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Monastère de la Maison de l'Inspir
Articles récents

Le sixième sens : la Conscience Mentale

9 Février 2018 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Le sixième sens : la  Conscience Mentale

Le sixième sens : la Conscience Mentale

Chère Communauté,

 

Pour finir notre retraite d’hiver chez soi, nous allons aborder le dernier sens des six sens qui composent tout notre être : la conscience mentale.

 

Nous avons vu que la conscience visuelle ne s’occupe que des choses discernées par nos yeux, comme les fleurs, appréciant les couleurs et les formes ; la conscience auditive prend en compte les choses entendues par les oreille, c’est-à-dire les sons, forts ou faibles ; la conscience olfactive pour les odeurs captées par le nez ; la conscience gustative pour le goût, la langue ressentant toutes sortes d’aliments comestibles ; et la conscience tactile via la peau, l’épiderme, permettant de distinguer tous les objets qui sont touchés.

Ces cinq sens, en voyant, en entendant, en sentant, en goûtant, en touchant, nous permettent d’évaluer notre environnement immédiat dans lequel nous vivons et nous évoluons, nous guidant physiquement dans notre vie

 

Mais ces cinq sens seulement ne nous permettent pas d’entrer en contact avec nos sentiments, avec ce que nous ressentons, avec ce que nous éprouvons, quant à chaque situation qui se présente à chaque instant comme :

 

  • Cette jolie fleur, si belle, que j’ai envie de cueillir et mettre dans un vase car cela me réjouit, en plus elle sent si bon et cela me touche beaucoup parce que je me souviens d’un moment passé avec une amie (ou un ami) tellement agréable où nous avions partagé un très bon repas. Et là encore, en plus de la vue et du fumet de ce bon repas, s’ajoutait la saveur exquise et fine de chaque met… et puis nos mains se sont rencontrées, touchées, et nous sommes allés marcher, main dans la main, contact si chaleureux. Nos paroles, nos échanges pleins de joie et d’amitié ont touché nos cœurs… tout à coup le chant d’un oiseau nous a surpris !

Nous avons là besoin du sixième sens qu’est la conscience mentale pour, à travers l’esprit et donc le corps tout entier, distinguer et percevoir tout ce qui se passe en nous, quels sentiments remontent dans notre mental, quelles sensations se manifestent suite à tout ce que nous voyons, entendons, sentons, goûtons et touchons ; ce que nous aimons ou n’aimons pas, ce que nous voyons comme beau ou pas, ce que nous pensons ou n’avons pas de pensée particulière, ce que nous ressentons ou pas, ce que nous croyons ou pas… ce dont nous avons peur, ce que nous fuyons ou ce que nous cherchons sans cesse, ce que nous pensons être vrai ou faux,… l’état mental dans lequel nous nous trouvons, comme le doute, la colère, la lassitude ou l’euphorie, la jalousie ou la générosité, la bienveillance, la joie, la sérénité,… et bien d’autres choses encore !

 

Ce sont là nos formations mentales qui sont au nombre de cinquante et une (51 formations mentales) selon la tradition bouddhiste, auxquelles Thầy, notre Maître, en a rajouté quelques-unes de plus (voir la liste de ces formations mentales sur le site du Village des Pruniers à l’adresse ci-dessous : https://villagedespruniers.net/pratiques-cles/les-51-formations-mentales-plus-celles-ajoutees-par-thay/)

 

Les formations mentales sont l’objet de notre conscience, comme les « Sensations » par exemple, qui sont une formation mentale dite « Universelle » et sans laquelle nous ne pourrions vraiment ni voir, ni sentir, ni entendre, ni goûter, ni toucher, tout ce qui nous entoure, et sans laquelle nous ne pourrions pas non plus savoir si c’est agréable ou pas, si cela touche en nous quelque chose en particulier comme « l’Attachement ou l’Aversion »…

 

Dans notre pratique de la méditation, lorsqu’une formation mentale se manifeste dans notre conscience à partir de son état de ‘graine ‘ qui demeure dans la conscience du tréfonds (Alaya), elle s’épanouit dans la conscience mentale. C’est l’endroit où nous pouvons être pleinement conscients de ce qui se passe en nous, cette formation mentale devient alors « l’objet » de toute notre attention et de notre pleine conscience. Cela peut être la couleur ou la forme d’une belle fleur, ou cela peut être un sentiment ou un ressentiment tel que la colère ou la joie…

 

Contemplons et pratiquons :

 

- prenons une fleur, un paysage ou tout autre objet qui nous est familier et asseyons-nous pour voir en profondeur cet objet ; voyons ce qui est touché en nous par cette vision profonde, quel est notre sentiment à cet instant ?

- allons marcher dans un parc, sous les arbres dans une forêt, et arrêtons-nous un instant ou plus si possible, et écoutons attentifs, attentives, au vent dans les branches d’arbres, aux chants des oiseaux, au crissement de nos pas sur la neige… que se passe-t-il dans notre mental, que ressentons-nous ? Ces sons nous rappellent-ils quelque chose ou quelqu’un ?

- il est bientôt l’heure de déjeuner, et nous sentons l’odeur du riz parfumé, des légumes salés, de la cuisine qui se prépare, et ces odeurs nous ouvrent l’appétit, nous ouvrent l’estomac, il y a là un effet physique immédiat, n’est-ce pas ? Pratiquons ainsi : « Mon bol est vide dans mes deux mains, Je sais qu’aujourd’hui, J’aurai la chance, De le voir rempli »

- le repas a commencé, et nous avons l’occasion de manger un bon plat de notre enfance… souvenons-nous des moments heureux de notre enfance, des bons plats que nous préparait notre Maman, ou Papa pourquoi pas, et tout de suite nous sommes redevenus cet enfant de cinq ans ou dix ans, insouciant et joyeux… nous en souvenons-nous ? Est-ce un sentiment chaleureux et heureux ou bien y a-t-il en nous du regret, de la tristesse ?

- maintenant nous pouvons aussi prendre dans nos bras notre enfant ou nos enfants, quel que soit leur âge, nos parents ou nos grands-parents, notre époux ou notre épouse, entrer en contact physique avec eux et les regarder profondément, vraiment, pour voir que leur présence est merveilleuse… et peut-être réciter à haute voix ou mentalement ce mantra : « Je sais que tu es là et je suis très heureux, très heureuse ».

- Observons ce qui se passe en nous dans tous ces moments, soyons présents à nos sentiments sans se laisser emporter trop loin, voyons comment se manifestent dans notre conscience, à partir de l’Alaya, la conscience du Tréfonds, les graines de joie ou de tristesse, le désespoir ou la lassitude, ou au contraire une joie euphorique, le doute ou la certitude, etc… voyons comment un souvenir remontant dans notre conscience peut nous affecter encore aujourd’hui ou bien nous nourrir de bonheur, de paix sereine.

Le sixième sens : la  Conscience MentaleLe sixième sens : la  Conscience Mentale
Le sixième sens : la  Conscience Mentale

A l’heure où la fin de ce message arrive, la neige recommence à tomber, et pleins de souvenir se manifestent, la plupart furent des moments heureux, les séances de luge, les roulades dans la couche épaisse de neige, les courses effrénées dans les bois, le ramassage du houx fleuri…

 

Proposition de lecture :

 

« Pour une métamorphose de l’Esprit » Thích Nhất Hạnh

 

*********************

 

« Ce jardin est rempli de fleurs magnifiques,

Nul besoin de les cueillir,

Car elles s’offrent à nos regards naturellement.

Et nous voyons profondément

Leur nature de non-mort et de non-naissance. » (CLT)

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sr Chan Khong sur Sagesses Bouddhistes

9 Février 2018 , Rédigé par Maison de l'Inspir

sr Chan Khong sur Sagesses Bouddhistes

Le dimanche prochain, 11 février, à 08h05 il y aura un rediffusion de  "Les chemins de la foi"  avec sr Chan Khong sur Sagesses Bouddhistes (France 2).

Le sujet est : Pourquoi et comment reconnaître notre souffrance  

La première diffusion est datée du19 février 2017.

 

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Pleine Conscience du goût

7 Février 2018 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Pleine Conscience du goût

En buvant mon thé

 

Dans l'interdépendance, tout est là déjà, rien à chercher.

Rien ne se crée, et rien ne se perd, tout se transforme.

Ainsi

En buvant mon thé

je bois l'eau du nuage,

je bois l'eau de la centrale de Fukushima,

l'eau du placenta qui me nourrit jadis,

l'eau des urines du Bouddha.

Je bois l'eau des comètes,

l'eau des origines,

l'eau que tu es,

l'eau que je suis.

 

 

Savourez

 

C’est le titre du livre co-écrit avec Thây qui a comme sous-titre « mangez et vivez en pleine conscience ».

Avec le goût nous abordons le cinquième de nos sens et qui n’est pas le dernier puisque les enseignements bouddhistes ajoutent un sixième sens : la conscience.

Le goût est un sens qui nous est très familier, nous l’exerçons plusieurs fois par jour. Toutes celles et tous ceux qui participent à des retraites ou à des journées dans la tradition du Village l’exercent, si possible en pleine conscience.

 

Quand prenons-nous le temps de savourer ? Et prenons-nous le temps de savourer ?

 

 

Manger est un acte habituel dans notre quotidien, indispensable pour nous maintenir en bonne santé et nous permettre de pleinement développer notre bodhicitta, notre esprit d’Eveil.

Quand nous prenons  le temps de contempler un aliment, d’en découvrir tous les aspects, la texture, l’odeur, le son, la couleur et la… saveur, nous expérimentons ainsi, ce que vraisemblablement nous savons déjà, que ce sens est en lien avec tous les autres sens.

 

 

 

Choisissons un aliment (orange, chocolat…) pour en explorer tous les aspects et revenir à la pleine conscience de cette interdépendance de nos sens. Nous pouvons pratiquer avec curiosité et créativité ; par exemple inverser le déroulement du repas et commencer par le dessert, essayer de manger avec la main malhabile ou avec des baguettes…et observer nos réactions.

Le goût est un sens qui nous met profondément en contact avec « j’aime » d’où le risque d’avidité et d’attachement et « je n’aime pas » d’où le risque d’aversion, de dégoût. Est-ce que savourer, tout en restant dans la modération, nous évite ces deux écueils ?

 

Le goût nous met en contact aussi avec nombre de nos conditionnements, avec notre culture, avec les plats faits par notre mère ou notre grand-mère, avec notre attitude face à des plats exotiques. Si nous sommes curieux des cuisines du monde, savourer devient alors une très concrète invitation au voyage. Manger en pleine conscience peut nous aider à toucher tout l’univers.

Vous pouvez voir au Village des calligraphies de Thay disant :

 

« Ce morceau de pain dans ma main contient tout le cosmos »

 

 

 

Thay et le Village nous proposent des pratiques très concrètes pour être en lien avec tout le cosmos, certaines vous sont peut-être déjà familières telles que :

 

- la récitation des cinq contemplations qui, en fonction de l’environnement, peut être formelle ou très discrète

 

-  la cérémonie du repas formel où Thây nous invite à pratiquer avec des gathas, nous vous en proposons quelques-uns ci-dessous, certains sont plutôt adaptés pour la communauté, mais nous pouvons nous en inspirer pour notre pratique personnelle ou en Sangha

 

Savourer, goûter, avoir du goût, sont des mots souvent employés dans un sens beaucoup plus large, dans un sens symbolique.

 

Thay conclut ainsi son ouvrage « Savourez » :

 

« Savourez le temps qui vous reste dans cette vie. Savourez chaque instant, chaque respiration, chaque repas, chaque relation, chaque action ou chaque non-action, chaque occasion de préserver vote bien-être et le bien-être de notre monde. Intégrez et pratiquez la pleine conscience dans votre vie afin qu’elle devienne une habitude, un mode de vie. Faites en sorte que d’autres se joignent à vous, que vous vous souteniez les uns les autres pour manger, travailler et vivre en pleine conscience tous ensemble. Vivre ainsi est le seul bien authentique que vous possédiez. C’est l’essence d’une vie pleine de sens, profondément satisfaisante. »

 

Quand nous n’avons plus besoin d’effort d’apprentissage pour certaines pratiques, nous pouvons être dans « l’effort sans effort » et savourer la pratique.

Savourer la marche, la respiration,… peut nous protéger d’une forme d’ennui qui apparaîtrait dans la répétition des pratiques.

Quand et comment pouvons-nous expérimenter de « savourer » comme Thay nous y invite et partager nos expériences avec les amis, amies de sangha ?

 

 

 

 

Ce sont quelques-unes parmi les nombreuses pistes sur les sens envisagées dans notre culture. Nous avons appris qu’il y a cinq sens, ce qui est remis en question par les découvertes actuelles de la science ; il y en aurait neuf ou plus ou moins suivant les classifications. N’ayons pas peur d’être curieux et gardons ces interrogations : est-ce que ce savoir  nous  permet de développer Smrti, Samadhi,et Prajna ?(Pleine Conscience, Concentration, Vision Profonde)

 

            Les cinq contemplations :

1* Cette nourriture, fruit du ciel, de la terre, de beaucoup de travail et d’amour, est un don de l’univers tout entier.
2* Recevons-la en Pleine Conscience, avec Amour et Gratitude afin d’en être dignes.
3* Reconnaissons et transformons nos états mentaux négatifs, notamment la gourmandise, afin d’apprendre à manger avec modération.
4* Puissions-nous maintenir notre compassion éveillée en mangeant de façon a réduire la souffrance des êtres vivants, à cesser de contribuer au changement climatique et à préserver notre planète.
5* Nous acceptons cette nourriture avec gratitude afin de pratiquer et de réaliser le chemin de la compréhension et de l’amour, de développer notre fraternité, de construire notre communauté et de nourrir notre idéal de servir tous les êtres vivants.

 

https://villagedespruniers.net/httpfr-villagedespruniers-pratiquesdepleineconscience/manger-avec-la-sangha/

 

            Extraits de « Cérémonie du cœur page 191 et suivantes :

 

1) Tenant mon bol

Le bol du Tathâgata

Entre mes mains.

Celui qui donne, celui qui reçoit et le don

Forment une unité parfaite

 

2) Prenant mon bol avant de me servir

Mon bol vide entre mes deux mains,

Je sais qu’aujourd’hui

J’aurai la chance

De le voir rempli.

 

3) Tenant mon bol plein de nourriture

Mon bol est plein maintenant,

J’y vois la présence de l’univers tout entier

Qui contribue à ma subsistance.

 

10) Prenant les quatre premières bouchées

À la première bouchée, j’offrirai la joie à autrui.

À la deuxième, je soulagerai la souffrance d’autrui.

À la troisième, je cultiverai la joie en moi.

À la quatrième, je m’entrainerai à aimer sans discrimination

 

11) Regardant mon bol vide à la fin du repas

J’ai fini mon bol

Ma faim est rassasiée.

Puissent toutes mes actions refléter

Ma gratitude envers tous les êtres

 

 

 

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Programme pour la dernière journée de la retraite d’hiver

6 Février 2018 , Rédigé par Maison de l'Inspir

les roses dans le jardin continuent de de s'épanouir, malgré la neige

les roses dans le jardin continuent de de s'épanouir, malgré la neige

La retraite d’hiver finira le lundi 12 février. Donc ce dimanche 11 février sera la dernière journée d’ouverture de la maison pendant la retraite d’hiver.

Il y aura un programme spécial auquel nos ami(e)s francophones et vietnamophones sont convié(e)s.

Le matin il y aura une session de question-réponse. On peut demander des questions sur le thème de cette retraite d’hiver. Pour les francophones notamment les 40 principes du Village des Pruniers.  Il y aura un panel avec des enseignants du dharma monastiques et laïques pour répondre vos questions. Sinon, il y aura aussi l’opportunité de poser d’autre questions sur la pratique.

L’après-midi il y aura un être-ensemble dans la joie. Nous buvons du the ensemble et il y aura l’occasion de partager sur la retraite d’hiver. Ou bien d’offrir des chansons, poèmes, histoires, de la musique etc… , tout en se réjouissant de la présence les un(e)s pour les autres.

 

 

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Etude et pratique des quarante thèses de l'enseignement du Village des Pruniers : troisième partie

6 Février 2018 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Cinquième thèse :

Il est possible de toucher le nirvana dans le moment présent.

"Depuis toujours, tous les dharmas (phénomènes) demeurent dans leur nature propre du nirvana : c'est une phrase que l'on peut lire dans le Soutra du Lotus. Si nous savons que nous demeurons déjà dans le nirvana, nous n'avons plus à partir à sa recherche, de même que la vague qui sait déjà qu'elle est l'eau et qui n'a pas besoin d'aller chercher l'eau.

Nous avons l'habitude de penser qu'il y a un chemin qui mène au bonheur, à la libération, au nirvana ; et ce chemin représente les moyens, tandis que le bonheur, la libération et le nirvana représentent la fin. Le bonheur, la libération et le nirvana sont la destination, mais le chemin, lui, n'est pas - ou pas encore - la destination. Ce que nous pensons aussi parfois c'est qu'étant en chemin, nous devrions pâtir et endurer afin de pouvoir goûter au bonheur une fois parvenus au nirvana. C'est notre mode de pensée dualiste. En vérité, s'il s'agit réellement de la voie de la libération, alors chaque pas posé sur ce chemin a la faculté de nous apporter du bonheur. S'il s'agit véritablement de la voie de la libération, chaque pas sur ce chemin a déjà le goût de la liberté. Même chose pour le nirvana : le chemin du nirvana est un chemin sur lequel chaque pas nous permet de toucher la nature de non-naissance et de non-mort, de non-être et de non-non-être des choses. C'est possible quand nous avons l'énergie de la pleine conscience, de la concentration et de la vision profonde, qui sont les trois énergies qui nous aident à lever le voile de la dimension historique pour entrer dans la dimension ultime de la réalité. En portant notre regard en pleine conscience, en concentration et en vision profonde sur une pierre, une feuille, une goutte de rosée ou un nuage, nous touchons leur nature de non-naissance et de non-mort, de non-être et de non-non-être. C'est cela le nirvana. Chaque pas sur le chemin nous aide à toucher cette nature de plus en plus profondément...

 

Le chemin, ou la voie, est la quatrième des Nobles Vérités ; et le nirvana est la troisième. A partir du moment où nous avons le chemin, nous avons le nirvana puisque le chemin est le nirvana-même, le nirvana est le chemin-même. Cela vaut aussi pour la paix, le bonheur et la libération. Il n'y a pas de chemin menant à la paix, la paix est le chemin. Il n'y a pas de chemin qui mène au bonheur, le bonheur est le chemin. Il n'y a pas de voie qui mène au nirvana, le nirvana est la voie.

De plus, le nirvana n'est pas quelque chose qui existe hors du cycle de la vie et de la mort. En contemplant la vie et la mort avec profondeur, nous verrons la nature du nirvana dans la vie et la mort mêmes. Hors de la vie et de la mort il n'y a pas de nirvana. Hors de la boue, il ne peut y avoir de lotus. Hors de l'ignorance et des illusions, il ne peut y avoir d'éveil ; hors des êtres vivants, il n'y a pas de bouddha ; hors des afflictions, il n'y a pas d'illumination. C'est comme cela que nous devons apprendre à regarder le nirvana, avec les yeux de la non-dualité."

Sans la boue, pas de lotus

Sans la boue, pas de lotus

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Témoignage sur la pleine conscience de l'odorat

1 Février 2018 , Rédigé par Maison de l'Inspir

La 4L fourgonnette du Village…

Je voudrais vous raconter ici cette petite anecdote à propos des odeurs et de l’odorat, un court moment inoubliable passé avec Thây dans la 4L fourgonnette du Village durant le petit voyage que nous avions fait entre le Hameau du Haut et le Hameau du Bas.

 

Durant les toutes premières années du Village des Pruniers, les années 80, il n’y avait pas encore beaucoup de monde, il n’y avait pas encore de moines et de moniales, et il y avait très peu de voitures.

C’était un mois de juillet, le mois de la retraite d’été aujourd’hui, et je résidais au Hameau du Bas pour deux semaines.

 

Un jour arriva qu’à l’heure de l’enseignement, les quelques amis et amies qui habitaient le Hameau du Haut venaient d’arriver au Hameau du Bas pour que tous nous puissions écouter l’enseignement sur le Dharma. Mais curieusement Thây n’était pas présent…

C’est alors qu’on m’appela et me dit : « nous avons oublié Thây ! Peux-tu aller au Hameau du Haut avec la 4L pour le chercher ? »

Je n’y croyais pas, avoir oublié Thây !

Alors comme j’avais pris cela pour la « mission de ma vie », je me souviens avoir couru jusqu’à la 4L et avoir foncé jusqu’au Hameau du Haut, et je peux dire que cette 4L avait retrouvé toute sa jeunesse ! Le seul petit problème, et je ne le savais pas avant de prendre la voiture, c’était qu’elle servait à transporter du fumier de vache et de cochon. Il y avait dans cette voiture une odeur affreusement âcre qui vous prenait à la gorge et en plus c’était en juillet avec une bonne chaleur, ce qui n’arrangeait pas vraiment les choses.

J’avais ouvert les deux fenêtres de chaque côté (les petites fenêtres de 4L) et j’aurais même arraché les portes si j’avais pu pour aérer davantage, mais j’étais parti à toute vitesse et vu l’odeur ambiante je crois que j’étais au maximum de la vitesse de la 4L.

Je ne comprends toujours pas aujourd’hui pourquoi je n’avais pas pris ma propre voiture…

D’un côté j’étais très fier d’aller chercher Thây, et de l’autre côté ma fierté était écrasée par l’odeur de fumier dans la voiture ; incroyable.

Témoignage sur la pleine conscience de l'odorat

Finalement j’étais bien arrivé au Hameau du Haut où Thây attendait debout sous le tilleul qu’une bonne âme pense à lui et qu’il ne fasse pas les deux ou trois kilomètres à pied entre les deux Hameaux.

Et dans ma tête tout bouillonnait, j’avais honte de transporter Thây dans cette 4L et je me demandais bien ce que je pourrais dire éventuellement… et, je ne dis rien du tout, car Thây en ouvrant la portière m’avait souri et en s’asseyant à mon côté, je voyais qu’il me souriait encore en me regardant. Alors moi assez timide quand-même, je me mis à lui sourire aussi comprenant instinctivement, et en silence, qu’il y avait en commun pour nous deux cette odeur très forte qui nous accompagnerait jusqu’au Hameau du Bas.

La descente vers le Hameau du Bas ne fut pas aussi rapide que la montée, mais elle fut très silencieuse, comme une sorte de méditation sur le sens de l’odorat, ce qui sûrement ne pouvait en être autrement !

Aujourd’hui je sais bien par exemple que Thây n’aime pas du tout l’odeur du durian, comme il nous l’a déjà raconté plusieurs fois, et je connais aussi l’odeur du durian, mais là je crois que le durian serait passé inaperçu dans la 4L…

 

Pour finir à propos de l’odeur de fumier, cette petite aventure me ramena dans le passé lorsque je devais travailler à la ferme et nettoyer l’étable des vaches et la vieille porcherie où l’odeur était tellement forte et dense que je devais sortir respirer l’air frais régulièrement ; le curage de la porcherie était réservé aux enfants car c’était tout petit et seul les enfants tenaient debout à l’intérieur. C’était un travail difficile, obligatoire, dont le seul souvenir fait remonter cette odeur tout de suite, et la souffrance qui en découlait à ce moment-là.

 

Témoignage sur la pleine conscience de l'odorat
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Fin de la retraite d’hiver et fermeture de la Maison

31 Janvier 2018 , Rédigé par Maison de l'Inspir

La Marne est belle et nous sommes encore bien en sécurité sur la colline

La Marne est belle et nous sommes encore bien en sécurité sur la colline

 

 

Chère sangha,

Le temps passe vite ! C’est déjà presque la fin de la retraite d’hiver. Le dimanche 11 février il y aura la  clôture de la retraite d’hiver. La participation est ouverte pour tous ceux et celles qui y ont pratiqué ou non à la retraite d’hiver. 

Il nous reste encore 1 dimanche avant la fin de la retraite d’hiver. C’est dimanche 4 février. Ce sera aussi un dimanche de fête : en préparation du Nouvel An Vietnamien, nous allons confectionner des gâteaux de la terre et de la lune. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore cette belle tradition Vietnamienne, il y aura une explication a 10h. Nous allons faire cuire les gâteaux pendant tout l’après-midi et nous chanterons des chansons autour du feu.

 

 

Fin de la retraite d’hiver et fermeture de la Maison

Après la retraite d’hiver la Maison sera fermée du 15 février jusqu’au 25 mars inclus. Les sœurs partiront au Village des Pruniers pour le nouvel an lunaire et ensuite pour la retraite monastique. Puis il y aura quelques jours de paresse. Nous serons prêtes de vous accueillir de nouveau toutes fraiches, dès le 29 mars.

Nous vous souhaitons une bonne continuation de pratique pendant ce temps et nous espérons vous revoir après.

C'est bientot le printemps !

C'est bientot le printemps !

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Journée Wake Up le 3 février

27 Janvier 2018 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Le samedi 3 février il y aura de nouveau une journée Wake Up, pour les jeunes adultes de 18-35 ans de 10 h à 17.30

Le thème sera la permaculture, l'éco-habitat partagé et le chantier participatif. Il y aura des présentations, une marche méditative, rélaxation totale et du partage.

Si tu as envie de participer, s'il te plaît; envoie un email à info@maisondelinspir.org.

N'oublie pas d'apporter un plat végétalien, qui sera mis en commun. (et si tu as envie de rester pour le dîner en plus, en double quantité)

Si tu voudrais rester dormir la nuit avant et/oo après la journée, demande-le dans ton email.

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Pleine conscience de l'odorat

14 Janvier 2018 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Ça respire !

 

Dans le grand silence

 

Déserts de vide sans limites,

Espaces insondables d’un temps arrêté,

Ni avant ni après, l’instant uniquement.

 

Pulsation du sang,

 Ressac du souffle,

Vibration lumineuse des cellules

Sans fin au cœur de l'immobilité.

 

Musique du silence dans la cathédrale du silence,

Espace sans espace,

Temps qui coule sans temps

Et sans attente.

 

Plus personne, plus rien,

Ni vide ni plein,

Juste une présence, une conscience.

Vaste, si vaste !

 

Une respiration sans " respireur "

Un souffle sans " souffleur "

Seulement un : "Ça respire ! "

 

Souffle infini et aimant,

Danse cosmique du souffle,

Vibration lumineuse du Vivant,

Dans l'océan de l'inter-Etre.

Silence des mots et des pensées,

Silence du tout, du rien,

Rien !…Tout !

 

Seulement présence, paix.

Silence

Et amour.

Pleine conscience de l'odorat

Chère Communauté,

 

Avant de poursuivre notre chemin sur les cinq sens, prenons le temps de nous arrêter un peu en pratiquant l’assise ou la marche méditative par exemple afin de revenir à l’essentiel, c’est-à-dire notre souffle et notre corps, et peut-être serons-nous attentifs à nos sensations par rapport à ces derniers jours de l’année passée, à ces moments de fête en famille ou avec des amis, dans nos Sanghas, ou même solitaires, pourquoi pas, prenant un peu de recul vis-à-vis de toute l’agitation joyeuse qui a sûrement accompagné les festivités.

 

En reprenant les messages précédents sur la vue, sur l’ouïe, sur le toucher, nous pouvons tenter de nous souvenir de ce qui s’est passé à l’occasion de Noël en famille, des vacances à la neige, du Nouvel An avec les amis(es), ou ailleurs bien sûr, et voir comment nous avons pu être suffisamment présents ou pas à ces trois sens qui nous ont été proposés comme supports de pratique dans le cadre de la retraite d’hiver chez soi.

 

Notamment le sens du toucher qui va nous amener directement au prochain sens qui est celui de l’odorat. En effet, le sens du toucher et de l’odorat peuvent avoir un lien très étroit, surtout si l’on considère que nous sommes dans la posture du nourrisson qui vient de naître il y a quelques jours à peine et dont les repères principaux sont le toucher et l’odorat… et avec un léger sourire sur les lèvres, essayons d’être à nouveau ce nourrisson, ce nouveau-né, qui ne voit pas encore très bien mais qui touche et sent sa maman, celle qui est à la fois le fil ténu et pourtant si solide de sa propre vie.

 

L’odorat, le nez, la conscience olfactive, ont été pour la plupart d’entre nous très sollicités ces dernières semaines à l’occasion de ces fêtes de Noël et Nouvel An, où traditionnellement nous cédons à la coutume du réveillon avec des mets plus fins, plus riches, où s’exacerbent les parfums de cuisine, les cuissons odorantes, où la nourriture est plus abondante aussi.

 

Mais avons-nous remarqué ce qui s’est passé dans ces moments-là où, lorsqu’on arrive dans la maison, un fumet si agréable provenant de la cuisine vient nous caresser les narines, ouvrant tout grand nos sens par le biais de notre odorat, ouvrant notre estomac, ouvrant tout grand ce sentiment de joie communicative, qui nous annonce la présence d’une excellente nourriture ?

 

Notre nez est l’organe qui nous permet de capter physiquement toutes les odeurs qui nous entourent grâce aux innombrables terminaisons nerveuses qui s’y trouvent, et qui envoient les informations relatives à ces odeurs à notre cerveau, via le filtre de nos mémoires, de nos perceptions, de notre conscience, qui analyse et décrypte toutes ces odeurs : - voilà une odeur agréable ou voilà une mauvaise odeur, ou encore voilà une odeur inconnue.

Nous saurons aussi si telle ou telle odeur va nous amener à nous réjouir, à nous nourrir, ou à nous mettre en alerte d’un danger potentiel tel une odeur de gaz par exemple.

 

Le monde des odeurs est un monde de sensations, qu’elles soient agréables ou désagréables, voire neutres. Ces sensations peuvent faire naître en nous des formations mentales telles que la joie, le désir (de manger), la répulsion, la peur ou l’inquiétude, etc…

Elles peuvent nous ramener dans le passé et la tristesse de la perte d’un être cher dont le souvenir d’une odeur en particulier nous a touchés ; mais le souvenir peut aussi être une source de joie bien sûr et au contraire nous réconforter, et sans doute nous faire sourire.

Cependant les sensations liées à l’odorat peuvent nous ramener aussi au moment présent, tout comme le ferait un petit son de cloche qui résonnerait dans notre mental :

« humm, cette délicieuse odeur de riz parfumé me ramène à ma vraie demeure, le moment présent, et je me réjouis car je sais que je pourrai bientôt calmer ma faim »…

Pleine conscience de l'odorat

 

Puis, notre nez est avant tout l’organe par lequel nous respirons et qui nous permet en partie de développer notre concentration sur la respiration, particulièrement en étant attentif (ve) à l’air frais qui entre par les narines et qui en ressort plus chaud.

Nous pourrions même dire que notre nez est un élément essentiel de notre méditation : - pas de nez, pas de respiration, pas de concentration, pas d’air,… ahaha !

Mais lorsque notre nez est bouché ou malade, ou bien qu’il y a quelque problème ORL, nous savons bien qu’il est très important, et que nous ne pouvons plus être aussi paisible dans notre vie quotidienne ou pendant notre méditation, n’est-ce pas ?

 

 

Voici quelques pistes pour établir notre pleine conscience :

 

  • S’assoir paisiblement chez soi ou dans un parc en respirant calmement, et porter son attention à la pointe de son nez pour prendre conscience de l’air qui entre par les narines ; l’air qui entre est frais, celui qui ressort est plus chaud
  • Se réjouir du bon fonctionnement de son nez, l’air entre et sort librement, et cela apporte tout de suite de la détente, du soulagement
  • Si le nez est bouché, ou si la respiration n’est pas bonne suite à un problème physique ou de santé, alors pratiquer la respiration à la fois par le nez et par la bouche, ou seulement par la bouche (ne pas forcer l’inspiration ou l’expiration par le nez en cas d’obstruction)

 

Le monde des odeurs et des sensations :

 

  • A la campagne ou en ville, il y a plein d’odeurs, avec la terre, les arbres, les fleurs, les champignons, le compost, le fumier, la décomposition d’un cadavre d’animal, les odeurs de carburant, les odeurs de cuisine, de boulangerie, etc… : - marchant lentement ou non, on peut pratiquer l’arrêt et le retour à soi lorsqu’une telle odeur survient tout comme un son de cloche qui jaillirait dans le tumulte des pensées
  • Pratiquer l’arrêt et reconnaître si cette odeur paraît agréable ou désagréable, s’il y a une envie de rester et consommer cette odeur ou au contraire s’il y a une envie de la fuir
  • Conscients(es) d’une odeur, regarder en profondeur d’où vient cette sensation agréable ou non, que fait-elle remonter en soi comme souvenir, quel évènement ou personne est lié(e) à cette odeur, est-ce qu’il y a de l’attachement ou de la répulsion, de la discrimination (bonne odeur, mauvaise odeur) et voir que cela sera sans doute différent pour une autre personne…

 

La conscience olfactive :

 

  • Lorsqu’il y a la présence d’une odeur agréable, s’arrêter et faire quelques respirations conscientes pour reconnaître l’odeur agréable : - je suis pleinement conscient(e) de la présence de cette odeur, de la sensation agréable que cela me procure, de mon nez qui respire l’air qui porte cette odeur
  • Si cette odeur est désagréable, prendre le temps tout de même et si possible, de faire quelques respirations conscientes afin d’être pleinement présents(es) à cette sensation désagréable et contempler ce qui se produit dans le mental, comme de la répulsion, du dégoût… juste pour expérimenter les sensations et la reconnaissance de ces sensations, et la conscience olfactive qui en résulte
  • Si l’odeur est neutre, être simplement conscient de son nez qui respire l’air frais

 

(Evidemment, si l’odeur apporte un signal d’alerte sur un danger potentiel comme une forte odeur de gaz, ou de fumée, nul n’est besoin de dire ce qu’il faut faire, probablement chacun, chacune, d’entre nous réagira en fonction de la situation pour sa survie et celle d’autrui.)

 

« Si j'avais un jardin, ce serait un verger,

Un verger habité par de vieux pommiers.

Si j'avais un verger, ce serait un havre de paix ;

Serait-il embaumé par les fleurs des vieux pommiers ?

Si j'avais un havre de paix, des vieux pommiers

Les fleurs seraient l'encens de l'Eternité. » (CLT)

Pleine conscience de l'odorat
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Educ'inspir - 19ème atelier de pleine conscience dans l'éducation

5 Janvier 2018 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Introduction au 19e atelier Educ’Inspir sur le thème : Demeurer en paix même dans un environnement violent, à partir du livre de Thich Nhat Hanh : « Apaiser l’esprit face à la violence. »

 

Chers amis, ceux et celles d'entre vous qui souhaitent nous rejoindre pour l'atelier du 20 janvier prochain sont invités à nous écrire un petit message d'inscription à info@maisondelinspir.org, de façon à ce que nous préparions la salle de méditation en conséquence. S'il vous plaît arrivez avant 10h à la Maison de l'Inspir ! Aussi comme pour chaque rencontre, pensez à apporter un plat végétalien pour environ 3 personnes que nous mettrons sur la table commune, ou alors des légumes frais que les Soeurs cuisineront. Et puis amenez du papier, un stylo, des crayons de couleur.

 

« La vraie question revient à notre pratique de la paix, à notre pratique de la contemplation profonde. Tout d’abord, nous devons prendre le temps de nous calmer. Sans tranquillité et sérénité, nos émotions, notre colère et notre désespoir ne partiront pas et nous serons incapables de regarder et de voir la nature de la réalité.. »

« Nombre d’entre nous accumulent beaucoup de tensions et de contractions dans le corps, en travaillant trop dur. Il est temps de se tourner vers le corps et de l’écouter. C’est possible à tout moment, que l’on soit assis, couché, debout ou en train de marcher. »

« Nous consommons de plus en plus de nourritures sensorielles qui génèrent violence et haine dans notre corps et dans notre esprit. L’énergie de violence qui est en nous est nourrie de tous côtés au quotidien. Nous sommes submergés par cette violence ; elle a besoin d’un exutoire. »

« Nous avons le choix entre une nourriture sensorielle qui nous guérit et nous enrichit ou une autre qui nous empoisonne. »

« Dans la tradition bouddhiste, nous pratiquons la pleine conscience en respirant et en marchant de façon à pouvoir reconnaître, accueillir et transformer notre colère. Cette attention profonde nous permet de prendre conscience de ce qui se passe en nous et autour de nous. Tout le monde peut être attentif. »

« Si nous limitons notre activité et notre consommation permanentes, nous serons en mesure de reconnaître qu’il y a en nous une souffrance née de l’ignorance, de la colère et de la peur. Pour soulager ces tensions, nous pouvons pratiquer la respiration et la marche, et ralentir nos gestes. »

« Peut-être qu’une personne proche de vous, par ses paroles ou ses actions,vous fait souffrir. Ses paroles sont pleines d’amertume, elle interprète mal les choses, vous juge et vous condamne. Vous avez l’impression d’être le seul à souffrir de la situation mais l’autre a dû souffrir profondément pour parler et agir de la sorte. »

 

Educ'inspir - 19ème atelier de pleine conscience dans l'éducation

« Quand vous êtes furieux, quand vous avez tellement de haine envers la personne qui vous a fait souffrir que vous êtes prêt à utiliser n’importe quel moyen pour la détruire, vous agissez par colère, tout comme elle. Et la colère n’est pas la seule cause ; il y a aussi l’incompréhension, les perceptions erronées qu’une personne  a de l’autre… »

« Si nous observons consciemment notre colère,  notre chagrin et notre peur, nous serons capables de reconnaître les racines de notre mal-être.  Avec la pleine conscience, nous pouvons aussi reconnaître la souffrance chez ceux que nous aimons. S’ils parlent ou agissent avec agressivité, nous comprenons qu’ils sont victimes d’une souffrance dont ils ne savent que faire. Cette prise de conscience nous donne envie de les aider à transformer leur peine comme nous avons transformé la nôtre. »

« Une fois que nous avons goûté au bonheur et à la paix véritables, il est facile de transformer notre colère. Nous n’avons plus besoin de nous battre. La colère commence à se dissoudre parce que nous savons apporter des éléments de paix et de joie dans notre corps et dans notre conscience au quotidien. »

« Il y a tellement de souffrance, de violence, de désespoir et de confusion dans notre société. Tellement de peur. Comment pourrions-nous survivre sans spiritualité ? »

« Nombre d’entre nous veulent aider leur pays et l’espère humaine tout entière mais, comme ce désir n’est pas assez alimenté par notre environnement, nous nous en laissons facilement distraire. »

« Il ne s’agit pas de « faire » mais d’ « être » : être la paix, être l’espoir, la solidité. Toutes nos actions seront le résultat de ce que nous sommes car la paix, la stabilité et la liberté cherchent toujours un moyen de s’exprimer dans l’action. Telle est la dimension spirituelle de notre réalité. »

« Nous pouvons faire briller la lumière de la sagesse et nous rapprocher pour générer l’espoir et empêcher la société et les jeunes générations de sombrer dans le désespoir. »

« Si vous êtes journaliste, écrivain, enseignant à l’université ou simplement parent, prenez la parole, je vous en prie. Exprimez votre profond désir de paix et de réconciliation, et affirmez votre engagement pour faire en sorte que ce vœu se réalise. Une sangha doit se construire à tous les niveaux, sur le plan local, national et international. La sangha est notre espoir. »

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