et de
trouver une autre façon de vivre. Nous pouvons prendre la ferme résolution de
vivre dans la pleine conscience, de vivre en paix. Porter notre attention sur les
racines de la violence qui est en nous, c’est prévenir la guerre à la source : si nous l’arrêtons dans nos cœurs et nos esprits, nous saurons forcément la faire cesser dans le monde ext
érieur. »

« La violence n'est jamais bien loin. On peut toujours en discerner les germes dans nos pensées, nos propos et nos actions. Nous les retrouverons dans notre esprit, dans nos attitudes, dans notre peur ou notre anxiété, vis­à­vis d'autrui ou de nous-mêmes. La pensée elle­même peut être violente. Des idées violentes peuvent nous pousser à parler ou à agir violemment. C'est ainsi que la violence de nos esprits se manifeste dans le monde. »
« ...il est essentiel de nous éveiller et de rejeter tout produit nocif et toute
consommation dangereuse pour nous, nos jeunes et notre nation. Chacun d’entre
nous doit examiner profondément sa propre situation, pour comprendre en quoi et
comment nous contribuons quotidiennement à la violence géné
rale. »
« ...nous consommons chaque jour, nous et nos enfants, des images et des idées
de violence, de haine, de désir et de désespoir. Sans une consommation vigilante
et responsable, nous continuerons à accumuler dans notre conscience les toxines
de la violence et du désir. Notre famille et la société tout entière en supporteront les conséq
uences. »
« Protégeons-­nous des influences négatives de la télé. C’est une véritable drogue
légale, dont il suffit de pousser le bouton. Aucun parent, aucun enseignant ne peut ignorer ce problème : la télé menace directement la paix et la stabilité de nos enfant
s.»

Cinquième Entraînement : Transformation et guérison
Conscient­e de la souffrance provoquée par une consommation irréfléchie, je suis
déterminé­e à apprendre à nourrir sainement mon corps et mon esprit et à les
transformer, en entretenant une bonne santé physique et mentale par ma pratique de la pleine conscience lorsque je mange, bois ou consomme. Afin de ne pas m’intoxiquer, je m’entraînerai à observer profondément ma consommation des quatre sortes de nourritures : les aliments comestibles, les impressions sensorielles, la volition et la conscience. Je m’engage à ne pas faire usage d’alcool ni d’aucune forme de drogue, et à ne consommer aucun produit contenant des toxines comme certains sites internet, jeux, films, émissions de télévision, livres, magazines ou encore certaines conversations. Je
m’entraînerai régulièrement à revenir au moment présent pour rester en contact avec les éléments nourrissants et porteurs de guérison qui sont en moi et autour de moi, et à ne pas me laisser emporter par des regrets et des peines quant au passé, ou par des soucis et des peurs concernant l’avenir. Je suis déterminé­e à ne pas utiliser la consommation comme un moyen de fuir la souffrance, la solitude et l’anxiété. Je m’entraînerai à regarder profondément la nature de l’interdépendance de toute chose, afin qu’en consommant, je nourrisse la joie et la paix, tant dans mon corps et ma conscience que dans le corps et la conscience collective de la société et de la planète.

a) Exercice : prenons quelques minutes pour regarder profondément en nous, afin de voir les causes / les racines de notre propre violence. Comment nourrissons-­nous la violence en nous par les quatre sortes de nourriture. ?
Il est possible que nous alimentions notre violence en écoutant les informations, en regardant des films violents, ou en lisant certains livres, en participant à des conversations qui nous font du mal.....Nous pouvons être conscients de notre discours mental, qui arrose nos graines de violence.
Il arrive aussi que nous laissions d’autres personnes, comme nos proches, arroser nos graines de violence.
Pouvons-­nous voir des transmissions de la violence, qui nous ont été faites par nos parents / nos ancêtres ?
Comment pourrions-­nous nourrir davantage la paix en nous ? Thay nous aide :
« Nous devons examiner notre façon de consommer, de travailler et de traiter les
autres, pour voir si notre vie quotidienne exprime l'esprit de paix et de
réconciliation, ou l'inverse. C'est cette pratique d'observation profonde qui rendra possible l'enracinement de la paix dans notre vie quotidienne. Il n'y a d'espoir pour les générations futures que si nous parvenons à mettre en pratique notre désir profond de cultiver la paix et la non­violenc
e. »

« Chaque jour, nos activités, nos comportements ont un rapport avec la paix. Si
nous sommes conscients de notre style de vie, de notre façon de consommer, de
voir les choses, nous saurons comment faire la paix au moment même où nous
vivons, au moment pré
sent. »
« Evitez les lectures qui n'éveillent pas en vous l'amour et la compréhension.
Evitez de prendre part à des discussions qui réactivent vos graines négatives.
Expliquez clairement à vos proches ce qu'ils peuvent faire pour vous aider à
prévenir de telles poussées d'irritation ou de colère.
De la même façon, vous pouvez aider ceux que vous aimez dans leur pratique de
la paix.»
« En absorbant des nourritures saines, tant sur le plan physique que sur le plan
mental et spirituel, nous croîtrons en sagesse, en compassion et en non­violence.
Nous surveillerons notre comportement de consommateur avec plus de vigilance,
de manière à favoriser le bien­-être dans notre société et notre civilisation toute e
ntière.»
b) Partage en groupe sur cet exercice de vision profonde .
Chacun(e) a pu regarder profondément comment il (elle) arrosait ses graines de violence, par les informations à la télévision ou à la radio, les lectures, les conversations toxiques
Certaines personnes ont exprimé les prises de conscience qu’elles avaient eues au cours de cet exercice.

7 – Célébrations.
Célébrons en grand groupe les moments de paix, de calme, d’harmonie que nous
vivons (ou avons vécus) dans le domaine de l’éducation, avec nos enfants / nos
élèves, ou avec notre famille / nos amis / en Sangha....
Quelles actions posons­-nous pour la paix, en nous et autour de nous ?
Des enseignants ont exprimé les actions qu’ils mettaient en place dans leur
établissement scolaire, et ont partagé leurs succès avec les élèves, et / ou leurs difficultés avec les collègues, les directeurs....
Des projets liés à la Pleine Conscience sont nés à l’école, inspirés par les ateliers Educ'Inspir.Nous étions tous très admiratifs devant ces témoignages d’enseignants, qui nous ont vraiment nourris, et qui ont renforcé notre confiance en l’avenir de l’éducation.
Oui « Les enseignants heureux changent le monde » ici et maintenant.
8- ­ Paix autour de soi­ Paix dans le monde
« La paix n'est pas seulement l'absence de violence. Il s'agit plutôt de cultiver la compréhension, la vision profonde des choses, et la compassion, alliée à l'action juste. La paix est la pratique de la vision profonde, de l'attention constante portée à nos pensées, à nos actions et à leurs conséquences. La pleine conscience est à la fois simple et profonde. Lorsque nous la cultivons au quotidien, ainsi que la compassion, nous faisons reculer la violence, jour après jour. Nous exerçons une influence positive sur notre famille, nos amis et toute la société. »

« Le véritable processus de paix, c’est de retourner en vous-­même, de vous
réconcilier avec vous­-même et de savoir comment faire face à vos propres
difficultés : le désespoir, la suspicion, la peur, la colère. Vous pourrez ensuite passer à la deuxième étape et aider votre bien-­aimée. Elle doit faire de même : revenir en elle­-même et apprendre à faire face à ses émotions et, après, vous pourrez ensemble aider une troisième, une quatrième ou une cinquième personne ; tel est le véritable processus de paix. »
« Mon bien-­être et mon bonheur dépendent pour beaucoup de vous, et votre bien­
être, votre bonheur dépendent de moi ; je suis responsable de vous et vous êtes
responsable de moi. Ce que je fais de mal vous nuira, et ce que vous faites de mal me nuira. Par conséquent, si je veux prendre soin de vous, je dois avant tout
prendre soin d
e moi. »
« Chaque action, chaque pensée produisent un effet ; si je frappe dans mes mains,
chaque chose en est affectée, même les lointaines galaxies. Chaque méditation
assise ou marchée aura un effet sur votre vie quotidienne, et aussi sur la vie des autres. Ceci doit être la base de notre pratique. »

« Quand nous pratiquons la paix, c’est non seulement pour nous-­mêmes, mais
aussi pour tous nos ancêtres et tous nos descendant
s. »
« Transformer notre conscience individuelle, c’est enclencher le processus de
transformation de la conscience collective. Cette transformation de la conscience
du monde sera impossible sans un changement de la conscience de chacun. Le
collectif est fait de l’individuel, tout comme l’individuel est fait du collectif. Chacun d’entre nous exerce un effet direct sur la conscience colle
ctive. »
« Peut­-être y a-­t-­il un professeur à l’école de vos enfants, qui sache écouter avec compassion et parler sans colère et sans juger autrui. Lorsqu’on écoute et qu’on parle avec amour, on pratique la paix. On ouvre la porte à la compréhension et à la réconciliation, qui peuvent ainsi pénétrer dans nos cœurs, dans nos familles et dans toute la société. »
« Pour inverser la dynamique de la haine, exerçons­-nous à agir dans la
compassion et la compréhension juste. Nous pouvons adopter un mode de vie qui
provoque une escalade de paix, dans notre famille, notre école et la société tout
entière. Offrir un sourire empreint de calme et de douceur, c’est déjà un acte de paix. Regarder avec les yeux de la compassion, marcher dans la paix de la pleine conscience – voilà autant d’actes de paix et de non­violence que l’on peut faire chaque jour. Parlez, marchez, pensez paisiblement, et votre paix rayonnera dans toutes les dire
ctions.»

Exercices à faire à la maison :
1). « ‘Apprendre à regarder les autres avec les yeux de la compassion’ est une
citation extraite du Sutra du lotus, le chapitre sur Avalokiteshvara. Vous pouvez la recopier et l’accrocher sur le mur de votre salon. »
2) Etudier et pratiquer le Quatrième Entraînement à la Pleine Conscience:
Quatrième Entraînement : Parole aimante et écoute profonde
Conscient­e de la souffrance provoquée par des paroles irréfléchies et par l’incapacité à écouter autrui, je suis déterminé­e à apprendre à parler à tous avec amour et à développer une écoute profonde qui soulage la souffrance et apporte paix et réconciliation entre moi­même et autrui, entre groupes ethniques et religieux, et entre nations. Sachant que la parole peut être source de bonheur comme de souffrance, je m’engage à apprendre à parler avec sincérité, en employant des mots qui inspirent à chacun la confiance en soi, nourrissent la joie et l’espoir, et œuvrent à l’harmonie et à la compréhension mutuelle. Je suis déterminé­e à ne rien dire lorsque je suis en colère. Je m’entraînerai à respirer et à marcher alors en pleine conscience, afin de reconnaître cette colère et de regarder profondément ses racines, tout particulièrement dans mes perceptions erronées et dans le manque de compréhension de ma propre souffrance et de la souffrance de la personne contre laquelle je suis en colère.

Je m’entraînerai à dire la vérité et à écouter profondément, de manière à réduire la souffrance chez les autres et en moi­même, et à trouver des solutions aux situations difficiles. Je suis déterminé­e à ne répandre aucune information dont je ne suis pas certain­e et à ne rien dire qui puisse entraîner division, discorde ou rupture au sein d’une famille ou d’une communauté. Je m’engage à pratiquer la diligence juste afin de cultiver ma compréhension, mon amour, mon bonheur et ma tolérance, et de transformer jour après jour les semences de violence, de haine et de peur qui demeurent en moi.
« Les mots que nous disons peuvent engendrer amour, confiance et bonheur,
autour de nous, ou bien créer un enfer. Faire attention à ce que l’on dit. Si l’on a tendance à trop parler, il faut s’en rendre compte, et apprendre à parler moins. Nous devons prendre conscience de nos paroles et de leurs conséquences
. »
3) Ecrire une lettre à la personne avec laquelle nous avons (ou avons eu) un
conflit, en respectant les étapes du Renouveau :
1-­ arrosage des fleurs (marquer au moins 3 qualités de cette personne)
Selon le temps dont on dispose :
2-­ exprimer ses regrets à la personne (nous avons nous aussi eu parfois des
paroles qui ont pu blesser l’autre, nous n’avons pas toujours contribué à apaiser le
3 – Exprimer ses difficultés, sa souffrance à la personne (éventuellement)

4) Continuer ou commencer son cahier de gratitudes, pour le prochain atelier du
14 novembre, dont le thème sera justement la gratitude.


Nouveau tour de connexion. Retours sur les différents exercices. Comment chacun
(e) se sent à la fin de cette journée ?
A la fin de la session nous étions un peu fatigués, mais heureux d’avoir vécu cette journée de paix, dans la bienveillance et l’accueil de ce qui est et de ce que nous sommes. Nous avons à la fois partagé des rires et des larmes.
Plusieurs amis ont exprimé qu’ils se sentaient, comme à chaque fois, « reboostés » après cet atelier. Le souhait de participer à la prochaine session leur apparaît souvent comme une évidence.
« La pratique des cinq entraînements est cruciale pour former un groupe qui sera
un instrument de paix. Si vous essayez de bâtir une communauté de paix sans les
cinq entraînements, je doute que vous y parveni
ez. »
« La paix est possible. Il ne s’agit pas de vagues paroles, mais d’action concrète.
Cette action, c’est pour nous­-mêmes et pour tout le monde en même temps. C’estle processus de transformation, de guérison et de paix. La puissance spirituelle d’une telle action peut changer le mond
e. »

« La guerre finit ou commence avec vous, et avec moi. Chaque matin, lorsque vous
ouvrez les yeux, votre potentiel de conflit et de violence s’éveille avec vous. Je vous engage donc à commencer chaque journée en arrosant les graines de la
compassion et de la non­-violence. Parmi les exercices proposés dans cet ouvrage,
choisissez­ en un qui vous aide à transformer vos conflits internes. Que la paix
commence avec vous. Lorsqu’on pratique la pleine conscience au quotidien, on
consolide les fondations de la paix en semant des graines de compréhension en
soi­-même et chez
les autres. »

« Faire don de soi­-même à nos enfants, à nos élèves et à la société nous apporte le vrai bonheur

« Un des enseignements les plus fondamentaux de Shakyamouni est que la vie est
la chose la plus précieuse. C’est la réponse à notre principal problème de guerre et de paix. La paix ne peut être atteinte que lorsque nous ne sommes pas attachés à une opinion et sommes libres de tout fanatisme
. »
« En revenant dans l’instant présent, nous touchons les merveilles de la vie qui
sont en nous-­mêmes et autour de nous. Nous les apprécions tout simplement –
nous n’avons pas besoin d’attendre demain pour connaître la paix et la jo
ie. »
« Toutes les merveilles de la vie sont là, dans l’ici et maintenant, et cela vous
donne beaucoup de joie, de paix et de bonheu
r. »

Lire la suite

 
 

Educ’Inspir- Wake Up Schools France

Neuvième atelier pour les éducateurs: journée du samedi 13 juin 2015.

Thème : l’Amour véritable.

A partir du livre du Maître zen Thich Nhat Hanh :

« Enseignements sur l’amour. »

"Le bonheur n'est possible que si l'amour est authentique. Le véritable amour a le pouvoir de guérir et de transformer la situation et de donner un sens à notre vie. Il y a des gens qui comprennent la nature du véritable amour et savent comment le générer et le nourrir."

« N’ayez pas peur d’aimer. Sans amour, la vie est impossible. Nous devons apprendre l’art d’aimer. Aimez par votre façon de marcher, de vous asseoir, de manger. Apprenez à bien vous aimer, vous-même et les autres. Le Bouddha nous a éclairés sur la nature de notre amour. Il nous a offert des moyens concrets pour vivre notre vie quotidienne de sorte que l’amour devienne quelque chose de merveilleux. Ce monde a terriblement besoin d’amour. »

Nous étions presque soixante, lors de ce neuvième atelier : des enseignants, dans des classes de tous niveaux, souvent dans des réseaux d’éducation prioritaire, en activité ou en retraite, des parents, ou des amis intéressés par le thème de l‘amour véritable..

La matinée a commencé à 10h par une méditation assise, suivie d’un tour de connexion, où chacun(e) s‘est présenté(e), en disant son lien avec l’éducation ou sa motivation pour participer à cet atelier, et a exprimé sa météo intérieure (comment il (elle) se sent ici et maintenant

Après une brève présentation de la journée, nous avons commencé par définir ce qu’est l’amour véritable selon Maître Thich Nhat Hanh...

1- Qu’est-ce que l’Amour véritable? Les Quatre Etats Illimités.

"L'amour, la compassion, la joie et l'équanimité sont la nature même d'un être éveillé. Ils forment les quatre aspects du véritable amour en nous-mêmes, en chacun de nous et en toute chose"

  1. Maitri : l’amour ou la bonté aimante :

"Le premier aspect du véritable amour est maitri, l’intention et la capacité d'offrir la joie et le bonheur. Pour développer cette capacité, il faut pratiquer le regard profond et l'écoute profonde afin de savoir ce qu'il faut faire ou ne pas faire pour rendre les autres heureux."

"'Maitri' peut être traduit par 'amour' ou 'bonté'. Certains maîtres bouddhistes préfèrent l'expression 'bonté', estimant que le mot amour est trop dangereux. Personnellement, je préfère le mot 'amour'. Les mots tombent parfois malades et il faut les soigner. Nous avons trop tendance à utiliser le mot amour pour dire 'envie' ou 'désir', comme dans l'expression 'j'aime les hamburgers'. Soyons plus attentifs aux mots que nous employons. L'amour est un très beau mot; nous devons en restaurer le sens."

b) Karuna : la compassion

"Le deuxième aspect de l'amour est karuna, l'intention et la capacité de soulager et de transformer la souffrance d'une autre personne. Karuna se traduit généralement par 'compassion', mais ce n'est pas tout à fait la même chose. La compassion, au sens littéral, signifie com (avec) et passion (souffrir). Mais nous n'avons pas besoin de souffrir pour apaiser la souffrance d'autrui…….Si nous souffrons trop, nous risquons de ne pas être en état d’aider. En attendant de trouver un meilleur mot, nous pouvons continuer à traduire karuna par compassion. »

« Eprouver de la compassion, c’est avoir un souci sincère d’autrui. Vous savez que l’autre souffre et vous vous asseyez à ses côtés, Vous le regardez et l’écoutez profondément pour pouvoir toucher sa douleur. Vous êtes en profonde communication, en profonde communion avec lui, et cela suffit déjà à apporter un certain soulagement. »

« Nous devons être conscients de la souffrance, mais en gardant notre clarté, notre sérénité et notre force afin de pouvoir contribuer à transformer la situation. »

  1. Mudita : la joie

« Le troisième élément du véritable amour est mudita, la joie. Le véritable amour apporte toujours de la joie, à soi-même et à la personne aimée. Si notre amour n’apporte pas de joie des deux côtés, ce n’est pas l’amour véritable. »

« La joie contient le bonheur et le bonheur contient la joie. »

  1. Upeksha : l’équanimité.

« Le quatrième élément du véritable amour est upeksha, un terme sanskrit qui signifie équanimité, non-attachement, non-discrimination, égalité d’esprit ou lâcher prise »

« Dans un conflit, même si nous sommes profondément impliqués, nous restons impartiaux, capables d’aimer et de comprendre les deux parties. Nous avons écarté les préjugés et les discriminations et éliminé toutes les barrières entre soi et autrui. »

« Tant qu’il y aura des traces de haine et de colère en vous, vous ne trouverez pas la vraie paix. Le jour où vous serez capable d’aimer votre ennemi, peut-être aurez-vous l’impression d’être un vrai héros, mais vous verrez plus tard qu’aimer cette personne revient en fait à vous aimer vous-même. Lorsque vous ouvrez votre cœur et acceptez la personne que vous haïssiez auparavant, votre cœur s’établit naturellement dans le bien-être et vous êtes le premier à en ressentir les bienfaits. C’est le sens véritable de l’équanimité –l’égalité sans discrimination ni préjugé. »

« L’amour véritable doit être fait de compassion, de joie et d’équanimité. La compassion est réelle lorsqu’elle contient de l’amour, de la joie et de l’équanimité. La vraie joie doit être composée d’amour, de compassion et d’équanimité. Telle est la nature interdépendante des Quatre Etats Illimités. »

2- Ecoute profonde et parole aimante.

a) Exercice guidé d’écoute profonde 2 par 2 ;

Dans notre propre éducation, avec nos parents, notre famille en général ou nos enseignants, avons-nous l’impression d’avoir manqué d’amour, de compassion, de joie ou d’équanimité ? Cela a-t-il représenté une difficulté pour nous ou une source de souffrance ?

1- une personne s'exprime (3 minutes) pendant que l'autre pratique l'écoute profonde et compatissante en silence.

Celle qui s’exprime pratique la reconnaissance et l’acceptation de ses difficultés, essaie de partager de manière authentique, ses ong>ressentis/ ses sentiments/ ses émotions lorsqu’elle éprouve ce manque d’amour, de compassion, de joie ou d’équanimité. Elle peut regarder profondément ses souffrances et essayer de comprendre les besoins qui n’étaient alors pas satisfaits

2- celle qui a écouté reformule (sans jugement ni interprétation, ni conseils) ce qu'elle a entendu, compris, ou cru comprendre et apporte son soutien, son réconfort.

Si elle croit avoir identifié des sentiments et/ou des besoins non satisfaits, elle peut en faire part à l’autre (3 minutes)

3- on inverse les rôles (3 minutes et 3 minutes)

4- chacun exprime à l'autre s'il s'est senti écouté, compris, soutenu....(1 minute et

1 minute)

b) Retours des participants en grand groupe sur cet exercice d’écoute profonde.

Cela a peut-être été difficile de revisiter notre enfance ou notre adolescence avec les difficultés qui leur sont associées.

Parfois nous nous sommes aperçus que ces souffrances étaient encore très présentes, ou qu’elles s’étaient complètement transformées.

Nous reconnaissons à quel point il est précieux de se sentir ainsi écouté avec bienveillance, sans jugement ni conseils …

Après avoir chanté « Appelez-moi par mes vrais noms », nous avons fait une marche méditative au bord de la Marne, en pratiquant la méditation de l’amour, d’abord pour nous et ensuite pour tous les êtres….

3- Metta ou Méditation sur l’amour.

« Lorsque l’énergie d’amour en nous est assez forte, nous pouvons l’envoyer à tous les êtres dans toutes les directions »

« Avec la pratique, l’amour grandira naturellement et finira par tout inclure. En apprenant à voir avec les yeux de l’amour, nous supprimons la colère et la haine de notre esprit. Tant que ces formations mentales négatives seront présentes en nous, notre amour ne sera pas complet. Peut-être avons-nous l’impression de comprendre et d’accepter les autres, mais nous ne sommes pas encore capables de les aimer pleinement. »

« Pratiquer la méditation de l’amour, c’est un peu comme creuser très profondément dans la terre jusqu’à y trouver l’eau la plus pure. Nous regardons profondément en nous-mêmes jusqu’à ce que la compréhension se manifeste et que notre amour arrive à la surface. La joie et le bonheur se lisent dans nos yeux et tout le monde autour de nous profite de notre sourire et de notre présence. »

« La méditation de l’amour n’est pas un simple souhait, mais une pratique authentique. Avec le regard profond, vous dirigez l’énergie de la pleine conscience sur l’objet de votre méditation et vous l’éclairez. Le vrai regard donne toujours lieu au véritable amour. »

« En touchant les graines de joie et de bonheur en nous-mêmes, en identifiant et en voyant les sources de la colère, de l’attachement et des illusions en nous, nous devenons vraiment paisibles et heureux, légers de corps et d’esprit ; en sécurité et libérés des préjudices, de la colère, des afflictions, de la peur et de l’anxiété. »

Méditation de l’amour :

« On commence par pratiquer cette méditation de l’amour sur soi-même (je).

Tant que nous ne serons pas capables de nous aimer et de prendre soin de nous-mêmes, nous ne serons pas d’un grand secours pour nos semblables. Ensuite nous pourrons pratiquer pour les autres (il/elle, ils)-d’abord pour quelqu’un que nous apprécions, puis quelqu’un de neutre, puis quelqu’un que nous aimons, et enfin quelqu’un dont la simple pensée suffit à nous faire souffrir. »

« Que je sois en paix, heureux et léger de corps et d'esprit.

Qu'il/elle soit en paix, heureux/heureuse et léger/légère de corps et d'esprit.

Qu'ils soient en paix, heureux et légers de corps et d'esprit.

Que je sois en sécurité et à l’abri de tous les préjudices.

Qu’il/elle soit en sécurité et à l’abri de tous les préjudices.

Qu’ils soient en sécurité et à l’abri de tous les préjudices.

Que je sois libéré (e) de la colère, des afflictions, de la peur et de l’anxiété.

Qu’il/elle soit libéré (e) de la colère, des afflictions, de la peur et de l’anxiété.

Qu’ils soient libérés de la colère, des afflictions, de la peur et de l’anxiété. »

Un délicieux repas pique-nique en pleine conscience tous ensemble a suivi la marche.

L’après midi a débuté par une relaxation totale, qui a permis la détente de notre corps.

4- L’amour de soi. S’aimer soi-même pour aimer les autres.

« Dès l’instant où vous comprendrez l’importance de s’aimer soi-même, vous cesserez de faire souffrir les autres. »

« En étant assis calmement, nous ne sommes pas préoccupés par d’autres pensées. Nous pouvons alors nous regarder profondément tels que nous sommes, cultiver notre amour pour nous-mêmes et déterminer les meilleures façons d’exprimer cet amour dans le monde. »

« …à partir du moment où l’on prend conscience que l’on est pour soi-même la personne la plus proche et la plus précieuse sur terre, on cesse de se traiter comme un ennemi. Cette pratique dissout en nous tout désir de nous nuire ou de nuire à autrui. »

« Vous verrez les conditions qui vous ont fait être tel que vous êtes, ce qui vous aidera à vous accepter vous-même - avec votre souffrance et votre bonheur en même temps. S’aimer veut dire avant tout s’accepter soi-même tel que l’on est. ‘Connais-toi toi-même’ est la première pratique de l’amour. »

« Tant que l’on se rejette soi-même, tant que l’on continue à nuire à son corps et à son esprit, inutile de parler d’aimer et d’accepter les autres. Avec la pleine conscience, nous pourrons reconnaître nos schémas de pensées habituels et le contenu de nos pensées. »

« Si vous n’êtes pas encore capable de vous aimer vous-même, vous ne pourrez pas aimer votre ennemi. Mais à partir du moment où vous pouvez vous aimer vous-même, vous pouvez aimer tout le monde. En pratiquant ainsi, vous verrez que votre soi-disant ennemi n’est pas plus ni moins qu’un être humain en souffrance. »

« Dès l’instant où vous voyez que la personne que vous appelez votre ennemi souffre aussi, vous êtes prêt à l’aimer et à l’accepter. L’idée d’’ennemi’ disparaît, pour être remplacée par la réalité de quelqu’un qui souffre et a besoin de notre amour et de notre compassion. »

a) Exercice : prenons quelques minutes pour regarder profondément en nous, afin d’observer si nous avons (ou non) des difficultés à nous accepter tels que nous sommes et si cela a une influence sur notre façon d’accepter les autres et de les aimer.

Que pourrions-nous faire pour mieux nous aimer nous-mêmes et mieux exprimer cet amour vers tous les êtres ? (10 min)

b) Partage en groupe sur cet exercice de vision profonde.

5- Nourrir le bonheur.

« Nous sommes des jardiniers, chargés d’identifier, d’arroser et de cultiver les meilleures graines. Nous avons besoin de croire à l’existence de ces bonnes graines en nous, puis, avec l’attention appropriée, de toucher ces graines, en pratiquant la méditation assise, la méditation marchée et la méditation tout au long de la journée. Si nous parvenons à toucher nos graines positives, ne serait-ce qu’une seule fois, nous saurons comment les toucher à nouveau et elles deviendront de plus en plus fortes. »

« Comment pouvons-nous toucher la vraie joie à chaque instant de notre existence ? Comment pouvons-nous vivre de façon à apporter un sourire, les yeux de l’amour et le bonheur à toute personne que nous rencontrons ? Utilisez votre talent pour trouver des moyens de prodiguer du bonheur à vous-même et aux autres –le bonheur qui provient de la méditation et non de la poursuite des plaisirs sans fruit. »

« ‘Je fais le vœu d’apporter de la joie à une personne dans la matinée et de soulager la souffrance d’une autre dans l’après midi.’ Demandez-vous ‘Comment puis-je faire sourire quelqu’un ce matin?’ C’est l’art de créer du bonheur. »

« Le bonheur n’est pas quelque chose d’individuel ; il est de la nature de l’inter-être. Quand vous réussissez à faire sourire un ami, son bonheur vous nourrit ; quand vous parvenez à la paix, à la joie et au bonheur, vous le faites pour tout le monde. »

« Nous devons pratiquer de telle sorte que tout ce que nous faisons pour les autres ne leur apporte que du bonheur. La volonté d’aimer ne suffit pas. Si deux personnes ne se comprennent pas mutuellement, il leur est impossible de s’aimer. »

Nous avons pratiqué « Etre joyeusement ensemble », grâce au jeu du photographe et de son appareil photo.

6- L’amour d’une mère.

« L’idée de la mère est généralement inséparable de celle de ‘l’amour. L’amour est une chose douce, tendre et délicieuse. Sans amour, l’enfant ne peut s’épanouir et l’adulte ne peut grandir. Sans amour, on s’affaiblit, on dépérit. »

« Même très âgé, celui qui perd sa mère a toujours le sentiment de ne pas être prêt. Il se sent soudain seul abandonné et aussi malheureux qu’un petit orphelin. »

« L’amour maternel est à l’origine de tous les sentiments d’amour. Notre mère est le maître qui nous apprend l’amour, la matière la plus importante de la vie. »

« La mère est une source intarissable d’amour, un trésor inépuisable. Mais malheureusement, nous l’oublions parfois. Une mère est le plus beau cadeau que la vie nous offre. »

Exercice: Ecrivons un poème d’amour à notre mère.

Si pour certaines personnes, cela est difficile, elles peuvent faire le même exercice avec leur père, un autre membre de leur famille, un enseignant ou la Terre Mère.

De magnifiques poèmes d’amour ont été lus.

7- Toucher la Terre.

« Dans le bouddhisme, il y une pratique qu’on appelle le ‘Toucher de la Terre qui peut nous aider à réaliser notre vœu de générer les énergies d’amour, de compassion, de joie et d’équanimité. »

Nous avons pratiqué les trois Touchers de la Terre tous ensemble.

8 - Célébrations.

« Avez-vous quelqu’un à aimer ? Nous voulons tous aimer et être aimés. Si vous n’avez personne à aimer, votre cœur doit être asséché. L’amour apporte du bonheur à nous-mêmes et à ceux que nous aimons. »

« Nous devons renforcer l’estime que nos enfants ont d’eux-mêmes. Nous devons apprécier toutes les bonnes choses qu’ils disent et font et les en féliciter afin de les aider à grandir. »

« Faites de chaque instant une occasion de vivre profondément, heureux et en paix. Chaque moment nous offre la possibilité de faire la paix avec le monde, de rendre la paix possible dans le monde, de rendre le bonheur possible dans le monde. Le monde a besoin de notre bonheur. La pratique de la vie en pleine conscience peut être décrite comme la pratique du bonheur, la pratique de l’amour, et c’est pour cela que le regard profond est la pratique essentielle. »

« Nous avons besoin de retraites et de séminaires pour discuter des meilleures façons d’élever nos enfants. Nous n’acceptons pas les anciens modèles d’éducation, mais il nous reste à développer pleinement de nouvelles voies. Nous avons besoin de mettre notre pratique et notre expérience au service de nouvelles dimensions de la vie familiale. »

« Associer la famille nucléaire à la communauté de pratique pourrait être un modèle qui fonctionne. Nous venons avec nos enfants dans le centre de pratique et tout le monde en profite. »

Célébrations en grand groupe de l’amour véritable, en terme de compassion, de joie ou d’équanimité, que nous vivons dans le domaine de l’éducation, avec nos parents / nos enfants, notre famille ou nos élèves.

9- Méditation de l’étreinte.

« La méditation de l’étreinte est un mélange d’Orient et d’Occident. Selon cette pratique, vous devez vraiment étreindre la personne que vous prenez dans vos bras. Vous devez la rendre très réelle dans vos bras, non pas pour la forme, en lui donnant une tape sur l’épaule pour faire semblant que vous êtes là, mais en respirant consciemment et en l’étreignant de tout votre corps, de tout votre esprit et de tout votre cœur. La méditation de l’étreinte est une pratique de pleine conscience. »

Nous avons pratiqué la méditation de l’étreinte en duo, et aussi de proche en proche…..

Exercices à faire à la maison :

1e) Les Quatre Mantras :

Premier Mantra : « Chéri je suis là pour toi. »

« Lorsque vous êtes concentré –esprit et corps réunis – tout ce que vous dites peut être un mantra. Un mantra n’est pas nécessairement en sanskrit. En fait, il peut être dit dans n’importe quelle langue : ‘Chéri je suis là pour toi.’ Si vous êtes pleinement présent, ce mantra produira un miracle. Vous devenez réel, la personne à qui vous dites ce mantra devient réelle et la vie devient réelle à ce moment même. Vous apportez du bonheur à vous et à l’autre. Aimer, c’est être là pour lui, pour elle, pour eux. »

Deuxième Mantra ; « Je sais que tu es là et j’en suis très heureux »

« ‘Je sais que tu es là et j’en suis très heureux’ est un deuxième mantra. »

« Etre vraiment présent et savoir que l’autre est là aussi est un miracle. Chaque fois que vous êtes vraiment là, vous êtes capable de reconnaître et d’apprécier la présence de l’autre – la pleine lune, l’étoile du matin, les magnolias en fleur, votre bien-aimé. »

Troisième Mantra ; « Chéri, je sais que tu souffres et je suis là pour toi. »

« Voici un troisième mantra :’Chéri, je sais que tu souffres et je suis là pour toi.’

Si vous y êtes attentif, vous verrez quand votre bien-aimé souffre. »

Quatrième Mantra : »’Chéri, je souffre. S’il te plaît, aide-moi. »

« Il y a un quatrième mantra à pratiquer quand c’est vous qui souffrez :’Chéri, je souffre. S’il te plaît, aide-moi’. Ce ne sont que six mots, mais ils sont parfois difficiles à prononcer en raison de la fierté dans nos cœurs, surtout si nous pensons que c’est la personne que nous aimons qui nous a fait souffrir. Si c’était quelqu’un d’autre, ce ne serait pas aussi difficile. Mais parce que c’était elle, nous nous sentons blessés. Nous voulons nous réfugier dans notre chambre pour pleurer. Mais si nous l’aimons vraiment, quand nous souffrons ainsi nous devons demander de l’aide, et il faut pour cela dépasser notre fierté. »

« Dans le véritable amour, il n’y a pas de place pour la fierté. »

Exercice : écrire les quatre mantras sur des morceaux de carton grands comme des cartes de crédit et les avoir toujours sur soi, pour pouvoir les pratiquer, en famille ou à l’école, à n’importe quel moment.

2e) Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience.

« Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience sont l’amour même. Aimer, c’est comprendre, protéger et apporter du bien-être à l’objet de notre amour. La pratique des Entraînements à la Pleine Conscience rend cela possible. Nous nous protégeons nous-mêmes et les autres. »

« Votre façon de pratiquer les Entraînements à la Pleine Conscience révèle la profondeur de votre paix, de votre compréhension et de votre amour. »

Exercice : étudier et pratiquer les Entraînements à la Pleine Conscience, et en particulier le troisième Entraînement :

Troisième Entraînement : Amour véritable

Conscient(e) de la souffrance provoquée par une conduite sexuelle irresponsable, je suis déterminé(e) à développer mon sens de la responsabilité et à apprendre à protéger l’intégrité et la sécurité de chaque individu, des couples, des familles et de la société. Je sais que le désir sexuel et l’amour sont deux choses distinctes, et que des relations sexuelles irresponsables, motivées par l’avidité, génèrent toujours de la souffrance de part et d’autre. Je m’engage à ne pas avoir de relation sexuelle sans amour véritable ni engagement profond, à long terme et connu par mes proches. Je ferai tout mon possible pour protéger les enfants des abus sexuels et pour empêcher les couples et les familles de se désunir par suite de comportements sexuels irresponsables. Sachant que le corps et l’esprit ne font qu’un, je m’engage à apprendre les moyens appropriés de gérer mon énergie sexuelle. Je m’engage à développer la bonté aimante, la compassion, la joie et la non-discrimination en moi, pour mon propre bonheur et le bonheur d’autrui. Je sais que la pratique de ces quatre fondements de l’amour véritable me garantira une continuation heureuse dans l’avenir.

Avant de nous quitter, nous avons chanté :

« Puisse tout l’amour qui nous unit ici s’étendre à l’infini….…. » et « Mes chers amis… »

Enfin nous avons réalisé un nouveau tour de connexion, afin de partager à propos des différents exercices et d’exprimer comment nous nous sentions à la fin de cette journée.

Nous avions beaucoup de gratitude les uns pour les autres

« Pour apporter la paix, le bonheur et la tolérance dans nos familles, nous avons besoin de pratiquer la paix, la joie et le bonheur dans notre Sangha. Grâce au soutien aimant des autres, nous pouvons entrer en contact avec les éléments qui nous apportent fraîcheur et guérison, en nous et autour de nous. Si nous avons une bonne communauté d’amis, nous avons beaucoup de chance. Pour créer une bonne communauté, il faut commencer par se transformer soi-même en un bon élément de cette communauté. Ensuite nous pourrons aller voir une autre personne et l’aider à devenir un membre de cette communauté. »

« Nous devons nous soutenir mutuellement pour construire une communauté où l’amour soit quelque chose de tangible. C’est peut-être ce que nous avons de plus important à faire si nous voulons que la Terre survive. Nous avons tout, sauf l’amour. Nous devons renouveler notre façon d’aimer. Nous devons vraiment apprendre à aimer. Le bien-être du monde dépend de nous, de notre façon de vivre notre vie de tous les jours, de notre façon de prendre soin du monde et de notre façon d’aimer. »

Educ’Inspir- Wake Up Schools France

Neuvième atelier pour les éducateurs: journée du samedi 13 juin 2015.

Thème : l’Amour véritable.

A partir du livre du Maître zen Thich Nhat Hanh :

« Enseignements sur l’amour. »

"Le bonheur n'est possible que si l'amour est authentique. Le véritable amour a le pouvoir de guérir et de transformer la situation et de donner un sens à notre vie. Il y a des gens qui comprennent la nature du véritable amour et savent comment le générer et le nourrir."

« N’ayez pas peur d’aimer. Sans amour, la vie est impossible. Nous devons apprendre l’art d’aimer. Aimez par votre façon de marcher, de vous asseoir, de manger. Apprenez à bien vous aimer, vous-même et les autres. Le Bouddha nous a éclairés sur la nature de notre amour. Il nous a offert des moyens concrets pour vivre notre vie quotidienne de sorte que l’amour devienne quelque chose de merveilleux. Ce monde a terriblement besoin d’amour. »

Nous étions presque soixante, lors de ce neuvième atelier : des enseignants, dans des classes de tous niveaux, souvent dans des réseaux d’éducation prioritaire, en activité ou en retraite, des parents, ou des amis intéressés par le thème de l‘amour véritable..

La matinée a commencé à 10h par une méditation assise, suivie d’un tour de connexion, où chacun(e) s‘est présenté(e), en disant son lien avec l’éducation ou sa motivation pour participer à cet atelier, et a exprimé sa météo intérieure (comment il (elle) se sent ici et maintenant

Après une brève présentation de la journée, nous avons commencé par définir ce qu’est l’amour véritable selon Maître Thich Nhat Hanh...

1- Qu’est-ce que l’Amour véritable? Les Quatre Etats Illimités.

"L'amour, la compassion, la joie et l'équanimité sont la nature même d'un être éveillé. Ils forment les quatre aspects du véritable amour en nous-mêmes, en chacun de nous et en toute chose"

  1. Maitri : l’amour ou la bonté aimante :

"Le premier aspect du véritable amour est maitri, l’intention et la capacité d'offrir la joie et le bonheur. Pour développer cette capacité, il faut pratiquer le regard profond et l'écoute profonde afin de savoir ce qu'il faut faire ou ne pas faire pour rendre les autres heureux."

"'Maitri' peut être traduit par 'amour' ou 'bonté'. Certains maîtres bouddhistes préfèrent l'expression 'bonté', estimant que le mot amour est trop dangereux. Personnellement, je préfère le mot 'amour'. Les mots tombent parfois malades et il faut les soigner. Nous avons trop tendance à utiliser le mot amour pour dire 'envie' ou 'désir', comme dans l'expression 'j'aime les hamburgers'. Soyons plus attentifs aux mots que nous employons. L'amour est un très beau mot; nous devons en restaurer le sens."

b) Karuna : la compassion

"Le deuxième aspect de l'amour est karuna, l'intention et la capacité de soulager et de transformer la souffrance d'une autre personne. Karuna se traduit généralement par 'compassion', mais ce n'est pas tout à fait la même chose. La compassion, au sens littéral, signifie com (avec) et passion (souffrir). Mais nous n'avons pas besoin de souffrir pour apaiser la souffrance d'autrui…….Si nous souffrons trop, nous risquons de ne pas être en état d’aider. En attendant de trouver un meilleur mot, nous pouvons continuer à traduire karuna par compassion. »

« Eprouver de la compassion, c’est avoir un souci sincère d’autrui. Vous savez que l’autre souffre et vous vous asseyez à ses côtés, Vous le regardez et l’écoutez profondément pour pouvoir toucher sa douleur. Vous êtes en profonde communication, en profonde communion avec lui, et cela suffit déjà à apporter un certain soulagement. »

« Nous devons être conscients de la souffrance, mais en gardant notre clarté, notre sérénité et notre force afin de pouvoir contribuer à transformer la situation. »

  1. Mudita : la joie

« Le troisième élément du véritable amour est mudita, la joie. Le véritable amour apporte toujours de la joie, à soi-même et à la personne aimée. Si notre amour n’apporte pas de joie des deux côtés, ce n’est pas l’amour véritable. »

« La joie contient le bonheur et le bonheur contient la joie. »

  1. Upeksha : l’équanimité.

« Le quatrième élément du véritable amour est upeksha, un terme sanskrit qui signifie équanimité, non-attachement, non-discrimination, égalité d’esprit ou lâcher prise »

« Dans un conflit, même si nous sommes profondément impliqués, nous restons impartiaux, capables d’aimer et de comprendre les deux parties. Nous avons écarté les préjugés et les discriminations et éliminé toutes les barrières entre soi et autrui. »

« Tant qu’il y aura des traces de haine et de colère en vous, vous ne trouverez pas la vraie paix. Le jour où vous serez capable d’aimer votre ennemi, peut-être aurez-vous l’impression d’être un vrai héros, mais vous verrez plus tard qu’aimer cette personne revient en fait à vous aimer vous-même. Lorsque vous ouvrez votre cœur et acceptez la personne que vous haïssiez auparavant, votre cœur s’établit naturellement dans le bien-être et vous êtes le premier à en ressentir les bienfaits. C’est le sens véritable de l’équanimité –l’égalité sans discrimination ni préjugé. »

« L’amour véritable doit être fait de compassion, de joie et d’équanimité. La compassion est réelle lorsqu’elle contient de l’amour, de la joie et de l’équanimité. La vraie joie doit être composée d’amour, de compassion et d’équanimité. Telle est la nature interdépendante des Quatre Etats Illimités. »

2- Ecoute profonde et parole aimante.

a) Exercice guidé d’écoute profonde 2 par 2 ;

Dans notre propre éducation, avec nos parents, notre famille en général ou nos enseignants, avons-nous l’impression d’avoir manqué d’amour, de compassion, de joie ou d’équanimité ? Cela a-t-il représenté une difficulté pour nous ou une source de souffrance ?

1- une personne s'exprime (3 minutes) pendant que l'autre pratique l'écoute profonde et compatissante en silence.

Celle qui s’exprime pratique la reconnaissance et l’acceptation de ses difficultés, essaie de partager de manière authentique, ses ong>ressentis/ ses sentiments/ ses émotions lorsqu’elle éprouve ce manque d’amour, de compassion, de joie ou d’équanimité. Elle peut regarder profondément ses souffrances et essayer de comprendre les besoins qui n’étaient alors pas satisfaits

2- celle qui a écouté reformule (sans jugement ni interprétation, ni conseils) ce qu'elle a entendu, compris, ou cru comprendre et apporte son soutien, son réconfort.

Si elle croit avoir identifié des sentiments et/ou des besoins non satisfaits, elle peut en faire part à l’autre (3 minutes)

3- on inverse les rôles (3 minutes et 3 minutes)

4- chacun exprime à l'autre s'il s'est senti écouté, compris, soutenu....(1 minute et

1 minute)

b) Retours des participants en grand groupe sur cet exercice d’écoute profonde.

Cela a peut-être été difficile de revisiter notre enfance ou notre adolescence avec les difficultés qui leur sont associées.

Parfois nous nous sommes aperçus que ces souffrances étaient encore très présentes, ou qu’elles s’étaient complètement transformées.

Nous reconnaissons à quel point il est précieux de se sentir ainsi écouté avec bienveillance, sans jugement ni conseils …

Après avoir chanté « Appelez-moi par mes vrais noms », nous avons fait une marche méditative au bord de la Marne, en pratiquant la méditation de l’amour, d’abord pour nous et ensuite pour tous les êtres….

3- Metta ou Méditation sur l’amour.

« Lorsque l’énergie d’amour en nous est assez forte, nous pouvons l’envoyer à tous les êtres dans toutes les directions »

« Avec la pratique, l’amour grandira naturellement et finira par tout inclure. En apprenant à voir avec les yeux de l’amour, nous supprimons la colère et la haine de notre esprit. Tant que ces formations mentales négatives seront présentes en nous, notre amour ne sera pas complet. Peut-être avons-nous l’impression de comprendre et d’accepter les autres, mais nous ne sommes pas encore capables de les aimer pleinement. »

« Pratiquer la méditation de l’amour, c’est un peu comme creuser très profondément dans la terre jusqu’à y trouver l’eau la plus pure. Nous regardons profondément en nous-mêmes jusqu’à ce que la compréhension se manifeste et que notre amour arrive à la surface. La joie et le bonheur se lisent dans nos yeux et tout le monde autour de nous profite de notre sourire et de notre présence. »

« La méditation de l’amour n’est pas un simple souhait, mais une pratique authentique. Avec le regard profond, vous dirigez l’énergie de la pleine conscience sur l’objet de votre méditation et vous l’éclairez. Le vrai regard donne toujours lieu au véritable amour. »

« En touchant les graines de joie et de bonheur en nous-mêmes, en identifiant et en voyant les sources de la colère, de l’attachement et des illusions en nous, nous devenons vraiment paisibles et heureux, légers de corps et d’esprit ; en sécurité et libérés des préjudices, de la colère, des afflictions, de la peur et de l’anxiété. »

Méditation de l’amour :

« On commence par pratiquer cette méditation de l’amour sur soi-même (je).

Tant que nous ne serons pas capables de nous aimer et de prendre soin de nous-mêmes, nous ne serons pas d’un grand secours pour nos semblables. Ensuite nous pourrons pratiquer pour les autres (il/elle, ils)-d’abord pour quelqu’un que nous apprécions, puis quelqu’un de neutre, puis quelqu’un que nous aimons, et enfin quelqu’un dont la simple pensée suffit à nous faire souffrir. »

« Que je sois en paix, heureux et léger de corps et d'esprit.

Qu'il/elle soit en paix, heureux/heureuse et léger/légère de corps et d'esprit.

Qu'ils soient en paix, heureux et légers de corps et d'esprit.

Que je sois en sécurité et à l’abri de tous les préjudices.

Qu’il/elle soit en sécurité et à l’abri de tous les préjudices.

Qu’ils soient en sécurité et à l’abri de tous les préjudices.

Que je sois libéré (e) de la colère, des afflictions, de la peur et de l’anxiété.

Qu’il/elle soit libéré (e) de la colère, des afflictions, de la peur et de l’anxiété.

Qu’ils soient libérés de la colère, des afflictions, de la peur et de l’anxiété. »

Un délicieux repas pique-nique en pleine conscience tous ensemble a suivi la marche.

L’après midi a débuté par une relaxation totale, qui a permis la détente de notre corps.

4- L’amour de soi. S’aimer soi-même pour aimer les autres.

« Dès l’instant où vous comprendrez l’importance de s’aimer soi-même, vous cesserez de faire souffrir les autres. »

« En étant assis calmement, nous ne sommes pas préoccupés par d’autres pensées. Nous pouvons alors nous regarder profondément tels que nous sommes, cultiver notre amour pour nous-mêmes et déterminer les meilleures façons d’exprimer cet amour dans le monde. »

« …à partir du moment où l’on prend conscience que l’on est pour soi-même la personne la plus proche et la plus précieuse sur terre, on cesse de se traiter comme un ennemi. Cette pratique dissout en nous tout désir de nous nuire ou de nuire à autrui. »

« Vous verrez les conditions qui vous ont fait être tel que vous êtes, ce qui vous aidera à vous accepter vous-même - avec votre souffrance et votre bonheur en même temps. S’aimer veut dire avant tout s’accepter soi-même tel que l’on est. ‘Connais-toi toi-même’ est la première pratique de l’amour. »

« Tant que l’on se rejette soi-même, tant que l’on continue à nuire à son corps et à son esprit, inutile de parler d’aimer et d’accepter les autres. Avec la pleine conscience, nous pourrons reconnaître nos schémas de pensées habituels et le contenu de nos pensées. »

« Si vous n’êtes pas encore capable de vous aimer vous-même, vous ne pourrez pas aimer votre ennemi. Mais à partir du moment où vous pouvez vous aimer vous-même, vous pouvez aimer tout le monde. En pratiquant ainsi, vous verrez que votre soi-disant ennemi n’est pas plus ni moins qu’un être humain en souffrance. »

« Dès l’instant où vous voyez que la personne que vous appelez votre ennemi souffre aussi, vous êtes prêt à l’aimer et à l’accepter. L’idée d’’ennemi’ disparaît, pour être remplacée par la réalité de quelqu’un qui souffre et a besoin de notre amour et de notre compassion. »

a) Exercice : prenons quelques minutes pour regarder profondément en nous, afin d’observer si nous avons (ou non) des difficultés à nous accepter tels que nous sommes et si cela a une influence sur notre façon d’accepter les autres et de les aimer.

Que pourrions-nous faire pour mieux nous aimer nous-mêmes et mieux exprimer cet amour vers tous les êtres ? (10 min)

b) Partage en groupe sur cet exercice de vision profonde.

5- Nourrir le bonheur.

« Nous sommes des jardiniers, chargés d’identifier, d’arroser et de cultiver les meilleures graines. Nous avons besoin de croire à l’existence de ces bonnes graines en nous, puis, avec l’attention appropriée, de toucher ces graines, en pratiquant la méditation assise, la méditation marchée et la méditation tout au long de la journée. Si nous parvenons à toucher nos graines positives, ne serait-ce qu’une seule fois, nous saurons comment les toucher à nouveau et elles deviendront de plus en plus fortes. »

« Comment pouvons-nous toucher la vraie joie à chaque instant de notre existence ? Comment pouvons-nous vivre de façon à apporter un sourire, les yeux de l’amour et le bonheur à toute personne que nous rencontrons ? Utilisez votre talent pour trouver des moyens de prodiguer du bonheur à vous-même et aux autres –le bonheur qui provient de la méditation et non de la poursuite des plaisirs sans fruit. »

« ‘Je fais le vœu d’apporter de la joie à une personne dans la matinée et de soulager la souffrance d’une autre dans l’après midi.’ Demandez-vous ‘Comment puis-je faire sourire quelqu’un ce matin?’ C’est l’art de créer du bonheur. »

« Le bonheur n’est pas quelque chose d’individuel ; il est de la nature de l’inter-être. Quand vous réussissez à faire sourire un ami, son bonheur vous nourrit ; quand vous parvenez à la paix, à la joie et au bonheur, vous le faites pour tout le monde. »

« Nous devons pratiquer de telle sorte que tout ce que nous faisons pour les autres ne leur apporte que du bonheur. La volonté d’aimer ne suffit pas. Si deux personnes ne se comprennent pas mutuellement, il leur est impossible de s’aimer. »

Nous avons pratiqué « Etre joyeusement ensemble », grâce au jeu du photographe et de son appareil photo.

6- L’amour d’une mère.

« L’idée de la mère est généralement inséparable de celle de ‘l’amour. L’amour est une chose douce, tendre et délicieuse. Sans amour, l’enfant ne peut s’épanouir et l’adulte ne peut grandir. Sans amour, on s’affaiblit, on dépérit. »

« Même très âgé, celui qui perd sa mère a toujours le sentiment de ne pas être prêt. Il se sent soudain seul abandonné et aussi malheureux qu’un petit orphelin. »

« L’amour maternel est à l’origine de tous les sentiments d’amour. Notre mère est le maître qui nous apprend l’amour, la matière la plus importante de la vie. »

« La mère est une source intarissable d’amour, un trésor inépuisable. Mais malheureusement, nous l’oublions parfois. Une mère est le plus beau cadeau que la vie nous offre. »

Exercice: Ecrivons un poème d’amour à notre mère.

Si pour certaines personnes, cela est difficile, elles peuvent faire le même exercice avec leur père, un autre membre de leur famille, un enseignant ou la Terre Mère.

De magnifiques poèmes d’amour ont été lus.

7- Toucher la Terre.

« Dans le bouddhisme, il y une pratique qu’on appelle le ‘Toucher de la Terre qui peut nous aider à réaliser notre vœu de générer les énergies d’amour, de compassion, de joie et d’équanimité. »

Nous avons pratiqué les trois Touchers de la Terre tous ensemble.

8 - Célébrations.

« Avez-vous quelqu’un à aimer ? Nous voulons tous aimer et être aimés. Si vous n’avez personne à aimer, votre cœur doit être asséché. L’amour apporte du bonheur à nous-mêmes et à ceux que nous aimons. »

« Nous devons renforcer l’estime que nos enfants ont d’eux-mêmes. Nous devons apprécier toutes les bonnes choses qu’ils disent et font et les en féliciter afin de les aider à grandir. »

« Faites de chaque instant une occasion de vivre profondément, heureux et en paix. Chaque moment nous offre la possibilité de faire la paix avec le monde, de rendre la paix possible dans le monde, de rendre le bonheur possible dans le monde. Le monde a besoin de notre bonheur. La pratique de la vie en pleine conscience peut être décrite comme la pratique du bonheur, la pratique de l’amour, et c’est pour cela que le regard profond est la pratique essentielle. »

« Nous avons besoin de retraites et de séminaires pour discuter des meilleures façons d’élever nos enfants. Nous n’acceptons pas les anciens modèles d’éducation, mais il nous reste à développer pleinement de nouvelles voies. Nous avons besoin de mettre notre pratique et notre expérience au service de nouvelles dimensions de la vie familiale. »

« Associer la famille nucléaire à la communauté de pratique pourrait être un modèle qui fonctionne. Nous venons avec nos enfants dans le centre de pratique et tout le monde en profite. »

Célébrations en grand groupe de l’amour véritable, en terme de compassion, de joie ou d’équanimité, que nous vivons dans le domaine de l’éducation, avec nos parents / nos enfants, notre famille ou nos élèves.

9- Méditation de l’étreinte.

« La méditation de l’étreinte est un mélange d’Orient et d’Occident. Selon cette pratique, vous devez vraiment étreindre la personne que vous prenez dans vos bras. Vous devez la rendre très réelle dans vos bras, non pas pour la forme, en lui donnant une tape sur l’épaule pour faire semblant que vous êtes là, mais en respirant consciemment et en l’étreignant de tout votre corps, de tout votre esprit et de tout votre cœur. La méditation de l’étreinte est une pratique de pleine conscience. »

Nous avons pratiqué la méditation de l’étreinte en duo, et aussi de proche en proche…..

Exercices à faire à la maison :

1e) Les Quatre Mantras :

Premier Mantra : « Chéri je suis là pour toi. »

« Lorsque vous êtes concentré –esprit et corps réunis – tout ce que vous dites peut être un mantra. Un mantra n’est pas nécessairement en sanskrit. En fait, il peut être dit dans n’importe quelle langue : ‘Chéri je suis là pour toi.’ Si vous êtes pleinement présent, ce mantra produira un miracle. Vous devenez réel, la personne à qui vous dites ce mantra devient réelle et la vie devient réelle à ce moment même. Vous apportez du bonheur à vous et à l’autre. Aimer, c’est être là pour lui, pour elle, pour eux. »

Deuxième Mantra ; « Je sais que tu es là et j’en suis très heureux »

« ‘Je sais que tu es là et j’en suis très heureux’ est un deuxième mantra. »

« Etre vraiment présent et savoir que l’autre est là aussi est un miracle. Chaque fois que vous êtes vraiment là, vous êtes capable de reconnaître et d’apprécier la présence de l’autre – la pleine lune, l’étoile du matin, les magnolias en fleur, votre bien-aimé. »

Troisième Mantra ; « Chéri, je sais que tu souffres et je suis là pour toi. »

« Voici un troisième mantra :’Chéri, je sais que tu souffres et je suis là pour toi.’

Si vous y êtes attentif, vous verrez quand votre bien-aimé souffre. »

Quatrième Mantra : »’Chéri, je souffre. S’il te plaît, aide-moi. »

« Il y a un quatrième mantra à pratiquer quand c’est vous qui souffrez :’Chéri, je souffre. S’il te plaît, aide-moi’. Ce ne sont que six mots, mais ils sont parfois difficiles à prononcer en raison de la fierté dans nos cœurs, surtout si nous pensons que c’est la personne que nous aimons qui nous a fait souffrir. Si c’était quelqu’un d’autre, ce ne serait pas aussi difficile. Mais parce que c’était elle, nous nous sentons blessés. Nous voulons nous réfugier dans notre chambre pour pleurer. Mais si nous l’aimons vraiment, quand nous souffrons ainsi nous devons demander de l’aide, et il faut pour cela dépasser notre fierté. »

« Dans le véritable amour, il n’y a pas de place pour la fierté. »

Exercice : écrire les quatre mantras sur des morceaux de carton grands comme des cartes de crédit et les avoir toujours sur soi, pour pouvoir les pratiquer, en famille ou à l’école, à n’importe quel moment.

2e) Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience.

« Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience sont l’amour même. Aimer, c’est comprendre, protéger et apporter du bien-être à l’objet de notre amour. La pratique des Entraînements à la Pleine Conscience rend cela possible. Nous nous protégeons nous-mêmes et les autres. »

« Votre façon de pratiquer les Entraînements à la Pleine Conscience révèle la profondeur de votre paix, de votre compréhension et de votre amour. »

Exercice : étudier et pratiquer les Entraînements à la Pleine Conscience, et en particulier le troisième Entraînement :

Troisième Entraînement : Amour véritable

Conscient(e) de la souffrance provoquée par une conduite sexuelle irresponsable, je suis déterminé(e) à développer mon sens de la responsabilité et à apprendre à protéger l’intégrité et la sécurité de chaque individu, des couples, des familles et de la société. Je sais que le désir sexuel et l’amour sont deux choses distinctes, et que des relations sexuelles irresponsables, motivées par l’avidité, génèrent toujours de la souffrance de part et d’autre. Je m’engage à ne pas avoir de relation sexuelle sans amour véritable ni engagement profond, à long terme et connu par mes proches. Je ferai tout mon possible pour protéger les enfants des abus sexuels et pour empêcher les couples et les familles de se désunir par suite de comportements sexuels irresponsables. Sachant que le corps et l’esprit ne font qu’un, je m’engage à apprendre les moyens appropriés de gérer mon énergie sexuelle. Je m’engage à développer la bonté aimante, la compassion, la joie et la non-discrimination en moi, pour mon propre bonheur et le bonheur d’autrui. Je sais que la pratique de ces quatre fondements de l’amour véritable me garantira une continuation heureuse dans l’avenir.

Avant de nous quitter, nous avons chanté :

« Puisse tout l’amour qui nous unit ici s’étendre à l’infini….…. » et « Mes chers amis… »

Enfin nous avons réalisé un nouveau tour de connexion, afin de partager à propos des différents exercices et d’exprimer comment nous nous sentions à la fin de cette journée.

Nous avions beaucoup de gratitude les uns pour les autres

« Pour apporter la paix, le bonheur et la tolérance dans nos familles, nous avons besoin de pratiquer la paix, la joie et le bonheur dans notre Sangha. Grâce au soutien aimant des autres, nous pouvons entrer en contact avec les éléments qui nous apportent fraîcheur et guérison, en nous et autour de nous. Si nous avons une bonne communauté d’amis, nous avons beaucoup de chance. Pour créer une bonne communauté, il faut commencer par se transformer soi-même en un bon élément de cette communauté. Ensuite nous pourrons aller voir une autre personne et l’aider à devenir un membre de cette communauté. »

« Nous devons nous soutenir mutuellement pour construire une communauté où l’amour soit quelque chose de tangible. C’est peut-être ce que nous avons de plus important à faire si nous voulons que la Terre survive. Nous avons tout, sauf l’amour. Nous devons renouveler notre façon d’aimer. Nous devons vraiment apprendre à aimer. Le bien-être du monde dépend de nous, de notre façon de vivre notre vie de tous les jours, de notre façon de prendre soin du monde et de notre façon d’aimer. »

Educ’Inspir- Wake Up Schools France

Huitième atelier pour les éducateurs: journée du samedi 28 mars 2015.

Les citations sont de Maître Thich Nhat Hanh :

« Les enseignants heureux vont changer le monde »

« Etre heureux, d'après moi, c'est souffrir moins. Sans transformation de la souffrance intérieure, le bonheur reste inaccessible »

« Celui qui ne sait pas maitriser sa propre souffrance la communique à tous ceux qui l’entourent. C’est dans la nature des choses. C’est pourquoi nous devons apprendre à gérer notre mal-être, afin de cesser de le répandre. »

« Le Bouddha nous a donné des outils très efficaces pour éteindre le feu qui nous dévore : respiration et marche conscientes, maîtrise de soi, analyse minutieuse de ses perceptions et compréhension de la souffrance d’autrui »

Thème : la colère.

A partir du livre du Maître zen Thich Nhat Hanh :

« La colère. Transformer son énergie en sagesse. »

Nous étions environ cinquante, lors de ce huitième atelier : des enseignants, dans des classes de tous niveaux, souvent dans des réseaux d’éducation prioritaire, en activité ou en retraite, des parents, ou des amis intéressés par le thème de la colère dans l’éducation..

La matinée a commencé à 10h par une méditation assise et des explications sur la pratique, suivie d’un tour de connexion, où chacun(e) s‘est présenté(e), en disant son lien avec l’éducation ou sa motivation pour participer à cet atelier, et a exprimé sa météo intérieure (comment il (elle) se sent ici et maintenant

Après une brève présentation de la journée, nous avons vécu ce jour, consacré au thème universel de la colère, sur le mode diagnostic, causes et remèdes, tout en ayant conscience que certaines parties se croisent car tout est interdépendant.

-Diagnostic (reconnaître sa colère, ne pas la refouler, mais l’accepter et la regarder en face)

-Causes / origines de cette colère

-Prescriptions et remèdes / enseignements et pratiques offerts par notre Maître

  1. Reconnaître et accepter sa colère.

L’écoute profonde : à la fois diagnostique et thérapeutique.

« La pratique comporte donc deux phases. La première consiste à reconnaître et à accepter sa colère :’ma chère colère, je sais que tu es là et je vais prendre grand soin de toi’. La seconde consiste à examiner en profondeur la nature de cet affect pour en comprendre l’origine. »

« Nous devons faire face à notre colère. Nous devons reconnaître sa présence et prendre soin d’elle »

« La Pleine Conscience n’est pas là pour réprimer. Elle est là pour accueillir, pour reconnaître :’Bonjour ma petite colère. Je sais que tu es là, ma vieille amie’. La Pleine Conscience est l’énergie qui nous aide à comprendre ce qui est là. »

« Nous devons expérimenter l'enseignement du Bouddha sur l'écoute profonde et la parole aimante, afin de rétablir la communication et d'apporter le bonheur dans notre famille, dans notre école et dans notre communauté. Alors, nous pourrons aider d'autres personnes dans le monde »

« L’écoute compassionnelle doit permettre à l’autre de sentir que vous lui portez une réelle attention, que vous essayez de le comprendre de tout votre être et de tout votre cœur. Mais combien d’entre nous sont capables de le faire ? Chacun s’accorde à dire qu’il faut écouter l’autre avec son cœur, afin d’entendre réellement ce qu’il a à dire, qu’il faut donner à son interlocuteur le sentiment qu’il est vraiment compris, car ce n’est qu’ainsi qu’il trouvera un certain soulagement. Mais, dans la réalité, combien d’entre nous sont capables de pratiquer de cette façon ? »

« Faites de votre mieux pour pratiquer l’écoute compassionnelle. Il ne faut ni juger, ni critiquer ou analyser, mais uniquement aider l’autre à s’exprimer et à trouver un soulagement à sa souffrance. »

« Si vous êtes celui qui écoute, pratiquez vous aussi la respiration consciente, afin de faire le vide en vous. Ecoutez avec compassion, et soyez présent de tout votre être pour permettre à l’autre de trouver l’apaisement. Vous avez la graine de la compassion en vous et elle se manifestera quand vous constaterez à quel point l’autre personne souffre. »

Nous avons expérimenté un exercice guidé d’écoute profonde 2 par 2 sur la colère, que nous éprouvons ou avons éprouvée, en lien avec l’éducation : lors de notre propre éducation, ou dans le cadre de notre métier d’enseignant(e) avec les élèves, les collègues, l’institution, ou encore dans l’éducation de nos enfants / petits-enfants.....

1- une personne s'exprime (3 minutes) pendant que l'autre pratique l'écoute profonde et compatissante en silence.

Celle qui s’exprime pratique la reconnaissance et l’acceptation de sa colère, essaie de partager de manière authentique, ses ong>ressentis/ses sentiments/ses émotions lorsqu’elle éprouve cette colère. Par exemple de la tristesse, du désespoir, de la peur… peuvent se cacher derrière la colère.

Elle peut parler des manifestations physiques de sa colère, observer dans quel endroit du corps cette colère se manifeste, et analyser les besoins qui ne sont pas satisfaits (ex :besoin d’écoute, de liberté, de compréhension, de confiance, de respect de la parole donnée, de sécurité…..)

2- celle qui a écouté reformule (sans jugement ni interprétation, ni conseils) ce qu'elle a entendu, compris, ou cru comprendre et apporte son soutien, son réconfort.

Si elle croit avoir identifié des sentiments et/ou des besoins non satisfaits, elle peut en faire part à l’autre (3 minutes)

3- on inverse les rôles (3 minutes et 3 minutes)

4- chacun exprime à l'autre s'il s'est senti écouté, compris, soutenu....(1 minute et

1 minute)

Vint ensuite le moment des retours des participants en grand groupe sur cet exercice d’écoute profonde.

Comment était-ce de se sentir ainsi écouté avec bienveillance, sans jugement ni conseils ?

Croyons-nous que nous sommes toujours conscients de notre colère, ou arrive-t-il que ce soit quelqu’un d’autre qui nous la fasse remarquer et que nous lui répondions : « Moi en colère ? Non pas du tout. Pourquoi serais-je en colère ? »

Nous avons pratiqué, afin de prendre soin de notre colère pendant la marche méditative au bord de la Marne.

« Prenez soin de votre colère avec beaucoup de tendresse. Elle n’est pas votre ennemie, elle est votre bébé. »

« Nous prenons consciemment notre ‘bébé colère’ dans nos bras pour l’apaiser, la respiration et la marche conscientes jouant le rôle d’une berceuse. L’énergie de la Pleine Conscience pénètre celle de la colère, tout comme l’énergie de la mère pénètre celle de son bébé. »

« Connaître ses limites est une des règles de notre pratique. ….Sachez apprécier la marche méditative, votre thé et la compagnie des gens heureux afin d’être suffisamment nourri. Pour bien écouter l’autre, il faut d’abord prendre soin de soi-même. D’un côté, vous avez tous les jours besoin d’une nourriture appropriée, de l’autre, vous devez renforcer la compassion en vous afin d’être bien équipé pour accomplir la tâche de l’écoute profonde. »

Un délicieux repas pique-nique en pleine conscience tous ensemble a suivi la marche.

L’après midi a débuté par une relaxation totale, accompagnée de magnifiques chants, qui a permis la détente de notre corps.

Nous avons ensuite examiné :

  1. Les causes / Les racines de notre colère :

« Nous ne nous nourrissons pas que d'aliments comestibles, nous consommons également certains produits avec nos yeux, nos oreilles et notre conscience. Ceux-ci peuvent également favoriser les sentiments de colère. Il est donc très important de développer une stratégie de consommation.

Ce que nous lisons dans les magazines, ce que nous voyons à la télévision peut avoir des effets néfastes. Un film, comme un morceau de bifteck, peut contenir de la colère, que vous absorberez inéluctablement. Les articles de journaux, une simple conversation sont, eux aussi, potentiellement dangereux »

« ….efforcez-vous de pratiquer la respiration consciente et le regard profond afin de découvrir les racines de votre colère. Que vous soyez en train de conduire, de marcher, de faire la cuisine, ou de laver le linge, continuez à pratiquer en Pleine Conscience. Vous aurez ainsi la possibilité d’analyser en profondeur la nature de votre émotion. Vous découvrirez que la cause principale de votre trouble est la graine de colère en vous, parce qu’elle a trop souvent été arrosée, par vous-même et par d’autres personnes. »

« En prenant soin de notre colère, nous connaîtrons un soulagement. En l’analysant minutieusement, nous comprendrons qu’elle s’était un peu trop développée en nous, qu’elle était la cause principale de nos tourments, et que l’autre personne n’en était qu’une cause secondaire. »

« Quand on est furieux, on a tendance à penser qu’un autre en est responsable. Mais une analyse en profondeur permet de découvrir que les graines de la colère se trouvent en soi. Bon nombre de gens, dans la même situation que vous, ne se mettront pas en colère. Bien qu’ils aient entendu les mêmes paroles blessantes, ils ont conservé leur calme. Pourquoi réagissez-vous ainsi ? C’est peut-être parce que la graine de colère en vous est trop puissante. Elle a été sans doute trop souvent arrosée par le passé…..»

« Nous avons tous une graine de colère dans les profondeurs de notre conscience. Mais, chez certains, cette graine est plus grosse que celles de l’amour ou de la compassion, par exemple. »

« Nous devons considérer nos perceptions avec la plus grande prudence, sinon nous souffrirons. Aussi, est-il très utile d’écrire les mots ‘en es-tu sûr ?’ sur un bout de papier et de l’accrocher sur un mur de sa chambre. »

« Je vous en prie, chaque fois que vous êtes en colère, que vous souffrez, examinez minutieusement le contenu et la nature de vos perceptions. Si vous parvenez à éliminer celles qui sont erronées, vous retrouverez la paix, le bonheur et la capacité d’aimer. »

Cinquième entraînement : Transformation et guérison

Conscient(e) de la souffrance provoquée par une consommation irréfléchie, je suis déterminé(e) à apprendre à nourrir sainement et à transformer mon corps et mon esprit, en entretenant une bonne santé physique et mentale par ma pratique de la pleine conscience lorsque je mange, bois ou consomme. Afin de ne pas m’intoxiquer, je m’entraînerai à observer profondément ma consommation des quatre sortes de nourritures : les aliments comestibles, les impressions sensorielles, la volition et la conscience. Je m’engage à ne pas faire usage d’alcool, ni d’aucune forme de drogue et à ne consommer aucun produit contenant des toxines comme certains sites Internet, jeux, films, émissions de télévision, livres, magazines, ou encore certaines conversations. Je m’entraînerai régulièrement à revenir au moment présent pour rester en contact avec les éléments nourrissants et porteurs de guérison qui sont en moi et autour de moi, et à ne pas me laisser emporter par des regrets et des peines quant au passé, ou par des soucis et des peurs concernant le futur. Je suis déterminé(e) à ne pas utiliser la consommation comme un moyen de fuir la souffrance, la solitude et l’anxiété. Je m’entraînerai à regarder profondément dans la nature de l’interdépendance de toute chose, afin de consommer de manière à nourrir la joie et la paix, tant dans mon corps et ma conscience, que dans le corps et la conscience collective de la société et de la planète.

Pendant environ quinze minutes en silence, nous avons regardé profondément les racines / les causes de notre colère en lien avec l’éducation. Nous pouvions aussi les écrire sur une feuille…..

-Comme a dit le Bouddha et comme nous le répète souvent Thay : « Rien ne peut survivre sans nourriture »

Nous avons donc observé comment nous alimentons notre colère par les 4 sortes de nourritures.

Il est possible que nous nourrissions notre colère en écoutant les informations, en regardant des films violents, ou en lisant certains livres, en participant à des conversations toxiques…..Nous pouvons être conscients de notre discours mental, qui arrose nos graines de colère.

Il arrive aussi que nous permettions à d’autres personnes, comme nos proches, d’arroser nos graines de colère.

-Pouvons-nous voir des transmissions qui nous ont été faites par nos parents/nos ancêtres ?

-Avons-nous conscience de certaines perceptions erronées qui provoquent notre colère ?

Lors des retours en groupe à propos de l’exercice de vision profonde sur les origines de notre colère éducative, et sur notre pratique de la marche méditative, nous nous sommes demandé si cela avait été facile ou difficile d’analyser notre souffrance et de découvrir les racines de notre colère, et aussi de prendre soin d’elle pendant la marche ?

Thay nous propose

3- Des pratiques pour prendre soin de notre colère et pour la transformer:

  1. Respiration et marche en Pleine Conscience (méditation assise et marche méditative du matin)
  1. Relaxation totale (après le repas)

c) Le traité de paix : lecture en duo

« Tout est possible quand la porte de la communication est ouverte. C’est pourquoi il faut s’efforcer de la restaurer. Exprimez donc votre désir de faire la paix avec l’autre. Demandez- lui de vous soutenir. »

« Trouvez un terrain d’entente et élaborez une stratégie pour dominer votre colère.

Vous savez tous deux que le désir de vengeance révèle un manque de sagesse. Aussi, faites-vous mutuellement la promesse de ne rien dire, de ne rien faire sous l’emprise de la colère. Prenez plutôt soin de celle-ci en revenant en vous-même, par la pratique de la respiration consciente et de la marche méditative.

Profitez d’un moment de bonheur partagé pour signer votre contrat, votre traité de paix. C’est un traité d’amour authentique »

« Dans le passé nous nous sommes fait beaucoup de mal, parce que nous n’étions ni l’un, ni l’autre capables de maîtriser notre colère. Essayons à présent d’établir une stratégie de paix. »

d) « Un caillou dans votre poche »

Nous avons choisi un galet ramassé au bord de la mer à la Pointe d’Agon en Normandie.

« Certains d’entre nous gardent dans leur poche un caillou ramassé dans la cour d’entrée. Ils le lavent très soigneusement et le portent toujours sur eux. Chaque fois qu’ils mettent la main dans leur poche, ils le caressent et le serrent doucement. Ils pratiquent alors la respiration consciente, qui leur procure un profond sentiment de paix. Quand la colère surgit, ce caillou se métamorphose en Dharma. Il nous rappelle les 3 phrases.

  1. «Je suis en colère, je souffre » (et j’ai besoin que tu le saches)
  2. « Je fais de mon mieux »
  3. « Je t’en prie aide-moi. » Les noter sur une feuille si on le souhaite.

Le simple fait de tenir ce caillou, d’inspirer et d’expirer calmement, de sourire, peut beaucoup vous aider. Cette pratique peut paraître un peu enfantine, mais elle est très efficace. Que vous soyez à l’école, au travail ou en train de faire vos courses, ce petit caillou vous servira de pense-bête. Il vous permettra de revenir en vous-même et jouera le rôle de maître, de camarade de pratique-comme une cloche de Pleine Conscience qui permet de faire une pause, puis de retourner à sa respiration. »

e) « Le soulagement naît de la compréhension »

« Quand vous êtes en colère, vous cherchez par tous les moyens à apaiser votre peine. C’est tout à fait naturel. Il y a de nombreuses façons de trouver un soulagement, mais c’est de la compréhension que naît le plus grand apaisement. Quand elle est là, la colère s’en va d’elle-même. D’une manière générale, quand vous comprenez la situation de l’autre personne, la nature de sa douleur, la colère disparaît, parce qu’elle s’est transformée en compassion »

« Sanctionner l’autre ne fera qu’aggraver la situation. En réalité, c’est un acte d’autopunition. C’est vrai dans toutes les circonstances. »

« Quand on comprend le tourment de l’autre, on peut transformer ses propres pulsions vengeresses en désir de lui venir en aide. Ainsi, vous saurez que votre pratique a été couronnée de succès, que vous êtes devenu un bon jardinier. »

« A cet égard, la pratique du regard profond est le remède le plus efficace. Elle vous permettra d’appréhender les difficultés des autres et leurs désirs profonds. C’est ainsi que la compassion naîtra en vous. Si vous la laissez jaillir de votre cœur, le feu de la colère s’éteindra aussitôt. »

« Dans la plupart des cas, l’affliction naît de l’incompréhension de la non-séparation du moi. L’autre est vous, et vous êtes l’autre. Dès que vous aurez assimilé cette vérité, la colère s’évanouira. »

f) Lettre d’amour :« notre sutra du cœur. »

Nous avons écrit pendant environ 15 minutes, une lettre d’amour à la / aux personne(s) ou à l’institution contre laquelle (lesquelles) nous sommes (ou avons été) en colère.

« Le fait que la colère ou la haine soit présente ne signifie pas que la capacité d’aimer et d’accepter soit absente. Si vous êtes un bon méditant et un bon militant de la paix, vous pouvez favoriser le retour de l’amour et de la compréhension en vous et chez l’autre. »

« …dans les périodes de colère ou de désespoir, notre amour est toujours présent. Notre aptitude à communiquer, à pardonner, à faire montre de compassion est toujours présente. Ne doutez pas de cela. Nous sommes au-delà de nos émotions et de notre malheur. Nous devons reconnaître que nous avons en nous la capacité d’aimer, de comprendre et de faire preuve de compassion…..Si vous pouviez garder à l’esprit que les éléments positifs sont toujours présents en vous et chez l’autre, vous sauriez que ce qu’il y a de meilleur en vous deux pourra se manifester à nouveau. »

« Ce genre de lettre est le fruit de la vision profonde, de la compréhension et de la compassion. Autrement, ce ne serait pas une lettre d’amour, qui, si elle est authentique, peut entraîner une transformation de l’autre et, par conséquent du monde. Mais avant de changer l’autre, il faut qu’elle produise une transformation en vous. La rédaction de cette lettre durera peut-être toute une vie. »

g) « L’arrosage sélectif.». L’arrosage des fleurs.

« En poursuivant cet examen approfondi, nous découvrirons que l’autre vit un enfer, et que, par voie de conséquence, il fait souffrir ses proches. Il ne sait pas gérer sa douleur et la transformer. C’est la raison pour laquelle celle-ci ne fait que croître chaque jour. Nous aurions dû aider cette personne. Nous aurions dû pratiquer l’arrosage sélectif. Si nous l’avions fait régulièrement, elle ne serait pas aujourd’hui dans cette situation. »

Nous avons pratiqué l’arrosage des fleurs en duo. Cet exercice peut paraître difficile, surtout avec des personnes qu’on ne connaît pas, mais il se révèle finalement très agréable.

h) Méditation de l’algue

i) « Faire du bonheur une priorité »

« Savourez les merveilles de la vie en vous et autour de vous. Nourrissez-vous en absorbant ls merveilleux éléments curatifs qui vous entourent. C’est la chose la plus importante à faire. »

« Le fait de vivre la souffrance peut nous aider à nourrir notre compassion et à reconnaître le bonheur quand il est là. Si l’on se ‘déconnecte ‘ de sa souffrance, on ne peut pas savoir ce qu’est le vrai bonheur. »

« Nous devrions vivre chaque jour profondément, dans la joie, la paix et la compassion, parce que le temps passe très vite.. … »

Nous avons sans doute parfois pu

4- « Remporter une victoire ». Célébrations

« Après une seule séance de pratique, nous sommes souvent capables de maîtriser notre colère. Nous avons remporté une victoire, pour nous-mêmes et pour nos proches. »

« Grâce à notre Pleine Conscience, nous pouvons également soutenir les autres quand ils sont en difficulté. Quand notre enfant est submergé par une forte émotion, nous pouvons lui prendre la main et lui dire :’Mon cher enfant respire. Inspire et expire avec maman, avec papa’. Nous pouvons également l’inviter à effectuer une marche méditative en notre compagnie, en le prenant gentiment par la main, et nous efforçant de le calmer, à chaque pas. »

Nous avons célébré en grand groupe, nos pratiques pour gérer notre colère, pour la transformer, afin de nous en libérer.

Il nous est aussi arrivé parfois d’aider quelqu’un à gérer sa colère (enfants, élèves…)

Ceux qui le souhaitaient ont eu l’opportunité de faire part de leurs réussites dans la pratique.

TEXTE (anonyme)

Pourquoi crions-nous lorsque nous sommes en colère ? Un sage hindou, en visite au Gange pour prendre un bain, remarque un groupe de personnes criant les unes après les autres. Il se tourne alors vers ses disciples, sourit et demande :« Savez-vous pourquoi les gens crient les uns après les autres lorsqu'ils sont en colère ? » Les disciples réfléchissent pendant un moment et l'un d'eux dit finalement : « C'est parce que nous perdons notre calme. » « Mais, pourquoi criez-vous quand l'autre personne est juste à côté de vous ?, demande le guide. Vous pourriez tout aussi bien lui dire ce que vous avez à dire d'une manière plus douce. » Puisqu’aucune des réponses des disciples n'était suffisamment satisfaisante pour le sage, il a finalement expliqué : « Quand deux personnes sont en colère l'une contre l'autre, leurs cœurs sont séparés par une grande distance. Pour couvrir cette distance, elles doivent crier, sinon elles sont incapables de s'entendre l'une et l'autre. Alors plus elles sont en colère, plus elles auront besoin de crier fort. « Qu'est-ce qui se passe lorsque deux personnes tombent amoureuses ? Elles ne crient pas l’une après l'autre. Elles se parlent doucement parce que leurs cœurs sont très proches. La distance entre eux est soit inexistante, soit très faible. » Et le sage continua... « Quand elles s'aiment encore plus, que se produit-il ? Elles ne se parlent pas, elles chuchotent et ont encore plus de proximité et plus d'amour. Enfin, vient un moment où elles n'ont même plus besoin de chuchoter, elles se regardent seulement et se comprennent. » Puis il regarda ses disciples et leur dit : « Ainsi, quand vous discutez les uns avec les autres, ne laissez pas vos cœurs s'éloigner. Ne dites pas de mots qui vous éloignent davantage, ou bien viendra un jour où la distance sera si grande que vous ne trouverez plus le chemin du retour. »

Exercices à faire à la maison :

1e) Ecrire les trois phrases :

« Vous pourriez écrire ces 3 phrases sur un bout de papier de la taille d’une carte de crédit et le glisser dans votre portefeuille. Il vous rappellera votre engagement mutuel. Il peut vous sauver, aussi, traitez-le avec révérence. »

1-«Je suis en colère, je souffre » (et j’ai besoin que tu le saches)

2-« Je fais de mon mieux »

3-«Je t’en prie aide-moi. »

2e) « Offrez un cadeau lorsque vous êtes en colère »

« Parfois, tous nos efforts pour transformer notre colère semblent voués à l’échec. Dans un cas semblable, le Bouddha conseille d’offrir un cadeau à l’autre. Cela peut sembler puéril, mais c’est très efficace. Quand l’autre vous exaspère, envoyez-lui un présent. Ensuite, votre fureur s’évanouira d’elle-même. C’est très simple, et ça marche à tous les coups. »

Cérémonie de clôture avec notre galet ressource.

Chacun (e) tient son galet dans sa main. On se sent bien là, bien vivant et présent dans l’ici et le maintenant, à la fois à sa place et en lien avec toutes les autres personnes qui sont là. Nous respirons ensemble et nous sourions, en nous reliant à chacune et chacun, et en sentant bien le galet au creux de notre main. Ce sourire et ce galet s’inscrivent dans notre mémoire, et cette image pourra devenir pour nous un lieu de ressourcement et de paix. Puis nous ouvrons les yeux doucement, sourions à nos voisins, leur donnons la main et nous chantons tous ensemble « Le bonheur c’est maintenant »

Nouveau tour de connexion. Retours sur les différents exercices.

A la fin de cette journée nous étions certes un peu fatigués, mais nourris et heureux d’avoir partagé ces moments intenses, parfois douloureux et parfois joyeux.

« PAIX EN SOI. PAIX DANS LE MONDE » Thich Nhat Hanh

Voici un aperçu de notre septième atelier pour les éducateurs

du samedi 13 décembre 2014.

Thème : La peur

A partir du livre de Thich Nhat Hanh : « La peur. Conseils de sagesse pour traverser la tempête »

"Nous faisons tous l’expérience de la peur, mais si nous pouvons la regarder profondément, nous pouvons nous libérer de son emprise et toucher la joie,

La peur nous pousse à rester centrés sur le passé ou à nous faire du souci pour l’avenir. Si nous admettons notre peur, nous pouvons réaliser que, pour le moment, tout va bien. » Thich Nhat Hanh (extrait de « La peur. Conseils de sagesse pour traverser la tempête »)

Nous étions au moins trente-cinq amis intéressés par le thème de l’éducation à ce septième atelier, dont une dizaine avait participé à la retraite pour éducateurs au Village des Pruniers.

La matinée a débuté vers 10h par une méditation assise silencieuse de 15 minutes,

suivie

d’un tour de connexion, où chacun(e) s'est présenté(e), a exprimé sa météo intérieure.

Après une brève présentation de la journée, nous nous sommes reliés, pendant 10 minutes en silence, à

des peurs que nous avons éprouvées en famille ou à l’école, lors de notre éducation, par nos parents ou nos enseignants.

Puis nous avons pratiqué

Un exercice guidé d’écoute profonde 2 par 2 sur la(les) peur(s) que nous vivons actuellement en lien avec l’éducation de nos enfants/petits-enfants, ou dans le cadre de notre métier d’enseignant.

1- une personne s'exprime (3 minutes) pendant que l'autre pratique l'écoute profonde et compatissante en silence.

2- celle qui a écouté reformule (sans jugement ni interprétation) ce qu'elle a entendu, compris, et apporte son soutien, son réconfort.

Si elle croit avoir identifié des sentiments et/ou des besoins, elle peut en faire part à l’autre

(3 minutes)

3- on inverse les rôles (3 minutes et 3 minutes)

4- chacun exprime à l'autre s'il s'est senti écouté, compris, soutenu....(1 minute et

1 minute)

Nous avons pu remarquer, au cours de ces exercices, parfois un peu difficiles ou douloureux, des corrélations entre les peurs éducatives de notre enfance et celles que nous expérimentons actuellement dans le cadre de l’éducation de nos enfants, ou de nos élèves…...

Il s’avère important de regarder profondément, afin de savoir ce que nous souhaitons vraiment transmettre à nos enfants/élèves

Lors de cet exercice d’écoute profonde, nous observons souvent une résonnance entre notre partage et celui de notre binôme, comme si le hasard n’existait pas…

Des participants ont exprimé à quel point il est précieux, voire « magique » d’être ainsi écouté profondément, sans jugement ni conseils, de sentir que l’autre est vraiment là pour nous !

Une marche méditative au bord de la Marne, nous a permis d’apprécier aussi la pluie.

Elle fut suivie

d’un repas en pleine conscience tous ensemble, après la lecture des cinq contemplations, puis

d’une relaxation totale, qui a bien détendu notre corps, et pour laquelle nous étions pleins de gratitude.

L'après midi a débuté par

un partage à propos de notre cahier de gratitudes (« devoir » donné la fois précédente)

Les personnes qui ont pratiqué cet exercice, ont constaté que cela avait arrosé leurs graines de joie, ce qui a encouragé d’autres participants à le commencer ou à le continuer.

En grand groupe, nous avons célébré nos pratiques, pour gérer nos peurs, pour les transformer, afin de nous en libérer.

Nous avons partagé aussi les pratiques de pleine conscience que nous avons mises en place dans nos classes, depuis le précédent atelier ou depuis la retraite pour éducateurs au Village des Pruniers.

Des enseignantes ont réussi à donner à leurs élèves, le goût de pratiquer l’arrêt, la respiration en pleine conscience, la méditation etc…..aussi bien dans les petites sections que dans des classes de lycée professionnel.

Les enfants ou adolescents ont vraiment pu apprécier, et même parfois demander, ces instants de calme et de retour en soi.

Il nous est fréquemment arrivé aussi, en tant qu’enseignants, d’aider les jeunes à prendre soin de leurs émotions fortes, stress, angoisse, grâce à la respiration consciente.

« Les enseignants heureux vont changer le monde » Thich Nhat Hanh.

Les parents heureux vont changer le monde

Tous les êtres heureux vont changer le monde….

Pour aller dans cette direction, nous avons noté sur une feuille, des moments de bonheur liés à l’éducation, en famille ou à l’école, en tant qu’enfant/élève ou parent/enseignant.

Les participants ont partagé que les moments de bonheur à l’école, étaient souvent liés à l’attention ou à la reconnaissance, que les enseignants leur avaient portée.

Quelquefois ce sont les activités extra-scolaires, comme les sorties, la musique ou les arts plastiques, qui ont arrosé nos graines de joie.

Et nous pouvons nous apercevoir alors, que c’est aussi ce que nous aimons offrir aux enfants, dont nous avons la responsabilité.

Ont suivi

Des pistes vers la libération de la peur, grâce à quelques citations de Thay, extraites du livre «La peur. Conseils de sagesse pour traverser la tempête » :

« Invitez votre peur dans votre conscience et souriez-lui : chaque fois que vous souriez à travers la peur, elle perd un peu de sa force. Si vous essayez de fuir votre souffrance, il n’y a aucune façon d’en sortir. La seule façon de trouver une issue est de regarder profondément dans la nature de votre peur »

«… lorsque nous pratiquons, nous utilisons l’énergie de la pleine conscience pour embrasser notre peur. Chaque fois que celle-ci est embrassée par la pleine conscience, son énergie diminue avant de avant de retourner dans les profondeurs de notre conscience sous forme de graine »

« La Terre Pure, c’est le moment présent. La Terre Pure, c’est maintenant ou jamais »

‘Lorsque vous pratiquez la respiration consciente et la marche méditative, vous revenez au moment présent et vous touchez les nombreuses merveilles de la vie, en vous et autour de vous »

« En revenant au moment présent, nous comprenons qu’il y a déjà tellement de conditions du bonheur que nous n’avons pas besoin de courir après d’autres. Nous avons déjà suffisamment de conditions pour être heureux. Le bonheur est parfaitement possible ici et maintenant »

« La non-peur est la base du vrai bonheur, et si vous pouvez l’offrir à quelqu’un, vous lui donnez le plus beau des cadeaux »

« Lorsque nous avons peur, notre bonheur ne peut pas être complet. Si nous sommes toujours en train de courir après l’objet de notre désir, alors il y a toujours de la peur. La peur va de pair avec le désir. »

« Si vous êtes coincé dans l’idée d’un soi séparé, vous avez très peur. Mais si vous regardez profondément et que vous êtes capable de « vous » voir partout, alors la peur disparaît »

« Avec une bonne pratique, vous n’aurez plus peur des obstacles et des difficultés. Vous saurez comment faire face aux difficultés qui se présentent. Avec une pratique solide, il n’y a plus de raison d’avoir peur, parce que vous avez vu le chemin. Lorsque vous savez comment gérer votre corps, vos sensations et vos perceptions, vous n’avez plus besoin de vous faire du souci »

« Si nous pouvons nous détendre lorsque nos émotions fortes surviennent, alors nous ne transmettrons pas la peur à nos enfants et aux générations à venir………

si nous savons comment gérer notre propre peur, nous deviendrons davantage capables d’aider nos bien-aimés et nos petits à gérer la leur »

« Si vous offrez l’exemple d’une personne qui garde son calme face à la peur, si vous enseignez aux plus jeunes comment survivre à leurs propres tempêtes, vous leur transmettez une capacité très précieuse, qui peut même leur sauver la vie à l’avenir »

« Pratiquer la pleine conscience de la peur, regarder profondément dans ses origines, là est la clé de la libération. »

« La haine, la colère et la peur sont comme des incendies qui peuvent être éteints par la compassion ….Mais la compassion ne peut qu’être produite dans notre propre cœur, par notre propre pratique »

« Si nous savons comment transformer notre désespoir, notre violence et notre peur, le vaste ciel bleu se révèle à nous et à ceux qui nous entourent »

« Nous pouvons toucher le miracle de la vie, parce qu’en respirant consciemment, nous réalisons que nous sommes en vie. Etre en vie est une chose fantastique. Etre présent, ici et maintenant, en train de respirer, est un miracle. Etre vivant est l’un des plus grands miracles »

Puis

Pendant quelques instants en silence, nous avons expérimenté une des pratiques proposées par notre Maître à propos de la peur, par exemple embrasser une de nos peurs avec la pleine conscience, regarder profondément ses origines ou sourire à cette peur…..

Pour certains cela a été très fructueux, et a favorisé des prises de conscience. Même si davantage de temps est nécessaire pour transformer ses peurs, c’est un pas de plus sur le chemin de la libération.

Puis nous avons pratiqué :

des jeux avec une balle imaginaire, et avec nos prénoms….pour être tout simplement joyeusement ensemble !

Et enfin un petit exercice d’arrosage des fleurs en duo :

1- on exprime les qualités que l’on a remarquées chez son(sa) partenaire (2 min)

2- on inverse les rôles (2 min)

3- chacun dit à l’autre comment il se sent après avoir reçu ces compliments ! (1min et

1 min)L’exercice d’arrosage des fleurs ne semble pas facile à pratiquer, surtout avec quelqu’un qu’on ne connaît pas, mais finalement il peut produire de beaux fruits et contribuer à notre bonheur..Nous nous sommes quittés vers 17h30, heureux et pleins de gratitude pour cette journée de pratique que nous nous sommes offert.« Alors le premier pas c’est effectuer un grand retour, un grand retour chezsoi-même. On cherche une sortie, mais la sortie commence par une entrée.The way out is in.” Thich Nhat Hanh (retraite francophone le 27 octobre 2014)

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :