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Monastère de la Maison de l'Inspir

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Programme

14 Août 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Programme

Ce dimanche, à 15h30, il y aura un enseignement de  sœur  Canh Nghiem avec le thème : "Comment prendre soin de notre corps et notre esprit pour transformer la souffrance".

Notre sœur nous parlera de comment la pleine conscience peut nous aider de prendre soin de la souffrance en nous et autour de nous. Et comment les 4 sortes de nourriture (la nourriture comestible, la nourriture des impressions sensorielles, la nourriture de la volition et la nourriture de la conscience) sont impliqués.

Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.

 

La Semaine prochaine , du 21 à 23 aout, il y aura la retraite en ligne avec le thème ‘Le Pardon ‘. Il reste encore des places. Si vous voulez participer, il faut que vous soyez disponible le week-end entier ; de vendredi 19h30 à dimanche 17h00 . Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.

 

Le dernier dimanche d’aout, 30 aout à 15h30 , sr Giac Nghiem donnera un enseignement avec le thème ‘Comment vivre la séparation’ . Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.

 

Les médiations en-ligne live sur notre chaine YouTube continuent.

Tous les mercredis soir, après la méditation assise, nous invoquons le nom d’Avalokiteshvara pour générer ensemble l’énergie de l’amour et de la compassion. Si vous voulez demander d’envoyer de l’énergie pour une personne qui est malade ou dans une grande souffrance, envoyer un email à info@maisondelinspir.org.

 

Le programme pour cette semaine :

 

Vendredi 14 août

6h00 Méditation Assise et Toucher de la Terre

20h00 Méditation et réciter les soutras en Vietnamien 

 

Samedi 15 août

6h00 Méditation Assise et Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise et Récitation des soutras en français

 

Dimanche 16 août

6h00 Méditation Assise

15h30 Atelier ' Comment prendre soin de son corps et son esprit pour transformer la souffrance'

 

Mardi 18 août

6h00 Méditation Assise (45 minutes)

20h00 Méditation Assise et Marche méditative lente

 

Mercredi 19 août

20h00 Méditation Assise et Invocation du nom d'Avalokiteshvara

 

Jeudi 20 août

6h00 Méditation Assise et Toucher la Terre

 

des poirs et des pommes du jardin
des poirs et des pommes du jardin

des poirs et des pommes du jardin

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La Vue Juste

12 Août 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

La Vue Juste

« La vue juste est, avant tout, une compréhension profonde des Quatre Nobles Vérités – notre souffrance, l’origine de notre souffrance, la possibilité de transformer notre souffrance et le chemin de transformation » TNH-Le Cœur des Enseignements du Bouddha

 

Lorsque la souffrance se présente, elle devrait être reconnue et identifiée, pour la comprendre et la « voir ». La souffrance peut se manifester avec la maladie, la vieillesse et la fin de la vie ; elle peut aussi apparaître avec la peur de perdre nos proches, nos amis(es), nos biens matériels ou financiers. Toutefois, l’attitude qui consiste à dire que la souffrance est présente partout dans la vie, nous amènerait peut-être à croire que tout est souffrance ; cette façon d’interpréter l’enseignement se révèlerait alors peu saine en créant en nous un possible état de souffrance supplémentaire.

Ce serait alors « la souffrance de notre propre souffrance » (dukkha dukkhata).

 

Le Bouddha n’a pas enseigné que nous devions souffrir, simplement le Bouddha a constaté la présence de la souffrance et que celle-ci a une origine, une nourriture, qui plonge ses racines dans notre mode de vie, alimentée par des pratiques qui ne nous apportent pas de bien-être.

Mais le Bouddha a aussi constaté que la souffrance pouvait être arrêtée et transformée, en suivant un chemin de pratiques dites « justes » car elles apportent au corps et à l’esprit du calme, du repos, de la guérison. En résumé, si le Bouddha a proclamé « il y a de la souffrance », il a aussi proclamé en même temps « il y a la cessation de la souffrance », en nous montrant un chemin composé de huit pratiques à suivre pour goûter tout de suite au bien-être et ne plus se perdre dans l’illusion.

 

Thầy nous propose aussi de constater la présence de la « création de la souffrance ».

En effet, pour échapper ou masquer notre souffrance, nous avons souvent l’habitude de la fuir par la consommation ou en vivant comme dans un rêve, et nombre de nourritures peuvent être toxiques pour notre corps et notre esprit. Et après un certain temps, nous ne nous sentons pas mieux, voire plus mal, parce que nous avons généré de nouvelles souffrances s’ajoutant à celles qui sont déjà là.

 

Il n’y a pas non plus, selon l’enseignement de Thầy, une seule souffrance, mais plutôt, autant de souffrances que de formations mentales non bénéfiques : - lorsque nous avons de l’avidité, nous souffrons de l’avidité ; si cela est de la jalousie, nous souffrons de la jalousie ; et si c’est de la colère alors nous souffrons de la colère. Chaque souffrance est spécifique, et chaque souffrance devrait être reconnue et « vue » pour ce qu’elle est vraiment : l’avidité, la jalousie ou la colère.

 

La souffrance est toujours la souffrance de quelque chose, soit à propos de l’avidité, de la jalousie ou de la colère… ou la tristesse, le désespoir, la peur… La souffrance n’est pas un état universel. De nombreuses souffrances peuvent se manifester dans l’existence d’une personne, parfois créées par elle-même, et de nombreuses racines peuvent alimenter ces souffrances ; cependant, l’avenir n’est pas inéluctable, car nous pouvons entrer en contact avec ces souffrances pour les toucher et les embrasser au moyen de pratiques et de comportements bénéfiques, sains, déjà présents en nous-mêmes. Cela peut se faire dès maintenant, à cet instant, si nous le désirons vraiment, en changeant notre regard sur notre mode de consommation et notre mode de vie, en changeant notre « point de vue » sur notre souffrance.

 

« Là où la souffrance s’arrête, la joie se manifeste aussitôt » TNH

 

En reformulant l’ordre des Quatre Nobles Vérités, Thầy nous demande de reconnaître tout d’abord la présence du Bien-Etre, c’est-à-dire l’arrêt de la souffrance. Cette façon de « voir », est une pratique concrète du chemin des huit pratiques justes qui mène à ce bien-être.

 

Il y a en nous des racines, des graines, bonnes et mauvaises ; ces graines sont stockées dans un espace que nous nommons « la Conscience du Tréfonds ». Cette conscience est un peu comme une sorte de grenier où autrefois les paysans entreposaient le blé, le sarrasin, les haricots secs, l’avoine, le maïs, ou d’autres graines plus petites… et même des pommes de terre à faire germer pour le printemps prochain. Mais parfois, il y avait des dégâts dans le stock où se trouvaient alors d’autres graines, d’autres germes, comme de la moisissure, des champignons, qui pouvait fort bien détruire très rapidement notre stock de bonnes graines.

 

Cette conscience du tréfonds est toujours là, disponible, avec toutes ses graines, n’attendant que les conditions favorables pour germer et s’épanouir dans notre mental. Et, selon les conditions particulières qui seraient les nôtres à un instant donné, nous pourrions alors être une personne agréable ou au contraire désagréable, nous pourrions être cet enfant maltraité ou bien cette personne, ce parent, qui maltraite son enfant. Ou encore, si nous sommes des personnes sincères, nous avons aussi des graines de mensonge emmagasinées dans notre tréfonds, ou bien si nous sommes très calmes habituellement, rien n’exclut que nous puissions être tout à coup très en colère contre une autre personne, même amie, ou nous-mêmes.

 

La première pratique du Sentier Octuple Noble est « La Vue Juste » (samyag drishti)

 

La vue juste est une pratique qui nous permet de distinguer ce qui est « sain » de ce qui est « malsain » Shariputra

 

En effet, si nous sommes capables de reconnaître en nous les graines bénéfiques, nous pouvons les nourrir ou les arroser, afin qu’elles se renforcent et se manifestent plus souvent dans notre conscience mentale. Et lorsqu’elles sont déjà manifestées, essayons de les garder le plus longtemps possible en continuant à leur apporter beaucoup d’attention, tout comme le ferait un jardinier avec ses roses.

 

Une des premières graines que nous pouvons arroser, c’est la graine de pleine conscience qui se trouve présente en chacun(e) de nous. Cette graine c’est notre capacité de transformation et de libération dans notre esprit. Elle arrête la création de nouvelles souffrances laissant apparaître aussitôt un état de bien-être. La pleine conscience est porteuse d’une énergie bénéfique qui nous apporte de la détente, du calme, du repos, et nous permet de voir la beauté, toucher la paix et la joie, nourrir la confiance.

 

«La Vue Juste c’est reconnaître les bonnes graines et faire en sorte qu’elles soient arrosées » (Thầy)

 

Si nous ne voyons que la souffrance partout où se pose notre regard, nous arrosons alors la graine de la souffrance et restons aveugles à toute la beauté présente en même temps que la souffrance. Au contraire, si nous percevons les éléments de bien-être déjà disponibles en nous, nous arrosons les graines bénéfiques correspondantes, et en aucun cas, nous oublions la présence de la souffrance : nous en sommes pleinement conscients(es), mais d’une manière plus paisible.

 

Lorsque nous contemplons une fleur, nous pensons peut-être que cette fleur a une identité propre et nous sommes sûrs(es) de voir une fleur ; mais avec une vision plus juste, nous verrons aussi le soleil, la pluie, les nuages, le jardinier… nous nous verrons nous-mêmes dans cette fleur et la fleur sera nous aussi. Alors la fleur ne serait plus tout à fait la fleur, elle serait bien plus que cela !

 

 

La Vue Juste

En pratique (exemples de pratiques) :

 

- pour entrer en contact avec notre souffrance, pour la reconnaître, l’identifier et la comprendre, nous avons tout d’abord besoin de nous arrêter ; c’est la pratique de « samatha ».

Notre premier exercice sera donc « l’arrêt ». L’arrêt c’est toujours l’arrêt de quelque chose, l’arrêt du corps, l’arrêt des pensées dispersives, l’arrêt de l’activité mentale qui nous conduit à l’oubli…

 

L’arrêt c’est le retour à soi, à son corps et à son souffle, dans le calme et la détente.

 

- nous prenons un temps pour nous assoir ou nous allonger ; si nous avons une petite cloche nous pouvons inviter trois sons de cloche.

 

  • j’inspire, je sais que j’inspire

j’expire, je sais que j’expire

 

  • j’inspire, je calme tout mon corps

j’expire, je relâche les tensions du corps

 

  • j’inspire, je reconnais la présence de la souffrance en moi

j’expire, je sais qu’il y a une souffrance en moi

 

  • j’inspire, je suis conscient(e) de la souffrance en moi

j’expire, j’accepte la présence de la souffrance en moi

 

  • j’inspire, j’accueille la souffrance en moi

j’expire, j’embrasse la souffrance avec bienveillance

 

  • j’inspire, je suis conscient(e) de la cause de ma souffrance

j’expire, je suis conscient(e) de l’apparition de ma souffrance

 

  • j’inspire, je suis conscient(e) des conditions à l’origine de ma souffrance

j’expire, je comprends les causes et les conditions à l’origine de ma souffrance

 

  • j’inspire, je me sens comme un caillou qui tombe au fond de l’eau de la rivière
  • j’expire, je me sens comme un caillou qui repose au fond de l’eau, sur le sable blanc

 

 

 

« Cheminant dans la campagne, ce matin de bonne heure,

Le corps et l’esprit se rejoignent au firmament ;

Chaque pas, chaque souffle, est aussi frais qu’une fleur,

Dans la brise, les arbres livrent leur enseignement. » (CLT)

 

 

La Vue Juste

Témoigage

Lorsque j’entrais en contact pour la première fois avec les Quatorze Entraînements à la Pleine Conscience, je fus immédiatement très touché par ces entraînements et j’y adhérais complètement, même si quelque part je savais, sans doute inconsciemment, que leur réalisation me serait difficile pour beaucoup d’entre eux, voire impossible pour certains autres. Mais je savais que c’était là mon chemin, et peu importe le temps qu’il faudrait pour le suivre. Cependant certains entraînements, ou plutôt certains points dans les entraînements, me paraissaient tout à fait accessibles, et d’emblée j’optais pour ceux-là en priorité, pour les « étudier, les observer et les pratiquer », comme il nous était demandé très régulièrement à chaque récitation, c’est-à-dire tous les semaines.

Je voudrais vous livrer ici certaines phrases qui m’ont le plus touché à ce moment-là :

« …empêcher toute tentative de s’enrichir de la souffrance humaine »

« Ne pas tuer. Ne pas laisser les autres tuer. »

« Ne pas investir dans les compagnies qui enlèvent aux autres toutes chances de vivre »

« Ne pas garder colère et haine en soi »

« Ne pas forcer les autres, y compris les enfants, à adopter nos points de vue par quelque moyen que ce soit »

Mais l’entraînement qui m’était le plus « cher », était bien le premier entraînement qui disait ceci :

« Ne pas faire de quelque doctrine, théorie ou idéologie que ce soit, y compris le Bouddhisme, une idolâtrie. Les systèmes de pensée Bouddhique doivent être considérés comme des guides pour la pratique et ne doivent pas être pris comme la vérité absolue »

Cette version du premier entraînement à la pleine conscience est ancienne, je l’ai reçue en 1986. Aujourd’hui, nous avons d’autres mots qui ont été rajoutés, comme « Ce ne sont pas des doctrines pour lesquelles nous nous battrons, nous tuerons ou nous mourrons » ou « …le fanatisme, quelle que soit sa forme, est la conséquence d’une vision dualiste et discriminante ». Et ces mots, ces phrases, renforcent ma première impression d’il y a quelques trente-quatre années auparavant.

Quand j’étais enfant, dans la famille d’accueil à la ferme, je fus obligé d’aller à la messe, de suivre le cours de catéchisme, de devenir chrétien, catholique, et même enfant de chœur ; cela m’ennuyait beaucoup, et à l’âge de douze ou treize ans, à l’heure de la messe je partais dans les bois ramasser les champignons, ou parler directement avec Dieu ou autre divinité, ou même avec les arbres…

Puis quand je commençais à travailler, j’aurais dû devenir un « camarade », faire des grèves et des manifestations ; et même si j’ai fait quelques grèves et manifestations, je les ai toujours faites en mon nom seulement, sans devenir ce « camarade » qu’on aurait aimé que je fusse.

Et puis, quand j’arrivais au Village des Kakis (ancien nom du Village des Pruniers), Thầy ne me demanda pas de devenir Bouddhiste ou d’apprendre le Bouddhisme, ni même la méditation, et encore moins de croire à cela… Thầy me posa simplement quelques questions sur la culture des pruniers et ce que je pensais de son village, si cela était « une bonne idée », qu’est-ce que cela deviendrait… Une seule fois Thầy me demanda une chose :

« Jean-Pierre, vous n’avez pas besoin d’apprendre toutes ces choses difficiles du bouddhisme, venez juste au Village vivre avec nous »

La Vue Juste
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Programme

7 Août 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

à coté de la Marne

à coté de la Marne

Ce dimanche, à 15h30, il y aura de nouveau une session de questions et réponses. Il y aura l’opportunité de poser tous vos questions de votre pratique quotidienne aux frères et soeurs. Nous faisons de notre mieux de répondre de notre expérience.

Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.

Vos sœurs de la Maison de l'Inspir

Programme

 

 

 

Nous invoquons votre nom, Manjushri.

Nous désirons suivre votre voie qui est de savoir s’arrêter et de regarder profondément dans le cœur des choses et des personnes.

Nous apprendrons à observer sincèrement avec toute notre attention, à regarder sans préjugées, sans juger ni réagir.

Nous nous entraînerons à regarder profondément afin de voir et de comprendre les racines de toute souffrance et la nature de l’impermanence et du non-soi de tout ce qui est.

Nous sommes déterminés à suivre votre voie de bodhisattva, utilisant l’épée de la compréhension pour trancher toute affliction et pour nous libérer nous-mêmes ainsi que tous les êtres de la souffrance.

 

 

Du Livre 'Chants du Coeur', page 38: Invocation des Bodhisattvas

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Retraite et Partage

31 Juillet 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Retraite et Partage

Partage

 

Ce dimanche, il y aura un partage sur le Dharma, un cercle qui nous offre l’opportunité de partager sur notre pratique, notre joie, notre souffrance.

Nous pratiquerons l’écoute profonde et la parole aimante.

Nos frères du Monastère de la Source Guérissante seront aussi présents pour ce partage.

Si vous voulez participer, nous vous demandons d’arriver à l’heure et de rester jusqu’à la fin. Comme cela, nous pouvons créer ensemble une intimité qui facilitera notre partage.

Pour vous inscrire, cliquez ici.

 

Retraite online

Il reste encore des places pour notre 3ème retraite online!

Le thème de cette retraite sera « le pardon ».

Pendant cette retraite, nous pratiquerons ensemble du vendredi soir au dimanche après-midi.

Comme pour les autres retraites, il y aura des enseignements, des partages, des médiations et des repas ensemble.

Mais la retraite ne se déroule pas seulement pendant les moments online. Vous continuez à pratiquer aussi entre les moments online, en pratiquant la pleine conscience en préparant à manger, en faisant la vaisselle, en marchant dans votre maison de votre cuisine à votre chambre ou dehors durant la marche méditative. Pendant tous ces moments chez vous, vous continuerez d’être portés par l’énergie collective de la retraite. Vous aurez l’occasion de vraiment toucher la pratique chez vous, là où vous en avez le plus besoin.

Cette retraite a pour thème « le pardon ». « Comment pardonner aux autres la souffrance qu’ils nous ont causée? » Et « comment nous pardonner à nous-mêmes? » Quand nous parvenons vraiment à le faire, c’est une libération pour nous ainsi que pour les autres.

 

Ci-dessous vous trouverez le programme provisoire de la retraite.

Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.

Nous offrons cette retraite sur la base de donations. Vous pouvez contribuer selon votre cœur et vos possibilités et comme cela notre Maison de l’Inspir peut continuer à exister.

 

Petit témoignage :

 

J'ai aimé tous les instants partagés avec vous qui m'ont inspirés pour
ma pratique, notamment le partage du repas des sœurs qui m'a aidé à
ralentir et manger en conscience. Les enseignements reçus ont été
inspirants et l'énergie de paix et d'amour qui irradient de vos
visages est parfaitement parvenue jusqu'à moi car nous sommes tous
reliés par la pensée et l'énergie. Rien que de vous regarder, le cœur
s'ouvre et le mental s'apaise. Un pur bonheur à renouveler. MERCI du
fond du cœur.

Programme provisoire :

Vendredi 21 août

19h30  Début de la Retraite

 

Samedi 22 août

6h00 Méditation Assise

7h00 Exercices corporels

(Petit Déjeuner et Délices du Ménage chez vous)

9h45 Enseignement

11h45 Marche méditative 

12h45 Repas ensemble avec lecture des 5 contemplations

14h00 Relaxation Totale

15h30 Partage sur le Dharma

(Dîner chez vous)

20h00 Méditation Assise

 

Dimanche 23 août

6h00 Méditation Assise

7h00 Exercices corporels

(Petit Déjeuner et Délices du Ménage chez vous

9h30 Questions et Réponses

11h45 Marche méditative 

12h45 Repas ensemble avec lecture des 5 contemplations

15h30 Atelier

 

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Programme

24 Juillet 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Programme

Chers amis,

 

Nous sommes déjà à la moitié de l'été et nous espérons que vous aurez eu tout le temps de profiter de cette période de l'année. Et de pouvoir être davantage en contact avec la famille et les amis.

Nous continuons à suivre notre programme monastique quotidien, avec des méditations assises, marchées, des méditations du travail, des enseignements et des partages sur le dharma entre sœurs. Pour créer ensemble une énergie spirituelle de paix et d'harmonie. Nous sommes très heureuses de vous accueillir nombreux pour nos méditations assises quotidiennes, ainsi que pour les enseignements et partages sur Internet. Cependant, votre présence physique nous manque. C'est un peu vide ici sans vous...

 

C'est pourquoi nous continuons à examiner les possibilités d'ouverture. Mais en ce moment, nous voyons que les conditions ne sont pas encore réunies pour ouvrir nos portes.

Notre maison est trop petite pour accueillir des personnes avec les mesures de précaution nécessaires. Dans notre salle à manger, même si nous ne sommes que les sœurs, il n'est pas possible de garder la distance de 1 mètre entre les personnes. Dans la salle de méditation, il est impossible d'accueillir du monde. Et le dortoir n'est pas non plus adapté pour recevoir des invitées. Une autre condition est que nos sœurs partagent leur espace de vie très étroitement : chaque chambre est utilisée par plusieurs sœurs et certaines de nos sœurs sont âgées, donc plus vulnérables.

Notre centre racine, le Village des Pruniers, et tous nos autres centres dans le monde sont toujours fermés afin de protéger les moines et les moniales, ainsi que nos amis. (Seul l'EIAB*, notre grand centre en Allemagne, près de Cologne, est ouvert car il y a beaucoup d'espace et la possibilité de garder les mesures de précaution.). Nous nous joignons à nos frères et sœurs des autres centres pour guarantir la sécurité. 

 

Bonnes nouvelles.

Il y a aussi des bonnes nouvelles. Les deux retraites en ligne ont été très réussies. Nous sommes, avec vous, en train de découvrir à quel point se manifestent la connexion, la transformation, la fraternité pendant les retraite online.

Le week-end passé, sr Giac Nghiem se sentait tellement connectée que, entre les sessions de la retraite, elle s'est rendue compte qu'elle était en train de chercher les participants dans notre maison… Si vraie était leur présence. Nous avons aussi pu avoir des témoignages expliquant que c'était une expérience très forte d'avoir une retraite chez soi, sur place. Les énergies d'habitude qu'on a dans sa propre maison, dans son propre environnement, peuvent vraiment changer.

 

Voici un témoignage d'une amie qui a participé à la retraite. .

C'est un moment privilégié pour se reconnecter avec la pratique et avec soi même. Même en ligne, la magie opère. C'est presque comme si on était avec les sœurs et la sangha dans la Maison de l'Inspir alors qu'on est chez soi. Les distances spatiales sont abolies. Les sourires des sœurs m’ont envahie de bonheur dès la première connexion, leur sagesse transmise inspirante. Les journées se déroulent comme si nous étions dans leur maison. Prendre le rythme des sœurs en commençant par les méditations du matin, les chants, puis réveiller son corps par les exercices en pleine conscience transmis par l’une des sœurs, recevoir les enseignements, savourer son repas ensemble, avoir un espace privilégié pour déposer sa parole, écouter ce que nos amis ont à déposer... Echanger, tout cela est possible et de manière très fluide. C'est merveilleux. (Alexandrine)

 

Nous allons donc continuer nos activités en ligne : des enseignements, partages, ateliers, questions / réponses et des retraites. La prochaine retraite aura lieu du 21 au 23 août. Les inscriptions commencent dès aujourd’hui. Nous espérons vous retrouver nombreux. Attention : si vous voulez participer à la retraite, nous vous demandons de vous libérer dès vendredi 19h30, jusqu'au dimanche 17h00. Comme ça, nous pouvons créer ensemble une énergie de pleine conscience et de pratique forte. Inscrivez-vous en cliquant ici.

 

Nous continuons aussi nos autres activités online.

Demain à 15h30 il y aura une session de questions et réponses. Nos frères du Monastére de la Source Guérissante se joignent à nous pour cette occasion! Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.
 

Programme

Ci-dessous vous trouvez le programme des activités de dimanche pour le mois qui vient:

 

Dimanche 26 juillet 15h30

Question et Réponses avec les sœurs de la Maison de l’Inspir et les frères du Monastère de la Source Guérissante.

 Dimanche 2 août 15h30

Partage sur le dharma.

 Dimanche 9 août 15h30

Question et Réponses.

 Dimanche 16 août 15h30

Atelier avec sr Canh Nghiem sur "Comment prendre soin de notre corps et notre esprit pour transformer la souffrance".

 Vendredi 21 août 19h30 à dimanche 23 août 17h00

Retraite en ligne.

 

Programme

Et les méditations de cette semaine; à suivre sur notre chaine youtube

(Attention: le mercredi il y aura une récitation des 14 Entrainements!)

 

Samedi 25 juillet

6h00 Méditation Assise  et Touchers de la Terre

20h00 Méditation Assise et Récitation des soutras en français

Dimanche 26 juillet

6h00 Méditation Assise guidée et toucher la Terre (ouvert pour tous)

15h30 Questions et Réponses

Mardi 28 juillet

6h00 Méditation Assise (45 minutes)

20h00 Méditation Assise et Marche méditative lente

Mercredi 29 juillet

6h00 Récitation des 14 Entrainements en français

20h00 Méditation Assise et Invocation du nom d'Avalokiteshvara

Jeudi 30 juillet

6h00 Méditation Assise et Toucher la Terre

Vendredi 31 juillet

6h00 Méditation Assise et Toucher de la Terre

20h00 Méditation et réciter les soutras en Vietnamien 

 

Merci  pour tout l’aide que vous avez apportés à notre Maison pendant les dernier mois.

Merci de continuer à pratiquer avec nous pour générer ensemble une énergie de paix, de pleine conscience et d'amour.

 

Vos soeurs de la Maison de l'Inspir

 

 

* le EIAB offre des courses en anglais et en allemand

Programme
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Programme

17 Juillet 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Transport d'une porte qui a été enlevé avec les rénovations
Transport d'une porte qui a été enlevé avec les rénovations
Transport d'une porte qui a été enlevé avec les rénovations

Transport d'une porte qui a été enlevé avec les rénovations

Chers amis,

 

Ce week-end aura lieu la retraite online à la Maison de l’Inspir pour les personnes qui se sont inscrites.

Les méditations du matin et du soir restent accessibles pour tout le monde,online sur Youtube, comme d’habitude (sauf ce vendredi soir) .

 

Vendredi soir 17 juillet :

20h00 Méditation Assise et Récitation des Sutras en Vietnamien via notre page Facebook ‘hoi tho nhe’ ( Donc pas sur YouTube ce soir)

 

Samedi 18 juillet

6h00 Méditation Guidée et Touchers de la Terre

20h00 Médiation Silencieuse et récitation des sutras en français

 

Dimanche 19 juillet

6h00 Méditation Guidée et Touchers de la Terre

 

La reste de la semaine, le programme des méditations est habituel, voir notre calendrier.

La semaine prochaine, dimanche 26 juillet à 15h30, il y aura une session de questions et réponses.

Nous savons que beaucoup d’entre vous attendent des nouvelles au sujet de notre réouverture. Nous souhaitons prendre cette décision, pleine d’implications avec toute notre attention et amour. C’est pourquoi nous reviendrons vers vous très bientôt.

 

Vos sœurs de la Maison de l’Inspir

 

Prends ma main

nous marcherons

Nous ne ferons que marcher :

Nous prendrons plaisir à notre marche

Sans penser arriver nulle part.

Marche en paix .

Marche dans le bonheur.

Notre marche et une marche de paix.

Notre marche est une marche de bonheur.

 

Ensuite nous apprenons

Qu’il n’y a pas de marche de paix ;

que la paix est la marche ;

Qu’il n’y a pas de marche de bonheur,

Que le bonheur est la marche.

Nous marchons pour nous même.

Nous marchons pour chacun

Toujours main dans la main.

 

Marchons et touchons la paix en chaque instant.

Marchons et touchons le bonheur à chaque instant.

Chaque pas nous apporte une brise fraîche.

A chaque pas une fleur s’épanouit sous nos pieds.

Embrassons la Terre avec nos pieds.

Imprimons notre bonheur et notre amour sur la Terre.

Programme
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Programme

17 Juillet 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Chers amis,

 

Ce week-end aura lieu la retraite online à la Maison de l’Inspir pour les personnes qui se sont inscrites.

Les méditations du matin et du soir restent accessibles pour tout le monde,online sur Youtube, comme d’habitude (sauf ce vendredi soir) .

 

Vendredi soir 17 juillet :

20h00 Méditation Assise et Récitation des Sutras en Vietnamien via notre page Facebook ‘hoi tho nhe’ ( Donc pas sur YouTube ce soir)

 

Samedi 18 juillet

6h00 Méditation Guidée et Touchers de la Terre

20h00 Médiation Silencieuse et récitation des sutras en français

 

Dimanche 19 juillet

6h00 Méditation Guidée et Touchers de la Terre

 

La reste de la semaine, le programme des méditations est habituel, voir notre calendrier.

 

La semaine prochaine, dimanche 26 juillet à 15h30, il y aura une session de questions et réponses.

 

Nous savons que beaucoup d’entre vous attendent des nouvelles au sujet de notre réouverture. Nous souhaitons prendre cette décision, pleine d’implications avec toute notre attention et amour. C’est pourquoi nous reviendrons vers vous très bientôt.

 

Vos sœurs de la Maison de l’Inspir

 

Prends ma main

nous marcherons

Nous ne ferons que marcher :

Nous prendrons plaisir à notre marche

Sans penser arriver nulle part.

Marche en paix .

Marche dans le bonheur.

Notre marche et une marche de paix.

Notre marche est une marche de bonheur.

 

Ensuite nous apprenons

Qu’il n’y a pas de marche de paix ;

que la paix est la marche ;

Qu’il n’y a pas de marche de bonheur,

Que le bonheur est la marche.

Nous marchons pour nous même.

Nous marchons pour chacun

Toujours main dans la main.

 

Marchons et touchons la paix en chaque instant.

Marchons et touchons le bonheur à chaque instant.

Chaque pas nous apporte une brise fraîche.

A chaque pas une fleur s’épanouit sous nos pieds.

Embrassons la Terre avec nos pieds.

Imprimons notre bonheur et notre amour sur la Terre.

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Méditation du soir commence à 20h00

11 Juillet 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Méditation du soir commence à 20h00

Dès ce soir, les méditations du soir commenceront à 20h00!

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Programme

9 Juillet 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Programme
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Ce dimanche à 15h30, il y aura un partage sur le Dharma. Si vous voulez participer, svp inscrivez-vous au plus tard dimanche matin. Le nombre de participants étant limité, si vous devez désister, svp faites-le nous savoir.

Il reste encore des places pour la retraite du 17 au19 juillet. Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici (seulement si vous pouvez être là pour toutes les sessions du vendredi 19h30 au dimanche 17h00).

 

 

pique-nique dans le fôretpique-nique dans le fôret
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pique-nique dans le fôret

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Les 4 Nobles Vérités

7 Juillet 2020 , Rédigé par Monastère de la Maison de l'Inspir

Les 4 Nobles Vérités

Chers Amis, chères Amies,

- il y a quelques 2600 ans, Siddhârta, après avoir pratiqué de sévères mortifications pendant plus de six années avec différents maîtres, eut un jour l’intuition qu’une voie plus douce était préférable à une ascèse stricte pour mettre un terme à la souffrance. Il décida alors de quitter la forêt et alla prendre un bain dans la rivière Neranjara toute proche. Siddhârta prit beaucoup de plaisir à se rafraîchir dans la rivière parmi les buffles, et lorsqu’il remonta sur la berge pour aller mendier à nouveau sa nourriture dans le village voisin, il perdit connaissance, épuisé et à bout de forces par tant de privations et d’austérités.

Lorsqu’il se réveilla, il vit une jeune fille près de lui qui, apportant de la nourriture aux Esprits de la forêt, tendait dans sa direction un bol de lait. C’était Sujata, du village d’Uruvela. Siddhârta but le lait avidement et sentant combien cela faisait du bien à son corps amaigri, demanda à Sujata un autre bol de lait. Chaque jour Sujata revint apporter du lait et des aliments à Siddhârta qui retrouvait rapidement ses forces. Puis il connut aussi Svasti, gardien de buffles de son état, qui lui confectionna un coussin avec de l’herbe « kusa » pour qu’il puisse s’assoir confortablement. Finalement, tous les enfants du village d’Uruvela vinrent voir Siddhârta régulièrement pour lui tenir compagnie et prendre soin de lui. Siddhârta s’était installé sous un arbre, assis sur un coussin d’herbe « kusa » préparé par Svasti ; c’était un arbre « pippala », de la famille des figuiers, qui deviendrait bientôt « l’Arbre de la Bodhi » que nous appelons aussi l’Arbre de l’Eveil.

Quand Siddhârta fut en mesure de pratiquer à nouveau la méditation, ayant retrouvé suffisamment d’énergie, il résolut de s’assoir sous l’arbre pippala et de ne plus se relever tant qu’il n’aurait pas atteint l’Eveil, tant qu’il n’aurait pas touché et compris profondément la souffrance pour y mettre fin, tant qu’il serait encore préoccupé par les questions concernant la vie et la mort. Siddhârta avait cette intime conviction, cette intuition que ce jour-là, cette nuit-là, il connaîtrait enfin cette profonde réalisation, serait libéré des entraves qui le retenaient encore et deviendrait complètement cet esprit de compréhension et d’amour, cet être éveillé que nous nommons aujourd’hui le Bouddha.

 

Au petit matin de cette nuit-là, Siddhârta atteint l’éveil complet et fut libre de toute affliction.

 

Savourant son nouvel état d’être éveillé, il resta sur le lieu de son éveil pendant quarante-neuf jours, vivant et enseignant aux enfants des villages environnants. Puis après cette période, il se promit de retrouver ses cinq compagnons de pratique dans la forêt afin de partager avec eux ce qu’il venait de réaliser. Après avoir retrouvé ses cinq amis, le Bouddha exposa sa réalisation d’une voie médiane permettant d’atteindre la compréhension et la libération de la souffrance, une voie ni trop rigide ni trop relâchée.

 


 

Les 4 Nobles Vérités

L’enseignement du Bouddha commença par une simple constatation : - l’existence de la souffrance.

Il y a de la souffrance dans nos vies, c’est très clair, il y a même beaucoup de souffrances qui nous affligent ; nous avons peur de mourir, et parfois nous avons peur de vivre, ou nous avons peur de souffrir (c’est la souffrance vis-à-vis de la souffrance), d’être malade, de perdre un être cher… ou de perdre nos biens matériels, notre confort de vie… les exemples sont innombrables !!

 

Puis cette souffrance plonge profondément ses racines dans une nourriture grâce à laquelle elle subsiste : c’est l’origine de la souffrance. Notre façon de vivre, le chemin que nous empruntons pour conduire notre vie aujourd’hui, peuvent nourrir cette souffrance. Ce tableau n’est pas très rassurant, d’abord la première chose qui apparaît c’est la souffrance, puis la seconde chose que nous apprenons, est que cette souffrance plonge ses racines dans notre mode de vie pour se nourrir. C’est la deuxième constatation.

 

Toutefois, le troisième constat que le Bouddha a fait, est que cette souffrance peut s’arrêter, nous pouvons y mettre fin et cela est plutôt une bonne nouvelle : - c’est l’arrêt ou la cessation de la souffrance.

Pour finir, le quatrième aspect de la vision profonde du Bouddha renforce cette bonne nouvelle ; pour mettre un terme à la souffrance, il y a un chemin qui nous amène à toucher et à reconnaître notre souffrance afin de la comprendre et de la transformer : c’est un chemin composé de huit pratiques, le Sentier Octuple. Ce sont des pratiques que nous pouvons mettre en œuvre à tout instant dans notre vie courante. Ces huit pratiques sont la Vue Juste (ou Compréhension Juste), la Pensée Juste, la Parole Juste, l’Action Juste, les Moyens d’Existence Justes, l’Effort Juste, la Pleine Conscience Juste et la Concentration Juste.

 

Ainsi le Bouddha, dans son premier enseignement à ses cinq amis dans la forêt, a proclamé les Quatre Nobles Vérités : - la Souffrance, l’Origine de la Souffrance, la Cessation de la Souffrance et le Noble Sentier Octuple, le chemin qui conduit à la Cessation de la Souffrance.

 

Lorsque nous découvrons l’enseignement du Bouddha sur les Quatre Nobles Vérités, nous pourrions être surpris d’apprendre que la souffrance puisse être « noble » ainsi que son origine. Comment la souffrance pourrait-elle être noble alors même que nous recherchons le plus souvent tous les moyens pour l’éviter et la fuir ?

 

Imaginons que nous soyons des jardiniers cultivant un grand jardin où poussent de nombreux légumes savoureux à souhait et aussi de magnifiques fleurs pour décorer notre maison ou réjouir nos yeux. Sommes-nous bien présents(es) avec nos légumes et nos fleurs ? Oui, nous sommes vraiment là. Nous savons alors que pour avoir de tels légumes et de si belles fleurs, nous avons besoin de terreau, de compost et même de fumier. Donc lorsque nous travaillons la terre, nous rajoutons cet élément nécessaire qu’est le compost ou le fumier pour donner une nourriture plus riche aux plantes qui vont pousser dans notre jardin ; mais nous savons aussi que lorsque nous allons chercher ce fumier ou ce compost pour le mélanger à la terre, cela ne sent pas très bon, surtout s’il fait très chaud !

Nous pourrions dire qu’une rose est noble à cause de sa beauté et de son parfum, et de fait nous dirions que le fumier ou le compost, conditions de la beauté et du parfum de la rose, ne sont pas nobles ; de même pour la boue malodorante lorsqu’elle est remuée, qui permet aux lotus d’épanouir leurs fleurs de si belle manière. Comment alors quelque chose dit « ignoble » pourrait contribuer à la vie d’une autre chose dite « noble » ? Ne faut-il pas qu’il y ait une certaine noblesse dans notre souffrance afin qu’elle soit le terreau de notre transformation ?

 

« Nous avons besoin de souffrance pour voir le chemin. L’origine de la souffrance, la cessation de la souffrance et la voie qui mène à la cessation de la souffrance peuvent être trouvées au cœur même de la souffrance. Si nous avons peur de toucher notre souffrance, nous ne serons pas capables de réaliser le chemin de la paix, de la joie et de la libération. Ne fuyez pas. Touchez votre souffrance et embrassez-la. Faites la paix avec elle. » (TNH – Le Cœur des Enseignements du Bouddha)

 

Durant toute sa vie le Bouddha nous a enseigné une seule chose : la souffrance et la transformation de la souffrance.

 

En son temps Siddhârta a vu qu’il y avait de la souffrance en toute chose à un moment donné ou à un autre moment, dans les êtres vivants animés ou pas, les minéraux, les végétaux, les montagnes, les océans, etc… Aujourd’hui nous pouvons toujours faire le même constat, c’est évident, mais pour autant nous ne devons pas nous laisser emprisonner par cette souffrance. A l’instar du Bouddha nous devons apprendre à reconnaître et à utiliser la présence de la souffrance, en nous et autour de nous, pour toucher ce qu’il y a de beau et merveilleux dans notre vie.

 

« L’océan de souffrance est immense, mais si vous vous retournez, vous verrez la terre » TNH

Les 4 Nobles VéritésLes 4 Nobles Vérités

Thầy nous a enseigné que nous ne devons pas attendre de ne plus souffrir pour être heureux(ses) ou nous autoriser à l’être. Ce n’est pas parce que nous avons de la peine ou des soucis que nous ne pouvons pas apprécier le soleil levant, la beauté des fleurs ou des arbres, ou encore répondre au sourire d’un enfant. En tant que jardiniers nous nous occupons des arbres de notre verger et lorsqu’il y en a un de malade nous en prenons soin, mais nous n’oublions pas de soigner les autres arbres aussi.

 

En terme d’exercice à pratiquer à la maison ou dans notre vie quotidienne, nous souhaitons vous présenter une autre approche des Quatre Nobles Vérités selon l’enseignement de Thầy, une reformulation de ces vérités où nous allons mettre en premier, non pas la souffrance, mais plutôt le Bien-Etre. Le bien-être correspond à la troisième Vérité « La Cessation de la Souffrance », c’est-à-dire : - l’absence de la souffrance laisse place au bien-être. Ce sera notre Première Noble Vérité.

 

Ensuite nous avons un chemin de pratique qui mène au bien-être, c’est le Chemin des Huit Pratiques Justes, ou le Noble Sentier Octuple, qui se situe en quatrième position. Pour nous ici ce sera notre Deuxième Noble Vérité.

 

Notre Troisième Noble Vérité sera La Souffrance ou le Mal-Etre, normalement placée en première position. Ayant reconnu avant toute chose la présence du Bien-Etre et du Chemin qui conduit au bien-être, sans doute serons-nous plus solides pour faire face à notre souffrance par la suite.

 

Et enfin, l’Origine de la Souffrance, habituellement en deuxième position, sera notre Quatrième Noble Vérité. Pour que la souffrance demeure, il lui faut une nourriture et celle-ci se trouve dans notre façon de consommer selon nos énergies d’habitude, nos conditions de vie, notre héritage génétique et/ou spirituel. Thầy a nommé cela le « Chemin Ignoble qui mène au mal être », à l’opposé du Noble Sentier Octuple. Le Chemin Ignoble regroupe les huit pratiques suivantes : la vue ou la compréhension incorrecte, la pensée, la parole, l’action incorrectes ; les moyens d’existence, l’effort ou la diligence incorrectes ; la pleine conscience et la concentration incorrectes.

Les 4 Nobles Vérités

Pratiquons :

 

  • nous sommes assis(es) paisiblement dans un endroit agréable, notre attention dirigée sur le souffle et le corps… j’inspire, j’expire,… je sais que j’inspire, je sais que j’expire,… je suis mon inspiration, je suis mon expiration, du début jusqu’à la fin.

 

  • j’inspire, je reconnais en moi tous les éléments de bienêtre déjà présents

j’expire, je sais qu’il y a des conditions de bien-être présentes en moi et autour de moi

 

  • j’inspire, je suis conscient(e) de la nourriture qui m’amène au bienêtre

j’expire, je sais que ces conditions de vie me rendent heureux(se)

 

  • j’inspire, je reconnais en moi tous les éléments de ma souffrance

j’expire, je sais qu’il y a des éléments de souffrance présents en moi et autour de moi

 

  • j’inspire, je vois les éléments toxiques qui m’apportent de la souffrance

j’expire, je sais que ces toxines nourrissent la souffrance en moi et autour de moi

 

« Le Bouddha a qualifié la souffrance de noble vérité, parce que la souffrance a la capacité de nous montrer la voie de la libération. Embrassez votre souffrance et laissez-la vous révéler le chemin de la paix. » (TNH – Le Cœur des Enseignements du Bouddha)

Les 4 Nobles Vérités

La 4L fourgonnette du Village…

Je voudrais vous raconter ici cette petite anecdote à propos des odeurs et de l’odorat, un court moment inoubliable passé avec Thây dans la 4L fourgonnette du Village durant le petit voyage que nous avions fait entre le Hameau du Haut et le Hameau du Bas.

 

Durant les toutes premières années du Village des Pruniers, les années 80, il n’y avait pas encore beaucoup de monde, il n’y avait pas encore de moines et de moniales, et il y avait très peu de voitures.

C’était un mois de juillet, le mois de la retraite d’été aujourd’hui, et je résidais au Hameau du Bas pour deux semaines.

 

Un jour arriva qu’à l’heure de l’enseignement, les quelques amis et amies qui habitaient le Hameau du Haut venaient d’arriver au Hameau du Bas pour que tous nous puissions écouter l’enseignement sur le Dharma. Mais curieusement Thây n’était pas présent…

C’est alors qu’on m’appela et me dit : « nous avons oublié Thây ! Peux-tu aller au Hameau du Haut avec la 4L pour le chercher ? »

Je n’y croyais pas, avoir oublié Thây !

Alors comme j’avais pris cela pour la « mission de ma vie », je me souviens avoir couru jusqu’à la 4L et avoir foncé jusqu’au Hameau du Haut, et je peux dire que cette 4L avait retrouvé toute sa jeunesse ! Le seul petit problème, et je ne le savais pas avant de prendre la voiture, c’était qu’elle servait à transporter du fumier de vache et de cochon. Il y avait dans cette voiture une odeur affreusement âcre qui vous prenait à la gorge et en plus c’était en juillet avec une bonne chaleur, ce qui n’arrangeait pas vraiment les choses.

J’avais ouvert les deux fenêtres de chaque côté (les petites fenêtres de 4L) et j’aurais même arraché les portes si j’avais pu pour aérer davantage, mais j’étais parti à toute vitesse et vu l’odeur ambiante je crois que j’étais au maximum de la vitesse de la 4L.

Je ne comprends toujours pas aujourd’hui pourquoi je n’avais pas pris ma propre voiture…

D’un côté j’étais très fier d’aller chercher Thây, et de l’autre côté ma fierté était écrasée par l’odeur de fumier dans la voiture ; incroyable.

Finalement j’étais bien arrivé au Hameau du Haut où Thây attendait debout sous le tilleul qu’une bonne âme pense à lui et qu’il ne fasse pas les deux ou trois kilomètres à pied entre les deux Hameaux.

Et dans ma tête tout bouillonnait, j’avais honte de transporter Thây dans cette 4L et je me demandais bien ce que je pourrais dire éventuellement… et, je ne dis rien du tout, car Thây en ouvrant la portière m’avait souri et en s’asseyant à mon côté, je voyais qu’il me souriait encore en me regardant. Alors moi assez timide quand-même, je me mis à lui sourire aussi comprenant instinctivement, et en silence, qu’il y avait en commun pour nous deux cette odeur très forte qui nous accompagnerait jusqu’au Hameau du Bas.

La descente vers le Hameau du Bas ne fut pas aussi rapide que la montée, mais elle fut très silencieuse, comme une sorte de méditation sur le sens de l’odorat, ce qui sûrement ne pouvait en être autrement !

Aujourd’hui je sais bien par exemple que Thây n’aime pas du tout l’odeur du durian, comme il nous l’a déjà raconté plusieurs fois, et je connais aussi l’odeur du durian, mais là je crois que le durian serait passé inaperçu dans la 4L…

 

Pour finir à propos de l’odeur de fumier, cette petite aventure me ramena dans le passé lorsque je devais travailler à la ferme et nettoyer l’étable des vaches et la vieille porcherie où l’odeur était tellement forte et dense que je devais sortir respirer l’air frais régulièrement ; le curage de la porcherie était réservé aux enfants car c’était tout petit et seul les enfants tenaient debout à l’intérieur. C’était un travail difficile, obligatoire, dont le seul souvenir fait remonter cette odeur tout de suite, et la souffrance qui en découlait à ce moment-là.

 

J.P.R.

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