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Monastère de la Maison de l'Inspir

Educ'inspir - 19ème atelier de pleine conscience dans l'éducation

5 Janvier 2018 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Introduction au 19e atelier Educ’Inspir sur le thème : Demeurer en paix même dans un environnement violent, à partir du livre de Thich Nhat Hanh : « Apaiser l’esprit face à la violence. »

 

Chers amis, ceux et celles d'entre vous qui souhaitent nous rejoindre pour l'atelier du 20 janvier prochain sont invités à nous écrire un petit message d'inscription à info@maisondelinspir.org, de façon à ce que nous préparions la salle de méditation en conséquence. S'il vous plaît arrivez avant 10h à la Maison de l'Inspir ! Aussi comme pour chaque rencontre, pensez à apporter un plat végétalien pour environ 3 personnes que nous mettrons sur la table commune, ou alors des légumes frais que les Soeurs cuisineront. Et puis amenez du papier, un stylo, des crayons de couleur.

 

« La vraie question revient à notre pratique de la paix, à notre pratique de la contemplation profonde. Tout d’abord, nous devons prendre le temps de nous calmer. Sans tranquillité et sérénité, nos émotions, notre colère et notre désespoir ne partiront pas et nous serons incapables de regarder et de voir la nature de la réalité.. »

« Nombre d’entre nous accumulent beaucoup de tensions et de contractions dans le corps, en travaillant trop dur. Il est temps de se tourner vers le corps et de l’écouter. C’est possible à tout moment, que l’on soit assis, couché, debout ou en train de marcher. »

« Nous consommons de plus en plus de nourritures sensorielles qui génèrent violence et haine dans notre corps et dans notre esprit. L’énergie de violence qui est en nous est nourrie de tous côtés au quotidien. Nous sommes submergés par cette violence ; elle a besoin d’un exutoire. »

« Nous avons le choix entre une nourriture sensorielle qui nous guérit et nous enrichit ou une autre qui nous empoisonne. »

« Dans la tradition bouddhiste, nous pratiquons la pleine conscience en respirant et en marchant de façon à pouvoir reconnaître, accueillir et transformer notre colère. Cette attention profonde nous permet de prendre conscience de ce qui se passe en nous et autour de nous. Tout le monde peut être attentif. »

« Si nous limitons notre activité et notre consommation permanentes, nous serons en mesure de reconnaître qu’il y a en nous une souffrance née de l’ignorance, de la colère et de la peur. Pour soulager ces tensions, nous pouvons pratiquer la respiration et la marche, et ralentir nos gestes. »

« Peut-être qu’une personne proche de vous, par ses paroles ou ses actions,vous fait souffrir. Ses paroles sont pleines d’amertume, elle interprète mal les choses, vous juge et vous condamne. Vous avez l’impression d’être le seul à souffrir de la situation mais l’autre a dû souffrir profondément pour parler et agir de la sorte. »

 

Educ'inspir - 19ème atelier de pleine conscience dans l'éducation

« Quand vous êtes furieux, quand vous avez tellement de haine envers la personne qui vous a fait souffrir que vous êtes prêt à utiliser n’importe quel moyen pour la détruire, vous agissez par colère, tout comme elle. Et la colère n’est pas la seule cause ; il y a aussi l’incompréhension, les perceptions erronées qu’une personne  a de l’autre… »

« Si nous observons consciemment notre colère,  notre chagrin et notre peur, nous serons capables de reconnaître les racines de notre mal-être.  Avec la pleine conscience, nous pouvons aussi reconnaître la souffrance chez ceux que nous aimons. S’ils parlent ou agissent avec agressivité, nous comprenons qu’ils sont victimes d’une souffrance dont ils ne savent que faire. Cette prise de conscience nous donne envie de les aider à transformer leur peine comme nous avons transformé la nôtre. »

« Une fois que nous avons goûté au bonheur et à la paix véritables, il est facile de transformer notre colère. Nous n’avons plus besoin de nous battre. La colère commence à se dissoudre parce que nous savons apporter des éléments de paix et de joie dans notre corps et dans notre conscience au quotidien. »

« Il y a tellement de souffrance, de violence, de désespoir et de confusion dans notre société. Tellement de peur. Comment pourrions-nous survivre sans spiritualité ? »

« Nombre d’entre nous veulent aider leur pays et l’espère humaine tout entière mais, comme ce désir n’est pas assez alimenté par notre environnement, nous nous en laissons facilement distraire. »

« Il ne s’agit pas de « faire » mais d’ « être » : être la paix, être l’espoir, la solidité. Toutes nos actions seront le résultat de ce que nous sommes car la paix, la stabilité et la liberté cherchent toujours un moyen de s’exprimer dans l’action. Telle est la dimension spirituelle de notre réalité. »

« Nous pouvons faire briller la lumière de la sagesse et nous rapprocher pour générer l’espoir et empêcher la société et les jeunes générations de sombrer dans le désespoir. »

« Si vous êtes journaliste, écrivain, enseignant à l’université ou simplement parent, prenez la parole, je vous en prie. Exprimez votre profond désir de paix et de réconciliation, et affirmez votre engagement pour faire en sorte que ce vœu se réalise. Une sangha doit se construire à tous les niveaux, sur le plan local, national et international. La sangha est notre espoir. »

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Christophe 05/01/2018 10:34

Merci beaucoup !